Digitaliseret af I Digitised by

DET KGL.
BIBLIOTEK
Royal

Danish

Library

f&iauor*
A

Danmarks

Pædagogiske
Bibliotek

b"§

jtf

I

MANUEL
DE LANGUE
À

LA

PORTÉE

FRANÇAISE
DES

ENFANTS

i)rtnnM>itß
i fret

franffe

for ben barnlige Sliber,
af

f. Ä Pfmirø.
gemte forøgebe Sølag.

fttobenbatm.

gorlagt af g. 33. ©olbenfelbt.
Srtyft bo« 3. <5* @d)ar(i ng.
1844

Siotens

.

pædagogiske Studiesamling
København

;0Vi
Statens

/mStudiesamfing

pædagogiske

København

PREFACE.

Quand

il

s’agit

de faire l’étude d’une
langue
propose ordinairement quelque chose
que de parvenir à entendre la
langue
e'crite.
On veut
s’approprier l’idiôme étranger de
manière à pouvoir
de
vive voix. Mais
s’y exprimer
pour atteindre ce but, il ne suffit
pas d’offrir à ses
lecteurs des recueils d’anecdotes où
l’on cherche
en
vain les
expressions usitées de la conversation. Il faut au contraire les
entretenir des objets
ordinaires du discours
familier, afin de leur en
fournir les locutions et les
tournures usuelles.

vivante,
de plus

on

se

C’est

d’après une telle idée d’un livre de lectures à
l’usage du premier âge de l’instruction
j’ai
composé ce recueil. Ainsi, on y trouveraque
un mélange de' conversations et d’historiettes sur des
sujets appartenant
commerce
journalier de la
vie.
Ce sont des
dans le
promenades
ménage,
dans les
au

ateliers, à la campagne, au milieu des
On s’y entretient tantôt des
habitants

laboureurs.
de la

basse-cour,

saisons; tantôt

des
des

charpentier, du
de
l’imprimeur;
morale

nier,

petits-jeux,

du temps, des
des
fabriquants, du
du tanneur, du meutantôt enfin de
de

procédés
cordonnier,

d’une portée plus haute, comme sujets
de vices à
éviter ou de vertus à imiter.
Dans le choix des morceaux
j’ai donné préférence à ces contes où des héros du
jeune âge se
montrent sur la scène, et dont le
langage est simple
et clair, tel
que l’enfant pourrait le choisir lui-

Ce
même pour conter l’histoire à ses camarades.
et les entretiens de ce genre
contes
ne sont
les
que
qui sont bien capables de gagner l’attention du
La raison en est toute simple.
jeune lecteur.
L’enfant ne saurait prendre intérêt qu’à ce qu’il
et il ne comprend parfaitement que les

comprend,

sentiments qui

ne

Cependant,

lui sont pas

comme

ment que l’enfant

nous

étrangers.
ne

voulons pas seule-

s’amuse, d’utiles leçons viennent

instruire son esprit, tandis que l’intérêt de la narSans une telle réunion de
ration l’engage à lire.
l’utile à l’agréable, il deviendrait peut-être difficile de fixer ensuite l’attention de l’élève sur
un
sujet sérieux. ”C’est un grand bien de s’amuser,” dit Marmontcl, ”mais c’en est un bien plus
La lecture qui réunit ces
grand de s’instruire.
deux avantages, ressemble à un fruit délicieux et
C’est encore par la
nourrissant tout à la fois.”
même raison que l’ouvrage a été augmenté tl’un
VOCABULAIRE qui renferme les expressions les plus
usitées de la, conversation familière.
Les auteurs d’éducation les plus modernes et
les plus distingués, tels que Blanchard, Bon, Guizot,
Perrault, Tastu, ont été mis à contribution pour
le choix de ce recueil, mais bien que ma conscience
dise d’avoir fait mes efiorts pour remplir la
me
tâche que je m’étais imposée, je suis bien éloigné
de me flatter d’avoir rempli toutes les conditions
J’ose seulement espérer
qu’exige un tel ouvrage.
trouvera de nouveaux
maître
le
y
intelligent
que
les progrès de ses élèves, et que
hâter
moyens pour
les choses qui ne sont pas tout-à-fait conformes à
seront pas de nature à influer sur le
ne
ses vues,
de l’ouvrage, qui est d’être utile aux
but
principal
enfants à qui il est destiné. C’est par un tel succès
recueilleront la meilleure récomque mes travaux,
pense que j’ambitionne.

LECTURE

GRADUÉE.

Accent aigu.
dé. Le blé. Le ca-fé L’ab-bé. O-bé-ir.
La cé-lé ri-té.
La sé-vé-ri-té.
L’a-mé-ni-té.

1Je

Accent grave.
A-près. Le

Très.

Près.

L’ac-cès.

grès.

Accent
Le mât.

Le bât.

No-ël.

Na-ïf.
Ou-ïr.

cô-té.

Le

Le rôt.

grès.

Le pro-

Le suc-cès.

circonflexe.
Bâ-tir.

Bru-lé.

É-sa-ü.

Ha-ïr.

Gâ-ter.
L’i-lot.

Tréma.
Sa-ül.

Le ma-ïs.

Syllabes
Le

pè

ce-ri-se.

pè-che.

re.

muettes.

Le frè-re.

La mè-re.

U-ne pru^ne.
U-ne pom-me.
Ils fi-nis-sent.
Ils par-lent.

U-ne
U-ne

Voyelles.
A■
ron.

Le pas.
Le
Pas-ser.
Ar-bre.
La pas-sion.
—

Le bras.

La

—

La tâ-che.

pâ-té.

Le ba-

Le bar-bon.
La ta-che. La pâ-te.

pat-te.
Ai.

J’ai-

J’é-vi-te-rai.

plai-sir.

Je
Je

Je

pro-fi-tai. J’irai.
re-gar-de-rai. Ai mer. Le

par-lai.

La voù-te ré-son-ne.

11 rai-son-ne.—
1

'

2
La mai-son. Mais.
La haie. La craie.
Jamais.
Je par-lais.
J’é-tais.
Je re-gar-dais.
Le ni-ais.

L’air frais.

Le Po-lo-nais.
U-oe tau-pe.
Beau.
Le
bâ-teau.
Le
Le
ca-deau.
Cha-peau.
Le
chà-teau.
gâ-teau.

Au.

U-ne

au-ne.

Ei. La rei-ue. La

Eu.

Le feu.

Trei-ze. Sei-ze.
Les yeux.
Lé

pei-ne.
jeu.

Le

meû-nier.

Le bœuf.
Le fac-teur.
Le paL’ac-teur.
La sœur.
Oi.
Moi. Toi. Le roi. La loi.
Le
bois. Le pois. Le poids. La poix. La croix.
Le Da-nois.
Voy/yoatJ-a-ger.
—

ti-neur.

—

Voy-a-geur.

—

Pioy-er.
Ou.
Le chou.
Ui.
La
san.

Le

Le fou.

cou.

La

Le clou.

Le trou.

Le

bi-jou.
L’a-qui-lon. L’e'-qui-té.
gui-ta-re.
roue.

Le

gui-de.

A-dam.
Le faiAm, an , cm, en.
L’or-to-lan. Am-bi-tieux. Em-bras-ser.

Lèvent.

Sou-vent.

Pen -sez-y.

fant.

Ahn,
La main.

ain,

De'-cent. Le temps. L’enPan-sez la ju ment.

ein,

hn ,

in.

Le

La

pain. Le sein. La fin.
Im-por-tu-ner. Im-pri-meur.
Om, on. Le nom. Le son.
Com-plet. Rom-pons.
Um, un. Le par-fum. Brun.
Cha-cun.
A jeun.
Em-prun-tons.
Consonnes.
P.
Le bal. Le bec.
bon-té.
La bri de. La bru.
B.

Le

—

La

faim.

Le se-rin.
Le

pont.

Au-cun.

bi-got. La
pen-du-le.

3
Le

Lu

pro-phfe-te.

Le bon.

Le

pont.

bas.

pru-de.—Le
Le ban.

Le pan.

Le pas.

Bri-ser.

Pri-ser.
Un ca-nard.
U-ne
Le con-cert.
Le
Le co-lo-nel.
Le cou-sin. La cou-leur. Un cu-re'.

Ca,
ca-ba-ne.

co-li-bri,
Un

eu.

cou,

co,

eu-rieux.

La face, ci, cy.
J’ai re-çu.
Le gar-çon.
Cë-lè-bre. Ci-ce'-ron. Le cer-ceau. Leci-ment.

Ça,

ça-de.

çu,
ço,
Le ma-çon.

Le cy-Iin-dre.
Le cy-près.
C/i. Le che-val. Chan-ter. Che'-rir.
Chu-cho-ter.
chif-fon.
Le co-chon.
chou-et-te. La chu-te.

Le ci-dre.

La

B. T.

dan-se.

dis-pu-te.

Le din-don.

co-de.

mo-de.

La

më-ri-të.

La

La

F.
fin.

Le

Gran-dir.

La
Le

dra-gon.
Le

té-

La

Le

trou.

La no-te.
Le

La fa-deur.

fait.

La fiù-te.

La fu-ti-Ii—te.

Ga, go, gu. Le gant. Le gond.
Le goût.
Les
Ga-ran-tir.
go-be-let.
gu-mes.

La

dou-ceur.

temps.

La mot-te.

fa-veur.

Le froid.

Le

Le ton.

Le tas.

La cô-te.

tronc.

—

La

Le

Le

le'-

Gron-der.

gë-ant. Le gi-let. Le geLe gi-bier.
Man-ger.
gi-ra-fe.
Chan-geons.
Chan-ger. An-ge. Chan-ge.
Le je-ton.
Le Ja-pon.
Le ja-bot.
J.
Le
Les
Le jo-cris-se.
jour-nal.
jon-chets.
Le ju-ge.
Le ju-pon.
Ju-geons.
Le cy-gne.
La camLe rè-gne.
Gn.
Ge, gi.

nou.

Le

La

1

*

4
pa-gne.
ni-me.

I-gno-rer.
I-gno-ble.

U-ne co-gnee.
—

Ma-gnaIg-ni-co-le.

Ig-ne.

L’hé-ro-is-me.
L’heL’his-toi-re.
L’lia
-bi-tu-de.
ro-'i-ne. L’hom-me. L’ha-bit.
L’ha-bi-le-té.
Le he-ros. Le he'-ron. Le
lia-meau. Le ha-sard. La hai-ne. La hon-te.
Le hou-blon.
Le ha -reng. Le ha-ri-cot. Le
H.

—

han-ne-ton.
L mouillé.

Le cerUn œil. Le deuil.
Un fauUn sou-pi-rail.
Le ba-taillon.
teuil.
Un billard.
Omlin-mo-bi-le. Iin-men-se.
M. N.
An-non-cer. Le com-mer-ce.
ni-po-ten-ce.
In-no-cent.
Le com-mis.
Con-nai-tre.
Le so-leil.

cueil.

—

—

In-né. In-no-va

teur.

Qua-tre.
quin-cail-le.

Q.

La

In-no-ver.

In-no-mi-ne'.

La
La queue.
Un qui-pro-quo.

—

ques-tion.
L’e'-qua-

teur.

R

La

mer.

Le fer.

Le

cor.

L’hi-ver.

Par-ler. Danser.
Cou-rir.
Fier.
Un
Unbou-cher. Un co-cher. Un ber-ger.
Je
—Er-rer.
cor-don-nier
Un
bou-lan-ger.
Ir-ri-ter.
Je cour-rai.
mour-rai.
S. Un pa-ra-sol. Un sac. Un sa-vant.
Le Fran-çais. Le Sue'-dois. Le Chi-nois. Mes
Vos ca-nifs. Vos bas.
frè-res. Mes plu-mes.
Les rois.
Un as. La vis. Le lis. L’ours.
A-mer.

—

—

—

—

Les

mœurs.

Le fils.

Un

os.

Z entre deux voyelles.
La rai-son.
La cloi-son.
U-ne mai-son.
La sai-son. Des framO-ser.
Un dé-sert.
Pre'-sen-ter.
Ri-si-ble.
boi-ses.
Le voi-sin.
.S

a

le

son

de

o

La
—

mu-si-que.
pois-son.

Vous

sa-vez.

Vous
Vous

au-rez.

—

—

U-ne

ru-se.

Les

Le

Vous
—

li-sez.

cas-se.

a-vez.

Vous

Vous

La

La

L’u-sa-ge.
poi-son.

Le

u-sez.

La

—

Vous sau-rez.
Vous su-cez.

—

lis-sez.

cau-se.

ja-lou-sie.

La bois-son.

—

—

La

ca-se.

La

L’É-cos-se.

cos-se.

ros-se.
U-ne
U-ne
Une Rus-se.
Chas-ser. Ja-ser.
ro-se.

—

—

—

eaux.

Les cieux.

Les sots.

Les

Les

os.

—

Les yeux.

jeux.

Un por-tier.
U-ne par-tie. L’a-miU-ne ca-fe-ti-è-re. 'Nous é-tions.
Nous
U-ne no-tion. U-ne in-ten-tion.
por-tions.
U-ne por-tion.
Im-pa-tient. Un Vé-ni-tien.
T.

tié.

—

É-gyp-tien. Im-par-ti-al. Bal-bu-tier.
In-for-ma-tion.
Ar-res-ta-tion.
V. La va-leur. La ver-tu. La vo-lon-té.
Le vrai.
L’i-vraie.
L’i-vres-se.
X. La paix;.
Le prix.
La
La toux.
Un

voix.

Le choix.

Dix.

—

U-ne Max-i-nie.

Le

Six.

se-xe.

—

Dix-sept.
ex-em-ple.

—

Un

Un ex-er-ci-ce.
Z.
zet-te.

On-ze.
—

Le

Dou-ze.

Vous

nez.

\

Le zè-le.

par-lez.

La ga-

G

(jhakles,

combien

deux.

Une,

avez-vous

Vous

—

avez

de mains?

—

mains.
à chaque

deux

—

de

doigts
Un, deux, trois,
Comptons.
Vous avez cinq doigts à
quatre, cinq.
Vous avez
cette main.
Voyons l’autre.
Ce doigt
aussi cinq doigts à cette main.
les
se
nomme
est
autres,
plus gros que
qui
de
Au
bout
le pouce.
chaque doigt de
Combien

main?

avez-vous

—

—

—

—

—

—

—

la

main,

avez

deux mains

vos

et

vous

l’autre

Au-dessus
bras.
avez

—

une

se

se

ongle.

un

nomme

chaque main,
Au-dessus de chaque
e'paule qui se joint à
de

Charles,

droite,
gauche.
—

avez-vous

bras,
votre

de

un

avez

vous

combien

de

main

main

la

nomme

L’une

—

la

vous

corps.

pieds?

—

Compieds.
chaque pied ?
Comptons.—Un, deux, trois, quatre, cinq.—
Vous avez cinq doigts à ce pied.
Voyons
Vous avez aussi cinq doigts à ce
l’autre.
Ce doigt qui est plus gros que les
pied.
se nomme l’orteil. —Au bout de chaque
autres,
L’un de
doigt du pied vous avez un ongle.
deux pieds se nomme le pied droit, et
vos
Au-dessus
l’autre se nomme le pied gauche.
de chaque pied vous avez une jambe.

Un,

bien

deux. —Vous
avez-vous

de

avez

deux

doigts

—

à

—

—

—

—

—

—

7
Combien

cheval a-t-il de jambes?
Un cheval
trois, quatre.
un

Une, deux,

—

—

a

quatre jambes. —Un boeuf a quatre jambes.
Un chien a quatre jambes.— Et le chat aussi.
—

Combien rie jambes ont les poules?
Une,
deux.
Les poules n’ont que deux jambes.
—

—

—

—

Les

pigeons, les moineaux, les serins, tous les
oiseaux n’ont que deux jambes.
Les crapauds
et les grenouilles ont quatre
jambes.
—

Mais
volent

les

oiseaux

bien

haut

des

ont

dans

ailes, et ils
Pourquoi

l’air.

—

Charles n’a-t-il point d’ailes?
Charles n’est pas un oiseau.
des

mains.

mains.

ongles

pas

en

bout des

au

pattes pour fouiller dans

donc pour

peine.—
il

prend

mangeoire
petit gourmand!

Combien de

poissons

quoi

manger?

nourrir.

se

dents.

—

est

des

mon

grains

le bout de

son

bec.

—

sa

Le

il est bien adroit à les croquer.

jambes
point

n’ont

ont les

de

poissons?—.
Comjambes.
—

font-ils donc pour marcher?
Us nagent dans l’eau,
marchent pas.

—

—

oiseaux

—

Voyez

—•

de millet dans

ment

les

soyez

bec.

un

serin.

—

Comment

N’en

—

Les oiseaux ont

où

avec

Les

a

de

—

Voici la cage
comme

n’ont

pas
Us ont des pattes pour se percher
branches des arbres.
Ils ont des

la terre, et chercher de
Les oiseaux n’ont pas de

font-ils

Charles

—

les

sur

oiseaux

Les

—

C’est que

—

—

volent dans

l’air.

—

Us

ne

comme

Voyez

ces

8
«leux

poissons

cheminée

leurs

poissons qui
petit «loigt.

ma

Ils

—

il

comme

«le

servent

sur

«l’eau.

plein

descendent

se

tiens

je

«jue

vase

les oiseaux de leurs ailes.

comme

«les

Ils

—

un

ils

et

montent

plaît.

rouges,

dans

leur

nageoires,
—

H y

a

sont

pas plus gros que
Il y en a d’aussi grands
que cette maison.—Vous seriez bientôt mort,
si je vous mettais dans l’eau.
Le poisson

votre

ne

—

—

serait bientôt mort, si

Charles,

gardez

à

chose

qui

«1e bruit.

—

fouiller.

n’a

point

—

couteau pour
de terre.
—

Il n’a pas de

11 n’a

nageoires.

Ne faites pas

mon
ver

un

—

—

—

prendre

c’est

tortille!

pauvre animal.

Rejardin.
Voyez-vous quelque

la terre?

Ah!

se

de

—

Je vais

—

Comme il
ce

pieds.

remue

je

tlans le

venez

vos

l’ôtais de l'eau.

point
Il

jambes,

d’ailes.

—

marche pas.
fait-il donc?
Il

—

ne

11

—

vole pas.— Que
se
traîne, il rampe. —11 vit dans la terre, comme
les oiseaux dans l’air, et les poissons dans l’eau.

Il

ne

—

Le

aussi.

Comme il
Touchez-en une du
Il la retire bien vite.
bout du doigt.
Bon!
Touchez sa tête, mais doucement.

limaçon

allonge

ses

rampe

cornes!

—

—

—

—

—

le voilà

qui

rentre

«lans

sa

coquille.

—Il

ne

sait que ramper, mais il emporte avec lui sa
maison.
11 n’a qu’à se coller contre la
—

terre,

ou

contre la

de tous côtés.

muraille,

et

il est à l’abri

9
L’huître
Elle

elle est née.
—

La

défend

se

—

Elle n’a pas besoin de
apporte sa nourriture.
les oiseaux

contre

les ferme

coquilles.—Elle
comme

pas meme ramper.
vie attachée au rocher

sa

lui

mer

sait

ne

reste toute

loin
les

comme

la terre.

sous

jambes

Elles lui servent à
tronc; c’est

un

meaux;

vient

des

fleur

une

sont

ce

soir.

va
—

place

—

savez-vous

fleur?

la

—

flétrir.

se

ses

plaît,

a

des

a

branches;
des

ont

les

ra-

rameaux

Voici

—

La fleur sera-t-elle

Non,

—

—

ce

viendra à

la

qui

ce

ami.

mon

Peut-être dès

C’est le fruit.

—

—

L’arbre

des fleurs.

et

l’arbre?

bientôt
Mais

de

Il

—

doigts.—-Sur

pommier.

sur

il lui

de l’arbre.

pieds
—

feuilles

sur un

long-temps
Elle

son

ses

Elle

fermant

racines sont

Les

—

les

tenir debout.

se

bouger.
—

de la chambre.

corps.
bras.—Les branches

ce sont ses

il

et

on

racines, qui s’étendent

Les arbres ont «les
bien

quand

ferme la porte

on

en

—

La
Il vien—

pomme est le fruit du pommier.
dra une pomme.
Elle ne sera pas d’abord
Puis
plus grosse qu’un noyau de cerise.
—

—

—

elle

grossira

viendra
laisser

tous

grosse

encore

sur

en

joues.

temps,

—

et

jours.

pomme.

l’arbre,

Enfin elle deIl faudra

—

—

quand

la mangerons.

—-

elle

Ce

sera

sera

la

pour que le soleil

Alors elle sera rouge
Nous viendrons la voir de

la fasse mûrir.
vos

les

une

—

bien
un

comme

temps

mûre, nous
grand plaisir.

10
Les

fleurs ont-elles aussi des racines?

Oui, vraiment.

Tenez,

voici

—

un pavot.
Je vais l’arracher. —En
Elles
voyez-vous les racines?
sont comme des brins de
Regros fil.
Au milieu sont
gardez à present la fleur.
les graines.
Si l’on met une de ces graines
dans la terre, il viendra un pavot comme
celui-ci.

Il est

—

haut que

plus

vous.

—

—

—

—

—

—

Charles,
petit jardin.
je vais vous

seriez fort aise d’avoir un
N’est-il pas vrai?
Eh bien,
donner ce petit coin de terre
vous

—

—

Voici d’abord une petite
pour vous seul.
bêche pour remuer la terre.
Puis un petit
—

—

râteau pour enlever les cailloux.
Enfin,
petit arrosoir pour arroser vos herbes.
—

un

—

Quand
rai

une

Allez

Mon
des
Il

vous serez

plus grand, je

pour émonder les arbres.
le jardinier, et dites-lui:

serpe

trouver

ami, Colas, donnez-moi, je
de

graines

laitue

donnera,

vous en

donne-

vous

car

pour

mon

il est de

—

—

prie,
jardin.
vous

vos

—

amis.—

Vous ferez de petits trous dans la terre.
Dans chacun de ces trous vous mettrez une

—

graine.
ment.

les

—

—

jours.

laitue.

—

salades!

Vous la recouvrirez de terre

Puis
—

De

Oh

vous

viendrez

le'gère-

l’arroser tous

chaque graine il viendra
quel plaisir de manger de

une

vos

H
Venez Charles.
les

noms

Je vais

apprendre

vous

des différents cris des

chien aboie.

Le

—

renard

glapit.

cheval

hennit.

petit

cochon grogne.

Le

—

animaux.
chien jappe.

La vache

—

—

—

Le
Le

Le
lie

beugle.
L’âne brait.
Le chat
mugit.
bêle.
Le
cerf
brame.
miaule.
L’agneau
Le loup hurle.
Le lion rugit.
Le moiLa caille margotte ou carneau pépie.
Le corbeau croasse.
La cigogne
caille.
Le
hibou
hue.
Le pigeon
craquette.
Le coq chante ou coqueline.
roucoule.
La poule glousse ou caquette.
Le petit
L’alouette
L’hironpoulet piaule.
grisolle.
delle gazouille.— La pie babille.
Le serpent
siffle.
La grenouille coasse.
—

taureau

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

11 fait bien chaud

dans

le

jardin,
mangerons-nous?

nous
—

Allons
aujourd’hui.
Que
y déjeunerons.
Emporte ton pain, tu
—

—

du fruit pour manger avec.— Voici
des fraises et de belles groseilles.
Ah! ma-

trouveras

—

mari,

je puis

cueillir des

et il faut que tu

groseilles

tout

seul.

—

baisses pour cueillir
Oui;
Mais les cerises?
des fraises.
Ah! nous
est plus
le
cerisier
ne
pouvons y atteindre;
nous!
Ce
sera
ton
papa qui y
grand que
montera, ou bien le jardinier.
te

—

—

Ah! maman, vois donc;
une

rose,

saigné

je

j’ai voulu cueillir
Il a
piqué
doigt.
cela me fait beaucoup de

suis

me

bien fort:

/rs

le

—

12
mal.

Veux-tu mettre dessus

—

d’Angleterre?
les

épines.

—

Tu sais que

ciseaux.

Mais tu n’as pas

roses avec mes

fois

autre

pleuré, embrasse-moi;
«les roses,

Rentrons

voir.

La

—

Les

logis.

au

Il

bientôt

va

pieu-

sont

bien

épais.

Il

n’en

—

—

Ils vont

encore

un

—

Comme le

cacher

nous

de ciel

peu

Il
plus du tout.
nuages.—11 fait presque
la nuit.
Il pleuvra bienreste

—

tout couvert de

noir
tôt.

—

pluie

—

—

voudras

tu

vient des nuages.

nuages
les fait courir!
le soleil.
Il reste
est

quand

nous

vent

bleu.

tu

—

et

se

demanderas.

m'en

tu

taffetas

du

cela

guérira
prendras garde
je cueille toujours

seul.—Une

tout
aux

Non, fanfan,

—

comme

dans

—

La

Comme les
pluie commence.
Ah! comme la pluie
gouttes sont larges.
Il grêle, il fait des éclairs, il
augmente!
—

—

—

—

tonne.

Le tonnerre
de bruit.

—

beaucoup

—

est

fort.

Je

n’aime

fait

Il

—

pas
éclairs.
Je ne puis les regarder.
me font mal
aux
Mais, si je
yeux :
cachais, on dirait que je suis un enfant.
—

—

—

Les canards sont bien
autres oiseaux sont
sous

fleurs

les arbres.

La

ils vont

les

a

se

cessé.

cacher
Les

—

Hier

—

Ils
me

mais les

joyeux,

pluie
repris leur odeur.
fanées, elles attendaient
—

ont

étaient
Le soleil avait

déjà

tristes;

les

elles

de l’eau.

—

flétri et desséché.
Voici
s’écoulent.
Le
soleil
nuages qui
tout

—

—

ir>

parait.

Il brille d’un nouvel éclat.
Les
voltigent dans l’air. Ils recommencent

—

—

oiseaux

à chanter.

Elle

a

Cette pluie a rafraîchi la terre.
fait du bien à tout le monde.
—

Voilà

pêche qui

une

cueillons-la.

Je

—

la

bien

est

crois

assez

—

belle;

mure.

—

Comme elle est
rouge!—Elle doit être bien
bonne à manger.
Nous allons savoir cela
—

tout-à-l’lieure.—Tu

en veux bien
la moitié,
n’est-ce pas, Louise?—Nous allons
partager:
O!
Tiens, voilà ta part.
ma—

merci,

—

Les

pêches sont bien bonnes; je les
aime beaucoup.
Je les mange sans sucre.
Mais tu ne veux pas que j’en
mange une entière,
inan.

—

—

—

parce que cela
Ah!

le

me

ferait du mal.

joli papillon!

—

Vois,

maman,

il est de toutes sortes de couleurs!
Comme il vole bien!—Le voilà
sur

comme

posé

—

ce

rosier.
Si je pouvais
l’attraper!
Bon, il s’envole; et puis il vient s’y
reposer

petit

—

—

encore.

Il

—

vole

Attends, Louise,

ne

toujours
remue

en

pas,

zigzag.

je

—

vais te le

donner; le voilà posé.... ah! pauvre petit,
voilà

vous

pris!

—

Tiens-le bien

par le bout des ailes:
les petites poussières

parce

qu’il

ne

volerait

—

qui

Ne

lui

sont

plus

légèrement
enlève pas

sur

ses

aussi bien.

ailes,

Voici de la salade que Manette vient de
C’est de la laitue; et voilà de

cueillir:

—

14
l’oseille
la

et

du

cerfeuil.

salade; j’aiine bien

—

J’aime

aussi les

beaucoup

radis:

—

AI-

Le jardinier est là-bas.
cueillir.
Nous en mangerons
Il arrose des artichauts.
Il y a beaucoup de choux dans le
bientôt.
Ions

en

—

—

—

—

jardin.

Les

—

leur donne

un

lapins

mangent, mais cela

en

mauvais

goût.

Les

—

carottes

bien bonnes dans le pot; et les pampres
bons pour les lapins.

sont
sont

Asseyons-nous ici, au pied de cet arbre;
Venez
garantira des ardeurs du soleil.
est
de
le
moi,
superbe.—Nous
auprès
gazon
allons goûter.— Toi, Louise, donne des gâteaux
à Fanchette; Paul et Charles en prendront
il

nous

aussi.
vous

—

—

Eh bien!

bons?

mes

Voici

—

cerises: mangeons-en.
dans le petit bois.

—

—

les trouvez-

enfants,

des

groseilles

Ensuite

Les

jours

le soleil n’est pas encore couche”
clair jusqu’à huit heures.

sont
:

—

des
irons

et

nous

longs;
Il fera

Quoi! c’est
cris, je crois.
Tu
t’est-il
?
arrivé
Que
toi,
au
une
bosse
front.
as le
nez écorché, et
Tu as voulu monter sur une chaise, et tu t’es
Hélas! oui,
laissée tomber: n’est-ce pas?
maman.
Cependant, je t’avais recommandé
de ne jamais monter; tu vois que j’avais raison.
J’espère qu’à présent cela ne t’arrivera
Oh! non, maman; sois sûre que je
plus.
m’en souviendrai.
Viens, je vais te mettre
J’entends des
Fanchette?

—

—

—

—

—

—

—

—

—

JS
de l’eau

boire
et

fraîche

un verre

demain il

sur

écorchure.

ton

d’eau, parce que
n’y paraîtra plus.

tu
—

Tu

—

as

eu

Mais

vas

peur,
cesse

de

pleurer; c’est faire par trop l’enfant que de
Ton frère t’appelle,
pleurer si long-temps.
va
jouer tranquillement avec lui.
—

Minet
Maman

Minet,
sauve.

—

plus jouer

....

....

moi.

avec

ferais-tu si tu étais à
avec

qui

ceux

?

—

oh! le voilà
vilain chat

ce

qui

se

ne veut

Dis-moi, Louise,

le

Resterais tu
place?
tourmenteraient continuelle-

te

sa

—

Hier tu

le tiras pas la queue,
pour
le faire sortir de dessous la commode. —L’autre
jour tu lui as marche sur la patte; il s’est enfui;
ment

et tu

—

manque de l’e'ctaser derrière la porte.—
Je le
maman, ce n’ètait pas exprès.

as

Mais,

—

crois bien, Louise
Tu le bl esses par

qu’il

te

voit,

Eh bien ! à
avec

lui.

et

As-tu

es

sauve

Je

veux

—

il s’enfuit aussitôt

malheur;

se

trop e'tourdie.

sur

mes

présent je jouerai plus

—

Laisse-moi le

fille

mais tu

:

genoux.
doucement

qu’il m’aime

—

aussi.

—

caresser.

entendu,

qui pleurait?

maman, cette pauvre petite
Non, ma fille: où est-

—

elle?— Oh! elle est déjà partie; sa maman
Elle l’a dit à
est malade:
Jeanneton, qui
est allée lui porterun bouillon.
Et la petite
fille n’avait-elle besoin de rien?—Elle avait
—

—

bien faim.
core

—

mangé

Heureusement

les deux

gâteaux

je
de

n’avais pas
mon

en-

dejeùné;

IG

clonne’s; et ma bonne lui a porté un
Ah! si tu savais, maman,
morceau de pain.
comme la petite fille était contente!
Jeparie,
ma fille, que tu as eu bien du plaisir à les lui

je

les lui ai

—

—

voir
à

manger?

les

—

Tu n’en

garder.—Oh!

aurais pas

certainement

eu

non.

autant
—

Tu

ma chère Louise, que c’est un grand bonheur que de pouvoir soulager les malheureux.

vois,

Ah! maman, vois donc le joli petit oiseau
C’est
de m’apporter.
que mon cousin vient
veux-tu
Eh
une linotte.
faire,
bien, qu’en
Je voudrais la mettre en cage.—
ma fille?
—

—

—

Pourpetite bête, que je te plains!
la
plains-tu? j’en aurai
quoi donc, maman,
bien soin.
Oui, mais tu veux lui ravir la

Pauvre

—

—

Eh bien! ma tante n’a-t-elle pas
liberté.
une volière remplie de différents oiseaux!
—

—

ils

ne
Ils y sont éclos; ils y ont été élevés;
est
linotte
Ta
connaissent pas la liberté.
vont mourir de
Ses
mère.
petits
peut-être
faim et de froid, pendant que tu la retien—

—

Oh bien! maman, je n’en
captive.
la liberté
veux plus: je vais lui rendre
la garder.
voulu
bien
Cependant, j'aurais
Comme tu voudras; je te laisse la maîtresse;
Peut-être
sort.
son
tu peux disposer de

dras

—

—

—

ne

mourra-t-elle pas tout de suite.

—

Peut-

Mais
être s’habituera-t-elle à son esclavage.
la laisse manquer de rien.
au moins ne
—

17

Maman, ma pauvre petite linotte a déjà
triste; je crois qu’elle s’ennuie: je vais
la lâcher
Tiens, regarde, la voilà
sur
cet
Viens m’embrasser,
arbre.
perche'e
î’air

—

....

—

chère Louise ; c’est bien ; tu
le désir de posséder cet oiseau,
ma

de le rendre malheureux.—
fort

un

élevé

joli serin,

sacrifié

as

de crainte

Demain,

dans

une

tu

auras

cage; et
Oh! ma-

pourras le voir gai et joyeux.
man, que je serai contente!-—Il ne manquera

tu

—

de

t’en

rien, je

assure.

Te

Faxchette.
à

prête

sortir,

Je vais aller

Louise.
oncle et

frères, faire

mes

l’eau dans le

petit

Fakchette.
Il y

a

avec
une

à aller

quelques jours que
rivière, mais je

dans le batelet; on
Mais c’est le

Louise.

Viens,

sur

ma

sur

l’eau.

—

bonne voulait

n’ai pas voulu eny balance trop fort.

traverser la
trer

mon

maman,

promenade

batelet que tu vois là-bas.
Je te souhaite bien du plai-

n’aime pas

sir; moi, je

toute

je crois,

voici,

où t’en vas-tu ?

viens

avec

nous

; et

plus agréable.
tu

verras

—

combien

cela t’amusera.

Fanchette.
bien:
tu

avec

resteras

Allons,

Louise ;

je

toi, je n’aurai pas peur.

auprès

Veux-tu

jouer

le
—

veux

Mais,

de moi.

Oh!
moi, Charles?
mieux, Louise.—Mais, à

avec

je ne demande pas
quoi jouerons-nous?

à la

—

toupie

ou au

2

\

sabot?

18

quilles
volant, si

au

Tiens,
la

volant?

Eh bien!

oui,
—Allons, commençons.—

au

ou

aux

tu veux.

—

Louise, voici deux raquettes; prends
elle

plus petite,

moins lourde.

sera

du vent!

il fait bien

le

volant

va

ne

droit ; il tombe bien souvent à terre.
suis lasse de la ramasser.
Il
arbres.

n’y
—

a

de

du tout

plus

Les branches sont

—

Ah!

jamais
Je

—

feuilles

aux

si elles

comme

étaient sèches.
sont mortes. —Il

Presque toutes les plantes
n’y a plus guère de gazon.
voilà
Les jours sont
Nous
dans l’hiver.
ne
Le soleil
très courts.
paraît pas souA
vent: le temps est gris.
peine voit-on
On ne
11 pleut.
11 fait froid.
clair.
faut
Il
peut plus aller lire dans le jardin.
•—

—

—

—

—

—

—

—

On fait du feu
courir pour s’échauffer.
Le feu fait mal aux
dans les chambres.
J’aime mieux
yeux: il brûle le visage.
—

—

—

l’hiver; mais bientôt nous allons
au
printemps:—Nous verrons les feuilles
Il fera bien plus
venir et l’herbe pousser.
beau qu’à présent, et moins froid.
l’été
être

que

—

Ah!
et

verts
a

neigé

nous

et

de

de

les

comme

les maisons

neige.

—

—

en

—•

tout

ferons

l’eau hier dans

C’est

qu’ils

fit bien froid

Il

toute la nuit.

ramasserons

nous

arbres sont tout

aussi!

des
le

ce

blancs,

sont

cou-

hier;

il

Allons dans la cour,
qu’il y a de neige,

pelotes.
baquet;

—

Il y eut

aujourd’hui

19
l’eau

glace
je ne

Essaie

gele'e.

est

le

doigt.

ton

avec

puis

—-Ah!.... la glace
un

morceau.

des

Je

—

puis

ne

glisse
11 n’y a
plus petit.
dans le baquet: toute
Voici

un

pauvre
Il

—

ne

trop dure,

est
avec

pas le tenir: il me
mesure: il est
déjà

la

glace

petitoiseau qui a l’air d’avoir
peut presque plus voler.
•—

ramasse

bien faim.

toute

—

—

neige.

Il

—

La terre
ne

glace

fondue

est

11 n’est
11
pas farouche.
de pain que je lui jette.
—

de

plus

presque

—

la

casser

peux

un bâton.
cassée.—Prends-en

est

Il fond à

mains.

bien froid.

tu

Elle

Voyons,

—

pas.

si

—

est

sait où

Il

les miettes

certainement

a

de

couverte

de

trouver

quoi

se

Je lui mettrai chaque jour de toutes
sortes de grains sur le bord de la croise'e.
nourrir.

—

—

Il

reviendra
Il

fait

ne

brouillard.
murs

de

verglas.
tenir.

Les

je

—

le

—

mourra

Il

—

fait

fond.

se

L’eau

pas.

coule

du

Les

—

sur

la

1! y a beaucoup de
l’escalier.
On a bien de la peine à se souVoici une pauvre femme qui vient
—

—

petits

Voici

ne

froid,

neige

humides.

de tomber.
seaux.

La

et il

—

—

blesse'e.

si

plus

—

sont

rampe

peut-être;

—

Heureusement elle

On

casse

L’eau

garçons

dégel.

la

commence
ne

—

ne

s’est

dans les

glace
à

y

pas
ruis-

couler.

pourront plus patiner.

J’en

suis

bien

n’aime pas le froid.
2

1

’

aise;

—

—

car

20

Louise, je vais te mener voir lepoulailler.—
Sûrement elle
J’entends une poule qui chante.
vient de
11 y

pondre.
déjà une

Ah! maman, allons voir.—

—

a

poule sur le panier:

autre

trouverons deux œufs frais.
Les
gérons à la coque.

—

—

miettes.

ma

les

main.

—

Elles

——

leur à manger.

entier.

—

man?

—

Voici
la

—

ont bien

une

s’appelle

Prends

déranger.

—

les œufs écloront.

le

pain

donnons-

faim:

ce

une

dans

grain

tout

grain-là,

ma-

l’orge.

poule qui

—

En voici

Elles avalent le

Comment
C’est de

doucement:
de

se

attraper

après l’autre.
hardie, elle vient prendre
l’une

courent

bien

Elles

—

le

pain
quelques petites
arrachent du bec, et

autour de nous; elles veulent
Donne-leur
que tu tiens.
—

nous

Nous les manpoules viennent

—

couve; approchons
bien garde, Louise,

jours

Dans

et

De

œuf il vien-

vingt
chaque

un

11 cassera la coquille
petit poulet.
avec son petit bec, et puis il sortira tout-à-fait
Les poulets mangent tout de
de l’œuf.
suite.
Nous leur donnerons du jaune d’œuf
En voici qui sont déjà
et de la mie de pain.
forts: ils mangent du grain.— Vois-tu comme

dra

—

un

—

—

—

Elle a
appelle?
poules n’approchent pas

la mère
autres

—

qu’elles

parce

grain.

les

—

cacher

que

ses

les

petits,

battraient, pour manger leur
froid; les voici qui courent se

les

Ils ont

sous

soin

de

les ailes de

leur mère.

Où vas-tu, Louise?
N’approche pas;
voici une ruche:
Vois-tu les abeilles qui
-

-

—

vont et

viennent,

et

Les abeilles ont

tout autour?

qui voltigent
dard

lequel elles
pourquoi on les
11 faut les tuer, maman.
évité.
Non,
ma fille; on les conserve,
parce qu’elles sont
très utiles: ce sont elles qui nous fournissent
—

un

beaucoup de mal;

font

avec

c’est

—

la

—

le miel

Ne
que tu aimes tant.
vois-tu pas plusieurs de ces mouches posées
Elles en prennent le suc,
sur des fleurs.
cire

et

—

—

dans leur ruche, pour nourrir
Nous mangeons le miel, et nous
faisons de la bougie avec la cire.
J’aurai
une ou deux ruches; tu verras comme ces mou-

et

l’emportent
petits.

leurs

—

—

ches travaillent.

Maman, que fait cet homme là-bas?
grain.— Quel grain sème-t-il?

Il sème du

Je

ne

le sais

Bon! c’est

ami,

nous

le

—

—

pas; allons le lui demander.
père Jean.
Bonjour, mon

—-

—

venons

voir travailler.

vous

Quel

C’est du ble' de mars; ici
grain semez-vous?
à côte, c’est du blé semé en automne;
plus
—

loin,

c’est

tout cela
et

du

Dans quelques mois,
seigle.
poussé; puis les grains mûriront,
ferons la moisson, s’il
plaît à Dieu.

nous

Voici

Manette

qu’apporte-t-el!e?
et

tant

—

sera

beau

—

qui

revient

marché:

beurre et des œufs;
à la crème.
Ah!

fromage
mieux; j’aime beaucoup

un

du

Du

—

le

fromage

à la

22

Ah!
Voici encore quelque chose.
crème.
?
les vilaines bêtes! Comment les appelles-tu
Ce sont des e'crevisses.
Regarde donc, ma—

—

—

—

man! elles

vont de travers.

—

Tu

en

mangeras

Comment
à dîner: tu les verras bien belles.
C’est qu’elles seront rouges quand
cela ?
—

—

elles seront cuites.
C’est demain l’anniversaire de ta naissance,
chère Louise: Je suis contente de toi;
tu as fait attention à ce que je t’ai dit; tu t’es
corrige'e de bien des défauts; c’est pourquoi
ma

je

veux

présent. Approche-toi, et
grande poupée, tu l’hagoût; et puis un joli chapeau.

te faire

un

Voici

une

choisis.

billeras à

ton

Vois, ma fille, c’est
ceci, maman ?
ce sont île nouvelles
livre.
Quoi!
petit
Ah!
histoires?— Oui, ma petite; regarde.
mon livre; je l’ai encore
lu
maman, j’ai déjà
recommencé, et je suis bientôt à la fin. Mon
chapeau peut encore me servir. Tu sais que
—

Et

—

un

—

—

poupée n’est pas du tout gâtée. Si tu veux,
bien
maman, je choisirai le livre; il m’amusera
tu as
Je
le
reste.
t’approuve;
plus que
raison de donner la préférence à ce qui est
ma

—-

le

plus

auras

et

la

utile.

Je te

donne

le

livre;

et

tu

marché, chapeau
encore, par-dessus
Ah! maman, qui de jolies
poupée.

choses à la

le

le

—

fois!

Je continuerai à être sage.

t’obéirai toujours pour que tu ne regrettes
cadeaux.
pas de m’avoir fait d’aussi jolis

Je

23

HISTORIETTES.

LE

BOUQUET.

Use

jolie petite demoiselle cueillait des
une
prairie. Un monsieur qui passait, s’approcha d’elle, et lui dit: ”rna petite
amie, aimez-vous bien les gâteaux?”—”Oh !
oui, monsieur, j’aime bien les gâteaux.”
”Eh bien, donnez-moi ce beau bouquet que
vous tenez là,
et vous aurez un gâteau.”
”Je ne puis pas, monsieur.”—”Non? je vous en
fleurs dans

—

—

offre deux
Je

vous

....

en

ment! cela

ne

vous

donc à

mon

enfant:

Vous

ne

offre

voulez pas encore?.
Com.

trois, quatre, six
suffit pas! Eh! quel prix

..

....

mettez-

"Monsieur, je l’ai
bouquet?”
fait pour maman, et je ne le donnerais pas
pour tous les gâteaux du monde.” -—"Très bien,
ce

—

embrassons-nous;

aimable

fille.

vous

êtes

une

Venez chez le

petite
pâtissier;
je veux que vous emportiez une douzaine de
petits gâteaux, et que vous gardiez votre bonquet pour

votre

maman.”

l’enfant

obligeant.

Un pauvre

vieillard, qui marchait depuis
la route pleine de poussière,
et où le soleil lui tombait sur la tète,
aperçut une touffe d’arbres sous lesquels était
une fontaine
J c’était un lieu fort agréable et
propre au repos du voyageur. Il s’y dirigea.
long-temps

sur

\

24

auprès de la fontaine, i! s’assit sur
prit plaisir à respirer la fraîcheur
pierre,
de l’ombre. Il était altéré et regardait l’eau,
mais elle était si basse, qu’il n’était pas possible
de boire à même; le bon vieillard n’avait point
de vase; il ne pouvait se servir que de sa main
Arrivé

et

une

et cette main
pour apporter l’eau à ses lèvres,
était si brûlante! Il essaya cependant.
Un jeune enfant, assis dans l’herbe à quelil avait
ques pas de là, remarqua son embarras;
de
et
un
l’apporter au
gobelet d’étain, s’empressa

vieillard.

—

”Tenez, monsieur,”

lui

dit-il, ”voilà

gobelet.”—Lebon vieillard, charmé de
prévenance de l’enfant, prit en souriant le
gobelet, et se désaltéra à son aise. Il le remit
ensuite en disant: ”je vous remercie, mon petit
ami. Vous êtes bien obligeant, vous vous ferez
aimer de tout le monde; vous vous plaisez à faire
le bien, et Dieu vous récompensera.”

mon

la

l’enfant

bienfaisant.

petit garçon courait et sautait tenant
dans chaque main; sa gaieté lui
un gâteau
la
donnait
plus jolie ligure du monde.—En
courant et en sautant il rencontra un petit
si gai que lui; il était
garçon qui n’était pas
assis au pied d’un arbre, et disait tout doucement: ”je n'ai pas encore déjeuné!” —”ComUn

dit en
pas encore dejeûné!”
”Oh!
mon
s’arrêtant le petit garçon joyeux.
n’a
pas d’argent pour
Dieu, non; ma mère
nous avoir du pain.” —”Que tu es malheureux!

ment,

tu

n’as

—

Je n’ai pas

d’argent non plus, mais si tu voumes
gâteaux, cela te ferait attendre ton déjeuner avec plus de patience.”
Et en disant cela il présentait son
gâteau: le
petit malheureux le reçut, et l’eut croqué en
une minute.
"Vraiment, tu as bien faim,” dit
encore le
premier petit garçon; ”tu mangeras
bien l’autre gâteau.”— Et il le donna de même.
Vous remarquerez que ce bon petit garçon venait de recevoir ces deux gâteaux, et
qu’il n’espérait pas en avoir d’autres. !1 n’en
eut pas moins de
plaisir à les lui offrir, et
quand il s’en alla, il ne sautait plus, mais il
était encore plus satisfait que quand il était

lais

un

de

—

—

arrivé;

il

bien à

un

disait:

se

”J’ai fait

—

un

peu

de

pauvre petit malheureux.”
LA.

Sophie

BONNE

était la

plus

ne

ment,

et

semblait

tout le

monde.

petite fille
fâchée, ja-

elle souriait continuellevivre que pour obliger

pleurait;
ne

Quand

elle avait soin de

aimable

elle n’était

qu’on pût voir; jamais
mais elle

FILLE.

elle

se

levait le matin,

pas faire de bruit, parce
que sa grand’maman, qui était bien vieille,
bien vieille, restait un peu
plus tard que les
autres dans son lit.
avoir
le bon
Après
ne

prié

Dieu,
la

elle

prenait son

livre et étudiait

un
peu
avait marquée la veille;
d’un air content, demander

lui

leçon qu’on
puis elle venait,
son
déjeuner; jamais
dre de ce qu’on lui

on ne

l’entendait

avait donné.

se

plain-

26
n’ai

Je

de

besoin

pas

dire

vous

qu'elle

courait embrasser son papa et sa maman dès
qu’elle les voyait, et qu’elle sauhaitait le bon-

jour

quelque
grand plaisir.

elle était si

monde;

à tout le

dire

chose

bonne,

était

d’agréable

son

que

plus

elle allait se promener,
pauvre, elle lui offrait le
si elle n’avait
peu dont elle pouvait disposer;
rien, elle le regardait au moins avec bonté.—

Quand

si elle rencontrait

un

ne revenait «les
champs sans rap~
sa mère; elle savait que
fleur
pour
porter
Tant qu’elle avait
cela lui valait un baiser.
on
ne la
à
chose
faire,
voyait point
quelque

Jamais elle
une

—

elle se disait: il faut que je me dépêche
d’étudier ma leçon; j’aurai plus de temps à

jouer;

donner

elle

se

au

plaisir.

faisait,

et

—

Quand

on

la

grondait,

tâchait de mieux faire.

—

propreté ravissante; sa petite
toujours parfaitement rangée;
ses livres n’avaient aucune tache, et son écriture
n’était point barbouillée de gros et vilains pâtés
Elle était d’une
chambre était

noirs.
A table

elle

se

comportait

avec

la

plus

servît, et ne
qu’on
grande décence,
se mêlait de la conversation qu’autant qu’on l’y
attendait

la

Comme elle était assise à côté de
engageait.
son
plus jeune frère, elle veillait à ses besoins,
lui coupait son pain, sa viande, pelait sa poire
il
verre quand
ou
sa
pomme, soutenait son
et accompagnait ses
sa bouche,
buvait, essuyait
soins de mots d’amitié et de caresses.— Enfin,
elle était si aimable et si douce, si complaisante
—

4

27
etsi

soigneuse, qu’on ne l’appelait ge'ne'raieraent
que la bonne petite fille.
Je conseille beaucoup à toutes les
jeunes
demoiselles de son âge de faire leurs efforts
pour lui ressembler, et pour mériter
nom
aussi beau et aussi

un

sur-

agre'able.

LE

PLAISIR

Je

je
un

I)’AVOIR

ETE

BIEN

SAGE.

passais
jour devant une maison, et
vis une petite fille à moitié cachée dans
coin, tenant un morceau de pain sec d’une

main,

un

et

de l’autre

mouchoir.

son

Je

grin.
”Eh !

Cela

s’essuyant
annonçait

m’approchai

qu’avez-vous donc?

ma

lui

beau

faire

ces

yeux

avec

grand

cha-

la consoler.

pour

demandais-je; ”contez-moi
j’y trouverai peut-être un

les
un

belle

vos

enfant,”

lui

petites peines,

remède.”

questions,

—

—

J’eus

elle s’obstina à

point me répondre; elle boudait et n’ôtait
point la vue de dessus son morceau de pain sec.
Les petites filles
qui boudent sont ordinairement bien moins
jolies que les autres:
elles avancent de
grosses lèvres, regardent en
dessous, et sont toujours prêtes à donner un
ne

coup de coude quand elles se retournent, pour
pas laisser voir leurs vilaines

ne

Je
cette

figures.

me

petite

retirai dès que je
m’aperçus que
fille était une boudeuse.
Sa mère,

qui survint, me dit que j’avais bien raison
de ne point m’en occuper. "Elle ne le mérite
pas,” ajouta t-eile; "elle a désobéi à sa mère,
et elle n’a
point voulu étudier sa leçon.”
—

1

28
ce cas, madame,” répliquai-je, ”je me garderai bien de lui parler davantage. Je n’aime
biles désobéissantes et
pas du tout les petites
Laissons-la dans son coin;” et je

”En

paresseuses.
allai.

m’en

lendemain, je repassai devant

Le

maison.
de

jouait
guère

approchant, j’entendis
je vis une petite

bientôt

et

rire,

sur

le

—

gazon.
fût là

que ce
C’était
la veille.

ma

fille

qui

doutais
vilaine boudeuse de
Dès
elle même.
Je

ne

me

pourtant

m’eut

qu’elle
joyeuse

la même

des éclats

En

reconnu,
au-devant de moi,

—

elle

accourut

et me

dit

toute

cinq

à six

leçon aujourd’hui,
"Aussi,” lui
je
contente
qu’hier;
répondis-je, ”êtes-vous plus
et je suis bien sûr que vous n’avez pas mangé
votre pain tout sec.”—”Non, monsieur, maman
fois de suite:

donné

m’a

"Voyez,
deux

quelle
et

ma

n’ai pas désobéi à maman.”

et

ses

’j’aibien

lu

bonne tartine de confitures.”
petite amie,” lui dis-je, en prenant
—

une

ma

petites

mains dans les miennes ;

différence il y

celui

—

a

"voyez

entre votre sort d'hier

d’aujourd’hui. Hier, vous

avez

désobéi

étudié; aussi avez-vous été punie et malheureuse; aujourd’hui, que vous n’avez rien
fait de semblable, tout le monde vous caresse,
Hier, vous
et vous n’avez aucun chagrin.

et mal

m’avez fait peur,

jourd’hui,
vais

vous

vous

me

tant

vous

paraissez

étiez laide:
si

jolie,

que

au-

je

embrasser.”

Après l’avoir effectivement embrassée, je
ma poche ma bonbonnière, et je pré-

tirai de

20
sentai des bonbons à la

petite fille, en l’inviprendre. Elle en prit un, un seul,
et même des
plus petits. Charme' de sa modération, qui me faisait connaître qu’elle n’était pas
gourmande, je lui en mis cinq à six autres dans
la main, et je la quittai en lui disant: "souvenezvous, mon enfant, que vous ne serez jamais
heureuse que quand vous aurez bien
rempli
tant

à

tous

vos

en

devoirs.”

TOUCHE-À-TOUT.
Il y avait un enfant qu’on
appelait Toucheà-Tout, parce qu’il voulait toucher à tout ce
qu’il voyait, malgré les nombreuses défenses
(jue lui faisaient à ce sujet ses parents.
Un jour il prit une chaise, monta dessus, et
se mit à
jouer avec la cage où était renfermé
le serin, oiseau charmant
qui chantait aussi
bien qu’un rossignol.
Après avoir bien joué
—

à travers la

cage, il s’avisa de l’ouvrir: le
demandait pas mieux que de
qui
saisit
et se mit à voler
l’occasion
sortir,
par
la chambre.
Touche-à-Tout sauta de

serin,

en

le

ne

joie

voyant voltiger si

légèrement.

11 songea

ensuite à le faire rentrer dans sa
prison grillée;
mais cela ne fut pas si facile
que de l’en
tirer; l’oiseau ne voulut point se laisser attraper, et lassa bientôt l’enfant qui le poursuivait.
Dépité de tant de peines inutiles,
et craignant le retour de sa
mère, Touche—

à-Tout
toute

prit

sa

son

force

chapeau,
contre

le

et

serin;

le
il

lança

de

l’eut

tué,

30
adroit pour le frapper: il
atteignit un autre but auquel il ne visait pas;
son
chapeau, repoussé par le plancher, vint
tomber sur la cheminée, et poussa à terre trois
eût été

s’il

assez

porcelaine, qui se briseLe petit étourdi resta
tout stupéfait du beau coup qu’il venait de
Revenu un peu à lui, il s’empressa
faire.
d’enlever les débris, ouvrit la fenêtre et les
jeta dehors, comme si cette précaution eût
tasses

quatre

ou

rent

mille

en

pu cacher

son

Tandis
le

dence,
entre

les

de

éclats.

accident.

qu’il agissait avec tant de pruserin, tout effarouché, se glissa
volets et jouit de toute sa liberté

Ce fut en cet instant que la
Elle vit avec douleur son oiseau
favori perdu et ses belles tasses cassées; elle
Touche-à-Tout; mais cela ne lui rendit
dans le

maman

punit
ni

ses

jardin.

rentra.

belles tasses, ni son joli serin.
ne
corrigea même pas le petit descar quelques jours après il toucha

Cela

obéissant,
à la pendule
ensuite à

et

la

tourner et

dérangea.

—

I!

retourner tant de

s’amusa

fois la

clef dans la serrure, qu’il ne fut pas possible
Il déracina
d’ouvrir ni de fermer la porte.
fait préavait
on
dont
rares
des fleurs très
aussi
toucher
11
voulut
sent à son père.
—

—

chat, qui avait d’excellentes
chat;
donna
cinq à six coups, et
griffes, lui en
le tourmenter.
de
lui fit perdre l’envie
ne
Comme on
pouvait rien garantir de
avait
sa main, son
expressément défendu
père
au

mais le

31
le laissât jamais venir clans
dans la crainte qu’il ne
dérangeât

qu’on

son

cabinet,

quelque pacependant un jour,

pier important; il y entra
je ne sais par quel hasard. En furetant de côté
et d’autre, il
remarqua une paire de pistolets
son
que
père, qui arrivait de voyage, avait
bureau pour ne pas oublier de
Touche
à-Tout ne manqua pas
décharger.
d’en prendre un, et de s’en amuser comme s’il
n’y eût eu aucun danger; il se plaça devant une

posés

sur

son

les

magnifique glace où l’on se voyait
aux
pieds, et se mit à faire l’exercice.
Comme il était persuadé que le
pistolet n’était point chargé, il l’arme;
puis, se
parlant à lui-même en répétant ce qu’il avait
grande

et

de la tete
—

faire

vu

Portez

soldats,

aux
arme

joue”....—

Et il

il crie:

Présentez

....

se

met

en

—

"Attention....

arme

joue

....

dans la

En

glace.

”Feu !”....— Il tire...
Pouf! et voilà la
vole
en
mille
et mille
grande glace qui
pièces.
Effrayé du bruit qu’il a fait, il tombe comme
—

.

s’il

se

fût blessé lui-même.

Le coup de pistolet, le bruit de la
glace
et les cris de l’enfant attirèrent aussitôt tout le

monde de la maison. La pauvre mère
qui crut
que son fils s’était tué, arriva demi-morte et
tomba à côté de

lui;

on

eut

beaucoup

de

peine

faire revenir, et l’on ne put
empêcher
qu’elle ne fût malade de l’effroi dont elle avait
Pour Teuche-à-Tout, il se
été saisie.
à

la

portait

fort
il

se

bien,

et

remit à

quand il eut essuyé ses yeux,
jouer comme à l’ordinaire. Il

32
bien arriver qu’il
lin meuble.
événement semblable lui

pouvait cependant tout
se

la mort

donnât

que de briser

pensait qu’un
inspirerait à l’avenir
On

les mains

yeux; mais

la crainte de

tout

sur
on

se

aussi

ce

qui

se

porter ainsi

présentait

à

ses

trompait.

un
Un autre jour, qu’il était resté seul
il
s’emsa
de
mère,
instant dans la chambre
la brûla un peu par le
d’une
baguette,
para
Pendant qu’il
bout, et fit des ronds en l’air.

s'amusait à

jeu dangereux,

ce

le feu

prit

à sa

de coton, et
jaquette, qui était d’une toile
se
faire sentir.
sans
lentement et
gagna son dos
chose
Son odorat l’avertissait bien que quelque
étourdi pour y faire
mais il était

brûlait,
attention;

trop

lorsqu'il éprouva une
le danger
douleur vive et piquante qu’il connut
à
la place,
main
la
qu’il courait; il porta vite
en
même
temps.—
et se brûla les doigts et le dos
Une personne raisonnable se serait empressée
ne

ce

fut que

mald’étouffer le feu en s’asseyant dessus;
ce moheureusement Touche-à-Tout ignorait

simple;

yen si

de foutes

il courut

le
pour chercher quelqu’un qui
le
excité
l’air
manière que,
ayant

auprès
partie

de la

de

aussitôt le
brûlure

ses

forces

secourût;

feu,
déjà
ayant
première personne

son

feu,

vêtement
et il

en

flamme.

de

il arriva
une

On arrêta

quitte pour une large
quelques jours au lit. Ce
dans ce malheur, c’est qu’il

le retint

en

fut

qui
qu’il y eut de bon
à
perdit l’habitude de toucher imprudemment
à sa portée,
tous les objets qui se trouvaient

I

33
L ENFANT

La
ans

petite

Mimi n’avait

guère que quatre
jolie enfant,
qui disait bonjour à tout

C’était

demi.

et

gaie, aimable, et
le monde, sans
qu'on
grand défaut était de
quand elle sortait avec
II fallait

sans

PERDU,

cesse

une

fort

l’en avertît.
Son plus
s’arrêter de tous côtés
sa maman ou sa

lui

répéter: allons,

bonne.
venez

donc,

mademoiselle Mimi.
Un soir qu’elle était allée se promener
avec sa
bonne, il lui arriva de rester, comme

à

son

ordinaire,

garder

un

ché à la
En

ce

beau

un

peu

en

arrière pour reétait accro-

polichinelle qui

porte d’un marchand de joujoux.

moment

survint

une

foule occasionée

quelque évènement: la petite fille, ne
voyant plus sa bonne, se mit à courir de
toutes ses forces
pour la rattraper; mais,
comme elle se trouvait
dans un carrefour,
elle prit une rue différente de celle
que sa
bonne avait prise, et se mit à marcher tant
qu’elle put; et remarquez bien qu’elle ne
pleurait pas, car elle savait qu’elle avait eu
tort de s’être arrêtée.
La bonne, qui avait
eu aussi
grand tort de la quitter un seul instant, ne la voyant plus à ses côtés, retourne
aussitôt sur ses pas, s’imaginant que la petite
fille s’en était allée à la maison. Qu’en résultapar

t-il?

c'est

dans

les

que Mimi se
de Paris,

rues

trouva

où

toute

il y

monde, tant de monde, qu’on a
peine à reconnaître son chemin.

a

seule

tant de

bien de la
—

3

Quand

34

s’aperçut qu’elle était égarée,
pleurer, mais tout doucement,
parce qu’elle avait peur de tous ceux qui
passaient à côté d’elle.

la

la

fille

petite

elle

se

mit à

Une vieille femme toute déguenillée, qui
vit toute seule, l’arrêta et lui demanda
elle pleurait. ”Hélas! madame”, ré-

pourquoi
pondit l’imprudente Mimi, ”c’est
”0h!

ma

bonne.”

la

vieille, "essuyez

je

vais

—

vous

vos

mener

que

n’est rien que

ce

mon

yeux,

auprès

de

j’ai perdu

ça,” reprit
enfant, et

votre bonne

souciait
pas trop d’aller avec la vieille femme, mais
celle-ci la prit par la main, et il fallut bien

qui

vous

Mimi

attend là-bas.”

se

ne

marcher.

Elles allèrent
il faisait même
Mimi

cela bien long-temps;
et la vieille allait

comme

déjà

nuit,

disait

de

toujours.
"Madame,

est-Ce que

trouver ma

bonne?”—”I)ans

temps

en

temps:

n’allons pas bientôt

nous

un

instant,

ma

peti-

te,” répondaitla vieille. Enfin il faisait nuit noire;
la vieille entra dans

petite allée très obscure,
"écoutez, mon petit coeur,

une

elle dit à Mimi:

puis
on
pourrait bien vous voler vos boucles d’oreilles
d’or et votre beau collier d’ambre, je vais les
serrer;

d’or
dans

et

et
son

elle

lui ôta

beau collier

ses

boucles

d’ambre,

et

d’oreilles
les mit

poche. Mimi voulait pleurer. "Taisezla vieille tout en colère, ”oujevous
dit
vous,”
Mimi garda le silence. La
donne le fouet.”
vieille lui ôta encore sa belle robe brodée et
sa
chemise fine; puis elle lui mit en place
sa

35
grosse vilaine robe grise, la prit encore
la
par
main, lui fit faire quelques pas dans
la rue, la plaça
auprès d’une borne, et lui
dit: ”Restez-là un moment, je vais revenir, et
surtout ne pleurez pas.” Elle s’éloigna aussitôt,
une

et

revint

ne

la

plus,
petite

car

c’e'tait

fille toute

une

voleuse qui,

avait jugé
lui serait bien facile de la dépouiller.
Il y avait déjà une heure que Mimi était
auprès de la borne, quand elle vit s’approcher

ayant

vu

seule,

qu’il

chiffonnier bien sale,

un

de fer

qui avait

crochet

un

il retournait les

quoi

ordures, et
une hotte où il
jetait les chiffons qu’il trouvait.
”Eh! que fais-tu là, petite,” dit-il à Mimi?
”Hélas! monsieur” répondit-elle, ”je suis perdue
avec

ne sais
Le chiffonnier
pas mon chemin.”
lui demanda comment
s’appelait son papa, et

et

la

petite

sotte

répondit qu’il s’appelait

Il lui demanda aussi le
elle demeurait, et elle ne
”Eh

bien”, reprit

le

nom

de la

papa.
où
le dire.
rue

put jamais
chiffonnier, ”viens avec moi

:

mourrais de froid cette nuit auprès de
la borne.
Nous verrons demain.”
Il fallut aller avec le vilain chiffonnier,
car

tu

il la conduisit dans

un
grenier, et lui montra de
paille qui n’était pas fraîche: "allons”, lui
dit-il, ’’couche-toi là-dessus, et dors.” Mimi
pleura; mais la fatigue lui ferma les yeux, et

la

elle s’endormit. Le lendemain, le chiffonnier
lui donna un morceau de pain noir tout sec,
et lui dit:
Quand elle eut
mange.
il dit:

dejeùné,

”qu’est-ce

que

je

ferai de toi?
3

*

tu

ne

36

demeures, où te mènerai-je?
n’ai pas
que je te garde? je
Comme
seul.”
tout
moi
de
pain pour
trop
il faisait ces réflexions, son voisin le mensais

pas où

tu

Faudra-t-il

Le
lui raconta son aventure.
s’e'cria!
”Eh
Mimi.
mais,”
regarda

diant entra.

mendiant

t-il,

elle est

derons

Il

jolie: donnez-la-moi, nous demanje dirai que c’est

l’aumône ensemble;

cela excitera la charité des passants.” Quand Mimi entendit cela, elle se
à crier de toutes ses forces, et dit qu elle
ma

prit
ne

son

ces

fille,

et

voulait pas demander l’aumône parce que
le chiffonnier, que
papa était riche; mais
leva son crochet de fer
cris

ennuyaient,
jura qu’il allait

lui en donner sur les
se
taisait
si
elle
ne
oreilles
pas. Cette menace
tut tout de
de
lui fit tant
peur, qu’elle se
et
Le mendiant l’emmena;
quand il
suite.

et

s’asseoir

place où il avait coutume de
tous les jours dans la poussière, il lui ordonna
de s’asseoir aussi, et de demander, comme lui,
l’aumône aux passants.
Il y avait déjà trois jours qu’elle demandait, comme cela, l’aumône aux passants,
donquand un des amis de son papa, qui
vieux
mendiant, vint
nait quelque chose au
à la regarder et la reconnut. Il lui demanda comment elle s’appelait; et quand elle
la
eut répondu Mimi, il fut bien étonné de
lui
fille
La petite
voir avec un mendiant.
ce
elle
qui lui était
comme
put,
raconta,
dit
Le monsieur lui
qu’elle avait
arrivé.
fut à la

37
bien mal fait de

quitter

qu’on l’avait cherche'e
l’on

commençait
il la

Enfin,
se

à

désespérer

ramena

réjouit beaucoup

donna

de

l’avoir

embrassée,

fille,
vous
vous

bonne;

sa

de tous

chez

nouvelles
lui

dit:

Sa

l’a recommandé cent

fussiez

et

où l’on

où

on

fois,

lui

mère, après

”Vous voyez,
ne
pas obéir:

que c’est que de
eussiez suivi votre bonne,
ce

et

que
de la retrouver.

revoir,

robes.

ajouta

côtes,

parents,

ses

de la

il

comme

vous

ne

ma

si
on

vous

point perdue.”
LE

GOURMAND.

Le

petit Jeannot était un enfant aimable,
plein
gaieté et de gentillesse, et que tout
le monde aurait aimé, s’il n’avait
pas eu un
défaut qui gâtait toutes ses belles
qualités;
il était gourmand: on ne
pouvait laisser trainer un morceau
de gâteau ou un restant de
ne
trouvât le moyen d’en
confiture, qu’il
avoir sa part; quand sa maman était
sortie,
il furetait de tous côtés, et malheur au bufde

s’il

fet

en trouvait la
clef! il lui aurait été
difficile de se promener
auprès d’une
plate-bande garnie de fraises sans y porter

bien
la

main;

toujours
sa
poche

en

passant près de

assez

l’espalier

d’adresse pour faire
belle

il avait

entrer

dans

pèche ou un bon abricot.
Je me souviens qu’un
jour son papa aperçut
tout-à-coup un joli petit prunier s’agiter assez violemment; l’air
était alors parfaitement
”Voilà qui est bien
calme:
singulier,” dit
—

une

38

père; "comment se fait-il que mon prunier
de plus
s’agite ainsi tout seul? Voyons cela
Une planche de pois
s’avance.
Il
près.”
à sa vue le bas du prunier,
rames dérobait
voit d’où vient le prodige;
il
mais bientôt
c’e'tait Jeannot, qui, à genoux au pied de
l’arbrisseau, le secouait de toutes ses forces,
et gobait les prunes à mesure qu’elles tombaient.
Le petit nigaud n’avait pas réfléchi que si
l’on ne voyait pas sa tète au-dessus du carré
Il
de pois, on voyait le haut du prunier.
son
si
affairé
père
que
était en ce moment
eut le temps de lui saisir l’oreille avant qu’il
eût soupçonné son approche. Je vous avouerai
le châtia assez vertement, et
que le père
châtije pense que vous trouverez que jamais

le

—■

ment n’avait

été mieux mérité.

près corrigé de son
défaut lorsque sa grand’mère, qui était une
bien bonne femme, lui dit: "Petit-Jeannot,
veux
puisque tu es plus sage maintenant, je
On le

croyait

à peu

Viens demain
prouver ma satisfaction.
et tes pegoûter chez moi ; tes petits cousins
tites cousines y seront, et je vous donnerai
te

de bons

gâteaux, jaunes

comme

de

l’or,

et

la
blanche comme
ces mots, Jeannot se mit à sauter
de joie, et l’on eût dit qu’il voyait déjà la
crème et les gâteaux.
"Oui, bonne maman,
”oh!
je n’y manquerai
j’irai demain,” dit-il,
En effet, le lendemain
en sûre.”
pas, soyez
il avait à peine dîné qu’il tourmentait déjà sa

de la bonne
neige.” —A

crème,

—

de

59
mère pour aller goûter chez la
grand'maman.
”Ah çà, Petit-Jeannot,” lui dit sa
mère,
”je veux bien croire que tu n’es plus
—

et

vais t’en donner

je

gourmand,

preuve. Je voudrais envoyer ce panier de raisins à ta
grand’
mère; me promets-tu de n’y pas toucher en
route?”—'"Oui, maman,” répondit sans he'siter
”Je m’en rapJeannot, ”je vous le promets.”
une

—

à ta

porte

parole,

mon

fils”, reprit

”mais souviens-toi que si
tu ne

tu

peux

me

la

mère;
tromper,

tromperas pas Dieu, qui voit tout;

il

punira”.— Petit-Jeannot, sans trop songer
à ce qui pourrait lui arriver en
route, embrassa sa mère et partit
joyeusement.
Je dois vous dire qu’il avait fort envie
te

de

ne

ment il

pas toucher aux raisins; malheureuses’avisa de regarder un peu

trop longpanier qu’il portait à son bras. Ce
panier était plein de grappes magnifiques, et
dont les grains étaient jaunes et
transparents;

temps

cette

le

seule faisait venir l’eau à la bouche:
que cela doit être bon? s’écria PetitJeannot; les jolies grappes! Si j’en mangeais
seulement une petite en me
sur
vue

Oh!

le

gazon! grand’maman
En disant

cela,

il

reposant là,

n’en saurait rien.

prit tput justement la plus
grosse,
gourmand qu'il était, il la
porta à sa bouche sans se donner la peine d’en
détacher les grains. Mais il fut bien
puni; à
peine eut-il écrasé sous ses (lents un de ces
grains, qu’une douleur subite lui arracha un
grand cri, et que la grappe lui tomba des mains.
et comme

un

40

qui lui était arrive’? Sous
qu’il mordait, se trouva
noire que l’on appelle
et
mouche
une
jaune
et prenait tranquillement
là
était
elle
guêpe;

le

Savez-vous ce
grain <le raisin

son

douter

se

sans

repas,

qu’on

allait

qu’elle

eut

dès

elle-même; mais,
imprudente qui

croquer

la

senti

pressait, elle
eut recours à ses armes,
lança son aiguillon
la
langue du gourmand.
précise'ment sur
Je n’ai pas besoin de vous dire s’il jeta de
la

la bouche

et

—

beaux

cris;

comme

SI

le consoler.

put
tout

en

pleurs

il était
se

chez

seul, personne ne
mit à courir et arriva

grand’mère;
piteuse aventure,
sa

il

ne

mais

moitié sa
La grand’
facilement le reste.
mère, les petits cousins et les petites cousines
mirent alors à rire de tout leur cœur et
se
à se moquer du pauvre Jeannot: ce ne fut

qu’à

conta
on

devina

—

la guêpe avait lancé,
pas tout; le venin que
fit tellement enfler sa langue qu’il lui fut iinau
de
goûter, et de

prendre part

possible

toucher à la crème délicieuse

appétissants, qu’on expédia

Son enflure dura même

lui.

mais
ce

il

ce

fut

un

mal

pour

gâteaux
pitié devant
plusieurs jours;
bien, car depuis
et aux

sans

un

moment-là, ainsi que je l’ai entendu dire,
fut

guéri

Voilà
tous les

de

vilaine gourmandise.
je désirerais que fussent

sa

comme

petits gourmands

de

ma

punis

connaissance.

41

DIALOGUES.
Le

À

jardin

la

grii.le

verte.

Édouard
promenant un jour avec sa mère,
Dalbon, passa devant un jardin fermé par
grille peinte en vert.
se

Madame
une

—

maman!”

”Ah

les barreaux:

vers

garnies

des deux

leurs: voyez

ces

s’écria-t-il, "regardez donc à

toutes

jolies

ces

côtés d’oeillets
arbres

chargés

allées

tra-

sablées,

de différentes

cou-

de fruits? Il faut que

entrions.”

nous

—

”Cela

m’appartient
promener.”
Dans

ne

se

peut pas,

pas;

je

n’ai pas le droit de

mon

ami;

jardin

ce
vous

y

ne

mener

moment, un homme occupé à poser
des cerisiers, vint ouvrir la
porte, et
dit à Madame Dalbon: ”ce jardin est à moi,
madame;
et vous me ferez grand
plaisir de vous y promener.”
Madame Dalbon le remercia; et se tournant vers
Édouard, elle lui dit: ”souvenez-vous, mon fils, qu’il
ne faut toucher à rien.”
Édouard le promit, et tint
fidèlement parole; il marchait avec
précaution le long
ce

des filets

sur

—

—

des

plates-bandes,

fraise:

Aussi le

—

et

ne

jardinier

cueillit

même

lui montra

pas

une

quelques plan-

rares, et dit à Madame Dalbon: "j’espère, madame, que vous me ferez l’honneur de venir queltes

quefois

vous

votre aimable

que
et

promener

je vois, qu’il
Dans

ce

supplia

le

ici,

enfant; je suis

et que

bien

vous

amènerez

assuré, d’après

gâtera jamais rien.”
moment, un petit garçon parut à

ce

ne

jardinier de

le laisser entrer.

la

grille,

—"Non,

non,

42

monsieur,” répondit

le

je

propriétaire

ne vous

ouvri-

vous avez brisé
rai pas la porte, parce
ne veux
fleurs et mangé mes cerises ; et que je
à
dans mon jardin, les enfants qui touchent

qu’hier

mes

point,

appartient pas.”
demeura
quelques
tout honteux,
tristement.
il
s’éloigna
puis

ce

qui

leur

ne

—

Le

petit garçon,
porte;

instants à la

”Maman,” dit Édouard, "pourquoi

—

ne

cueillez-

œillets?”
pas quelques
"Parce qu’ils ne sont pas à moi, mon ami.”
”je croyais que cela vous était permis, maet qu'on ne le défendait qu’aux petits enfants.”

vous

—

—

man,

—

fants

ne

”Ni les hommes, ni les femmes, ni les enà eux;
peuvent prendre ce qui n’est pas
et voilà

mais les enfants l’ignorent,
de le leur dire.”

pourquoi

on

est

obligé

”Et par quelle raison, maman, les grandes
ce qui ne leur
personnes ne doivent-elles pas prendre
—

appartient pas?”
"Vous êtes trop petit,

—

je

vous

rai seulement si

vous

—

ce

Vous

avez

din

me

demande-

seriez bien aise que des

en-

que

faire à
voyez donc qu’il ne faut pas
ne voulons pas qu’on nous fasse.
aussi tout-à-l’heure que le maître de

nous

vu

jardin en a
avait pris hier
vous a permis,
—

pour que

vous

vos

"Vous

autrui

ce

ami,

joujoux?”
prendre
”Non, assurément.”

fants vinssent
—

mon

explication: je

donne cette

défendu l’entrée

au

au

petit

garçon

qui

fruits, tandis qu’il
contraire, d’y revenir.”

des fleurs

et des

”j’en suis bien charmé, maman,

plaît beaucoup;

et

je

me

car ce

jar-

souviendrai tou-

43
de

jours

—

le

ne
pas toucher à ce qui n'est pas à moi.”
”C’est fort bien; maintenant allez remercier

jardinier

de

sa

complaisance,

et retournons à la

maison.”
Les

noix,

i.es

Édouard

cerises

et

i.e

ceiif-volant.

fut bien content le

jour où sa mère
lui dit qu’ils allaient retourner au
joli jardin. En
passant dans la prairie, qu’ils étaient obligés de traverser, il sautait,
gambadait en avant de sa mère;
et, arrivé le premier à la barrière, il vit un petit
paysan assis dessus, bouchant le passage, et tenant
sur
ses
genoux son chapeau plein de noix, qu’il
épluchait avec grand soin: mais ayant demandé à
Édouard s’il voulait passer, il s’élança en bas de la
barrière, le salua, ainsi que Madame Dalbon, et
Dans un sentier, à
s’éloigna.
peu de distance,
Édouard vit sept ou huit noix à terre.
"Maman,”
dit-il, ”je m’imagine que ces noix appartiennent au
petit garçon qui était assis sur la barrière, et qui
—

en

avait dans

chapeau: il a sans doute laissé
s’en apercevoir; j’aurais bien
ramasser et de courir
après lui pour
son

tomber celles-ci
envie de les

les

sans

lui rendre.”
—

enfant,

”Ce
car

sera

il est

”Qu’y

très bien

fait,

mon

ami; appelez cet

déjà loin.”

a-t-il

pour votre service, mon petit
le petit paysan.
”Tenez, voilà des noix que je crois à vous,
parce que je les ai ramassées tout près de la bar—

monsieur?”

demanda

—

rière.”
—

”Je

vous

remercie

bien,”

dit le paysan;

”ce

44
sont les miennes
mon

compte:

effet, car je ne retrouvais pas
m'obligez beaucoup; c’est un petit

en

vous

présent que je veux porter à ma grand’mère.”
Édouard se félicita de les avoir trouvées, et encore
—

de les avoir rendues

plus

à

qui

elles

appartenaient.
promenade,
au
joli jardin. Le jardià de petits bâtons, qu’il
pour empêcher le vent de

Sa mère et lui continuèrent ensuite leur
et

bientôt

ils

arrivèrent

attachait

nier

dans

enfonçait
briser

ses

ses

la

œillets
terre

fleurs.

Édouard aimait à s’occuper,

et surtout à

se ren-

utile; il proposa au jardinier de lui aider: le
jardinier y consentit, et Édouard travailla assez bien,
Lorsparce qu’il fit exactement ce qu’on lui dit.
les
fleurs
furent
toutes
le
que
jardinier
attachées,
enleva le filet qu’il avait mis sur un cerisier, et
dre

—

commença
—

—

cueillir les

à

cerises

mûres.

”Maman, pourquoi avait-on couvert cet arbre?”
"Pour empêcher les oiseaux de manger les

cerises.”
—

—

”Je voudrais bien

m’imagine

”Je

qu’il a vu
permission.”

parce
sa

Édouard,
panier;
jardinier lui
un

en

en

vous

que

effet,

aussi, maman.”
jardinier y consentira,

cueillir

que le
ne

obtint

touchiez à rien

l’agrément

eut terminé

lorsqu’il
offrit plusieurs bouquets

et

son

des

de

sans

remplir

ouvrage,

plus

le

belles

cerises.
—

—

”Puis-je
"Oui,

La mère

après

les

mon

et

prendre, maman?”
ami.’’

l’enfant sortirent

avoir remercié le

jardinier

de

alors
son

du

jardin,
obligeance.

—

faisant, Édouard pria sa mère de manger
cerises; elle en prit quelques-unes, qu’elle trouva
bonnes.
Édouard croqua toutes les autres, à

Chemin
des
fort

d’un

l’exception
du

bien

bouquet.

”Je réserve

—

bouquet

ce

pour papa; il aura
cerises fraîchement

à

manger des
et cueillies par moi.

plaisir

cueillies,
Maman, je voudrais
bien que vous me donnassiez un petit jardin, et de
la mignonnette pour semer en bordure.”
”11 est trop tard, mon ami; il faut alten—

l’année prochaine: la graine

dre

terre à

en

main

un

c’est

que

pousserait pas.”

papier

ce

blanc

maman,maman,

petit enfant!

qu’il agite

il

tient

l’air.

en

Qu’est-ce

donc

partir.”
ne
comprends

petit

”Je

ce

pas

vous

que

voulez

maman.”

dire,

"Regardez

—

enfant,

et

attentivement

le

vous

ce

que

va

comprendrez.”
s’agite;

le voilà

haut que les arbres.... Oh! mon Dieu! il
dans les nuages.... je ne le vois plus.”
”Le petit garçon, maître du cerf-volant,

cha

d’Édouard,

immobile

reconnut l’enfant
ques

instants

nom

du

corde,

auquel il
auparavant.

paysan)

dont

11 tira la corde

de

surprise;

cet

Le

tenait dans

force;

et

se

plus
perd

s’approcelui-ci

avait rendu les noix

quelpetit Jacques (c’était
sa

main

l’autre extrémité tenait
avec

faire

'

”Oh! Oh! le cerf-volant

—

la

dans

le fera

—

le

mettriez

que cela?”
”C’est un cerf-volant: tout-à-l’heure le

—

garçon

là-bas

donc

regardez

vous

que

”C’est bien dommage... Oh!

—

sa

présent

ne

un

au

il la tourna

bout de

cerf-volant,

sur un

mor-

•

46
de bois: bientôt le cerf-volant reparut; il des
à petit, et s’abattit dans la prairie. Jaccendit
ceau

petit

courir pour l’aller chercher; et Maques se mit à
Édouard était
dame Dalbon continua sa marche.
si occupé du cerf-volant, et faisait tant de questions
oubliait toute autre chose; mais
ce
—

à

ed

sujet, qu’il
approchant de

”Voilà
cerises?

donner à

—

Ces belles cerises que je gardais pour les
papa? Que je suis fâché de les avoir per-

Je les ai

peut-être

laissées tomber

Voulez-vous

me

en

regar-

permettre d’aller

chercher?”
—

du

mère lui dit:

père qui vient au-devant de nous.”
”Ah! maman, où est donc mon bouquet de

dant le cerf-volant.
les

sa

votre

—

dues!

maison,

la

”Cela

ne se

peut pas,

mon

ami

:

voici l’heure

dîner.”
—

”Maman,”

dez-donc: Jacques

jambes....
stant, je vous
tes

—

”Je le

dit

Édouard, prêt à pleurer, ”regar-

traverse la

prairie,

courant à tou-

Il vient à nous; attendons-le
en

un

in-

prie.”

veux

bien.”

rapporte mes cerises,”
joie.
s’écria Édouard,
”Oui, monsieur,” dit Jacques, tout essoufflé,
car vous
”je suis bien charmé de vous les rapporter,
fus
le
aussi
content
lorsque
que je
me paraissez
cerices
savais
noix:
mes
que
je
vous me rendîtes
avais
les
vous
que je
ses vous appartenaient, parce
mon cerfvues dans la main lorsque vous regardiez
—

”Quel

bonheur ! il

me

sautant de

—

volant.”
—

—

”Je vous fais encore bien des remerciments.”
"Votre obligeance mérite des éloges, mon

47

petit

Jacques,”

je

dant

rendis

êtes

vous

fus lionnéte

été aussi

en

quand

me

ren-

bien fait tous les deux ;
me
conduire de même.”

achevant

en

il

père;
cerises, et

son

de

bouquet

noix;

toujours

veux

de

il l’a

nous avons

Édouard,

—

devant

ses

cerises,

mes

moi, je

et

”Adieu;

Dalbon.

”Maman,” ditÉdouard, ”je

—

lui

dit M

enfant.”

bon

un

me

ces

mots,

l’embrassa,

lui

courut

au-

donna

son

fut heureux toute la
AU

RRULURE

journée.

DOIGT.

soirée, ne pensa qu’au cerfvolant;
pendant que son père écrivait, il lui
”Je suis occupé, mon endemanda du papier.
M.
lui
Dalbon; ”et je n’ai pas le temps
répondit
fant,”

Édouard,

toute la

et

—

songer à votre cerf-volant; restez
Lorsque M. Dalbon eut achevé sa

de

de la

cire

quelle promptitude
la

fondre

le

gouttes

sur

ensuite

avec

la

cire

que
et

prenant

”C’est

à

—

—

cachets
rait

chaleur de

père

son

les

la

en

quelques

et

tète

d’homme,

y trouva la même tète.
”le cachet de la lettre est déjà

il

dit-il!

prit
avec

les presser
cela fut fait, il vit

cachet; quand
portait l’empreinte d’une
cachet,

il

lumière faisait

mettre

éteindre

un

le

et

la
vit

papier,

singulier,”

raffermi
lettres

il

cire:

lettre,

Édouard remarqua

la cacheta.

et

tranquille.”

refroidi....

—

Papa,

avez-vous

d’autres

écrire?”

”Non, mon ami.”
papa! si vous

”0
sur

un

morceau

de

vouliez faire

papier,

cela

quelques
m’amuse-

bien.”
—

”Très volontiers; je

consens

de bon

cœur

à

m’occuper présentement

de vous, parce

vous

que

Nous

n’avez pas été importun lorsque j’écrivais.
allons faire plusieurs cachets: en voici de différents.”
voulez-vous me permettre d’en faire

”Papa,

—

jouer

voir

vous

arrive

jamais

cherai

présent

que

faire

prie, laissez-moi

maman,

un

vous

là, je

êtes

cire

vos

sur

brûlerait.”
Édouard prit

vous

en

cachet.”

fera
"Essayez puisque cela vous
ne
de
sir; toutefois, prenez bien garde
de

point
lumière,

brûliez, comme
âge.”
que je ne tou-

—

tomber

la

feu ni à la lumière quand je serai

au

mais à

seul,

avec

d’enfants de votre

promets,

vous

ni

vous ne vous

beaucoup

à

”Je

—

je n’aime

Dalbon,”

le feu

avec

crains que

je

parce que

cela

dit M me

”Mon ami,

—

à

seul?”

tout

moi

à

un

tant de

plai-

pas laisser

doigts, parce qu’elle

vous

pétulance: sa mère
à ce qu’il faisait;
lui dit encore de prendre garde
de soin, il laissa
il le promit, et cependant, faute
tomber

leur

une

goutte

arracha

lui

la cire

cire

de

un

cri ;

avec

sur

il

se

suivi les conseils de

n’avoir pas
tant bien qu’il souffrait par
tement

ses

larmes,

et

doigt:

son

reprocha

mère; et,

sa

sa faute,
supporta son

dou-

la

alors de

il

sen-

sécha prompmal

avec

cou-

à

son
l’oublia et demanda
un
carecommencer à faire
père la permission de
”et
puis”Je voudrais réussir,” ajouta-t-il,
chet.
si je m’v
êtes
brûlé,
papa,
vous
ne
pas
que vous
avec bien du soin,
prends exactement comme vous,
non
brûlerai
plus.’’
me
pas
je ne

rage;

bientôt

même

il

—

—

”Oui,

mon

ami, essayez; je

vous

sais

bon

I

49
de vouloir

gré

ture:

je

faut
le

vais

s’y prendre

de

montrer de

gardez,

maman,

attention cette
—

mon

bien

pas

aussi

’

j’ai

Je

ne me

brûlé.”
’Vest
à
mère,

suis-je

ami,” répondit

m’en

”Mon

ami, une brûlure
soins, et le succès
courage et votre prudence; que
leçon pour l’avenir!”
—

manqué

de

LA

Édouard oubliait
recommandaient

désir d avoir
ne

fût pas
—

sa

colle et

qu’est-ce

s’y

mal que

puni d’avoir
récompensé votre

vous a
a

cela

vous

serve

de

COLLE.

rarement

la discrétion ;

ses

que

parents lui

aussi, malgré

son

son

vif

père

un.

”Je n’en

de la

—

doit

on

cerf-volant, attendit-il que
occupé pour lui en demander

si

je

pas

un

”mais

vous

J’ai fait

gravé?

assure, maman, que le
fera ressouvenir.”

vous

doigt

au

—”Re-

il lui dit:

triomphant,

merveille; mais n’oubliez pas comment
prendre pour éviter une maladresse.”
—

sur

précautions
merveille, et, s’approchant

à

n’est-ce

fois-ci;

”Oui,

comment il

cette fois-ci toutes les

il réussit

mère d’un air

sa

nouveau

pour allumer la cire et l’étendre

papier.
Édouard prit

nécessaires;

votre mésaven-

malgré

recommencer

vous

vous

ai pas, mon
ami,” lui dit son père;
voulez, je vais vous donner du papier,
quelques petits morceaux de bois, et

montrerai

comment il

”Oh! cela

me

que c’est que

faut

s’y prendre.”
plaisir; mais

fera bien du
de

la colle?

Où

verons-nous?”
4

en

trou-

oO
"Venez

—

moi à la

Édouard précéda

—

cuisinière eut commencé
de

regarda

ses

”C’est de la

—

”D’où cela
et

champs,

chemin;

lorsque
colle, il

et

de la

la
la

cette
que c’est donc que
sa main, et
dans
prend

farine; vous pouvez
vient-il, maman?”

en

goûter.”

le blé que vous avez vu dans les
pourriez vous souvenir que je vous

”On la fait

—

courant, il

en

yeux.

blanche que Louise
jette dans l’eau?”

—

mère

à faire

"Maman, qu’est-ce

—

poudre
qu’elle

tous

sa

moitié

à

chercher

la

dit M me Dal-

cuisine,”

à Louise.”

ferai faire

bon; ”j’en
revint

avec

vous

avec

lequel on fait la farine.”
”Et comment se fait-elle, maman ?”
”On broie le blé dans un moulin; mais je
ne veux pas vous expliquer à présent par quel moyen
cela s’opère; vous le comprendrez mieux lorsque vous

ai montré le

petit grain

avec

—

■—

verrez

un

—

—

”Cela

en

se

ne

peut

pas,

suite,

mon

tout de suite.”

ami:

d’ailleurs

ici' pour voir faire de la colle, et l’on
doit pas s’occuper de deux choses à la fois.”
—

”Maman,

La voilà bien
—

tenant

disse

la colle bout à gros bouillons

épaisse.”

”C’est signe qu’elle

la mettre

la

sur

plus vite; ensuite
LE

”Papa,
de

voir un tout de

êtes

vous
ne

moulin.”

”Je voudrais

me

voici la

montrer

est

faite:

fenêtre pour

nous

la

on

va

qu’elle

porterons à

votre

main-

refroi-

père.”

CHARPENTIER.

colle; voulez-vous

comment il faut

avoir la bonté

s’en servir?”

51

”Je

ne le puis pas, mon
ami; parce qu’il
deux
morceaux de bois absolument némanque
cessaires; mais je vais aller chez mon charpentier,
—

me

auquel j’ai

à

parler,

et

je rapporterai

ce

besoin pour faire le cerf-volant.
venir avec moi?”

dont

nous

Voulez-vous

avons

”Oui, assurément papa, cela me fera une
jolie promenade.”
Le charpentier demeurait dans un village situé
—

à

quart de lieue de la maison: on y allait par
grand chemin; et Édouard se mit gaiement en

un

le

Au moment

route.

dez donc

ces

charrette:

sur une

il s’écria

d’arriver,

hommes

mettent

qui

qu’est-ce qu’ils

”Papa,

:

un

en

grand

regararbre

veulent faire?”

”Ils vont le porter chez un scieur de
pour qu’il en fasse des planches.’’
”Oh! que c’est curieux! Je voudrais
—

—

bois,
bien

scie.”
”C’est très facilfe: le scieur demeure préciNous y voici: arrésèment à l’entrée du village.
maître
tons-nous.
Rémy; faites-moi le
Bonjour,
voir

une

—

plaisir

de scier

et laissez-le

un

morceau

de bois devant

mon

fils ;

examiner votre scie.”

Rémy ; ”cela
qui aiment
toujours plaisir
mon
à apprendre.
petit monsieur, je
Regardez bien,
vais achever de scier cette planche; et j’irai doucernent pour que vous puissiez mieux l’examiner.”
”De tout

—

me

mon

coeur,”

dit maître

de voir des enfants

fait

—

”Je

—

”Vous

toutes les

vous

remercie.”

voyez, mon fils,” dit M. Dalbon, ”que
petites dents aiguës de la scie séparent
4

*

52

deux, à mesure qu’on fait aller la scie
en arrière.”
”Oui, oui, papa, je comprends; et à mesure
dans le bois, elle fait tomber une pouentre
qu’elle

le bois
en

en

avant et
—

jaune.”

dre

”Papa, je

—

une

de la sciure de bois.”
voudrais bien voir scier encore

”Cela s’appelle

—

planche.”

ne se peut pas, mon ami, j’ai à
reviendrons un autre jour.”
”Oh papa !” s’écria Édouard, quand il fut à
du
”que je suis content! On

”Cela

—

faire;

nous

—

charpentier;
boutique.”
”Souvenez-vous, mon fds, qu’icivous n’étes
à aucun
plus chez vous, et qu’il ne faut toucher
du
la
sans
outil
charpentier.”
permission
”Oui, oui, papa ; je me conduirai ici comme
dans le beau jardin, où je ne touchai ni aux fleurs,

la

porte

travaille dans la
—

—

ni

aux

cerises.”

Le

charpentier

marteau,

clous,

des

fit voir à l’enfant un rabot, un
etc., etc., et lui dit qu'il se ser-

morvait du rabot pour unir et polir les différents
les
joignait l’un
ceaux de bois qu’il employait; qu’il
ensemble
tenir
les
faisait
et
par le moyen
à

l’autre,

des clous

demanda

qu’il enfonçait
avec

avec

le marteau.

instance à faire entrer

un

Édouard
clou dans

d’y parvenir, il se
avoua qu’il avait
cogna plusieurs fois les doigts,
le voyant faire.
en
facile
cru la chose beaucoup plus
lui répondit:
et
Le charpentier sourit de cette naïveté,
bien
été
”Oh! monsieur, j’ai
long-temps à
un

morceau

de

bois;

mais avant

et

—

apprendre

mon

métier;

et la

première

fois

qu’on

me

confia

marteau, je

un

m’en servis

ne

pas mieux

que vous.”

"Peut-être apprendrai-je aussi avec le temps
Mais, papa, je vous en prie, n’oubliez

—

ce

métier.

pas que

êtes

vous

venu

chercher

ce

qu’il

fallait pour

cerf-volant.”
”C’est juste,” réponditM.Dalbon; "voilà préci-

mon

—

sèment les deux
moi

parler

petits

morceaux

Maintenant allez

besoin.

avons

de

mes

nous

amuser, et laissez-

affaires.

CHEVAL

LE

de bois dont

vous

ÉCHAPPÉ.

Édouard

se
retira auprès de la fenêtre, qu’il
attentivement, parce qu’il trouva les carreaux
vitres
de
beaucoup plus petits que ceux des
fenêtres de son père.
Tout-à-coup il fut distrait par
il était
un cheval qui galopait sur la grande route:

examina

Il s’arsellé et bridé; mais personne ne le suivait.
rèta devant la maison du charpentier; et, après avoir

brouté

l’herbe

tourna dans

du fossé, il
disparut. M. Dalaffaires, appela son fils, et

instant

un

ruelle à

une

sur

droite,

le bord

et

bon ayant terminé ses
tous deux se mirent en marche pour retourner chez
A peu près à moitié chemin, ils furent
eux.
—

accostés par
et

le

front

un

homme tout couvert

dégouttant

s’ils n’avaient pas

vu

de

sueur, qui

passer

un

de

poussière,

leur demanda

cheval.

M.

Dal-

que non; mais Édouard s’écria:
"Je l'ai vu, je l’ai vu, monsieur; il a passé
devant moi lorsque j’étais à la fenêtre du charpentier: il avait une selle, une bride, et il a tourné

bon

répondit
—

dans

la

petite

rue

à

droite."

54
”Je

—

infiniment,

remercie

vous

mon

petit

mon-

eheaprès
l’étranger; ”je
bienl’aurai
val; et, grâce à vos renseignements, je
C’est un animal fort doux; mais dès
tôt rattrapé.
la bride, il s’en va touque je ne le tiens plus par
me
jours en avant : voilà trois ou quatre fois qu’il
mes
tous
joue le même tour. Recevez de nouveau

sieur,”

vais courir

dit

mon

remercîmenls.”

Édouard après avoir marché quel: ”cette montagne est bien plus
que temps en silence
me
fatigante à monter qu’à descendre; les jambes
font bien mal, et je ne sais pas comment je pour-

”Papa,”

—

rais

jusqu’au bout.”

arriver

"Arrêtons-nous

—

mieux

après

vous

monté

vient à nous,

’’Je .vous

—-

l’étranger
que

si

et

fut

qu’il

se

trouva seul

renseignements

vous

père

vous

Édouard descendit

sance.

étranger qui

cheval.”

Vous voyez que

Mais

moi,
montagne.”
Cette proposition

et dès

”des

monsieur votre

mettrai devant
la

marcherez

remercie, charmant enfant,” s’écria

cheval.

mon

fatigué;

son

m’avez donnés.

vous

vous

voilà cet

papa:

sur

s’arrêtant,

en

instant;

un

reposé.”

être

"Regardez donc,

—

trouvé

dit

paraissez
permet, je

me

le

conduirai

au

acceptée avec
tout près de

avec son

exacts

j’ai

père,

re-

bien
vous

haut de

reconnaischez

il s’écria:

lui,
—

je suis bien aise d’avoir vu ce cheval, et
qu’il prenait ! Sans cela, ce voyageur ne
chemins à
pas retrouvé, puisqu’il y a trois

”Oh! que
le chemin

l’aurait
cet

endroit.”
—

”Ceci

vous

prouve,

mon

ami,

qu’il

est très

utile de bien

et de

observer,

rapporter

les faits

exac-

voulez

dire,

tement.”
”Je n’entends pas

—

ce

vous

que

papa.”
”Je

—

si

je

dre à

plus

plaisir,

ami,

mon

vous

un

tard.”

”Eh

—

mes

seul

avec

le laisser comprenpeu plus tôt ou un peu

pas mieux

tout

vous

l’expliquerais

vous

n’aimais

papa, maintenant que

bien,

de retour de la

promenade,

voulez-vous

pas encore,

et

qu’on

fassions

nous

que

nous

som-

dîne

ne

le cerf-

volant?”
Dalbon

M.

tôt achevé:
ensuite
son

à

mit

se

l’ouvrage. Il eut bienpendant le dîner’
le jardin pour faire partir

laissa sécher la colle

on

Édouard fut

cerf-volant.

dans

rait par intervalle;
faisait des cris de

un

doux

joie

en

zéphir l’agitait,
voyant

par la fenêtre le cerf-volant.
voltiger dans l’air, il tira la

s’abattit

Édouard

haut; le soleil l’éclai-

Il s’éleva très

sa

et

mère

Après l’avoir bien laissé
corde, et le cerf-volant

gazon, où il arriva sain et sauf.
le rapporta à la maison, et l’enferma soi-

sur

le

gneusement,

afin de s’en

I.E

LA

CHAMP,

amuser

FERME

ET

un

LA

autre

pain
—

meilleur

”]1

est

qu’à

jour.

GRANGE.

”Maman,” dit un jourÉdouard, ”je trouve
mon

Édouard
regarder

ce

matin

l’ordinaire.”

peut-être

tout

frais,” répondit

M me

Dalbon.
—

—

”Qu’entendez-vous, maman, par du pain frais?”
"J’entends du

pain

nouvellement fait.”

56
”Maman,

—•

m’avez

vous

dit

qu’on

faisait le

farine, et la farine avec du blé;
mais vous rappelez-vous que vous m’aviez promis de
me montrer du
blé, dans une de nos promenades?”
pain

”Je

—

fait

voir

champ

que de tenir
dans

temps superbe; allons

un

moissonneurs.”

les

”Qu’est-ce

—

pas mieux

demande

ne

il

parole:

ma

le

de la

avec

que c’est que des

moissonneurs,

maman?”

”Mon ami, ce sont ceux qui coupent les
grains: tenez, regardez à droite du champ, le blé
est abattu, et de ce côté-ci il est encore sur pied.”
—

”Ah! je

—•

blé

par

maman; les moissonavec ce crochet

terre

qu’ils tiennent à la main.”
”Ce crochet s’appelle une faucille; ils metblé par petites poignées sur les sillons, afin
grain sèche et jaunisse, et ces petites poibrillant

et

pointu

comprends,
le

renversent

neurs

—

le

tent

que le

gnées s’appellent
les

javelles

par

des

et

paquets,

Ils

attachent ensuite

paquets, qu’ils pla-

ces

égale distance les
champ,
des
gerbes. Il laissent
autres, s’appellent
ces
gerbes jusqu’à ce qu’ils les porchamp
à

droit dans le

cent tout

des

uns

le

sur

tent dans la grange.

Tous
sont

pelle

venus

sur

une

un

à côté les

seule tige,

et

brin de blé....
uns

cette

des

autres,

tige s’ap-

épi.”

un

—

Donnez-moi

grains, rangés

ces

—

”Oh!
Le

d’Édouard
lé

javelles.

maman,

maître

je

c'est

joli!”

moissonneurs

s’approcha

”Mon petit monsieur, soyez
n’ai point oublié que les bons ren-

et lui dit:

bien venu;

comme

des
—

57

seignements
ver

que

vous me

donnâtes,

me

firent retrou-

cheval.”

mon

”Oh! je

—

s’écria

Édouard,

”c’est

vous

vous

reconnais, je

vous

reconnais,”

ayant fixement regardé le fermier;

qui m’avez

fait monter la

montagne

si

commodément.”

"Madame,”

—

M

rae

Dalbon, ”vous

ferme est
cette

à

un

maison

le fermier

dit
avez

là

un

pas d’ici ; tenez,
vous

que

en

s’adressant

aimable

enfant:

à
ma

'c’est précisément

apercevez à moitié cachée
vouliez me faire l’honneur

Si vous
par les arbres.
de venir vous reposer dans mon humble
demeure,
monsieur votre fils aurait le plaisir de voir battre
du

blé.”

dit

M me Dalbon accepta la proposition, et se renà la ferme, qu’elle trouva nouvellement blanchie

propre. Une grande quantité de Heurs
jardin potager. En le traversant, elle
fit connaître à son fils les haricots, les choux, les
laitues; ensuite ils entrèrent dans une grande cour
remplie de volailles de toute espèce. Édouard, un
peu effrayé des différents cris de ces animaux, se
et

parfaitement

entouraient le

contre

pressa

les

poules,

sa

mère,

canards

et

et

celle-ci lui dit que les
ne faisaient jamais

les oies

de mal.

Enfin, ils arrivèrent à la grange; elle avait
peu près la forme d’une chambre, les murs
n’étaient point lambrissés, mais bien récrépis, le sol

à

était

fortement

battu, et quatre paysans frapUs
coups le blé étendu par terre.
faisaient tant de bruit qu’on ne pouvait s’entendre,
en

paient

et que
se

à

grands

Édouard

rassura

eut peur un instant; .peu à
peu il
et s'amusa à voir travailler.

dit

fermier

Le

—

le bâton

s’arrêter,

de

ouvriers

aux

Édouard

montra à

et il

dont

ser-

se

on

vait pour battre le blé: ”il s’appelle un fléau,” ajouta”
de
t-il; c’est comme vous voyez, deux morceaux
l’auà
l’un
attachés
bois ronds, d’égale grandeur,
une lanière de cuir.
tre
Regardez maintenant
par
le blé étendu

par terre: le fléau l’a

séparé

la

de

paille.”
comprends

”Je

—

blé fait-il du
—

”Ah!

d’abord
—

car

dit le

opérations

avant

portera

moulin

je

fermier,

bien voir

du

ce

en-

pain ;

pour le moudre.”
un

comprends pas comment
ami,” répondit sa mère,

”Mon

cela aller

”il faut

d’en faire

on

ne

—

au

”Je voudrais

—

maman

le

on

mais comment

bien;

pain?”
monsieur,”

bien des

core

très

moulin, maman,
peut moudre.”
”il faudrait pour

moulin.”

au

”Ne pouvons-nous

pas y aller tout de

suite,

?”

’’ll

vaut

père puisse
cations qu’il

vous

—

beaucoup mieux attendre
y conduire, parce que

donnera seront meilleures que les
aujourd’hui, bornons ici notre pro-

vous

miennes: pour
menade; remerciez le fermier de
vous, et retournons

à la

LE

à

voir le

sa

complaisance pour

maison.”
LIN.

"Maman,” dit Édouard
tant amusé

que votre
les expli-

à M mc

rouet

de

Dalbon,

’’je me

Marguerite:

à

suis

quoi

s’en sert-elle?”
—

"Elle

s’en sert pour faire du

fil”, répondit

59

Dalbon, ”et la matière qu’elle emploie, provient
qu’on appelle lin: l’été dernier, lorsnous
nous promenions dans les
champs, vous
souvent remarqué la jolie fleur bleue de cette

M mc

d’une plante
que
avez

plante.”
—

rappelle,

—

mais

maman;

le fil que

vois

je

je

sur

com-

ne

ce

rouet,

petite plante verte à fleur bleue.”
ami, je vous le ferai voir lorsque

la

de

venir

peut

le

me

pas comment

prends

”Mon

trouverai l’occasion.”

j’en

—

voulez

”Ma bonne dame,” dit Marguerite, ”si

peine
mienne,

la

côté de

petite maipréciséy conduirai,

voisine

ma

du

lin; je

bien,

bonne

occupée à rouir
le permettez.”

ment

vous

d’entrer dans cette

la

prendre

son, à
si

”Je

est

vous

vous

—

”Je

le

dez, Édouard,
chant d’un
—

veux

que cette

ce

de bois très

morceau

c’est

"Maman,

Marguerite;

femme bat
et

jaune

avec

regarle tran-

mince.”
comme

sec

de la

paille.”
—

le

dure

de

que

—

les

car

il

bat,

en

lin ;
de

sort

la

deviendra aussi douce

elle

toucher,
cheveux

voyez qu’à
poussière et
plante que vous

vous

blonds.”

"Maman, le lin que je vis l’été dernier dans
avait

de

longues tiges, vertes,

bleues; celui-ci est donc d’une
est

—

lorsque

au

beaux

champs,

fleurs

il

à force de battre cette

des ordures:
trouvez

c’est du

”Mon ami,

qu’on

mesure

autre

et

des

espèce,

jaune?”

”Non,

mon

fils, c’est

la même

les fleurs commencent à

les tiges vertes

ensemble,

par

espèce; mais
flétrir, on attache
petits paquets, et on
se

60
les met

tremper

dans

l’eau, quinze jours.
verte

Pendant

de la

tige
temps, l’enveloppe
partie fibreuse reste; alors on détache
tous les petits paquets, on les étend devant le feu
pour les faire sécher, ce qui est l’affaire de peu
de jours, et ensuite on rouit le lin comme vous
de

cet espace

pourrit,

le

et la

voyez.”

”Je comprends fort bien, maman; mais que
auprès de la fenêtre cette femme, qui met
devant elle deux morceaux de bois qui ont de peütes pointes de fer?”
”Elle va peigner le lin, mon ami ; tenez, la
voilà à l’ouvrage; regardez-la: elle passe et repasse
plusieurs fois le lin sur le peigne, et à mesure
qu’elle le démêle, il devient plus doux.”
—

va

faire

—

—

peignait

"Maman,
des

c'est absolument

comme

si

l’on

près cependant
je veux
cheveux,
lieu de passer le peigne

la différence

cheveux, à

que cette femme passe les
dire, le lin sur le peigne, au

dedans.”
—

et

que

"Remarquez,
des

l’un

mon

deux

fils, qu’il y a
a

deux

dents

des

peignes,
beaucoup

plus fines; lorsque le lin a passé par ce dernier,
il n’est plus embrouillé, et il devient parfaitement
doux, tel que vous l’avez vu sur la quenouille de
Marguerite; retournons maintenant auprès d’elle, et
vous

la
—

guerite,

verrez

”Vous
de

voisine; j’ai
nant

filer du fil
eu

avez

conseiller
vu

rouir

je comprends

ce

à
et

que

avec
une

maman

peigner
vous

le lin.”

bien bonne
d’aller
du

faites.

lin,

idée,

Mar-

chez votre
et mainte-

Cela m’amuse

Il est bien
beaucoup de vous voir faire du fil
votre
rouet!”....
joli
”Mon beau monsieur,” répliqua Marguerite,
"vous avez envie d’essayer, je crois ; tenez, tenez,
voilà mon rouet.”
—•

”j’accepte

—

tout

mon

joie, et je vous remercie de
cependant, c’est peut-être plus
car
l’imagine;
je me rap-

avec

cœur;

difficile que

je

ne

pelle que je n’ai pu raboter avec le rabot du charpentier, quoique cela me parut bien facile en le
voyant faire.

Oh!

j’ai

Dieu!

mon

"Donnez, je

—

cassé

le

fil.”

vais le raccommoder.... Le

voilà

bon

train.... pas comme cela.... je conduirai
votre main.... Vous y voilà ;.... à merveille, vous
filez aussi bien que moi.”
en

"Bien

—

"voilà

votre

obligé,”

dit

rouet....

filé du tout.... Allons

Édouard

mais
nous

d’un air

honteux,

je sais que je n’ai pas
retourner à la maison,

maman !
—

”Vous

abeilles?” dit

voulez donc pas voir travailler les

ne

mère.

sa

”Ah! je n’y pensais plus; le

—

fait oublier.... Au
à

beaucoup

”Ce

—

qu’il

est

guerite,

surplus, je
présent.”

un

et

sera

peu

pour

une

autre

sans

fois,

mêles

a

soucie pas

d’autant

dites adieu

tard; ainsi,

à

plus
Mar-

partons.”

Édouard marcha quelques
mère

lin

m’en

ne

rien

lui dit: ”vous

dire.
êtes

instants

auprès de

sa

C’est pourquoi M me Dalbon
bien

grave

et

bien

silencieux,

Édouard ?”
—

”Maman,

c’est que

je

ne

suis

pas content:

62

Marguerite m’a dit que je filais
qu’elle; je sais que cela n'est pas possible.

la vieille
donc

une

flatteuse

comme

après m’avoir fait des
un importun

qui,

dire que j’étais
je ne sais pas
pense

jamais

—

”On

compliments,
et

boutique,
se

mit

de

cela,

car

cœur

à

Mais

bavard....

un

je n’y

gros.... Mais
que cette femme file

avoir le

que fait-on du fil
”
lin ?

—

Elle est

dame de la

pourquoi je parle

sans

man,
du

cette

aussi bien

ma-

avec

fait de la toile.”

en

”Maman,

comment

ce

fil brun fait-il de la

toile blanche?”
—

”Mon

différentes

ami,

le fait blanchir

on

préparations

que

soleil, après
puis vous explijeune
trop
pour compren-

je

au

ne

quer, parce que vous êtes
dre ce que je vous dirais.”
—

ment

”Et pouvez-vous m’expliquer, maman,
fait de la toile?”

com-

le fil

—

”Non,

plus grand,
rand, où vous
—

”Oh!

enfant; mais lorsque vous
père vous mènera chez un

mon

votre

verrez

faire de la toile

qu’il

maman,

me

sur un

serez

tisse-

métier.”

tarde d’ètre

plus

grand !”
LA

LAITERIE.

petite fille, faisait grande
disait, et n’oubliait point
qu’on
lisait fort bien, cousait
Elle
ce
qu’elle apprenait.
sachant
et
s’occuper, elle n’importupassablement,
nait jamais personne: elle travaillait pour elle ou
pour son frère, et regardait comme une très grande
Nathalie,

attention à

ce

très bonne
lui

63

récompense la permission de faire quelque chose pour
me
de Valbrun lui
son
père ou pour sa mère. M
un
étui pour serdé
à
un
donné
avait
coudre,
joli
une
charmante
et
son
ses
rer
fil,
petite'
aiguilles
paire de ciseaux, et un sac à ouvrage pour enfermer tout
cela; elle reçut de son père un joli petit
livre rouge, contenant des fables à apprendre, de
petits contes pour l’amuser; et Nathalie, avec son
livre, son ouvrage et sa poupée, ne s’ennuyait nulle
part.
heure

son

avec

à

frère;

mère,

sa

une

une

demi-

et

heure,

porta

son

un

sur
ou-

bien.

lui demandant s’il était

en

très bien pour

”Oui,
me
pondit M

joua

ensuite elle vint s’asseoir

travailla

tabouret,

son

vrage

elle

déjeuné,

eut

Lorsqu’elle

ans,” réplaisir que

enfant de six
vois

Valbrun; ”je
corrigée des défauts que je vous reprochai hier; vos points sont mieux rangés, votre ourlet est plus égal: venez, que je vous embrasse.
Maintenant, pliez votre ouvrage, mettez votre sac à
et dites-moi ce que vous préférez, d’aller
sa place,
vous vous

faire
à

la

un

de

avec

êtes

tour dans le

jardin,

ou

de venir

avec

moi

laiterie?”

”j’aime mille fois mieux aller

—

avec

vous,

maman.”
—

serez
vous

”Eh bien !

assez

suivez-moi,

discrète pour

ne

regarderez attentivement
Nathalie,

en

entrant

à condition que vous
rien, et que

toucher à
tout

dans la

ce

que l’on fera.”

laiterie,

fut éton-

cette

petite pièce, située
née de
et garnie tout
de
pierres,
grandes
au nord,
pavée
la

autour

fraîcheur de

de tablettes

de

marbre;

il y avait

sur

les

tablettes
de

plis
chargée

pots de

de

nombre

grand

un

Valbrun

M me de

lait.

terre

la

appela

rem-

servante,

soigner la laiterie; elle la félicita de
propreté qu’elle y entretenait, et lui dit
Cette fille alors prit un grand
de lever la crème.
et allant d’un pot à
vase et une cuillère de bois,
enleva
elle
l’autre,
légèrement toute la crème de
de

l’extrême

la

et

dessus,

le

mit dans

vase

qu’elle

Dès

tenait.

M me de Valbrun

fut

sorque
opération
faite,
lit pour aller se promener: —”Maman,” lui dit Na-

cette

thalie, ”je

crois

ner, cette

crème

qu’on

vous

prise

à

votre

déjeû-

des

pots;

le lait

donne,

au-dessus

Voulez-

de dessous m’a paru bien clair et bien bleu.
vous avoir la bonté de me dire ce qu’on

en

peut

faire?”

”Très volontiers, ma chère petite ; je réponds
plaisir à vos questions, parce que vous
toujours
m’écoutez attentivement, et que vous n’oubliez point
—

avec

ce

je

que

nous

votre

apprends.”

vous

”Vous

—

savez

le

donnent

déjeuner:

lait
tous

ce

que

sont

les vaches

vous

prenez
que
les jours, matin et

qui

souvent

soir,

à

vous

de lait;
seau
voyez la servante apporter un grand
elle
ensuite
vaches:
les
de
traire
vient
alors
elle
on
laisse
un
le
où
dans
des
ce
lait
verse
terrines,
ou

deux

attention

temps,
est
en

caution,

rien

que
la crème

plus
veut

jours, plus

ou

se

moins

faire,
comme

on

ou

ne

moins,

puisse l’agiter.

faisant

grande

Pendant

ce

forme au-dessus, et lorsqu’elle
épaisse, suivant l’usage qu’on

la lève

vous

en

venez

avec

beaucoup

de

pré-

de le voir tout à l’heure.

63
”C’est pour votre déjeûner, n’est-ce pas, maman ?”
"Non, ma chère amie : celle que je prends ce

—

—

est de la

matin,

veille; celle que vous avez vu lever,
jours: on doit en faire du beurre. La
servante la battra à peu près trois
quarts-d’heure
avec un morceau de
bois; cette crème épaissira insensiblement, et, à force de la battre, le petit-lait
finira par se séparer de la partie grosse: on ôtera le
petit-lait, on passera le beurre dans plusieurs eaux
fraîches, et, lorsqu’il n’y restera plus de petit-lait,
on
arrangera le beurre en billes, pour le mettre sur
la table.
Je vous promets, si vous êtes bien
sage
toute la journée, de vous mener demain voir faire
avait

deux

beurre.”

le

”Je

—

Mais

l’on fait de

tout

ce

"Lorsqu’il

—

personnes
faire des

graisser,
ture

remercie, maman; cela m’amusera
dites-moi, je vous prie, ce que

vous

beaucoup.

caillé, c’est-à-dire pris, quelques
mangent volontiers; on peut aussi en

en

fromages;
lait

ce

écrémé?”

lait

est

pour eux.”
”Et le

—

et si l’on

caillé

est

petit-lait,

a

une

on

le

des cochons à

en-

fort

bonne nourri-

jette;

n’est-ce pas,

maman?’’
”Mon

—

enfant,

c’est

une

boisson

rafral-

très

que l’on prescrit quelquefois aux malaet que bien des personnes prennent, par pré-

chissante,
des,

caution,
—

le

pas

lait;

au

printemps.”

”Oh!
nous

que

de bonnes choses

devons bien aimer les

on

fait

vaches,

avec

n’est-il

vrai, maman?”
—

”Oui,

ma

fille, mais

nous

avons

5

encore

le

66

brebis,

lait de

qui

nous

premiers,

d’ânesse est
nés

qui
—

le lait de chèvre et le lait

très bon

un

ont mal à

”Cela

l’âne,

animal

un

coup de service à
Quand
que rien.
que

ges

tout comme

excellent;
et

l’homme,
vous

sans

rez

LES

person-

poitrine.”

rien d’inutile dans la

a

enfant: l’âne est

nous

pour les

remède

parait singulier, maman; je croyais
n’était
que je vois dans la prairie,

”11 n’y

tenant;

la

me

que cette ânesse
bonne à rien?”
—

d’ànesse,

sont d’une grande ressource: avec les deux
d’excellents fromages, et le lait
on fait

un

nous

BRIQUES

serez

être fort

ET

plus grande, vous verbeau, a ses avantaRentrons main-

M. de Yalbrun sortit

promenées.”

assez

FER

LE

un

DU

CHEVAL.

matin, après
et il

jeûner,

mon

nourrit de pres-

se

autre animal.
sommes

nature,

il rend beau-

emmena

le

dé-

son

fils

pour se promener,
Bientôt ils arrivèrent dans un champ où
avec lui.
à la main, sorplusieurs ouvriers, une pelle de bois
arrotaient de la terre d’un grand trou; d’autres
saient cette terre, que l’on divisait ensuite par petites
égales, toutes de la même forme.

portions
”Qu’est-ce que
—

font donc

demanda Ferdinand?
”Mon ami, ils font des
—

vrir et bâtir des

ces

hommes, papa,”

briques

pour

cou-

maisons.”

bien différentes des
papa, elles sont
et
autres; celles-ci sont molles et presque jaunes,
—

”Mais,

67
les

du

briques

petit

toit des

lapins

sont

dures

et

rouges?”
Au

—

moment

Ferdinand

pondre,

où M.

de Valbrun

allait ré-

s’approcha d’une pile de briques;
trois, qu’il laissa maladroitement

il en prit deux ou
tomber, et, en voulant les ramasser, il renversa la
pile entière.
L’ouvrier, de fort mauvaise humeur,
lui dit qu’il le priait de vouloir bien payer les briFerdinand témoigna ses regrets, en
ques cassées.
assurant qu’il ne croyait pas mal faire en touchant
à

briques.

ces

est

il est clair que

travail,

moins de

briques à

bonté de

père,

son
—

que
mais

mage,

tout

Ferdinand,
le priant

en

”Voilà

de

ce

toucher à

comme ce
ce

j’aurai moins de pain
ainsi, monsieur,

vendre:

payer celles que

me

Le pauvre
de

n’en

moins vrai que vous les avez cassées;
je suis un homme pauvre qui vit de

pas

comme

la

m’importe,” reprit l’ouvrier; ”il

”Peu

—•

n’est

que
ce

vous avez

si

et,
son

j’ai

ayez

brisées.”

déconcerté, s’approcha

de payer l’ouvrier.
c’est,” dit M. de Valbrun,

qui

ne

vous

appartient

n’est pas moi qui ai causé le
pas à moi de le réparer.”

L’ouvrier, se radoucissant en voyant l’air
tristé de Ferdinand, lui dit: ”ne vous affligez

pas;
dom-

con-

pas,

petit monsieur, si vous voulez me promettre
de réparer, dans un temps ou dans un autre, le
tort que vous venez de me faire, je me contenterai aujourd’hui de votre parole.”
Ferdinand le lui promit, et son père et lui
A l’entrée du village,
continuèrent leur promenade.
mon

il survint

une

petite pluie,

et M. de

Valbrun s’ar5

*

68
rèta
un

le

sous

fermier

suite

hangar
vint

fer

un

au

d’un

forgeron. L’instant après,

demander

pied

de

que

son

cheval, qui venait
et courait

distance,
perdre à peu
de devenir boiteux s’il rencontrait
de

le

son

tout

mit

l’on

une

le

de
de

risque

pierre

dans

chemin.
”Je suis bien

fâché, je n’ai pas de feren
d’en
la
et
personne que j’ai chargée
ce moment;
ce soir.”
ne
reviendra
voisine
que
rapporter de la ville
reprit le fermier, ”en pour—-

"Peut-être,”

—

trouver

riez-vous

convenable dans

un

vos

vieilles

ferrailles.”
—

puisque
quoi ne

”Je n’en ai auoun,” dit le forgeron ; "mais
loin d’ici, pourvous ne l’avez pas perdu
sur la grande route ?”
le chercheriez-vous pas
tout bas à

Ferdinand dit alors

croyait

avoir aperçu le

fer du cheval

son
sur

père qu’il
le

chemin,

le fermier à attendre un
et M. de Valbrun engagea
fussent de retour. Eflui
son fils et
moment

que

Ferdinand
fectivement, après quelques recherches,
il
le
rapporta en coutrouva le fer, et triomphant
rant.

remercîments, et le
"Assurément,” ajouta le forge-

Le fermier lui dit mille

combia d’éloges.
il serait à souun bien aimable enfant:
ron, ”c’est
aussi obligeants. Malheureuhaiter que tous fussent
sur le fer, car
a passé
sement quelque charrette
cela sera bientôt réparé.”
il est tout faussé; mais
il fit aller un gros soufEn achevant ces mots,
imitait le rugissement d’une
flet,’ dont le sifflement
et le forgeron mit
bête féroce; le charbon rougit,
il
devint aussi rouge
le fer dans le feu, où bientôt
il
retira le fer avec
le charbon embrasé : alors
—

—

que

69
les

pincettes; le

bien

fort
—

avec

pesant

"Vous voyez,

le fer

'que

rougi

au

l’enclume,

sur

posa

un

et

le

frappa

marteau.

mon

dit M. de

fils,”

feu devient

maniable,

Valbrun,
et

qu’on

donne alors la forme que l’on veut.”
"Oui, papa; je ne me doutais pas de

lui

—

et

je

suis

bien charmé

cela,

de le savoir.”

Ferdinand avait

grande envie de toucher le fer
battre; heureusement pour lui, se
rappelant l’aventure des briques, il ne céda point à
son
désir, et au même instant un petit garçon, à
peu près de son âge, entra dans la boutique, et,
voyant le fer du cheval à sa portée, il y porta la

qu’on

venait de

main

avant

qu’on

eût

le

temps

de

l’avertir

du

danger; mais aussitôt il poussa un cri, en disant
qu’il s’était brûlé.
”Tans pis pour vous,” répondit le forgeron.
"Pourquoi venez-vous ici, comme un fainéant déranger
ceux
qui sont occupés, et toucher à des choses
qui ne vous appartiennent pas ? En achevant ces
mots, il le mit à la porte. Le petit garçon s’éloigna en pleurant et murmurant d’être aussi mal
—

traité.”
Le

forgeron

Ferdinand n’avait
il

se

hâta ensuite de ferrer le cheval.

jamais

vu

faire

cette

opération,

s’étonna

signe
dans

de

le
—

que ce pauvre animal ne donnât
douleur lorsqu’on lui enfonçait des

—

clous

pied.

”Mon.fils,”

fait-on mal
—

et

aucun

lui dit M.

de

Valbrun, "vous

coupant les

ongles?”
”Non, papa, pas du tout.”
”Eh bien, on n’en fait pas davantage
en

vous

à

ce

70
cheval

ferrant;

le

en

sabot est de corne, comme
de chair,

son

partie n’ayant point

cette

et

vos

ongles,

est

insensible à la douleur.”
Le

et

le

forgeron
montra

sieur,”
ongles

à

coupa un petit
Ferdinand:

dit-il, ”c’est

lui

des

hommes,

il

rogner la corne des chevaux.”
M. de Valbrun s’apercevant
retourna chez lui avec son fils.
le

Apres
et

elle

à

son

frère

long-temps

”Qu’est-ce qui
son

mon-

tard, s’en
au

qu’il
plainte

avait

arrivé?”

dit

de

jardin,
fait le

ce

qu’il

un

jour

absent.

L

-—

était

ce

s’était

matin, ajoutant qu’elle

M. Dalbon à

qu’il

dîner, Nathalie fut s’amuser

demanda

était si

"Voyez-vous,

comparaison, comme les
faut quelquefois aussi

sans

car

de corne,

morceau

—

'ARGENT.
est

vous

"vous

fils ;

l’air bien rêveur.”

avez

”C’est que je pense à

l’argent, papa,”

ré-

pondit Édouard.
—

—

”A propos de quoi vous en occupez-vous?”
”J’ai remarqué le transport de joie de Fan-

chette, lorsque
blanche; et je
tant

ui

dit

sa

fâché,

suis

l’argent.”
"Pourquoi
—

lui

maman

en

donné

a

qu’on

êtes-vous

une

pièce

ait l’air d’aimer

fâché,

mon

ami?”

mère.

qu’on est
point d’argent, je n’en
semble

avare

alors ; et moi, qui n’ai
rien.”
pas: il ne me serait bon à

désire

—

—

"Parce

"Par la

qu’il

me

raison,” répondit

M.

Dalbon, "que

71
mère

votre

étiez

vous
vous

des

pourvoit
chargé de

tous

des balles et des

souliers,

besoins:

vos

mais

si

entretenir, comment feriezprocurer, sans argent, un habit,

vous

pour

à

vous

joujoux?”

"Je n’ai pas réfléchi sur
cela, papa. D’aun
petit enfant comme moi n’est jamais

—

bord,

de

chargé
des

s’entretenir;

si j’étais grand, j’aurais
foin,
paille, des boeufs et
d’autres animaux, et je changerais un boeuf,
une
exemple, pour un habit
poule pour
du

terres,

bien

et

de la

par
des souliers.”

"Vous

—

trois

.

ne

quatre

ou

d’emporter

suivre

de tous

Et n’est-il
dans

sa

qu’il

”Vous

faut

avez

aimer

"Aimer

raison,

les

objets qu’on

pas mille fois plus
poche l’argent néces-

saire pour se procurer ce dont
voyez bien que vous avez parlé
—

.

songez pas que votre boeuf vaille
fois plus qu’un habit; d’ailleurs,

pourrait-on se faire
voudrait échanger?
commode

.

on

a

sans

papa;

besoin?

Vous

réflexion.”

je comprends

l’argent.”
l’argent n’est

pas le mot, mon ami;
précisément indiquer de l’avarice. Il faut
le regarder comme un indispensable
moyen d’assurer
son existence, et ensuite le
dépenser honorablement,
—

ce

serait

et

jamais

pour des inutilités.”

LE

BLÉ,

LA

BIÈRE

"Mais voici le champ

”entrons-v,

et

regardons

naissez-vous l’instrument

l’avoine?”

ET

LA

d’avoine,”

travailler
dont

on

un
se

FERME.

dit M.

Dalbon;

moment.

Con-

sert pour couper

72
”Oui

—

Maman

me

il

papa;

faucille.

une

nomme

se

l’année

mena,

voir des mois-

dernière,

qui coupaient du blé; et je me rappelle
fort bien que les paquets qu’on lie ensemble, et
sonneurs

met tout droit

qu’on
(jes
je

gerbes
grain, se
,

et

nomme

tiges,

nomment

se

blé dans

du

laquelle

est

épi."

un

allez de l’autre

”Eh bien!

—

leurs

sur

la tète

que

de

côté

fossé

du

froment;
prendrez, un
épi
à
côté
la
un
de
haie,
épi d’orge;
peu plus loin,
ferai remarquer la
en voici un d’avoine; et je vous
chercher

un

vous

différence qui existe entre
”Je me suis bien

trois

ces

dépêché,

—•

Édouard

s’écria

faire

attendre,
pas
courant de toutes ses forces.”
vous

"Égrenons

—

est

l’avoine

alongé

un

pour ne
arrivant

en

Vous voyez que
épis
grain beaucoup plus brun et plus
les

les autres;

que

belle couleur

grains.”
papa,

d’or,

le

que

d’une

est

froment

”

et

”Oui, oui, papa; je les distingue fort bien
trois: je sais aussi qu’on fait le pain avec du

—

tous

qu’il y a même des
l’orge, et qu’on donne
”L’orge s’emploie

pays où l’on

blé ;
de

l’avoine
encore

—

Savez-vous,
que

mon

avec

”Je
frère
la

de

même

du

tume à la

que la

ami,

quoi

avec

fait

en

avec

chevaux.”

pour autre chose.
on fait la bière,

aimez tant?”

vous
—

à

mon

aux

me

avant

aîné,
drêche

houblon,
bière:

drêche.”

papa, d’avoir entendu dire

rappelle,
et
et

mais

départ, qu’elle

son

du
me

je

houblon;

dit
ne

qu’il

il

se

me

faisait

montra

donnait de l’amer-

sais pas

ce

que c’est

75
”La

—

drèche
le

en

germer,
en

tas; alors

on

le met ensuite

sécher le

il

s’échauffe,
dans

grain; puis

gonfle

”Je

—

ment,

brasse,

ramollit ;

se

chaud,
l’on

et

en

pour
fait

mon

brasse-t-on, papa?”

puis

ne

ami:

un

vous

de

l’expliquer

dans

ce

jours je

vous

mènerai

ces

ainsi,

ils arrivèrent dans

jolie ferme, extrêmement
tenue.
Le fermier parut

Dalbon ; il lui parla de
consulta sur diverses améliorations
le

et

de visiter

pria

venait

de

faire

occupé

à

couvrir.

—

bien du

bâtir,

et

”Ah papa !” s’écria

plaisir

en

me

fort

une

propre et parfaitement bien
très satisfait de la visite

M.

faire,

mo-

brasserie.”

une

En causant

grand

et

lieu bien

le

laissé

a

le réunissant

peu et

se

un

on

”Et comment

—

de

l’orge qu’on

un

bière.”

de la

voir

de

est

mouillant

sa

récolte,

le

qu’il comptait
la nouvelle grange qu’il
qu’on était précisément

Édouard,

menant

"vous

me

avec

besoin de savoir comment

je

vous,
dois m’y

feriez

car

j’ai

prendre

pour recouvrir
—

—

et

foin

ma
petite maison.”
"Nous y allons tous, mon ami.”

"Passez par ici,
tas

maman,

entre

ce

tas

de

de

Vous voyez que je ne
paille.
pas aussi ignorant, que la demoiselle dont
parliez l’autre jour, qui à l’âge de quatorze
ne
savait pas distinguer le foin d’avec la

suis
vous

ans,

ce

”

paille
—

”Eh

bien,” répliqua

qui faites le docteur,

mon

\

M me

cher

Dalbon,

Édouard,

"vous

pourriez-

74
dire

me

vous

que c’est que la

ce

et

paille,

ce

que

c’est que le foin?”

”Oui,

—

la

et

foin est de

le

maman:

séchée,

chée et

paille

l’herbe faublé.

du

tige

appris l’année dernière, lorsque
fûmes voir travailler les moissonneurs.”

Vous

l’avez

me

nous

”C’est fort bien de

—

”mais

M. Dalbon ;
moiselle de

ignorante,
vôtre, qui lui
la

naître
tout

de la

le

probablement,

si

dès

appris
foin,

à

Mais

avez
me

corriger,

veux

me

qu’on
point indulgent.”

n’est

point

dit

était

ET

CORDONNIER

Édouard
mère,

s’en serait

con-

souvenue

raison, papa; et moi, j’ai bien
corriger du défaut d’accuser les

je

LE

enfance à

son

elle

vous.”

peine

maman

de-

ans, que vous trouvez si
aussi bonne mère que la

et le

”Vous

autres.

dit

rappeler,”
la jeune

une

eu

avait

paille

comme
—

vous

quatorze
avait

sa

la

est

vint

tenant

décousu,

à
et

LE

un

parce

que

lorsqu’on

n’est

TANNEUR.

la chambre de

matin dans

un

la main

la

aimé

de

ses

souliers

de vouloir bien

pria

qui
faire

le

raccommoder.

”C’est bon,” lui répondit madame Dalbon;
chez le cordonnier.”
l’enverrai
”je
”Je voudrais bien, maman, que vous eussiez
—

—

complaisance de me mener
j’aurais le plus grand plaisir
la

moder

prend

mon

pour

soulier,
en

faire

ét
de

de

chez
de

savoir

neufs.

le

cordonnier;

lui voir

raccom-

comment

J’ai bien

il
vu

s’y
la

gravure représentant le cordonnier à l’ouvrage; mais
le comprendrais beaucoup mieux, si je voyais un

je

véritable cordonnier.”

’’Vous

—

vous

vais

aussi

bien

que

mon

appliqué

m’empresser

”Oh!

—

raison,

avez

été

avez

lui dit

chez

venu

de faire

puis

elle le

lui,

et

de

une

les

un

outils

cor-

M me Dalbon

de souliers pour

travailler

montrer

travailler le

cordonnier,

paire

de

pria
lui

le

Édouard,

content,” s'écria

”et que cela m’amusera de voir
donnier!”

Étant

puisque
semaine, je

satisfaire votre désir.”

de

suis

je

et

ami;

cette

Édouard;
devant

moment

dont

il

se

ser-

vait.

”Bien

volontiers, madame,” répondit M.
"Tenez, monsieur, ce petit instrument
long et pointu s’appelle une alêne', je m’en sers
pour faire de petits trous dans la semelle et dans
le cuir ; ensuite,
j’y fais passer le fil bien ciré,
et avec ce fil ciré je les
couds ensemble;
une
—

Germain.

soie de

cochon, fortement attachée

d’aiguille;

je

gauche, et je
avec
beaucoup
la

forme,

un

passe

fil à

tire les deux
de

force,

tandis

en

au

droite,
fils

en

laissant

fil,
un

me

même
les

sert

autre

à

temps

souliers

je travaille; et lorsque
je les remets à une
j’ai
femme chargée de les border.
Tenez, monsieur,
voilà des morceaux de cuir que je n’ai pas encore
coupés, et voilà des peaux rouges, bleues et
lilas; j’en ai dans mon arrière-boutique de beausur

achevé

de

coup d’autres

les

que

coudre,

couleurs.”

—

”Je

remercie, monsieur Germain; vous
explication si claire, qu’il me
vérité que je sais faire à présent une

vous

m’avez

donné

semble

en

une

paire de souliers.
la peau des
chèvres

tits
en

des

chevaux,

cuir

fait le

qu’on

avec

des

des veaux,

chiens,

”

”Je parierais,” dit le cordonnier, l’interrom-

—

pant

sais

Je

son ouvrage,
’’que de tous les pemessieurs de votre âge que je chausse, il n’y

et

a

posant

seul

un

pas

qui

sache autant;

en

êtes

vous

Édouard.”
habile,
Édouard rougit et fut honteux de cet éloge.
”Je n’aime pas qu’on me flatte,” répondit-il, ”et
suis fort jeune, je ne sais pas grand’
comme je
ainsi vous me ferez bien du plaisir en
chose ;
fort

M.

—

m’apprenant

je

mienne:

lui achète

Si

souliers.

asseoir, je

rouge

vous

vous

et

tanneur,

la

peaux

le

dire,
la

non

préparées,

toutes

ces

voulez avoir

vous

vais

du

ces

le bleu.”

et

peaux
absolument que

m’occupe

ne

■—

l’affaire

c’est

monsieur;

je

le

sur

à

donné

avez

vous

tire

”Je serais bien embarrassé de

—

et

comment

couleur, qui

cette

de

faire

bonté

de

des
vous

prendre mesure.”

"Vous voudriez

bien

faire

me

le

plaisir,

Monsieur Germain, de recoudre devant moi le soulier que je vous apporte; cela serait bientôt fait,
et

je

vous

vrage.

personnes
trer

travailler

verrais

Le cordonnier

s’empressa

Édouard

disposées

de

se

un

moment.”

mettre à

Fou-

généralement des
répondre et à lui monvoir; parce qu’il était toujours

trouvait

assez

à lui

qu’il désirait
poli, qu’il ne faisait point
ce

encore

de

sottes

questions,

et

d’interroger,

cessait

qu’il

raissait trouver

l’instant

dès

qu’on

demandes

pa-

Lorsimportunes.
que son soulier fut raccommodé, il remercia le cordonnier, et en rentrant au logis, il dit à sa mère
qu’il avait passé une matinée fort agréable.
Le soir, M. et M me Dalbon dirigèrent leur
promenade vers une ancienne abbaye où ils n’avaient pas été depuis l’année précédente. Lorsqu’ils
eurent marché quelque temps, Edouard dit en s’arrôtant: ”Maman, pourriez-vous m’indiquer à quelle
distance de

ses

—

est le chien

nous

que

j’entends

dans

le lointain ?”

”Je le crois à peu près à un demi-quart
d’ici; c’est le chien du tanneur Leblanc,

—

de lieue

qui habite présentement l’ancienne abbaye.”
"Personne

—

n’y

demeurait l’année

dernière,

maman?”
”M. Leblanc vint

—

lorsque

précisément

s’v

établir,

partîmes pour retourner à Paris.”
”M. Leblanc est tanneur
Ah ! maman,

nous

—

...

je

voudrais bien
—

ment

le

ne

et

vous

et

on

fait

aucun

ne

les

propriétés

les

voleurs

tanneur

aeur.

chien.”

utile, et son aboiemal: il est enchaîné tout

le lâche que la
de son maître,

nuit,

pour

et

qu’il

de

les

peaux

chien

est

prendre

qu’il

que

em-

le

laisse dans les fosses.”

—"Alors, maman, si
qu’il ne puisse me faire

nvoir

ce

”11 lui est cependant fort

jour,

garde
pèche

qu’il

n’eût pas

la bonté de

me

ce

mener

de

enchaîné,

mal, voudriez-vous

voir les fosses du tan-

C’est lui qui prépare les peaux, m’a dit le

78

cela

"Nous

—

côté

ce

avons

tout

exprès,

”Que

vous

com-

voulez-vous, maman?”
dirigé notre promenade

fait: le

se

bien curieux de savoir

serais

je

et

cordonnier,
ment

mon

ami,”

de
Dal-

dit M.

lui

bon.
—

bon, papa!

êtes

raconté

donc

avait

vous

tout

ce

Maman

....

que m’avait

dit

le cordonnier.”

”Oui,

—

pent

à

pas

man,

un

vilain

comme

vous

mais

il

en

ralentit

sa

mère.

M.

passant,
Édouard

de

serez

en

la

maison

pour

lui

cuir,

il

en

lui

se

néanmoins,
ce
qu'on

silence à

occu-

je

bons parents,
ne

répondais
ma-

courant, une belle praiporte du bâtiment,
attendit son père et sa

de la

de

prendre garde, en
la portée du chien.
pas
tint fort prudemment à une grande

Dalbon

d’attention à
Leblanc

nous

Aussi verrez-vous,
contente de moi!”

approchant
marche, et

ne

se

distance ;

si

ingrat,

tant de soins

Édouard traversa,

rie;

d’aussi

”Je dois bien aimer

serais

je

souvent de vous,

bonheur

votre

et

cesse.”

sans
—

et

très

parlons

nous

progrès

vos

parce que

venant

son

sut

faire

dit

mettre à

il

eût

au-devant

lui

gros dogue.
que M. Dalbon

s’empressa

de

la

fait peu
si M.

n’eût

imposé

d’eux,
Dès

connaître

montrer,

probablement

devait

que le maître de
amenait son fils

manière

donner

une

de tanner le

foule

d’expli-

qu’ Édouard comprit fort peu, parce que
M. Leblanc parlait vite, et ne s’expliquait pas très
clairement.
”Je crois,” lui dit M. Dalbon, ”que
nous ferions mieux de suivre toutes les opérations
cations,

79
les

après

unes

les

autres;

mettre les

cuirs

dans cette

chaux; lorsqu’ils
retire,

les

on

ont

fils

mon

Voyez-vous, Édouard,

mieux.

on

fosse

entendrait

commence

remplie d’eau

trempé quelque temps,

étend

sur

cheval

ce

on

de bois

par
de
les

qu’on

forme sur laquelle on les ratisse, pour
enlever tous les crins, et les bien nettoyer ; ensuite,
on les retrempe de nouveau dans l’eau de
chaux;
on
les retire pour les étendre, afin de les faire
sécher; et on les retrempe encore, jusqu’à ce qu’ils

appelle

une

soient

d’être mis

état

en

voyez de

vous

que

,

”Qu’est-ce

—

dans les fosses

de tan,

côté.”

ce

c’est que le tan,

que

papa?”

”De l’écorce de chêne moulue, qu’on met
dans l’eau.
Cette écorce a la propriété, après un
—

aspace de

long

d’y pénétrer
qu’il est hors
l’eau

cher,

et

temps, d’ouvrir les pores du cuir,
de le durcir, ce qui fait que, lors-

de la

ne

fosse,

passe pas

qu’on peut l’employer
hottes,

des

—

de

harnais,

l’a laissé sé-

qu’on

travers,

pour faire des

et

des

souliers,
beaucoup d’autres choses.”

et

”Papa, qu’y

chêne

et

aisément à

a-t-il

donc dans

cette écorce

qu’on appelle ta», qui puisse

durcir

le

cuir.”
—

”Je

ne

sais pas,

Trempez

votre

connaîtrez le
—

dre

mon

ami:

doigt

a

dans

goût d’une

”C’est

tout

ce

la

la

chose
que

un

ce

que
astrin-

propriété de resserrer.
fosse, sucez-le, et vous

astringente.”
pouvez m’appren-

vous

là-dessus, papa?”
”Oui, mon enfant, quant
—

tout

dire, c’est que le tan est

je puis
gent, c’est-à-dire, qu’il
vous

à

présent;

lors-

80

plus grand,

serez

vous

que
tails

n’ètes pas

vous

que

vous

lirez

en

encore

des dé-

état de

en

com-

prendre.”
”Papa, je

—

—

et

vertes,

”Je

—

jolies

pas ces
chez le

peaux

cordonnier.”

ouvrier les

telles que vous les
voudrais bien que

colore

les

vois

ne

qui étaient
”Mon ami, un autre

rouges et

avez

prépare

vues.”
eussiez

vous

la

lui, papa?”
"Vous ne comprendriez rien aux procédés
qu’il emploie, et vous et moi nous perdrions notre
temps: c’est un plaisir qu’il faut réserver pour le
bonté

de

mener

me

chez

—

temps à venir.”
”Ah! papa,

—

pour

que

qu’il

d’étre

tarde

me

grand,
faut

qu’il

plus

répondiez

me

ne

vous

attendre.”
M.

et M me

ques instants

Dalbon,

l'intéressaient, le
et prirent congé
Un autre

Édouard
lui

moutons

remercièrent de

M.

voir faire des

qu’il

et comment

et

quelobjets qui
complaisance,

sa

M me Dalbon

clous

chez

aussi comment
avait

cette

causé

les

sur

de lui.

jour,

montrèrent

avoir

après

le tanneur

avec

vu

laine

on

filée

métiers pour faire du drap.
le cours de l’été, visiter un

se

Il

Us

filait la laine des

l’année

tondre

menèrent

forgeron.

un

précédente,

travaillait
fut

sur

encore,

des

dans

imprimeur; il vit tous
les petits caractères, c’est-à-dire, toutes les lettres
à côté
que l’ouvrier arrangeait sur une tablette,
les unes des autres, suivant les mots qu’il voulait
imprimer, et puis la presse sous laquelle on met

81
cette

les
tablette,
d’encre, et qui imprime,
écrit

dont

avec

les

lettres

caractères.

sont

le

sur

11

imprégnées

papier,
s’amusa

le

ce

qui

est

beaucoup,

jour que son père le mena dans une verrerie:
il apprit que le verre se faisait
avec de
la fougère; que cette matière, préparée par le
moyen
du feu, prenait, tandis
qu’elle était chaude, toutes

les

formes

qu’on voulait; et qu’on soufflait
bouteilles, des flacons, des gobelets, etc. etc.
Édouard vit arriver avec un grand

des

regret le

moment de retourner à
de son père ne leur

Paris,

où

les

occupations

permettaient

pas d’étre aussi
souvent ensemble ; mais M. Dalbon lui
promit que,
l’année suivante, ils continueraient leurs
courses

instructives et amusantes.

FABLES.
l’oiseau
11

y

avait

presque tous
seaux,
mères

ou

une

ses

et

fois

jours

à tendre des

le

un

à

géant,

petit garçon
chercher des

lacets

aux

qui passait
nids d’oi-

pères

et

aux

qui portaient la becquée à leurs nouvelles
couvées.
Quand il avait attrapé quelques malheureux oiseaux,
il s’amusait à les faire
voler, après

leur avoir attaché
sait

un
long fil à la
les
faire
mourir.
toujours par
”Oh!
cela
est
méchant
que

patte;

il finis-

de faire
6

ainsi

82
mourir

mal à
pauvres oiseaux qui ne font de
”Bah!”
disaient les autres enfants!

ces

personne,”

—

le

répondait

cela m’amuse.”
Un jour il

prit

jaune.
rouge
il était content.

vous

parle!”

me

peu

comme

vert, jaune

faire mourir

aussi?’’—

petit garçon, ’’mon oiseau
"Voulez-vous me donner la liberté ?” reprit
s’écria

—

un

”Hélas!” dit l’oiseau

rouge, ”vous allez donc

”Tiens!”

demande

bien!

moque

qui était vert,

oiseau

joli

un

Je

et

et

”je m’en

petit garçon,

le

non,” répliqua le petit
parles trop bien, et tu as un trop
aller ainsi;
joli plumage, pour que je te laisse
tu
et
t’ai
m’appartiens.”
d’ailleurs je
pris,
L’oiseau garda le silence, bien convaincu qu’il
l’oiseau.

”Oh!

—

que

garçon; ”tu

—

n’obtiendrait rien du méchant enfant.
Le soir de

jouait
grand

dans

un

jour, le petit garçon
voisin; tout-à-coup voilà un

même

ce

bois

arbres.
géant qui parut à travers les
et
sa force,
de
toute
cri
un
fit
Le petit garçon
de
seul
fit
un
le
mais
pas
géant
voulut s’enfuir,
son

présenta

et

plus

soulier:

n’était

géant.

pouce et
teur de

haleine.

car,

pas plus
Celui-ci
son

ses
—

une

barrière

insurmontable avec
petit bon-homme

le

voyez-vous,
haut que la cheville du pied du
se baissa,
prit l’enfant entre son

premier doigt,
yeux.

”Tiens,”

et l’éleva à

la hau-

Le malheureux criait à perdre
d’une voix de
dit le géant

’’Hélas!” retonnerre, ’’ma petite bête crie!’’
ne suis
pas
prit l’enfant, ”monsieur le géant, je
infortuné
petit garçon
une
petite bête, mais un
”Comqui vous supplie de lui donner la vie.”
—

—

85

ment!”

dit le

géant, en faisant un saut de joie
par-dessus les plus grands arbres du bois, "ma
petite bête parLe !”
”Oh ! je vous en prie,”
dit à mains jointes le
petit garçon, ”rendez-moi la
liberté!”
”Non pas, non pas,”
répondit le
géant, ”tu parles trop bien, et tu es trop gentil,
—

—

pour que je me prive ainsi
Ce compliment n’était

du

plaisir

pas de

de

t’avoir.”

nature à

réjouir
”Te souviens-tu,” continua le
petit garçon.
géant, ”que tu en as dit autant ce matin à l’oiseau
vert, jaune et rouge? D’ailleurs, je t’ai pris, tu
”Oh! je n’étais qu’un
m’appartiens.”
méchant,
qui abusais de ma force.”
”Je le sais
bien,”
reprit le géant, ”et je pourrais bien abuser de la
mienne
aussi, si l’envie m’en prenait; je pourrais
même te faire mourir.
Je serai plus
juste; je
le

—

—

—

seulement

veux

quand

on

Va mettre
et

fait
en

t’avise

ne

tu

comme

as

t’apprendre qu'on est bien méchant
mal parce qu’on
peut le faire.
liberté l’oiseau vert, jaune et
rouge,
plus d’en faire périr tant d’autres,
fait jusqu’à présent.”
le

Vous pensez bien que le
petit garçon ne se
le fit pas dire deux fois.
Il alla donner la volée
à

joli oiseau,

son

pour

ne

n’en faut

point
LE

Un

son

se

LOUP

creux

repas,

souvint toute

mal

qu’on

un

EX

LE

jour

lorsque

le

un

chat sauvage,

disposait à en
chat élevant humblese

6*

*

vie que,
fait, il

CHAT.

saisi

d’un arbre,

sa

nous

faire soi-mème.

loup ayant

qui sortait du
faire

et

mériter le

pas

84
ment

famille,

quelque temps

le

tout

ce

besoin de vivre

avait

qu’il

dit

œuvre

en

loup,

pour attendrir l’ennemi qui
lui parla surtout de sa jeune

11

allait le dévorer.

du

gueule

mit

et

supplia de l’épargner,
qu’il avait d’éloquence,
et

la

pattes devant

deux

ses

l’élever

pour

encore

Ce

il faut.

comme

tableau fut touchant.

vite;

car

reux

dans

quart-d’heure.”

un

pas dire deux

fois,

quelques jours
de son arbre,

de

Le

grimpa
le chat

rat

fit

cri

un

rat

un

A

pied

”Ah!”

jeune,

si

D’ailleurs,

j’ai

au

l’improviste.

de douleur:

Je suis

dit-il, ”laissez-moi la vie.
tant de plaisir à vivre.

arbre.

son

sur

vit

tomba dessus à

et

pauvre

et

là

sauve-toi

pas aussi généLe chat ne se le fit

de n’ètre

craindrais

je

loup, ”et

lui dit le

va,”

”Eh bien,

si

et

vous me

douleur.’’
”j’en
fâchée,’’ répondit le chat,
”mais si j’étais obligé d’avoir pitié de tout le gide faim.
bier que je prends, je finirais par mourir
mal
viens
tu
et
ce
en
moment,
J’ai bon appétit
pauvre mère

ma

mangez,

en

mourra

de

bien

suis

•

à

implorer ma compassion.”
loup, qui était caché dans un buisson

propos pour
Le

sin, entendit
chat

tre

aussi,
Sans
rat

fera

le

de

devant

chat, frappé

urne

loup.

la

que
meilleur
il

dit

:

no-

faim

appétit, j’ai
plat de mon dîner.’

le chat se
où le
même
moment

s’élance,

au

"Puisque

voi-

et

celle du chat.
comme

coup de foudre,
implorer le terrible

d’un

tète, et veut encore
rappelle les sentiments de pitié qu'il
"Vraimontrés quelques jours auparavant.

Il lui

lui avait

se

son

temps,
sa gueule

allait entrer dans
Le

to

consulte

ne

perdre

trouve

colloque,

ce

et il

et

oui,” répondit

ment

le

loup,

”ce

jour-là j’étais

de t’entendre, et
sensible;
je
je fais
comme toi;
faim
et
j’ai
je te, mange. Gela t’apprendra que, quand on veut obtenir de la pitié
pour soi, il faut avoir pitié des autres.”

mais

viens

LE

Un
songe.
donnait

Quand
sot

-

le

troupeau.

il

hurlait

il

de

la

répandre

manière

des

du

pâturage,

au

cachait derrière

se

la

pris l’habitude

trouvait

se

plaisir
Il

à

MENTEUR.

bœuf avait

jeune
le

BOEUF

men-

il

se

terreur dans

buisson,

un

Les

loups.

où

vieux

bœufs accouraient pour défendre les
jeunes: mais,
arrivés à l’endroit d’où les hurlements étaient
par-

tis, ils ne voyaient que le jeune bœuf
A la
qui faisait semblant de dormir.
remarquèrent que c’était lui qui hurlait,
le crurent plus, même
quand il disait la
Un soir qu’il s’était un peu écarté

menteur,
fin, ils

—

et ils

ne

vérité.

du troupeau, il vit venir à lui un loup, et se mit à jeter
les cris les plus lamentables; mais les vieux bœufs
ne

dérangèrent

se

encore

jeta

sur

moquer
lui, et le

mit

I.E

Un
Il vit

jour
une

et

broutaient

lui

fit envie.

ciété,

salua

le

—

en

Le

qu’il

loup

voulait

affamé

se

pièces.

HÉRISSON.

hérisson

bande

s’imaginant

pas,
d’eux.

se

s’ennuya

de

sa

solitude.

de

lapins qui couraient, sautaient
Ce destin
galment sur la pelouse.
Il

chacun

s’achemina
et

fit

ses

vers

la

joyeuse

compliments

so-

de bon

80
On l’accueillit

voisinage.
vita

et

jeux

aux

et

plaisir,

avec

on

Fin-

festin de la réunion.

au

dans le

commencement, mais
peu trop près du nous’approcha
veau venu, on sentit les épines de son vêtement;
il ne lui était pas possible de prendre part aux
alla bien

Tout

l’on

dès que

de

plaisirs

un

amis

ses

les

sans

se

rade,

avec

Chacun

blesser.

et laissa

discrètement,
lequel il était si dangereux

retira

alors

là

cama-

ce

de

se

fami-

liariser.
dans

nent

représente ces gens qui ne viensociété que pour y mettre le déscherchent dispute
contrarient les uns,

hérisson

Ce

une

ordre, qui
aux

le

autres

disent des

et

désagréables

à

tout

monde.

LE

Un
au

mots

petit cochon,

qui

milieu d’un bourbier,

voisine de

jeunes

COCHON.

PETIT

se

vautrait

aperçut

avec

délice

une

prairie
s’amu-

dans

agneaux qui bondissaient et
Le
herbes et les fleurs.

berger,
gentillesses, les caressait et leur
partageait le pain de sa panetière. "Vraiment,” dit
le petit cochon,
”j’ai grande envie de jouer avec
ces agneaux; on me flattera
aussi, et le berger me
donnera de son pain.”
Aussitôt dit, aussitôt fait. 11 s’élance de son
les

saient

parmi

réjoui

par leurs

bourbier,
.agneaux,
agneaux
pagnon

joie, et
sautant, grognant

le voilà

grogne de

furent
au

tout

milieu

et

étonnés

d’eux.

Le

milieu des

au

croyant plaire.
de

voir

berger

un

rit

tel

Les
com-

d’abord de

87
allure

son

dans

grotesque; mais bientôt il remarque que
jeux il a déjà sali et couvert de boue la

ses

robe

blanche de
rendrait

mal, qui
quelques

Et

jolis

ses

agneaux.
vite

oh!’’ dit-il, "chassons

”Oh!

mes

coups de fouet apprirent au
devait retourner à son bourbier.

qu’il

Vous

toujours

petit

lui’.”

cochon

entendez, enfants sales: on vous verra
déplaisir parmi les enfants soigneux
propreté est la plus agréable parure.

avec

et dont la

LA

Une

MOUCHE

jeune

mite.

—

dit à

sa

pftKSOMPTUEUSE.

mouche était

avec

sa

non

loin

d’une cheminée,

la muraille

jusqu’à

vilain ani-

ce

agneaux aussi sales que

La

vieille

fille,
ce

mouche, ayant
de s’envoler:

avant

que

je

revienne.”

contre

mère
de la

mar-

affaire ailleurs,
"Petite, reste-là

"Pourquoi donc,

•—•

maman?” demanda la petite curieuse.
La vieille.

tombes dans
la

ce

marmite^).
La jeune.

Parce

puits

Pourquoi

La vieille.
mais

que

Je

l’expérience

que tu ne
dire
voulait
(Elle

crains

je

bouillant.
donc y

tomberais-je?

pourrais fen dire la raison;
m’a appris que toutes les fois
s’avise de voler au-dessus d’un
ne

qu’une mouche
puits jetant de semblables vapeurs, elle y tombe,
et n’en sort plus.
Aussitôt que la mère fut partie, la jeune mouche
se

dit

avec

à

elle-même:

toutes

donner le

leurs

plaisir

"Voyez
inquiétudes!

de

voler

sur

un

Ne
ce

peu

ces

puis-je

çuits

vieilles

pas me
fumant?

88
Elle

me

conseille

si

comme

n’eusse

je

point d’ailes;
prudence pour
mots, la petite
mais à
peine

n’avais
de

que je
A ces
prendre garde à moi!”
son
présomptueuse prend
essor;
est-elle au-dessus de la marmite, que
lui font perdre l’usage de ses sens, et
et

assez

pas

—

vapeurs
elle tombe

bouillante.

soudain dans l’eau

LES

les

TROIS

DOUÉS.

POISSONS
-

Un

homme

qu’il

dorés,

avait

Souvent il leur

trois

mis dans

avait

des

jetait

miettes

"Petits poissons, si
heureux, n’allez jamais à
disait

jolis
un

'

:

vous

petits poissons
étang bien clair.
de pain, et leur

voulez être

travers la

grille

toujours
dans le

grand étang voisin,
de l’eau, quand je ne
Un jour ils se dirent: ’’Voilà certainement un
homme dur, qui se fait un plaisir de nous tourmenter.
Pourquoi ne nous élèverions-nous pas
quelquefois à la surface de l’eau? Quel danger y
et

nagez pas à la surface
serai pas auprès de vous.”
ne

a-t-il donc d’aller dans le

grand étang?”—”Je

vais

y faire un promenade,” dit l’un d’eux.— ”Et moi,”
dit un autre, ”je jouerai un peu au soleil.”—Cependant le troisième se dit à lui-même: ”Cet homme-là
nous

et à

ait

aime, puisqu’il
nous jeter des

ses

a

de

tant

miettes

raisons pour

nous

de

avoir

je m’y conformerai, quoique je
pas.”
U

railleries

resta

de

donc
ses

au

fond

frères, qui

de
se

à

plaisir
pain:
fait
ne

nous

voir

il faut

cette

les

l’eau,

qu’il
défense;

connaisse

malgré
moquaient de

les
sa

simplicité
le

de

Qu’arriva-t-il?

—

Celui qui alla dans
fut avalé par un brochet: un
oiseau
sur
celui qui jouait à la surface

grand étang
proie fondit

l’eau,

de

et

avait été

le dévora.

prudent
LE

Un

avait

ses

famille

sa

petits

eussent

instant ils venaient
oiseau
ber.

Il

Un

leur

le bord du nid.

le

de

ils

repentirent

ne

bien de leur

Un gros

tenir dans le fond du

dîné,

et il

ainsi

qu’ils

furent

Cela
vous

maîtres.

dent rien

imprudence;

chat, qui passait

pas

sance.

il

se

Le pauvre
voir tom-

un

plai-

plus

que les

mais il

n’était

s’avancèrent tant qu’ils tomn’avaient pas encore de
plumes
purent se sauver.
Alors ils se

plus temps.

bien

élevait

jour qu’il était sorti, ils se firent
lui désobéir.
Ils s’avancèrent

ailes;

le

voulaient point.

Us

vos

dans

malfaisante

sur

et ils

C’est

nid

son

bète

n’y
tranquilleII aurait été bien
heureux, si
voulu l’écouter; mais à
chaque

premières fois,

n’avait

placé
moineau

disait
ne

qui

PETITS.

Le

bèrent à terre.
aux

que celui

tremblait dans la crainte de les

nid, mais ils
sir de

resta

ne

SES

Aucune

mur.

pouvait parvenir.
ment

Il

docile.

MOINEAU ET

moineau

d’un

trou

et

les

par

là, les vit;

croqua

punis

de

il

sur-le-champ.
leur

désobéis-

apprend, mes petits amis, cornimporte d'obéir à vos parents et à
Pensez toujours qu’ils ne vous
défen-

sans

vous

de fortes raisons.

90
LE

COQ, L’ANE

ET

LION.

LE

Un coq, un âne et un lion se trouvaient par
Le coq y cherchait
hasard dans le même champ.
grains de blé, l’àne des chardons, et le

quelques
lion quelque proie,

hasard lui

si le

Ne trouvant rien de

mieux,

cris

profit de l’âne ;
perçants, l’intimide et

les

le

à faire

présentait.
dispose

se

le coq, par

mais

son

en

dernier

ce

#

ses

prendre la
en fuite, se persuade
le
lion
fuite.
L’àne, voyant
sottement qu’il est un personnage terrible et imposant, dont le lion n’a pas osé supporter l’aspect.
Il en vient à un tel excès de démence, qu’il se
met en devoir de poursuivre le lion, le traitant de
lâche, lorsque le roi des animaux, qui a gagné
le large, et qui n’entend plus retentir à ses oreiltète.

le

force à

la
perçant du coq, s’arrête et tourne
à vese
l’àne
de
voir
dispose
qui
Surpris
cri

sot
lui, il revient sur ses pas, étrangle le
son
fait
en
repas.
animal, et
Il n’est que trop ordinaire à l’homme d’ou-

nir à

blier

ce

n’a pas,

qu’il est,

et,

en

d’être lui-mème

LE

affectant
cause

de

un

sa

qu’il

mérite

perte.

MOUCIIERON.

jouant aux rayons du
il
soleil, tomba dans l’embuscade d’une araignée;
se
dépêtrer;
eut beau s’agiter et bourdonner pour
Un

ses

moucheron,

efforts

monstre,

ne

se

en

servaient

retiré dans

deuse bête courait

un
sur

qu’à

donner

coin obscur.
ses

fils et

l’éveil

Déjà

au

la hi-

s’approchait

du

91

c’était fait

moucheron;

pauvre

ger qui se reposait
barras du misérable

fait

moucheron.

au

ber-

un

qui voyait l’emseul souffle
et rendu la

Vous allez voir que

fut pas perdu.
Invité par le 'calme des

serpolet,

l’oeil,

ferme

jouissait

sur

et

des

le

ce

bien-

la morl

gnation,

:

En disant

qu’il

ne

ces

sentit

jouiras

pas de ton

il

mots,

lance

sa

sauvé (te

a

s’écria-t-il

ainsi que tu reconnais

est-ce

Au moins tu

lorsqu’il

rêves,

piqûre d’un insecte ; il regarde,

Ah, misérable,

—

pelouse
long,
Déjà

son

doux sommeil.

au

beaux

plus

bras la vive

son

la

et

berger s’étend de

livre

se

champs

reconnaît le moucheron même

et

si

lui,

et

ne

semée de
il

de

lieu,

ce

insecte, n’eût d’un
en fuite
l’araignée,

brisé le fdet, mis
liberté

en

avec

mon

indi-

bienfait?

ingratitude.

main

dans

—

l’air,

moucheron, et l’écrase.
A peine a-t-il assouvi sa colère, qu’il entend
un
long sifflement; il se retourne, et voit avec
horreur un serpent qui se glissait auprès de lui.
La frayeur lui laisse cependant le
temps de fuir;
le

saisit

.

mais

lorsqu’il se fut remis un peu, il réfléchit au
service que lui avait rendu le malheureux mouchesans

ron;

lui,

sans

aurait pu entourer

son

son

avertissement,
et

cou

le

serpent

lui déchirer le sein.

Le
ment

la

berger connut sa faute, et regretta amèred’avoir tué le moucheron qui lui avait sauvé

vie.
LES

Deux
dans

renards

DEUX

RENARDS.

entrèrent

[un 'poulailler;

ils

la

nuit

étranglèrent

par surprise
le coq, les

92
et les

poules

Après

poulets.

L’un, qui

sèrent leur faim.

ce

était

carnage, ils
et

jeune

apaiardent,

dévorer; l’autre qui était vieux et avare,
Le
voulait garder quelque provision pour l’avenir.
rendu
m’a
vieux disait: ”Mon enfant, l’expérience
J’ai vu bien des choses depuis que je suis
sage.
au
monde; ne mangeons pas tout notre bien en
un
seul jour, nous avons fait fortune; c’est un
trésor que nous avons trouvé; il faut le ménager.”
Le jeune répondit: ”Je veux tout manger pendant
huit jours: car
que j’y suis, et me rassasier pour
chansons! il n’y
pour ce qui est de revenir ici,
fera pas bon demain ; le maître, pour venger la
Après
mort de ses poules, nous assommerait.
Le
chacun prend son parti.
cette conversation,
jeune mange tant qu’il se crève, et peut à peine

voulait tout

■*

aller mourir dans
bien

croit
de

vivre

Ainsi
sont

sirs; les

se

et
sa

chaque âge a ses défauts; les jeunes
fougueux et insatiables dans leurs plaivieux sont incorrigibles dans leur avarice.

Un lion
cette

se

assommé par le maître.

LION

LE

ruche.

sage

d’économie,

et est

proie,
gens

plus

Le vieux, qui
terrier.
de modérer ses appétits
retourne le lendemain à

son

promener

LES

s’approcha,

Une

visite,

ET

en

abeille, qui
osa

plus

jusqu’à piquer

dire
loin.

au

se

roi

Elle

ABEILLES.

se

promenant, d’une

souciait

fort

peu de

animaux, d’aller
porta même 1 audace

des

l’oreille du monarque.

Le

lion,

fu-

95

rieux, rugit

de

jura

et

et fuit dans les

rit

venger; mais l’abeille

se

en

airs.

’’Si je ne puis t’atteindre,” dit le lion, ”je me
vengerai du moins sur les tiens; ton peuple entier
paiera pour toi!” Et de sa patte puissante il renMais il ne jouit pas long-temps
verse
la ruche.
de

.

moment

car

de

l’aborda

de

et

pousse

les

meurt

eou-

forêts,

sous

les

souffrir

tout

en

d’ennemis,

même

et

ou

nous

nous

attire

L’AGNEAU.

ET

LOUP

agneau

injure

une

vengeance excite contre

maux.

buvant

loup
un

la

nombre

LE

il

tombe

quelquefois

injustice;
un
plus grand
sans
cela plus

Un

où il

dans

qui

le

et

mille ennemis.

ses

Sachez

fuit

et

rugissements

une

aperçut

s’élève,

ruche

s’agite, bondit,

Le lion

entier.

tout

efforts de

la

d’abeilles,

d’horribles

jusqu’au

de

nuage, une multitude
reconnaissent leur ennemi,

un

bourdonnent,
vrent

fond

Du

victoire.

sa

comme

à

la

source

colère,

d’une

au

bas du

et lui

fit des

qui buvait

fontaine,
ruisseau;
reproches

qu’il avait tioublé son eau. L’agneau, pour
s’excuser, lui représenta qu’il buvait au-dessous de
lui, et que l’eau ne pouvait remonter vers sa
Le loup redoublant sa rage, dit à l’agneau
source.
qu’il y avait plus de six mois qu’il tenait de lui
de

ce

mauvais

discours.

répliqua l’agneau.
que
ter

ce

soit ton

d’autres

Je

faut

Il

père
raisons,

ou

il

n’étais pas encore né,
donc, repartit le loup,

ta
se

mère,

jeta

sur

et

sans

l’agneau

apporet le

94

disait-il, ”de la mauvaise

dévora, ”pour le punir,”
et

volonté

la haine de

de

parents.”

ses

Ceux qui ont la force

main, ne manquent
prétextes pour opprimer ceux qui dépenjamais
et qui ne peuvent se soudent de leur autorité,
C’est là un mal assez
straire à leur tyrannie.
en

de

monde.

ordinaire dans le

LE

Le lion

par la vieillesse,
autres animaux à la

les

résolut de

servir

savoir

partout

étranglait

et

du lion et

qui

pour
les dévorait à

caverne.

étaient

Le

le

ce

tour

le visiter.

visiter,

mesure

renard

du mauvais
venus

exécuter

était malade.

qu’il

accoururent

sa

Il

pour les surprendre
Il se retira dans le fond

animaux

dans

pouvait

ne

course.

d’artifice

et pour en faire curée.
de sa caverne pour mieux

fit

RENARD.

affaibli

plus prendre
se

LE

ET

LION

se

qu’il
Il

dessein,

et

Les

autres

mais

il les

qu’ils

entraient

douta de la

ruse

à

ceux

avait
se

joué

contenta

donc

dans
lion,
”Je
me
caverne,
portait.
porte
fort mal,” dit le lion ; "pourquoi n’entrez-vous pas,”
ajouta-t-il? ”C’est,” lui répliqua le renard, "que je
vois fort bien les vestiges de ceux qui sont entrés
mais je n’aperçois point les
dans cette caverne,
traces de ceux qui en sont sortis.”
et se
Les hommes sages prévoient le péril,
les
leur
contre
précautionnent
pièges qu’on
jtend
pour les surprendre.
de demander de loin

sa

comment

et

au

il

se

sans

entrer

95
LE

SATYRE

Un paysan ayant
satyre demi-mort de

LE

PAYSAN.

rencontré
le

froid,

Le

maison.
dans

ET

dans

une

conduisit

forêt

un

dans

sa

satyre voyant que
paysan soufflait
lui
en
demanda
la
raison.
”C’est
mains,

ses

ce

Peu de temps
pour les réchauffer,” lui répondit-il.
mis
à
s’étant
le
table,
après
satyre vit que le

paysan soufflait dans

étonné, pourquoi
refroidir,” répliqua le

tout

levant de

’’Je

ne

"avec

demanda,

”C’est

il le faisait.

pour

le

Alors le satyre, se
paysan.
sortit promptement de la maison.

table,
point de commerce,” dit-il au paysan,
homme qui souffle de la même bouche le

veux

un

le froid.”

chaud et
Il

Il lui

potage.

son

ne

louent et

faut

de

point
blâment

qui

société

avec

les

et

qui

également,

gens qui
tranchent

des deux côtes.

LE

MEUNIER

ET

L’ANE.

Un bon vieux meunier voulait

vendre

son

âne.

”Si

l’animal,” dit-il, "parait au marché bien éveillé
et fringant, il attirera les regards des
chalands, et
valoir
bien
florins
de
quelques
pourra
plus.” Puis
il prit son tricot, et commanda à son fils de mener

l’âne par le licou.
quelques cents pas

A

de

leur

village

contrèrent des gens qui éclataient de rire

"Regardez

ces

deux

imbécilles, qui

que la bête de
”Ces
fait tirer par le licou.”

la

boue

tandis

—

en

ils

ren-

disant:

marchent dans

somme

à vide

se

gens-là n’ont pas

?)G
tout-à-fait

George,

dit le vieillard à

tort,”

tu

le moins

es

Un peu plus
de gens à cheval.

d’entre

eux,
vieillard

le

et

ce

lourd,

gros rustaud

se

dodine

’’qu’il

tandis que tu

pied,

George descendit,
La

d’heure

seurs,

qui

trottât

en

à

père

il

pied.”

l’âne,

”11 est

convient pas que j’aille
l’âne; descends donc.”

monta

l’âne,

sur

et ils

mais

bien;

bout

au

d’un

à

passer de nouveaux glotrouvèrent fort mauvais que le vieillard
avant sur la bète, et qu’il laissât suivre
vint

le pauvre garçon,

pied

sur

sur
—

route.

chose allait très

quart

ne

es

son

continuèrent leur

s’écria l’un

peu,”

vrai,” dit le père,

troupe

une

"Regardez
obligé

l’âne.”

sur

un

d’aller à

’’Viens,

fils.

loin ils rencontrèrent

est

à

son

monte

père s’aperçut
coup de peine à
cria-t-il, "monte

qui s’essoufflait

croupe.”

en

cruauté !” crièrent les

"Quelle

à courir.—

que son fils avait en effet beaule suivre.
"Viens, George,” lui

Le

animal

de

premiers passants;
peine à sortir des

„le pauvre
bourbiers, et il faut qu’il porte encore ces deux
lourdauds! Passe encore pour un, mais tous les
dans

a

assez

si mauvais

deux,
trop.

et

avant

d’arriver à la ville.”

S’ils

Alors le

quelque
de

tant

choses

à notre

ils

le

leur

c’est

peu
bète

"Je vois bien que, de

prenne, il est
Laissons
monde.

plaira,
guise.”

un

tueront la

qu’on s’y

tout

qu’il

chemin,

ainsi,

s’écria:

père

manière

contenter

jaser

un

continuent

et

faisons

impossible
les

toujours

gens
les

97
LE

Un

taine,

jeune

et

hibou

qui

HIBOU.

qui s’était vu dans une fonplus beau, je ne dis pas

trouvait

se

car
il le trouvait fort
que le jour,
désagréable,
mais que la nuit, qui avait de
grands charmes pour
lui, disait en lui-môme: ’’J’ai sacrifié aux Grâces;
Vénus a mis sur moi sa ceinture dès ma nais-

sance; les tendres Amours, accompagnés des Jeux
et des Ris,
voltigent autour de moi pour me cai esser.
Il est temps que le blond
me

Hyménée

donne

des enfants

l’ornement

gracieux
bocages et

des

Quel dommage
se

vie

me

à

que

perdit!

seaux

la

comme

les

mal

des

plus parfaits
l’épouse qui passera
cette pensée,
il envoie
race

voir!” Dans

l’aigle,

à

ils seront

délices de la nuit.

Heureuse

corneille demander de sa
part
fille de
roi des airs.

peine

moi;

une

charger
reçue,” disait-elle,

”de

sa

la

petite aiglonne,

La

corneille avait

de cette ambassade:

se

oi-

”je

serai

mariage si
mal assorti.
Quoi? l’aigle, qui ose regarder fixement le soleil, se marierait avec
vous, qui ne sauriez seulement ouvrir les
yeux tandis qu’il est jour !
c’est le moyen que les deux
époux ne soient jamais ensemble; l’un sortira le
jour, et l’autre la
nuit.”
Le hibou, vain et amoureux de
lui-mème,

n’écouta rien.
enfin

folle demande.
du

soleil

mon

me

présomptueux

un

La

demander

veut être

proposer

corneille, pour le contenter, alla
On se moqua de sa
l’aiglonne.
lui
L’aigle
répondit: ”Si le hibou
gendre, qu'il vienne après le lever

saluer
y

au

voulut

milieu de l’air.”

aller.

Ses

Le hibou

yeux
7

furent

98
d’abord éblouis.

soleil,

les

Tous

chèrent

oiseaux

fut

se

jetèrent

se

flatter

sur

la

du

hymen

fut

l’un et l’autre
de

chercher au-dessus

RENARD

fermier

Un

ca-

qui

chouette,

Leur

lieu.

arra-

se

soi,

ni

avantages.

ses

LE

rocher.

et lui

lui,

sur

d’épouser

et

faut rien

ne

un

sur

célébré la nuit, et ils se trouvèrent
très beaux et très agréables.
Il

rayons du

par les

l’air

de

11 fut trop heureux de

dame

digne

une

haut

trou,

son

aveuglé

du

plumes.

ses

dans

cher

Il fut

et tomba

DECOUVERT

d’élever

imagina

dans

sa

basse-

croyait qu’éloigné de
parmi les animaux
dont
elle
était
domestiques,
peuplée, il deviendrait
fidèle
aussi
innocent
aussi
qu’eux,
que les poules
renard.

jeune

un

cour

la société de

ses

dont il allait

être

homme

amène

nard.

Il

Un
vu

à

merveille

Dans

entouré.

ne

à

des

s’être

Le renardeau

projets.
sait

semblables et

du fond

crut

Il

bois

idée,

cette

le

notre

petit d’un

point trompé

dans

re-

ses

humble et modeste réussis-

cacher

de

tours

ses

malice.

venait-il à manquer, le chat, qu’on avait
le matin traverser la cour, l’avait emporté.
Un

poulet

fromage
mangé.

avait-il
Ne

disparu, le
revoyait-on plus

chien de
tel

ou

garde l’avait
oison, les

tel

reparaissaient-ils plus, il avait vu l’éles pourchassait près de l’étang ou
dans la prairie.
Ce qu’il disait, d’autres avaient
pu le voir comme lui; il l’avouait à regret; et à
canards

ne

pagneul qui

force d’insinuations

perfides,

il

vint à bout de faire

99

persécuter

les animaux

la société

et

ratesse du

renard

maître, loin

innocents dont il

le bien-être.

Chaque jour

partageait
la

scélé-

augmentait; les caresses de
diminuer, croissaient avec elle,

de

il était

persuadé

malice,

comme

l’animal malfaisant était

que

sans

crime.

—

Hélas!

reux

jour, l’animal hypocrite mangeait

dans

un

un

son

tant
sans

malheu-

en cachette,
ferme, un poulet que le fermier le vit en passant déchirer à belles dents.
Tout bouillant de colère, il s’approche.
Le renard
étonné, confus et tremblant, se retourne et cherche
à échapper encore par un mensonge.
”Ce n’est
pas moi, mon bon maître, c’est le chat qui a tué

coin

de la

—

le

poulet; je

je

l’ai

l’ai

suivi de

vu

en

toutes

passant
mes

entrer par

forces

un

trou,

empêcher
ce malheureux
accident; j’étais justement occupé à
flairer le
poulet pour voir s’il était tout-à-fait
mort.”—”Menteur impudent,’’ s’écrie le fermier, ”tu
calomnies lâchement ton camarade, qui, dans ce moment, est enfermé, par mes ordres, pour les tours
que tu m’as joués; je vais lui rendre justice ainsi
qu’à toi. Loin de ma basse-cour, je vais te confiner dans un réduit obscur, où une chaîne te retiendra autour d’un petit espace, d’où toute ton
adresse

Ce
comme

bien

ne

te

permettra jamais de sortir.’’

jugement équitable
vous

vous

pour

fut exécuté

pouvez penser.

devez

dédaigner

Il
de

sur-le-champ,

vous

prouve
recourir au

songe; quelque ruse que vous puissiez
tôt ou tard vous serez découverts.

com-

rneri-

employer,

100
LES

lionceaux

Deux

de

ils étaient de même

taille,
grands filets,

à

de

grand Mogol;

du

chasse

une

âge,

L’un fut pris dans

de même force.

même

ensemble

nourris

été

avaient

la même forêt:

dans

LIONCEAUX.

DEUX

l’autre demeura dans des montagnes escarpées. Celui

pris fut mené à la

avait

qu’on

dans les délices:

lui

on

il n’avait

gazelle à manger;
loge où on avait

où il vivait

chaque jour

une

dans

une

dormir

qu’à
le

de

soin

cour,

donnait

molle-

faire coucher

peigner
Comme
jour sa longue crinière dorée.
il était apprivoisé, le roi même le caressait souvent.
11 était gras, poli, de bonne mine et magnitique, car il portait un collier d’or, et on lui
mettait aux oreilles des pendants garnis de perles
il méprisait tous les autres lions
et de diamants:
qui étaient dans les loges voisines, moins belles
faveur comme
que la sienne, et qui n’étaient pas en
Un

ment.

deux fois

être

de

enflèrent le cœur; il crut
le traitait si
personnage, puisqu’on
La cour où il brillait lui donna le
lui

prospérités
grand

un

soin

avait

le

Ces

lui.

blanc

esclave

honorablement.

s’imaginait qu’il aurait été
Un jour, comme
héros s’il eût h'abité les forêts.
on
ne l’attachait plus à sa
chaîne, il s’enfuit du
palais et retourna dans le pays où il avait été
de

goût

Alors

nourri.
venait

,

pour
de

de
lui

il

l’ambition,

et

mourir,
choisir

prétendants,

les autres par

un

il
sa

de

roi

le

y

on

toute

successeur.
en

avait

fierté et par

la

nation

assemblé

avait

un
son

Parmi

les

lionne
états

beaucoup

qui effaçait tous
audace; c’était

101
cet

autre

lionceau qui n’avait point quitté les déPendant que son compagnon avait fait fortune à la cour, le solitaire avait souvent
aiguisé
serts.

son

courage par

tumé à

ne

se

périls et par
et bergers.
feu et le

léger,
intrépide

une

nourrir

cruelle

qu’au

faim:

il

était

plus grands
des carnages; il déchirait et
troupeaux
Il était maigre,
hérissé, hideux; le

sang

lui sortaient

de

ses

contre les

épieux

les

les dards.

compagnons demandèrent

décider qui
et

et

régnerait. Mais
expérimentée, dont toute
conseils, fut d’avis de

trône celui

qui

avait

une

la

le

il

yeux;

nerveux, accoutumé à grimper et à

anciens

accou-

travers des

était

s’élancer,
Les deux

combat

pour

vieille

lionne, sage
république respectait

mettre

d’abord

sur

le

étudié la

politique à la cour.
Bien des gens
murmuraient, disant qu’elle voulait
qu’on préférât un personnage vain et voluptueux à
un
guerrier qui avait appris, dans la fatigue et
dans les périls, à soutenir les
grandes affaires.
Cependant l'autorité de la vieille lionne prévalut:
on

mit

il

s’amollit

le trône le lion de la cour.
D’abord
dans les plaisirs: il n’aima
que le
faste; il usait de souplesse et de ruse pour cacher
sa cruauté et sa
tyrannie. Bientôt il fut haï, méprisé, détesté. Alors la vieille lionne dit: ”il est
Je savais bien
temps de le détrôner.
qu’il était
indigne d’être roi: mais je voulais que vous en
eussiez un gâté par la mollesse et*
par la politique, pour vous mieux faire sentir ensuite le
prix
d’un autre qui a mérité la royauté
par sa
et

sur

patience

C’est maintenant qu’il faut les
par sa valeur.
faire combattre l’un contre l’autre.”
Aussitôt on les

102

champ clos, où les deux champions
servirent de spectacle à l’assemblée: mais le specLe lion amolli tremblait et
tacle ne fut pas long.
n’osait se présenter à l’autre; il fuit honteusement
mit dans

et

ennemi si

le

régna

tenir

de lui
sa

lâche, il y aurait de la
qu’il vive, il ne mérite

de

soumis.’’

sagesse et autorité.
bassement

une

morceaux

et dans

DEUX

souris, ennuyée
les

a

de

sa

L’autre

fut très

cour,

d’obtenir

et

chair,

de

passer

oisiveté honteuse.
LES

U.\e

en

régner sans m’embarrasser
En effet, le vigoureux lion

lui faire

quelques

vie dans

on

pas de

Je veux

avec

content

le mtttre

lâcheté à le

Je saurai bien

mourir.

et

insulte.

lui

et

poursuit

répondit-il, ”quand

”Non, non,”

craindre.
de

Je

s’écrièrent: ”il faut l’égorger

pièces.”
un

l’autre

cache;

se

Tous

un

à

SOURIS.

de vivre

dans les

de Mitis

périls

et de Rodi-

alarmes,
qui faisaient grand carnage de la nation
un
souriquoise, appela sa commère qui était dans
”11 m’est venului dit-elle,
trou de son voisinage.
J’ai lu dans certains livres que
”une bonne pensée.
un beau
je rongeais ces jours passés, qu’il y a
est mieux
notre
où
peuple
nommé
les
Indes,
pays,
Dans ce pays-là,
traité et plus en sûreté qu’ici.
cause

lardus

souris a été
sages croient que l’ame d’une
d’un
roi, d’un
d’un
autrefois l’ame
grand capitaine,
de la souris,
mort
la
et
fakir,
qu’elle pourra, après
entrer dans le corps de quelque belle dame ou de
Si je m’en souviens bien,

les

quelque grand potentat.

105
cela

s’appelle métempsycose.

ils traitent
ternelle:

les

tous

Dans cette

animaux

avec

opinion,

charité fra-

une

voit des

hôpitaux de souris, qu’on met
pension, et qu’on nourrit comme personnes importantes.
Allons, ma soeur, partons pour un si
beau pays, où la police est si bonne, et où l’on
on

en

rend

justice à notre
pondit: "Mais, ma
dans ces hôpitaux?
peu de
de dent

mérite.”

temps bien

veilles dont

des

nous

nos

nous

deux

long

le soir

un

les

„partent
vaisseau

cours, en
de la veille

elles sont ravies de

ou

se

chats

un

fakir,

ont

leurs

ensemble

qui

allait faire

long

maisons,
s’embar-

un

des

voyage

cordages
On part;

l’embarquement.
voir

est par-

conversation,

elles

:

coup
mer-

”Ne

bien.”

très

Sur cette

coulant le

de

un

première, "fordre

la

nôtres.”

souris

quent dans
de

les

roi

un

passerions

nous

craignez point cela,” dit
fait dans ce pays-là :
comme

métempsycoses:

griffe ferait

de

ou

La commère lui ré-

soeur, n’y a-t-il pas de chats
Si cela était,
ils feraient en

la mer, loin des
terres maudites où les chats exercent leur tyrannie.
La
Surate.
son

les

se

sur

fut heureuse;
elles arrivèrent à
peine furent-elles entrées dans une mai-

navigation
A

destinée aux souris, qu’elles y voulurent avoir
premières places. L’une prétendait se souvenir

d’avoir été autrefois un fameux bramin sur la côte
de Malabar; l’autre protestait qu’elle avait été une
belle dame du
souffrir.

même pays.
Elles firent tant les
souris indiennes ne purent les

que les
On donna

insolentes,

gères, qui

sans

quartier

voulaient faire la loi

sur

aux

ces

deux étran-

autres;

au

lieu

104
d’être

mangées

les

par

elles

chats,

leurs

glées

propres
par
On a beau aller loin

l’on

n'est modeste

furent

étran-

soeurs.

pour éviter le péril; si
sensé, on va chercher son

et

autant

malheur bien loin:

vaudrait le trouver

chez

soi.

LES

Trois

TROIS

coqs

VOYAGEURS.

COQS

s’étant mis
d’une

tète

en

de

voyager,
dit être

leur

auprès
qu’on
dangereuse; ils comprirent sans peine que des
gens de leur espèce ne passeraient pas sans risque
et un
il leur fallait un guide,
par cette forêt;
au
besoin.
fut
de
à
défendre
taille
les
guide qui
Ils firent donc publier dans le canton que si quelarrivèrent

forêt

fort

qu’un

voulait les

escorter,

lui

ils

donneraient

un

raisonnable.

prix

premier qui se présenta fut un renard,
qui s’empressa de louer son adresse, ses talents,
et surtout son exacte probité : on ne pouvait trou”Je ne
ver un guide plus sûr et plus honnête.
”mais
ce
un des
à
ses
dit
coqs
sais,’’
camarades,
toute
son
allure
bien
l’air
d’un
m’a
drôle-là
fripon;
Le

—

est

pleine

de ruse,

les secrets les
vantant
ne

et
ne

ses

plus

et

ses

yeux

vertus, il inspire

suis pas maître.

cherchent à deviner

cachés de votre
une

Gardons-nous

ame;

tout

défiance dont
de

ces

en

je

finots-là,

n’écoutons que les bonnes gens; pour moi, je
veux point traverser la forêt avec lui.”—”Bah!

vous

vous

”ce renard

créez des
me

chimères,” reprit

paraît

le

meilleur

un

autre coq;

compagnon

du

monde;

il

adroit,

et

aimable

est

je
voyager agréablement
sous

suis

nir pour

pas,

en

sa

—

compagnie

"Écoutez,

agir

avec

une

peut

je

:

fort bien

ments

dans

qu’est

ce

que
mets

me

amis,” dit
se préve-

mes

connaît

ne

légèreté impardonnable:

”je suis du sentiment de vous deux; ce
paraît également aimable et fripon ; mais
vons

semble

me

ne

coq, qui était fort prudent,
contre quelqu’un que l’on

ou

c’est

il

spirituel;
persuadé qu’on

sauve-garde”.

sa

le troisième

et

renard
nous

me

pou-

Allons aux renseignetromper.
de
ce
informons-nous
canton,

nous

le

personnage.”

renard que
bonne opinion

qu’on

pour servir de

guide.

si

au

—

Et aussitôt

les informations
avait de
—

il

fut dire

à la

répondaient

lui,

le choisirait

on

"Comment,

des

informa-

tions!” reprit le renard, qui n’était pas fort curieux
"Mesqu’on examinât de trop près sa conduite.
sieurs, je jouis d’une réputation excellente, et vous
êtes les

premiers qui

sorte

m’offenser;

sans

rien

faire

informations;

tandis

je

ou

rence.”

rien,”
voilà

tort,”
se

Le

sinon
—

”ll parle
à

que

si

vous

j’ai l’honneur

dit le

prêt

doutiez; c’est

mets

me

Voyez, messieurs,
vre,

en

d’ailleurs je

comme

—

lui

répliquèrent les
peut; mais je ne puis
renard, bien joyeux,

pas lui
le moment de la rétlexion.

dupe,

afin de

ne

route

êtes
de

ce

des

soir même.
sui-

me

révé-

ma
ne

craint

trois coqs;

deux autres.
attendre.

hâta

laisser,

inutiles

vos

tirer

vous

rester

pas

décidés à

"Mon ami,

se

quelque

en

quelqu’un qui

plus imprudent
le suivre.”

ferez

vous
en

puis

ne

vous

”me
avez

"Cela
Adieu.”
■—

—

d’emmener
comme

on

sa

dit,

106
Un autre

qui

geurs

guide

pour les deux vovatrès bonne bète,

présenta

se

étaient restés ; c’était

une

pacifique mouton, qui n’avait jamais dit à perA peine eut-on
sonne
plus haut que son nom.
demandé ce qu’il était, qu’il s’éleva un concert de
”Robin-Mouton,” disaient
louanges en sa faveur.
tous ceux à qui l’on en parlait, ”c’est bien la plus

un

—

Oh! soyez bien sûr
honnête personne du pays.
ne
vous
fera
ni tort ni mal.”
que Robin-Mouton
—

”Voilà

affaire”,

mon

élevé

mier

s’écria le coq qui avait le pre-

quelques

reprit

les bonnes gens, moi.”
le coq prudent, en secouant la

il

suffit pas d’avoir

”j’aime
ne

—

if faut qu’il puisse
deviendrez-vous

ami

un

qui

être utile

nous

le

contre

soupçons

aussi,”

tète; "mais

soit bon-homme,

Que

besoin.

au

l’honnête personne, si
attaque dans la forêt? J’atten-

Robin,

avec

quelque brigand vous
drai un autre guide que Robin-Mouton.”
il vous plaira”, répliqua l’autre coq ;

—

—

"Comme

et il

partit

Robin.

avec

Le

Un

renard;

”Et moi

prudent attendit,

coq

honnête
aux

mais

mouton,

jouir

”je

plus

ferme.

marche

prudence

du bois

il

rade,

ses

services,

les gens de sa
meilleure réputation;

le coq;
Sa

que

le

renard

—

avec

lui

trouva les

était

et exhiba

fit appuyer de vive voix
connaissance ; on ne pouvait

d’une

contenance

tort.

Robin

qu’il

d’excellents certificats
par tous

n’eut pas
que

savait montrer les dents

qui

vint lui offrir

ennemis,

et

chien

honnête

aussi

dogue,

ni

"Allons,

montrer

partons”,

une

dit

confiance maintenant.”

sauva

la
de

vie.

Dès l’entrée

premier

camaplumes
avait étranglé lui-même.
son

—

107
Cn

avait

faite
pu
—

plus loin

peu

et les

de

pattes
surpris

au

moins

en

il

Leur

passage.

de

et le

rien,

affaire

avait

pauvre Robin

été

n’avait

qu’on l’écorchât.
paisiblement la
mal, et nul ennemi

que se plaindre un peu avant
Le troisième coq traversa fort

forêt ;

guide

son

n’osa les

lui fit

ne

Écoutez, jeunes

ceci est pour vous.
A
avez besoin de vous choisir

gens;

vous

mais prenez bien

protecteurs;

Vous

aucun

attaquer.

l’entrée de la vie,
des

vit la peau du pauvre Robin,
second camarade, qu’un loup

son

garde à ce choix.
qui vous pro-

trouverez facilement des renards

mettront

merveilles,
propre intérêt; vous
utiles ni à

l’homme

l’ardeur;
l’ami qui

vous

de bien

l’ami
a

et

ne

songeront qu’à leur

des moutons

à eux-mêmes.

ni

qui

perfide

qui

verrez

ne

seront

le pouvoir, ou du moins
dangereux ; l’ami tiède, inutile;
seul digne de notre confiance.

a

est

du zèle est

qui

Arrêtez-vous à

CONTES.
LA

vieux

Un
heureux
élevait

d’une

,

sa

était

voix

l'IÊCE

DE

aveugle,
assis

bien

sur

plaintive

DEUX

pauvre et

le bord

dès

SOUS.

qu’il

bien mal-

d’une route, et
entendait les pas
il n’avait pour

personne qui s’approchait;
soutenir sa triste existence que le pain de l’aumône.
Le voyageur sensible lui donnait quelque chose;

108
celui

qui

moins

:

ne

pouvait

"Dieu

vous

lui

rien

assiste”

donner, lui disait
Le

:

bon

homme

également pour celui qui l’assistait,
qui le recommandait à Dieu.
Un

enfant vint par cette route;

village voisin, où il y avait
passer la journée chez une de
devant

et

fête;

ses

tantes.

avec

celui

allait à
il

une

et le considéra

l’aveugle,

il

pour

au

priait

un

devait y
Il s’arrêta

attendrissement.

”Le pauvre homme!” se dit-il; ”il ne peut voir
les champs ni le beau soleil ; il est comme quand
je tiens les yeux ouverts pendant une nuit bien
—

sombre

:

il

peut

ne

rien faire

non

plus,

et il

mour-

Oh ! que je suis
malheureux de n’avoir rien à lui donner ! Quand je

rait de faim si

l’abandonnait.

on

grand, si je suis assez riche pour cela, je
ferai l’aumône à tous les pauvres que je rencontrerai.”
C’est ainsi qu’il se parlait en regardant l’aveugle.
serai

—

—

”Dieu

haute
mon

voix,
enfant,”

bénisse

avant

ses

et

aussi,

yeux.

de

s’éloigner.

répondit l’aveugle;

honnête homme.”
de toucher le

brave

bénisse,

vous

vous
—

coeur

—

de

”0h!

Ce

fasse
voeu

l’enfant,
que

n’avoir rien à lui donner!”

la

homme!”
——

dit-il

à

”Bien obligé,

”que
grâce

Dieu
de

vous

devenir

de l’infortuné acheva
et

une

je

suis

se

dit-il

larme mouilla

malheureux
en

de

s’en allant.

l’impression qu’il venait de recevoir
plaisir à voir la belle campagne, à
•écouter les oiseaux, à cueillir de petites fleurs et à
Il était presque au village,
regarder les passants.
et entendait déjà le ménétrier qui faisait danser la
jeunesse sous le grand orme, lorsqu’il remarqua sur
le chemin une pièce de monnaie à moitié couverte
Peu à peu
s’effaça, il prit

109
de

il

poussière;

c’était

baissa bien vite pour la

se

ramasser :

pièce de deux sous. Son coeur
bondit aussitôt de joie, et sa première pensée se
”Si je courais lui
porta sur, le pauvre aveugle:
une

grosse

—

donner

deux sous!”

ces

allant vite il

qu’en

d’heure

de

11

un

il

se

retourna

et

vit

avait que pour un demi-quart
cela serait bientôt arpenté; et

chemin:

hésita
sous

11

n’y

d’ailleurs, pour faire
garder au temps?
deux

—

une

bonne action

fallait-il

re-

cependant; il réfléchit qu’avec
acheter quelque chose à la

peu

pourrait

serait bien

qu’il

triste de se promener au
rangs de marchands sans pouvoir
dépenser seulement deux sous ; on ne lui ferait que
triste mine s’il avait le gousset vide....
”Oui,
et

fête,

milieu

de

deux

—

mais

ce

pauvre
deux

quoi diner,
de

toute

même, ”je
tante; je
cela

ne

à la fête
ces

sous

journée.

sa

bien

l’empêchera
....

Et

moi,” poursuivit-il en
à goûter chez
et
régalé,
je suis bien sûr

à

trouverai
serai

qui n’a peut-être pas de
suffiraient pour payer le pain

homme,

dîner et

pas de

Allons, allons, portons
sur lesquels je ne

Pourtant...”

—

Il

ma

que

m’acheter des gâteaux

deux sous,

ter...

lui-

hésita

pauvre homme
devais pas compencore; il y avait
au

long-temps qu’il n’avait eu deux sous en sa
possession !...
Tandis que le petit insensible balançait entre le
plaisir de faire quelque bien à un infortuné, et celui
de satisfaire quelque misérable fantaisie, une bande
d’enfants de son âge arrivèrent en criant et en sautant
à la suite d’un homme qui avait l’honneur de porter
il se mit bien
sur
ses épaules Monsieur Polichinel;
si

HO
vite de

la

la

et

partie,
et

place,

suivit

comme

les autres Mon-

L’homme établit

Polichinel.

sieur

commença

à

son

représenter

théâtre
ses

sur

pièces

Ce n’était là que les bapour attirer du monde.
de
la
porte ; quand la foule fut assez nomgatelles
on annonça un spectacle bien plus magnifique ;
la
lanterne magique, où l’on voyait, moyennant
c’était

breuse,
deux

merveilles, telles
grands hommes, les principales

rois et les

monde,

foule de

une

sous,

avec

que les
villes du

monsieur le Soleil et madame la Lune.

Il y avait là de quoi tenter les moins curieux; on
entrait en foule: le petit garçon seul restait indécis

porte, en retournant dans
cieuse pièce.

à la

son

gousset la pré-

L’homme invitait tout le monde, et, pour mieux
piquer l’amour propre, il terminait chaque invitation
en

criant de toutes

ses

forces:

—

„Oui, messieurs,

priver d’un pareil spectacle, il faudrait n’avoir
pas deux sous dans sa poche; oui,” appuyait-il plus
fort, ”oui, il faudrait n’avoir pas deux sous.”
II regarda par hasard le petit garçon, et celui-ci,
qui crut que c’était lui seul que l’on apostrophait,
se redressa, tira sa pièce, et entra comme les aupour

se

—

tres; il faut dire qu’il y avait dans

plus
spectacle ne

de curiosité

l’enfant

sortit

encore

sa

en

dura

mouvement

Ce beau

aussi

riche

qu’avant

et

d’avoir fait

trouvaille.

esprit,

eu; il
se

ce

de vanité.

guère qu’un quart d’heure,

Le souvenir de
son

que

se

disant,

l’aveugle, qui occupait toujours
le plaisir qu’il avait

troubla beaucoup

rendit,
pour

l’oreille basse, chez sa tante, en
raccommoder avec sa conscience:

se

Ul
„Elle

—

pour ma
le donner

me

donnera

fête; je
au

pauvre

Les choses

—

disposées
qu’il

ne

quelque argent
dépenserai point, afin de
homme, en repassant ce soir.”

n’allèrent point

il

comme

les avait

lui-même;
bien,
le méritait; elle le
régala comme
il l’avait prévu;
elle lui donna de la tarte à la
des
crème,
poires tapées et toutes sortes de friantandis
dises,
que l’aveugle n’avait peut-être pas seulement du pain sec à manger; mais elle ne lui
donna point d’argent, elle se contenta de lui acheter
un beau jeu de
quilles et une trompette, et le renavec
voya
cela, en lui recommandant de ne point
en

s’amuser

route.

en

d’abord très

dureté, mais,
pette de
toutes

finit

et

tout

il

pensif,

réfléchissant,

reprocha

se

il tira

sa

poche, et se mit à souffler dedans de
forces; cependant quand il se vit à une
distance de l’aveugle, il souffla moins fort,
par ne plus souffler du tout; il alla même
côté

de

la

et

route,

avec

précaution,

s’il eût craint d’être entendu.
lui faire la

passer

sans

à tout

le monde:

aveugle qui

n’a

fine, ne le laissa point
petite prière qu’il adressait

"Avez
que

vos

Ces mots déchirèrent

il n’osa

bénisse!“

Le pauvre

avait l’oreille

homme, qui

comme
—

Il

pitié,”

dit-il. ”d’un pauvre

bienfaits
le

le matin

coeur

pour subsister.”
de l’enfant, et

répondre:
s’éloigna en silence,

”Dieu

—

et

ce

vous

aussi mé-

content de lui-même que s’il eût volé les deux
à

sa

trom-

sa

l’autre

comme

—■

en

ses

certaine
de

reçut très

ne

fut

Il

tante le

sa

mieux

*

doute

sans

le

sous

misérable.
Ce

mécontentement

se

renouvela

chaque

fois

112

qu’ii

par-là, que l’aveugle y fût ou non, et
jusqu’au jour où il eut enfin le bonheur
apporter deux sous qu’il avait ramassés avec

passa

il dura
de lui

du

bien

merci,”

soin,
se

dit-il

liard

et

à

liard.

effusion de

avec une

maintenant passer devant

”Ah!

—

Dieu

joie, ”je pourrai

et lui dire Dieu

lui_,

vous

bénisse !”

LE

PETIT

des enfants

VANNIER.

parce que leurs

parents
quelque fortune, s’imaginent qu'ils ne doivent
rien faire, et que même ils sont par leur âge hors
d’état de rendre quelque service. M. d’Hercy était
Il y

a

qui,

ont

malheureux pour avoir deux enfants de cette
espèce ; son fils Marcellin croyait qu’il était imassez

possible de vivre sans le
Sophie, la petite fille, était

qu’il

fallait lui mettre

enfants

et de

du

pain

ils

entendirent

Un

ses

auraient mérité

secours

d’un

domestique,

et

si paresseuse, si paresseuse,
bas et ses souliers: ces deux

qu’on

ne

donnât que

leur

l’eau.

jour qu’ils
au

se

coin

promenaient
d’un

bois

avec
un

leur

petit

père,
garçon

"Voilà un enfant,”
(pii chantait de toute sa force.
dit Marcellin,
"qui est bien joyeux; il faut qu’il
n’ait aucune leçon à apprendre, aucun travail qui
—

l’occupe; on croirait que c’est un petit seigneur
”Je croirais
qui ne doit songer qu’au plaisir.’’
un
c’est
M.
petit
”que
d’Hercy,
plutôt,” reprit
à
fainéanter.”
s’amuse
vagabond qui
Tout en parlant ainsi, ils arrivèrent au lieu
où était le chanteur; c’était un enfant de dix à
—

il5
et

onze

était

ans,
qui
pas les personnes
à ses côtés

terminait

en

si
fort occupé qu’il ne vit
qui s’approchaient de lui. Il avait
plusieurs corbeilles fort bien faites, et

autre

une

ami,”

courage,
bien content.”
mon

en

ce

dit M.

moment.

d’Hercy;

—

"Bon

”vous

paraissez
interrompirent le chanteur, qui leva la tête pour voir qui lui
parlait; il
ôta aussitôt son
chapeau pour saluer, et répondit
d’un air délibéré:
”Hé, monsieur, je n’ai pas
sujet d’avoir du chagrin, la besogne ne va pas mal,
et une petite chansonnette la fait
trouver plus agréable.”
”C’est sans doute pour
jouer,” dit Sophie, ”que
vous
faites ces jolies corbeilles?”
"Vraiment,
ma
belle demoiselle,”
répliqua le petit vannier, ”ce
serait bon pour
vous; mais moi, mon diner n’est
prêt que quand j’ai travaillé. Je fais des corbeilles
pour les vendre, et avec l’argent qui m’en
revient,
j’achète du pain pour vivre; si je ne travaillais pas,
Ces mots

—

—

—•

—

je

mourrais de faim.”
"Mais
pas de parents qui vous donnent
—

nécessaire?”
il y

mère,
il

a

aura

tantôt

et

comme

accoutumé
un

on

un

n’avez donc
qui vous est

Dieu, non, mademoiselle,
j’ai perdu ma pauvre

que

Heureusement que
de

corbeilles

bonne heure
et

des

à

paniers

pauvre mère, et
ellerne dit encore:

Voilà

quand

m’aider,
je

ferais

m’avait

mère

ma

travailler; je faisais
elle.
Apprends
disait-elle; avec cela
avec

métier, Petit-Pierre, me
a sa
fortune faite, et celui
qui

n’a besoin de personne.
ma

mon

an

ce

je n’avais personne pour
fallu chercher moi tout seul comment

pour vivre.
des

”Ha!

—

vous

comme

elle fut

Petit-Pierre, sois

sait travailler
elle

près

me

de

honnête
8

parlait,
mourir,

homme,

114
et

à personne.”
Dieu veuille la
l’autre monde, ma bonne mère!
conseils, et, tout petit que je suis,

demande

ne

rien

dans

récompenser

j’ai suivi ses
je n’ai jamais tendu la main pour
qui me nourrit ; je gagne ma vie
homme.”

un

tout

—

de

sorte

une

Le

petit

fierté,

suffisait

à lui-même,
tandis
de pourvoir à leurs

capables
M.

d’Hercy,

si

disait

cela

charmé de

Sophie

enfant de leur

qu’un

ce

pain
j’étais

comme

Marcellin et

et

honteux de voir

vannier

demander le

avec

étaient

âge

se

qu’eux n’étaient pas
premiers besoins.

qu’il

venait

d’entendre,

petit garçon ; puis il
choisit deux corbeilles pour ses enfants, et mit un
écu de six francs dans la main du petit vannier.
”Oh, monsieur,” dit celui-ci, ”je ne vends pas
mes
corbeilles si cher.”
”Et moi,” reprit M.
d’Hercy, ”je ne les paie jamais moins que cela.”
”Je vois, monsieur,” répliqua l’enfant, ”que vous
Je ne dois pas
avez compassion de ma jeunesse.
donna

de

,

grands éloges

au

—

—

—

être

comme

je

malhonnête pour refuser un homme riche
vous; mais je vous prie de remarquer que

assez

n’ai rien

—

”Va,

enfant,”

”ton honnêteté te fera
gens
une

main

M.
sentir à
par

te

qui

ses

et que je n’attendais rien.”
dit M. d’Hercy en le quittant,

demandé,

mon

prospérer,

et tous les honnêtes

connaîtront, s’empresseront

de te tendre

secourable.”

d’Hercy profita
ses

de cette rencontre pour faire
ce pauvre orphelin était

enfants combien

sentiments

au-dessus

d’eux:

—

”Que

de-

viendriez-vous,” leur dit-il, ”si tout-à-coup vous vous
trouviez à sa place? Cela pourrait arriver, et l’on
a vu des revers de fortune
plus extraordinaires encore:

115
seriez les êtres les

vous

plus malheureux

lieu de travailler et de chanter
enfant, vous iriez pleurer à
au

chaque porte,

dier le
râbles

de

morceau

jours.

sortez de
à

croire

redoutez

pain qui prolongerait

men-

vos

misé-

que les

l’avenir, qui peut changer,

et

rougissez

de

L’AVENTURIER.

y avait une fois
nommé Albert,

petit garçon
qui n’était jamais si
un

lorsqu’il pouvait s’échapper

fallait voir alors

comme

il

de

courait,

de

dix

content

la maison:

comme

il

il

sautait;

s’il y avait là un
rocher, il ne manquait pas de
grimper à la pointe, il escaladait les murs, franchissait les fosses, ou se
pendait aux branches des
arbres.
C’était un petit
aussi ses
en

voyant

son

diable;
camarades,
vagabonde, n’avaient pas cru
un
nom plus
convenable que

humeur

lui donner
d’Albert l’aventurier.
Je n’ai pas besoin de
dire qu’il faisait trembler
vingt fois par jour

pouvoir
celui
vous
ses

bons

tinuelles
ou

parents;

qu’il

même

ils étaient dans des craintes

donnât

ne se

qu’il

ne

se

d’autant

mieux

le bord

de la mer;

se

noyer.
Un jour

clos de murs,

:

paresse qui vous porte
gens riches ne doivent rien faire;

Il

que

brave

et

orgueilleuse

ALBERT

ans,

monde;

Connaissez donc le prix du travail

cette

voir inutiles à vous-mêmes.”

vous

du

comme ce

quelques

tuât,

et ces

con-

coups dangereux,
craintes étaient

fondées,

qu’il

que leur demeure était sur
d’un instant à l’autre il
pouvait

courait dans le

il vit

une

jardin, qui était
petite porte, malheureuse8*

116

qui

Son

ouverte.

ment

la tête

s’assurer

pour

il

côté,

qu’on

de

voir

ce

retourna ensuite

l’observait point;

ne

la mer, dont le rivage
était à cent pas de là. Il ne voulait que ramasser
quelques jolies coquilles sur le sable, et revenir bien
il

puis

mit à courir

fut

soin

premier

l’autre

de

passait

se

se

vers

comptait bien qu’on n’aurait pas le temps
de cette petite excursion.
En
arrivant sur le rivage, il oublia les coquilles pour
sauter dans une barque de pécheur qui était attachée
il

vite;
de

à

s’apercevoir

Il

pieu.

un

de côté

—

s’en donnait de

aussitôt à la faire balancer

mit

se

d’autre,

et

tout

qui l’amusait beaucoup;

ce

car

son

coeur,
Ce
personne pour l’en empêcher.
malheureux là-dedans, c’est que la

à

partenait
qu’avec

une

fut

le reflux

n’y
qu’il y

il

avait là
eut

de

barque, qui

ap-

homme fort pauvre, n’était attachée
vieille corde à moitié pourrie; cette

un

corde vint à

retenue,

il

se

et la

rompre,

emportée

entraînait tout

vers

n’étant

barque,
flots:

par les

en

la haute

plus

moment

ce
mer.

,

Vous

que c’est
enfants,
peut-être pas,
le
reflux
de
la
flux
et
le
mer; apprenez donc
que
eaux de la mer montent deux fois chaque
les
que

jour

avec

ce

mes

savez

ne

force

contre

le

rivage,

suite de la même manière et
le
le

premier
reflux.
Vous

doivent

mouvement

s’appelle

corde

ce

cassée,

que

se

sa

se

retirent

autant de

le

que les eaux
elles tout ce
avec

sur

était

et

concevez

emporter
le rivage; c’est
A peine Albert
barque.
retenu

en

flux,
en

en-

temps;

et l’autre

se

retirant

n’est

point
qui
qu’elles firent de la
que la
s’évanouit et fut

fut-il

joie

aperçu

remplacée
la
en

une

par

immobile

côte, puis il
appelant du

dait

dans

alors

frayeur mortelle;

il resta d’abord

voyant qu’il s’éloignait rapidement

en

se

mit à crier de toutes

secours;
bruit des

le

mais

sa

Ilots,

petite

voix

de

forces

ses

se

per-

et

personne n’était
il courait d’un bout

le rivage.
Désespéré
barque à l’autre, élevait les mains en priant
le bon Dieu, et finissait
par pleurer à chaudes larmes :
c’était tout ce qu’il pouvait faire, car il était bien
impossible à un enfant de sa taille de diriger un
bateau aussi grand que celui où il se
trouvait, et
d’ailleurs quand il l’aurait
pu, il n’avait ni rames
de

sur

la

ni avirons.

Au bout de huit à dix minutes il était
quart de lieue de la côte.
11 se crut
alors perdu sans
ressource, et il n’eut pas tort,
car la nuit
était
approchait; le
et il

déjà

à

était

plus

un

—

rivage

que

désert,

probable

que personne ne le découvril’étendue des eaux ; si
quelqu’un môme de

rait

sur

loin

remarquait

filets

pendant

la

barque, comment s’aviserait-il de
soupçonner qu’elle emportait un pauvre enfant seul
et sans secours? Il lui serait
plus naturel de croire
que c’était celle d’un pêcheur
allait tendre ses
qui

la nuit.

Pour comble de
s’étant

élevé,

malheur,

un

vent

de

terre

la

frêle nacelle avec encore
plus de violence qu’elle n’était entraînée par le reflux;
la terre

poussa

paraissait déjà

si loin, si
loin, qu’Albert
plus espérer d’y retourner.
qui jusqu’alors s’était tenu
debout en regardant autour de lui, se laissa tomber
dans le fond du bateau, et se remit à
pleurer de
toutes ses forces.
Pendant qu’il se
désolait, la

pensa qu’il ne fallait
Le petit malheureux,

—

lis
nuit couvrait insensiblement la
ce

fut

voyait plus rien,
mugissaient sans
il lui semblait à

gloutir,
versait

n’entendait

et

autour de

cesse

chaque

le vent,

car

:

de vieux

planches
jusqu’au milieu

calmèrent,

l’horizon,

et

temps

un

L’homme le plus

un

avait

de la

laissés,

remuer.

nuit;

situation

une

coin du

bateau, sur
se
pressait
Ce temps

—

alors les vents

descendirent doucement
briller

la

dans

lune

se

sous

toute

Albert leva la tête au-dessus des
et

barque,

clarté de l’astre

dans

n’osait

nuages
laissèrent

l’étendue du ciel.
bords de la

boule-

dans

d’horreur dans

et

les

allaient l’en-

plus fort,

comme

lumière.

Albert, assis
filets qu’on y

contre les

dura

:

nuages noirs qui couvraient tout le
la lune et les étoiles de donner

le moindre rayon de
intrépide eût frisonne
semblable

devenu

mer

ténèbres

Albert; il ne
que les flots, qui
son léger bâtiment;
pour

qu’ils

minute

étant

la surface de la

d’orage; de gros
ciel, empêchaient

d’épaisses

mer

sujet d’eiïroi

nouveau

un

regarda

de la nuit

sur

la

lui

mer:

la faible

de voir l'im-

permit
trouvait, et il en fut encore
plus eflrayé que des épaisses ténèbres qui la lui
avaient cachée; ses regards ne purent s’arrêter que
sur l’eau
et sur le ciel; il se remit sur les vieux
et
fdets,
pleura comme il avait déjà pleuré. Peu
à peu sa tète s’appesantit, ses yeux se fermèrent,
solitude où il

mense

et la

fatigue

paisible
Le

au

et

son

se

âge

milieu des

malheureux enfant!

lui firent trouver

dangers qui

un

sommeil

l’environnaient.

ne devait
peut-être plus
peut-être devait-il périr de faim au
milieu des mers.
Vraiment, je le plaindrais beaucoup s’il n’eût pas désobéi à ses parents, et s’il

se

réveiller;

il

119
n’eût

dû

pas

n’abandonne rien
de
la

son

malheur

son

barque

sa

voguer

sous
au

hasard,

de

Comme

son

sa

ce

qui

Laissons

Providence, qui
se

passait dans

père.

Albert était

sorti

jouer

dans le

avoir

aucune

qu’au

commencement de la nuit

ne

faute.

et saisissons le moment

sommeil peur voir

maison

à

l’oeil de la

jardin,
inquiétude

sa

de la

maison pour

mère fut
à

son

point le voir rentrer;

elle

long-temps sans
sujet; ce ne fut
qu’elle s’étonna de
envoya quelqu’un

On l’appela en effet;
mais il n’eut
l’appeler.
de
comme
vous
On
garde
répondre,
pensez bien.
le chercha, et l’on ne put le trouver.
Le dômestique vint avertir la mère que son fds n’était point
dans le jardin: comme elle connaissait
Albert, elle
ne s’alarma
point d’abord ; elle sortit avec le dômestique pour chercher aussi; elle parcourut tout le
jardin, et arriva à la porte, qu’elle trouva ouverte.
Elle ne douta pas qu’il ne fût sorti; elle sortit de
même, chercha sur le rivage, appela et demanda
de ses nouvelles à tous ceux
qu’elle rencontra:
Ce fut alors qu’elle
personne ne put lui en donner.
commença à concevoir des
mari, qui était venu la

craintes affreuses.

joindre,

personnes, par intérêt pour eux,
et d’autre

ils furent

et

quelques

Son
autres

coururent de côté

pendant toute la nuit; quand le jour vint,
bien persuadés qu’Albert était tombé dans

rentrèrent

Ses parents
y avait trouvé la mort.
chez eux et le pleurèrent comme s’il

n’eût

existé.

la

me

mer

et

plus

suis

toujours

—

”Hélas!” disait la mère,

attendue à

un

pareil malheur;

”je
le

120
cruel enfant
à

plaisir

méprisait

courir

Comme
de la

on

barque,

de deux

ou

notre

ne

point

pêcheur

jours,

seul instant la vérité de

on

prendre

dangers.”

remarqua

et que le

trois

et semblait

voix,

au-devant des

ne

la

disparition

n’en eut pas besoin

soupçonna

pas

un

qui était arrivé. Tandis
qu’on le cherchait sur le rivage, Albert dormait,
comme je
l’ai dit, paisiblement sur les flots qui
Quand il s’éveilla, le soleil était
l’emportaient.
déjà assez élevé sur l’horizon, et réchauffait ses
membres, engourdis par le froid de la nuit; il frotta
ses yeux, se rappela un
peu ses idées, et regarda
en
Il fut bien étonné
quel endroit il se trouvait.
de voir la barque arrêtée entre deux rochers, à
fleur d’eau, auprès d’une côte ; il se leva aussitôt,
mit le pied sur le bord de la barque, sauta sur
un des rochers et passa
de là, en marchant dans
l’endroit
qui lui paraissait être la
l’eau, jusqu’à
mais
fut
terre;
lorsqu’il
parvenu au lieu le plus
il
reconnut
avec
douleur
élevé,
que cette prétendue
terre n’était qu’un rocher qui n’avait guère qu’un
ce

demi-arpent d’étendue. De là il vit la mer autour
de lui, et à cinq à six lieues au loin la côte d’où
il était parti.
Cette vue le découragea tout-àil
s’assit
sur
la pointe de ce rocher, et resta
fait;
—

une

demi-heure

vers

la terre

presque immobile, le visage tourné
où était la maison de ses parents. Il

se

disait à lui-même:

et

à

ma

A

douleurs
et

mère,

son
ne

âge

et
on

durent

commença à

Dieu
a

J’ai désobéi à

—

mon

père

m’a puni.

bon

appétit,
long-temps.

pas
chercher des

yeux

et les

Il

grandes
se

leva,

comment il

s’y

121

prendrait
courut

croissait seulement
du rocher
était

où

il

ni

les

tous

sur

il

arbustes;

y

un

l’herbe

peu de terre:

boeuf et de mouton; il fallait
En descendant sur les bords de

repas
chercher ailleurs.

de

quantité

une

remarqua
la pierre,

à

île

herbes dans les fentes

quelques

de

la

petite

arbres

trouvait

se

un

petite lie,
lages attachés

ni

avait

il par-

déjeûner;

son

procurer
minutes sa

cinq
n’y

Il

sens.

se

pour

en

et

surtout

coquil-

des huîtres

superbes.
Une
celle-là
les

de

qu’Albert
à

autres

faim

lui

son

s’était ouverte ;

délicieux.

repas
il fit

apaisé,

il

déjeuner;
pierre tranchante.

d’une

ce

fut par

ce

son

commença

l’aide

rendit

fut

appétit
dans

huîtres

ces

un

tour

ouvrit
La

Quand
de

son

promenade

domaine.

En revenant du
que,

il fut bien

eaux,

en

la

côté où il avait laissé

étonné

soulevant,

de

ne

l’avaient

sa

la

plus voir;
dégagée d’entre

barles
les

elle était alors bien loin de là.
Cette
lui
fit sentir plus vivement son abandon : il
perte
réfléchit que peut-être il ne reverrait jamais ses
bons parents, ni qui que ce fût: cela était bien

pierres;

triste;

mais aussi

connut tous
coeur,
son

si

ses

de

qui

torts,

et

paternelle,

Cette bonne
en

la

faute?

promit bien

11

dans

reson

il pouvait retourner dans la maid’écouter avec plus de soin et de

jamais

respect les conseils

le

venait
se

de

résolution,

son

et

la

père et de
prière qu’il

sa

fit

mère.
ensuite

mettant à genoux sur le rocher et regardant
ciel, lui donnèrent un peu de tranquillité.
se

»

122
Le

beau

échauffait
serait

soleil

l’île,

froide,

réfugier

pour prendre
désobéissant et étourdi, il
se

savait

et

sens

raisonner

s’en donnait la peine
Il

çait.
trouva

creusé
Il

petit

dans

la

trou

eaux

et

à

son
ne
sur

repos;

car,

quoique

pas de bon
actions quand il

manquait
ses

que la nécessité l’y fordonc le tour de l’ile,
et

tout

pierre

aussitôt

mit

se

les

sur

ou

recommença

un

brillait

qui

lui fit pas oublier que la nuit
et qu’il lui fallait un lieu où il
pût
ne

juste

à

tourné

et

sa
au

taille;

il était

soleil

levant.

le

nettoyer, en grattant avec
ses mains,
à la manière des renards; il ramassa
ensuite des herbes sèches et s’en forma un
lit,
faut

il

l’avouer, ne valait pas celui qu’il avait
père, mais où l’on pouvait encore
dormir assez bien.
Quand ce travail fut achevé,
il ne vit plus rien à faire; il descendit sur le bord
de l’île, et prit son dîner.
La table était toute
les mets cependant commencèrent à lui
servie ;
paraître un peu insipides: un bon morceau de pain
aurait été pour lui un vrai régal en ce moment;
qui,

laissé

il

chez

son

fallait s’en

passer.
Ainsi s’écoula la

journée: l’approche de la nuit
S’il eût été un
inquiétudes.
comme
il
a
petit peureux
y
beaucoup d’enfants, il
serait mort de frayeur dans une solitude aussi prolui

rendit

fonde;
tomes

là

ce

qui

raisonnable pour savoir
ignorants racontent des fan-

assez

les

ce

que
des chimères

sont

situation.

laissa

ses

mais il était

tout

que

toutes

l’effrayait,

Heureusement

pas le

temps de

ridicules;

mais

sa

ce

triste et

n’était pas

déplorable

que le semmeil ne lui
faire de longues réflexions;

i 23

sèches, et s’endormit
qu’au retour du soleil.
La seconde journée se passa comme la première; la troisième paraissait devoir lui ressembler,
et il était déjà persuadé, que c’était ainsi que devait
il

se

coucha

ne

pour

s’écouler
trois

ger
mit

se

sa

vie tout

de

barques
vers

son

aussitôt

les herbes

sur

réveiller

lie.
à

entière, lorsqu’il découvrit au loin
pêcheurs qui semblaient se diriSon cœur bondit de joie; il se

sauter

et

à

courir

du

côté

où

il

Il avait entendu
voyait les bienheureuses barques.
à quelques marins que, dans un cas de détresse,
il fallait faire des signaux pour appeler du secours;
il tira de sa poche un petit mouchoir blanc, l’éleva
aussi haut qu’il put,
et
l’agita de toutes ses

forces.
Les

pêcheurs

restèrent

apercevoir le mouchoir

et

bien

le

long-temps
bonhomme

sans

qui
petit
remarquèrent, et comme leur
intention était d’aller jeter leurs filets autour de
l’ile, ils n’eurent pas besoin de changer de route.
Ils abordèrent bientôt,
et furent très étonnés de
trouver un enfant tout seul sur ce rocher;
ils le
furent bien plus quand ils reconnurent Albert qu’ils
croyaient mort:
”Ah, petit malheureux!” lui
"combien
vous
avez affligé votre père et
dirent-ils,
votre mère!” Albert, tout transporté de joie, ne les
laissa pas continuer, et les embrassa à plusieurs
reprises, en leur racontant comment il s’était fait
que la barque s’était détachée du rivage pendant
Les bons pêcheurs, ravis de
qu’il s’y balançait.
aux parents
la
consolation
porter
d’Albert, le firent
et reprirent
monter dans une de leurs barques,

l’agitait;

enfin ils le

—

12 i
aussitôt le chemin de la côte,
à

autre

un

remettant la

Je n’entrerai

dans des

point

que l’on fit
maison paternelle ;

détails

ception

à Albert à

la

ses

de le

revoir

seulement

pèche

jour.

lui

parents
faire

songer
reconnaissait

Albert, qui

un

tous

dans

étaient si joyeux

qu’ils l’embrassèrent
à

la ré-

sur

retour

son

ses

l’instant

à

sans

mais

reproche;
torts, se

mit

à

genoux devant son papa et sa maman, et leur dit:
”Dieu m’a puni parce que je vous ai
désobéi;
il a cependant été encore assez bon envers moi
—

jeté
me

ma

du

préserver

me

pour

faute.

pardonner

comme

”tu

relevant;

combien il
tenant

que

ne

et sois

à

plus sage
plus raisonnable,
la

de

m’a

lui

par

nous

—

dit

ton

son

obéir;

tu

et

que

plus
se

ne

pour

n’en

en

sais

main-

qui

pour-

une

fois,

en

effet

l’avenir.” Albert devint
sortit

père

malheur même

défendons que ce
Embrasse-nous encore

ne

m’avait

parents,
pardonné.”

te

permission,

anciennes fautes

qu'il

fils,”

appris

t’importe

rait t’ètre funeste.

tenu

mon

as

nous

,

où

chers et bons

mes

crois

je

"Nous te pardonnons,
le

grand danger

Veuillez

sans

avoir ob-

en

ressouvint
pas faire

de
de

ses
nou-

velles.

I.ES

Il

appelé
lui

TRISTES

était

Furet,

si

fois

un

curieux

cacher la moindre

dans le pays.
et

une

AVENTURES

11

FURET.

petit

qu’il

chose

allait

DE

garçon de village,
était bien difficile de

de

ce

qui

se

toujours regardant

d’autre, toujours écoutant;

il

marchait

passait
de

côté

avec

tant

de

précaution qu’il
vous

que

arrivait

fussiez

vous

à

côté

douté

de

de

Chacun le craignait et le
renvoyait

vous

sans

approche.

son

comme un

espion

dangereux; quand il entrait dans une maison,
lieu de
répondre à son bonjour, on lui disait:
”Qu’est-ce
ce

qui

il

était

que

que

Furet? Venez-vous voir

Et
passe ici? Allez-vous-en chez vous.
obligé de s’en retourner honteusement.

se

Cela aurait dû le
pas,

voulez,

vous

au
—

et

je

vais

Un

corriger; cependant

il

défaut lui attira bien des

son

vous

soir

changea

ne

désagréments,

raconter pour votre instruction.
il entendit parler dans

qu’il revenait,

maison voisine; la curiosité le porta aussitôt
son
oreille contre la porte.
La conversation roulait
précisément sur son compte; cela le
rendit vingt fois plus attentif que de coutume.

une

à

coller

—

"Méfiez-vous

de

petit

ce

de la maison, ”c’est

blable; je ne veux
Chassez-le, et, s’il
Je
prenez un bâton.
pour fils un pareil

d’écouter,”

dit Furet

nant

que le voisin
Tandis
déjà.”
—

drôle-là,”

une

disait

le maître

peste qu’un enfant

qu’il

sem-

les

mette

pieds ici.
s’éloigne pas assez vite,
plains bien ses parents d’avoir

pas

ne

garnement.’’
en

—

”J’ai bien fait

lui-même; ”je

sais

mainte-

m’aime pas; je m’en doutais
qu’il faisait cette belle réflexion,
ne

servante

qui était au premier étage, jeta une
potée
grande
d’eau, n’imaginant pas qu’il y eût
au pied du mur.
quelqu’un
Furet, saisi par l’eau
un
laissa
ce cri
échapper
cri;
froide,
apprit qu’il

une

là.

Le

maître

s’empara aussitôt d’un fouet
chiens, ouvrit brusquelequel
ment la porte, poursuivit Furet, et lui donna par

était
avec

on

chassait les

126

lui

jambes trois
apprendre à

et

fit

les

Le

qu’il

curieux,

écouter
bien

puni,

ne

mensonge pour
pouvait cacher à

car,
faute conduit

était

aussi

se

fouet pour

rentra chez

déguiser
cause

de

son

son
ses

père,

aventure,
habits tout

remarquez-le bien, mes enfants, une
toujours à une faute nouvelle. Furet

redouté

cachait

son

portes.

aux

un

mouillés;

on

quatre coups de

ou

chez

de lui:

et

qu’ailleurs;

parents

ses
ce

soin

l’on prenait

que

lui dérober la connaissance de ce qui se faisait,
aiguillonnait encore davantage sa maudite curiosité.
Son père trouva un jour, dans un piège qu’il
avait tendu, un lièvre encore vivant; il s’en réjouit,
dans l’espoir d’en faire présent à une personne qui
lui avait rendu quelque service. Il le prit sans lui
faire de mal, le rapporta à la maison, et le mit
dans un panier couvert qu’il eut bien soin de fice1er.
Malheureusement il laissa ce panier dans un
coin: Furet qui l’aperçut, sentit à l’instant le plus
vif désir de savoir ce qu’il y avait dedans ; il n’osa
le demander, car on s’était mis sur le pied de ne
Il attendit qu’il
jamais répondre à ses questions.
de

eût

n’y

à

personne

curiosité:

la

maison

pour
arriva.

ce

moment désiré

ne

l’observait point, court

satisfaire

sa

Furet,
panier, le
et
sent
avec
soulève,
surprise quelque chose qui
dans l’intérieur.
remue
”Qu’est-ce que cela peut
être?” 11 met le panier à son oreille, écoute, et
ne peut deviner;
il fait petit , petit ^ comme quand
on
les
appelle
poules ou le chat, et l’on ne réle désole; il faut pourtant qu’il
Cela
pond point.
sûr

qu’on

sache

ce

qu’il

y

a

dans

ce

panier.

bien

au

Il

défait

un

127
noeud de

ficelle, puis un second, puis un troisième;
baisse, met son oeil à l’ouverture du couvercle, qu’il lève un peu: un saut brusque le fait
reculer aussitôt.
Mais à peine a-t-il retiré le nez,
que le couvercle se relève, et zeste! voilà le lièvre
il

en

se

liberté.

La

traverse le

de

la

l’a

vu

jardin

porte était ouverte;
trois

en

haie, arpente

la

sauts,
plaine, et

qu’il

sort,

trou
par
gagne le bois qui
un

naître.

Furet était resté immobile
revint

l’animal

passe

que pour songer aux
venait de faire.
Il n’y

cette nouvelle

équipée;

son

d’étonnement,
conséquences

et

de

ne

ce

pas à cacher
qui avait la sa-

avait

père,

gesse de ne point ménager ses défauts, allait lui
administrer une correction rigoureuse; il sentit alors
était

combien

dangereuse sa curiosité.
Cependant,
fatal, il remit soigneusement
pour éloigner
le panier dans son premier état,
et sortit dans la
comme
si de rien n’eût été.
cour
Son père
rentrait précisément avec un domestique qui venait
”Je suis charmé,” disait-il,
chercher le lièvre:
ce
ait
petit présent
pu plaire à votre maître;
”que
c’est un brave homme, à qui je désire beaucoup
Venez par ici; vous allez prendre
d’être agréable.
le panier tel qu’il est.”
Furet, qui avait entendu
aurait
comme
on
ces
mots,
voulu,
dit, être à cent
il
la
sous
terre;
regardait
porte pour voir
pieds
il
ne
s’il
n’y avait pas
pourrait pas s’échapper;
de
venait
la
fermer.
Il attendit
le
père
moyen;
l’instant

—

—

—

dans

des

Cela

prenant

le

transes
ne

fut

panier,

cruelles.
Le domestique, en
pas long.
dit:— ”Ho! ce n’est pas
lourd,

128

Ça-”

levant

le

à

panier

délogé?”

Il

—

doutant

déjà

que le

panier

mot,

à dire?”

”Qu’est-ce

—

s’empressa

de

demander

sans

”le

de

—

père

en

lièvre

défaire la

quelque chose;

était vide.

le

reprit

tour;

son

sou-

serait-il

ficelle,

il

et

regarda
ajouter un seul
explication, il saisit

Sans

aucune

hart de bois vert,
et marcha droit à la
Furet
le
vit
Quand
arriver, il fut si troublé

une

ne

même

pas

songea

genoux et se mit à
faire attention à ses
et

venait,

qu’il
car

se

il

Furet,

cris, lui donna

curiosité

sa

efforts pour cela;
nous
devons même

et

coup,

rien

ses

faire

de

II

dans

sa

au

encore

de

nous

huit
beau-

du

dire

qu’il
lui

à

beaucoup

mier

mouvement; mais bientôt
Il était

buffet

en

il

se

savoir

lui attira de

un

plat qu’il

que l’on avait
il sut maîtriser

avec

:

Il

fut

et

soins

faute.

répréhensible : c’était

haut

vu,

en-

peine,

sans

lui devons cette

parents commençaient

aperçut

bon

assez

l’avoua

gré, lorsque son malheureux penchant
nouvelles disgrâces.
n’avait pas

re-

ménagement
tenir parole,

de

était

près,

ses

justice;
jours sans

de

lièvre.

fant; il savait qu’il avait tort,
et promit de ne plus retomber
fit tous

qui lui

ce

moins

l’impossibilité

offert le

déjà
à

qu’il
justifier; il tomba à
Le père,
sans
grâce.

crier

trouvait dans

avait

cour.

se

d’autant

mit

y

à

se

vit

laissa

'

couvert

son

prealler à

seul; personne ne le
point là de lièvre
verrait,
qui s’enfuierait ; il prit donc une chaise, monta sur
une
table, et, en se haussant sur ses pieds atteignit
au plat.
Il le tira un peu, puis un peu encore,
la tentation.
et

il

n’y

encore

avait sûrement

120
de

manière

mains: par
était dessus
le nez;
mit le

sur

qui

bouillon,

qu'il pouvait déjà le prendre à deux
malheur, en le prenant, l’assiette qui

glissa,

le

hors

plat

et

se

les vêtements

plat

plancher.

Le
sa

le

de

et

le

les

bruit

et

le

secours

blessures,

vit

plusieurs

le

même
fin le

et le

qu’il

avait

son

un

jeta

par

terre

au

qui inondait
occasiona

gâtés
où

le
fit

tué ; elle se
le nez tout
la

tête; ses
graisse
il était, on ne
par

la

11 fut

obligé

de rester

lit.

souffert

une

Écoutez

combien
sur

le

blessures à

fit coucher.
dans

quantité de
genre; je passerai à
guérit pour toujours

tude.

et

fut pas tout;

qu’il s’était
qu'il avait

pouvait

châtiment; on se contenta
ques conseils, qu’il ne suivit,
que pendant quelque temps.
pas

de

plein

la tète

sur

chute

sa

l’état

de

terai

ne

mouvement

était

gronder; elle s’empressa de lui donner
nécessaires, mit des compresses sur ses

plusieurs jours
Ce

que
crut

Dans

un

il

bouillon,

étaient entièrement

bouillon.

pouvait

du

et

mère, qui
relever, et

ensanglanté,
vêtements

Ce

front et

au

éclats

le' curieux droit

faire

tout entier

de Furet.

frappa

accourir

frapper

d’équilibre;

renversa

milieu des

hâta

et vint

la douleur lui fit

de

bien

suivant
Je

tenir

lui donner
sa

ne

lieu

quel-

coutume,

vous

racon-

petits événements
la catastrophe qui
de

sa

du
en-

mauvaise habi-

attention, enfants, et voyez
seul défaut peut attirer de malheurs
avec

nous.

Il y avait dans le voisinage un château dont
appartements étaient fort élégamment décorés:
Furet, qui en avait entendu dire des merveilles,

les

9

4S

150
désirait

beaucoup de
dur, fier
n’abordait jamais sans
un

les

homme

voir;

de

une

mais le maître

richesses,

ses

espèce

était

et que

de crainte.

l’on

Com-

faire

ment

château,
qui

osité

pour s'introduire dans ce redoutable
et comment faire pour vaincre une curi-

renaissait

cesse?

sans

Furet

savait

ne

guère résister à cette passion. Un jour il vit une
petite porte qui donnait dans les jardins, à moitié
l’occasion

lui

prudemment

la

ouverte;
d’abord

Il passa
parut favorable.
tète par cette ouverture, et

voyant personne dans les environs, il entra tout
entier; il parcourut le potager, le parc et le parterre avec un plein succès;
nul ne se rencontra
ne

sur

son

fait

on

passage: il en était étonné, et dans le
eût dit que tous les habitants de ce lieu

étaient ensevelis dans
son

en

était bien

sorti le matin
resté que

rait,

car

le

un

simple:

avec

tous

concierge

Malgré

ses

ses

et

il eût été bien

sommeil ; la raic’est que le maître était

profond

le

plus

craintes,

il

et

gens,

jardinier :

qu’il

n’était

Furet

l’igno-

hardi.
alla

jusque

terrasse où donnait la

solitude

qu’il

sur

porte d'une salle; cet air
remarquait partout, l’enhardissait;

s’avança toujours

une

de

il

disant que si on le voyait,
il en serait quitte pour être chassé ; il vint jusqu’à
la porte même de la salle, s’arrêta deux minutes
sur le seuil,
et le dépassa d’un pied craintif.
Ses
yeux
des

furent

en

éblouis

se

des

dorures

et

de

la beauté

meubles; il n’avait jamais rien vu de semblable.
Quoique tremblant et craignant de laisser
entendre sa respiration, il voulut tout examiner, et
passant d’un objet à un autre, il arriva jusqu’à la

loi

porte d’une seconde pièce:

l’intérieur,

voir

en

plus

pousser
ment

qu’il

Comme

mais

loin.

Le

cœur

avait besoin

il

il

avec

de

tendit le

cou

l’intention de

pour

ne

pas

lui battait si violemà

respirer

son

aise.

—

à revenir

sur ses
il
disposait
pas,
quelqu’un arriver par le jardin: sa frayeur
fut si grande que, ne sachant ce qu’il faisait, il se
jeta dans la pièce qu’il regardait de la porte, et se
se

entendit

cacha dans un petit cabinet noir qui se rencontra
bien à propos pour lui.
L’hoinme qui lui causait
cette peur était le concierge, qui venait fermer les

appartements, à cause de
Furet, qui croyait que

la nuit

qui approchait.

c’était

le

terrible

—

maître,

l’entendit passer et repasser à côté de lui; chacun
de

et
pas faisait gémir le parquet,
peser sur la poitrine du petit indiscret.
eut fini sa
besogne, il se retira.
ses

Furet

sarder

attendit

de sortir

fut bien sot

quelque temps

encore

de

quand,

obscure

son

dans

il

pour ha-

retraite:

rentrant

en

semblait

Quand

mais il

la

pièce si
auparavant, il la trouva aussi noire
qu’en pleine nuit; les fenêtres et les volets, exactement
fermés, ne laissaient point pénétrer la moindre lueur;
il chercha à tâtons la
porte, et chercha long-temps ;
éclairée

bien

enfin il
de

la

en

sentit une, tourna doucement le bouton

parut

serrure, et entra dans
pas être celle qu’il avait

bruit

qu’il

yeurs; il
tout

çant

venait

resta immobile

calme,
ses

meuble,

de faire

il continua

bras

de

côté

salle

déjà

qui

visitée.

avait renouvelé

un

ses

une

qui tomba aussitôt

ses

lui
Le

fra-

moment; mais, voyant

recherches.

et

ne
—

d’autre,
avec

un

—

il

En

avan-

poussa un
bruit affreux;

9

*

132
il

lui sembla que la boutique d’un faïencier
il avait renversé

bri-

se

table char-

entière;
porcelaine magnifique: il tomba lui-même
saisi d’effroi, et attendit par terre, dans une anxiété
horrible, que quelqu’un vint voir qui avait produit
sait

tout

gée

de

fracas.

semblable

un

Le

une

malheureux était

dans

horrible, que, quand il eut vu près
de sa gorge l’épée qui devait lui ôter la vie, il
n’eût pas éprouvé de plus cruelles souffrances;
heureusement pour lui que le concierge était trop
loin pour avoir rien entendu, car dans ce violent
Ce
saisissement il eût peut-être perdu la vie.
bout d’une demi-heure qu’il se sentit
ne fut qu’au

position

une

si

—

assez

à

de

pleurer

11 se mit alors
pour se relever.
amèrement et à déplorer son malheureux

force

sort; il maudit la curiosité qui l’avait poussé dans
Il eut
ne voyait pas la fin.
connaître qu’il
faire
pour
crier,
quelque
était là; mais quand il pensait au maître, qui l’aurait sans doute fait jeter par la fenêtre, la voix
expirait sur ses lèvres.
Il reprit sa recherche, car enfin ce n’était pas
en pleurant à la même
place qu’il trouverait une
issue pour sortir; il eut soin cette fois-ci d’aller
11 arriva à une nouvelle
avec plus de précaution.
de la clef, qui y était
à
ouvrit
l’aide
porte, qu’il
O bonheur! il revoit enfin la lumière; il
restée.
trouve dans un petit cabinet dont on a laissé,
se
Il reprobablement par oubli, la fenêtre ouverte.
sur
donne
et
voit
cette
qu’elle
fenêtre,
garde par
une
cour beaucoup plus basse que la terrasse par
où il est venu; de la terre à cette fenêtre il peut
un

embarras dont il
envie

de

135
y avoir la hauteur d’un

père pas cependant
par-là en attachant
rideaux

et

les

attendre la

nuit

il

déses-

ne

le moyen de sortir
à bout les cordons des

bout

rideaux

mais

eux-mêmes;

close,

Il rentre

sonne.

premier étage ;

de trouver

afin

dans

tranquille maintenant,

la

de

n’être

il

pièce voisine,

faut

de per-

vu

et, plus

il

s’assoit dans un fauteuil,
où il ne tarde
pas à s’endormir.
Il était là aussi bien
et il
que dans son lit,

y eût
veillé

la

passé

nuit

tout-à-coup,
qui ressemblait

croisée que l’on brise
par où il espérait se
entendit la fenêtre

:

à celui

çaient

en

il

était assis.

glisser

se

matin,
carreau

Presque aussitôt

sous

objets.
du

part

souvent

le fauteuil même où

prit, car deux homentrèrent dans la salle en

brigands

projet

de

de

Iis

avaient

dessein

en

crut

sés
et

des

perdu

de

se

s’étant assurés
une

fenêtre,

sur

instruits du dé-

qu’on négligeait
avaient

formé le
château pour le voler.

dans le

défendre

à leur

s’ils

ceinture, dans
surpris;

étaient

seules suffisaient pour faire reconnaître
scélérats.
Furet pour cette fois se

sans

rémission.

d’achever leur
à

misérables,

plusieurs pistolets

figures

eux

et

fermer

s’introduire

le

leurs

Ces deux

maître,

il

en

s’éclairant d’une lanterne sourde qu’ils
dirigeaient

les

par
de

et

Bien lui

—

deux vrais

mes,

d’un

ré-

des gens qui s’avanà voix basse.
Son premier mou-

parlant

fut de

du

bruit venait du cabinet

ce

sauver.

s’ouvrir,

vement

heure

une

bruit

un

n’eût pas été

entière s’il
vers

—

entreprise,

Les
se

voleurs,

pres-

mirent à

prendre
qu’ils voyaient de plus

empaqueter tout ce
précieux; ce fut l'affaire d’une

heure.

Ils

se

dis-

posaient déjà à partir lorsque l’un d’eux, en tournant sa lanterne, aperçut la figure du malheureux
Furet.
"Nous sommes trahis!” s’écrie-t-il, et au
Furet
même instant il saisit un de ses pistolets.
ne
lui donne pas le temps d’achever; il s’élance
précipitamment vers lui, tombe à genoux et le
”Que fais-tu ici?” lui
supplie de l’épargner.
—

—

demande

”Hélas!

ret;

—

venture.

gand;
tu

brigand d’une voix terrible.
monsieur, j’y suis enfermé.’’ répondit
l’autre

et il

meures;

perdre.”
tolet

—

le

sur

faire!”

vas-tu

réveillera le

pourrais
disant

front

nous

ces

du

s’écrie

qu’il

et il

tira

brassa

meure

de

ses

retint le

il

mots

enfant.

sein

genoux.
bras de

pis-

”Que

—

”ton pistolet

et le

et

jardinier,

réflexion

le

retint

ce

se-

nous

lâcher la détente.

cependant,” reprit

son

le

ajustait

l’autre brigand:

—

faut

vus, il faut que
reconnaître et nous
as

pauvre

Cette
perdus.”
l’autre, déjà prêt à

de

il

tu

En

concierge

rons

que mal sa mésadit le premier bri-

raconte tant bien

”Tant pis pour toi,”
’’mais puisque tu nous

—

Fu-

doigt

—

dernier;

”11
—

L’enfant empoignard.
brigand parut ému;
”C’est assez,”
camarade.

un

Le second

—

son

lui dit-il ; "contentons-nous de ce que nous avons
fait.
Nous voilà riches; nous devons aller loin

d’ici;,
vivre.”
ils
en
un

cet enfant
—

nous

reverra

hésitait ;

son

ne

L’autre

jamais;

laissons-le

camarade l’entraîna ;

chargèrent de leurs paquets, et s’éloignèrent
hâte, ne se sentant pas la force de commettre
se

nouveau

A

crime.

peine furent-ils

remettre

sous

son

que Furet
s’y tint coi,

dehors,

fauteuil et

alla

se

livré à

155
toutes

sortes

de

réflexions

chagrinantes,

chant

trop comment cela Finirait.
des voleurs,
mais non pas des

qui sûrement
serait

allaient t#mber

sur

et

ne

sa-

Il était débarrassé
gens du château,
lui quand le jour

Tandis qu’il s’abandonnait à ces
pensées, la nuit s’écoulait; il remarqua que
jour commençait à éclairer le cabinet, et que
chant des oiseaux se faisait déjà entendre de
venu.

—

tristes
le

le

toutes

parts. Ce retour de la lumière lui rendit un
peu de courage; il sortit de dessous le fauteuil, et
se hasarda à entrer dans le cabinet.”
Les voleurs
avaient laissé la fenêtre

pas

oublié

de

retirer

ouverte,

mais ils

n’avaient

l’échelle qui leur avait servi

à monter:

Furet chercha les moyens d’y
suppléer.
prit
couteau, et coupa les cordons de soie
où
qui retenaient les rideaux de toutes les
11

son

pièces

il avait

déjà été;

il les

ensuite

noua

bout à bout

jusqu’à ce qu’il y en eût assez pour toucher au
pied du mur; il attacha alors une des extrémités
de ces cordons au balcon, de manière à
pouvoir
se laisser glisser le
long jusqu’en bas. Cette opération ne put aller si vite qu’il ne s’écoulât une
bonne heure; déjà il faisait grand
jour, et même
le soleil paraissait au-dessus de l’horizon.
Furet, plein d’espérance, monta sur la fenêtre,
passa par-dessus le balcon, tint bien le cordon à
deux mains et se laissa couler. Ce n’était là qu’un
jeu pour un petit polisson, accoutumé à grimper
sur

les arbres

comme
se
un

un

peu

à

écureuil;

trouver par
mur

et

terre;

courir de
en

de

élevé, qu’il

une

là

branche

en

branche

demi-minute il allait
il

marcherait droit à
lui serait facile d’escalader

136
il traverserait ensuite

il

cacherait

se

attendre

grande cour, alors déserte ;

une

sous

massif

un

de

coudriers

pour

sans
qu’on
portes,
s’en
et
retrouverait
enfin
sa
qu’on
aperçût,
liberté,
qu’une indiscrète curiosité lui avait fait perdre. Il
avait bien arrangé son plan, et tout allait pour le

mieux.

ouvrit

s’évaderait

Malheureusement il n’était pas

—

demi-toise

une

les

s’éleva du

pied

scélérat!”

lui

de la
du

fenêtre,

mur:

—

criait-on.

sembla clouer

Furet

château

ouverte:

qu’une

à

terrible

"Attends, attends, petit

Cette

à

encore

voix

la

voix

de

tonnerre

où il

se trouvait;
place
il serra les mains, et resta suspendu sans' oser
descendre ni remonter.
Il eut cependant la force
de baisser les yeux pour voir celui qui le menaçait;
c’était le jardinier du château, qui tenait un fusil,
et couchaif en joue le petit malheureux comme s’il
eût voulu le tuer au vol.
11 avait remarqué, en
sortant de sa maisonnette, qu’une des fenêtres du

était

l’inquiétude;
n’ètre pas

Furet,
vue

;

avec

aller

en

il

pris

même

prendre

son

Furet

drôle!”

cria-t-il de

je

pour

fusil

comme

ou

le

avait

long

un

voleur,

précaution qu’il

revenait

aussi

lui

cela

glissé

donné

des

murs

de
pour

vu et pour examiner la chose de
plus près;
attachant sa corde, s’était bientôt offert à sa

il l’avait
la

s’était

et éveiller

et

était

s’était retiré
venu,

pour

le

concierge. Il
allait s’échapper.
’’Ah,
—

”tu ne sortiras pas
nouveau,
Descends vite,
que tu es entré.
te ferai descendre moi-même.”
En disant

facilement

—

cela, il secouait le bout de la corde, et le pauvre
petit diable, ne voyant pas d’autre chemin que celui
qu’on lui montrait, se laissa enfin glisser jusqu’à

137
11 tomba

terre.

pour

crier

histoire.

mençait

sur

à croire

le

qu’il
le

quand

avec

effroi:

a

aidés

concierge,

”Antoine,
emporté tout

était

qui

des voleurs
ce

ce

qu’il

fidèle de

n’était

jurer qu’il
l’écouta point

;

on

ce

un

par

et cria

sont

venus

plus

petit misérable, qui les

brigandage.”

jardinier.

corn-

venu

y avait de
Et

—

aussitôt

par l’escalier de la terrasse,
au

l’histoire

leur

dans

et

pas tout-à-fait

parut à la fenêtre,

Retiens bien

descendit

joindre

faisait

ne

—

ont

précieux.

deux genoux, et y resta
se
hâta de raconter son

jardinier, l’écoutait,

l’intérieur du château,
ici ; ils

il

miséricorde;

Antoine,

mensonge

ses

Furet

eut

beau

qui s’était passé
rien

dans

et vint

la

il
se

rapporter
nuit,

et

le

pour
vol, on ne
fut persuadé que c’était un voleur.

On envoya chercher ses parents, qui avaient
la nuit dans des inquiétudes affreuses à son

passé
sujet,

qui étaient loin de s’attendre à ce qui leur
arrivait; ils jetèrent les hauts cris quand on leur

et

dit que leur

fils s’était introduit avec des
brigands
château ; ils n’en voulurent rien
croire, et
il n’était
que s’il avait de grands défauts,

dans le
dirent

point capable

de commettre

un
pareil crime. Cela
qu’ils ne cherchaient à
l’excuser que parce qu’ils trempaient eux-mcmes
dans ce crime,
et profitaient du vol
que l’enfant
On s’assura d’eux, et les
avait facilité.
gend’armes
ou
étant arrivés,
emmena
en
prison ces pauvres
gens avec le petit indiscret qui leur attirait ce malheur.
On instruisit leur procès,
et il y eut assez de
contre
l’enfant pour que les
preuves apparentes
juges le regardassent comme un mauvais sujet qu’il

était

vrai;

mais

on

crut

138
fallait

maison de

une

pour
correction.

Voilà où le conduisit

société.

On le

plusieurs

années

de la

renfermé

être

condamna à
dans

séparer

hâter de

se

sa

Il eut subi

curiosité.

et aurait conservé

son jugement,
réputation d’un voleur, si Dieu
n'eût eu pitié de lui : les deux brigands furent arrêtés
déclarèrent
quelque temps après sa condamnation, et

la

peine

toute

son

entière de
la

vie

sa

innocence

en

leurs

avouant

Furet sortit alors de prison, et
qui avaient été mis en

propres crimes.
fut rendu à ses

parents,

liberté avant lui.

Je n'ai pas besoin de vous dire que cette dernière
il
aventure le guérit pour jamais de son défaut;
avait été assez bien châtié pour n’avoir plus envie
de voir

ou

de

savoir

ce

rien;
lui.

Je

souhaite,

leçon

que

pour

vous.

mes

l’expérience

LA

qui

ne

le ccncernait

en

fut moins curieux que
chers enfants, que la terrible

à l’avenir personne

ne

lui donna

BONNE

ne

soit

point perdue

CONSCIENCE.

secrèUne bande de voleurs s’était introduite
de
province; plutement la nuit dans une ville
des buffets
sieurs maisons avaient été escaladées,
forcés.
secrétaires
ouverts et vidés, des

d’argenterie

Les

bandits avaient fait leur coup

avec

tant

d’habi-

eût entendu
leté et de bonheur, que, bien que l’on
Ils s’ébruit, aucun n’avait été surpris.

quelque
taient

adressés

ils avaient choisi

riches;
râbles

à

maisons

les

les

heures les

plus

leur

dessein;

précisément

l’exécution

de

aux

ils

plus

favo

étaient

entrés

tôt

plus

bonne

chez

heure,

qui

ceux

et avaient

de

couchaient

se

attendu

une

heure

plus

avancée pour s’introduire chez ceux qui se retiraient
plus tard. Il était clair qu’on les avait bien instruits,
bien

qu’on

et

dirigés,

la

sortie

quelques maisons
on
apercevait les

où

de

une

de

ville

la
de

ces

maisons

leur

avait facilité l’entrée

fenêtres et

les

par
donnant

sur

les

et

toits

les remparts, et
Dans

traces de leur passage.

habitait

charpentier nommé
d’autant
se portèrent

un

les soupçons
sur qui
facilement que Benoit, peu connu dans la ville
où il n’habitait que depuis quelque temps, inspirait

Benoit,

plus

sorte d’éloignement, par sa physionosombre, ses sourcils noirs et rapprochés,
et une longue cicatrice qui lui traversait le visage.
Il ne parlait presque pas, même à sa femme, pour
qui il était d’ailleurs un bon mari, mais à qui
cependant il faisait un peu peur par sa taciturnité,
et l’habitude qu'il avait de ne pas aimer à répéter

d’ailleurs
mie

une

assez

deux fois la même
mères

du

Benoit.
il

11

ne

souffrait

ne

et

sonnât,

chose;

de

sorte

que les

quoique Silvestre n’eût

que

faisait

déjà travailler; et les petits
voyaient Silvestre, dès qu’il apercevait
le

com-

plaignaient beaucoup madame
battait point son fils Silvestre, mais
pas qu’on lui désobéit ni lui rai-

quartier

bien vite d’avec

sept

ans,

garçons
son

il

qui

père de

pour aller se
remettre à l’ouvrage, avaient peur de Benoît comme
et l’appelaient
le méchant Benoit.
de la bête,

loin,

se

Enfin

on

tiers,
couru

sauver

eux

savait que Benoît avait fait différents méqu’il avait été soldat, qu’il avait beaucoup

le

monde,

et devait par

conséquent

avoir

eu

HO

d’aventures;

beaucoup

d’où l’on

d’histoires,

il

et

racontait

ne

concluait

qu’il n’en

jamais

avait

pas

de bonnes à raconter.
Dès

qu’on

eut

tous

les

rassembla

On remarqua

les soupçons.

tous

n’allait

jamais

assez

que Benoît,
été la veille

y avait

cabaret,

au

bu

avait

vol,

commencé à le soupçonner, on
indices qui pouvaient confirmer

long-temps,

qui
du

s’était entretenu,

et

d’un air de grande familiarité, avec deux hommes
de mauvaise mine qui n’étaient pas de la ville, et
Un voisin
que l’on n'y avait plus revus depuis.
déclara
à

onze

que, s’étant mis par hasard à la fenêtre
il avait vu, dans la nuit
heures du soir,
été

où le vol avait

la

fait,

fermée à neuf

était

toujours
tié, quoiqu’il n’y
Enfin

tique.
avaient
une

et

passé

porte de Benoît,

heures,

eût pas de lumière dans la boualla examiner l’endroit par où
les voleurs, et où l’on avait trouvé
on

d’argent qu’ils avaient
qu’il correspondait à la

cuillère

l’on

vit

qui

ouverte à moi-

laissée tomber,

fenêtre du grecette fenêtre un

aperçut à
bout de corde qui avait probablement servi à attacher une échelle ; on distingua même l’endroit où
l’échelle avait été posée contre le mur, qu’elle
nier

avait

On

Benoit.

de

un

peu

dégradé,

et l’on

vit

sur

la fenêtre la

mEÙque d’un pied d’homme.

D’après
mit

en

grande
voici

ce

cela,

tout

Il s’y
prison.
tranquillité, car
qui était arrivé.
de

camarade

Trappe,
quelque

tem ps
t

s’établir

t

(

arrêta

on

laissa
il

Benoit,

conduire

était

on

était

perruquier

nommé

soldat,
venu

dans

le
une

Mais

innocent.

Un ancien

Benoit,

et

avec

la

depuis
ville.

Il avait autrefois
où

occasion

de

sorte

étaient
Benoit

que

qu’il n’aimât pas le
bavard, hâbleur, et,
La
lui

une

par l’ennemi,

pressés

l’accueillit amicalement quoicaractère de

deux

que

fort

Trappe, qui était
à ce qu'il croyait, un fripon.
vol, Trappe vint le trouver, en

veille du

disant

dans

sauvé la vie à Benoît

ils

de

leurs

anciens

camarades,

ayant servi dans le même régiment, passaient par
la ville, qu’il fallait qu’il vint boire bouteille avec
eux.
Il lui rappela en même temps que c’était
l’anniversaire

où il lui avait sauvé la

de la bataille

vie:'

d’après cela,

fuser

l’invitation;

Benoit
il

ne

crut

pas

pouvoir

re-

payer, mais on
de le faire boire,

voulut même

le

voulut pas.
On tâcha
faire causer; car Trappe et ses deux camarades faisaient partie de la bande qui devait entrer
la nuit dans la ville.
Ils espéraient obtenir de
ne

de

le

Benoit

pas
moins

fût

d’ail-

voulaient

quelques renseignements, et
l’enivrer, pour qu’il n’entendît

leurs

qui

ce

sa

s’y

opposer.

Cependant

ne

s’enivra pas; seulement il s’en alla la tète

maison

peu lourde, et dormit
dinaire.

sa

boutique

car

il

était sûr de

son

aussi
sac

grenier,
fermée.
de fèves

nolt n’en
coutume

dit
de

en

avait

Benoit

été

il

Il

s’aperçut

s’aperçut qu’on

parler

place
à

où il

personne,
sur

les

Il
avait

il

dans

il l’avait

dérangé

l’avait mis.
car

l’or-

porte
étonna,

monta

ouverte:

choses

et
un

que la

il s’en

l’avoir fermée.

rien

parla guère

ne

ouverte;

trouva la fenêtre

de la

en

plus profondément qu’à

Le lendemain matin
de

ou

se

état de

passerait dans

un

Be-

n’avait pas

avant

de

les

142
sortant

En
tout

trouva

lait

réfléchit

son

ouvrage,

dans la ville:

ne

on

qui s’était fait pendant la

vol

tout

à

beaucoup
à

aller

pour

rumeur

en

du

que

il

mais

comprendre;
cela.

il

parnuit.

rapportait que la veille on avait vu dans Jes
cabarets des hommes suspects; on désignait surtout
celui où il avait bu avec Trappe et les deux auOn

il

Bientôt

tres.

de

éviter

parler

Trappe,

que la veille,
suivi tout en
l’avait
cabaret,
bouteille à la main; qu’il était
11

œil.

mauvais

d’un

qu’on commençait à
lui, et qu’on le regardait

s’aperçut

devant

souvint

se

sortant du

en

bavardant,

une

monté dans la chambre où
et

il

fils,

son

deux

verres

de

que
étonné de

cru
pas le voir sortir, et avait
conclut
il
cela
tout
De
sorti.

ne

était

déjà
Trappe s’était caché
lui qui avait ouvert

et la

blant de

se

ne

pas

mettre

et

que

affaire à moi.”

parut.

Ce

fut

je

porte

sa

ce

lui demanda si

aux

”C’est toi
mon

gre-

Trappe voulut
comprendre, puis il fit semcolère,

en

mais il était trou-

lui dit

vie,”

mais si tu

ne te

Le

que

boutique.”

ma

te dénoncerai pas;

va-t’en,

On

de

porte

”Tu m’as sauvé la

blé.

et

lui dit:

alla le trouver,
aux voleurs la fenêtre de

avoir l’air de

ne

fenêtre

sa

qu’il

et que c’était

maison,

sa

ouvert

as

nier

dans

et

Il

voleurs.

qui

femme

que s’étant rnis à la fenêtre
il s’était
avait été descendu,

Trappe

après

sa

riant à boire

en

vin, apparemment pour les enivrer;

aussi

souvint

se

trouvaient

se

forcés

avait

les

et

voie

jamais,

lendemain

jour-là
c’était

as

matin

Benoit, ”je
fait le

coup,

tu

auras

ou

Trappe

dis-

que Benoit fut arrêté.
lui qui avait ouvert sa

fenêtre et

sa

demanda

porte

pondit qu’il

il

;

s’il savait

qui

certitude

manda

s’il soupçonnait

que

l’avait arrêté

pourraient

en

les

le savait

ne

aucune

comme on

répondit

que

avait
lin

ouvertes; il réeffet, il n’avait

pas.
fût Trappe.

ce

quelqu’un:

On

il

lui

de-

répondit

que

des soupçons,
faire arrêter un autre qui
sur

ces

rait,

pas plus que lui;
il ne les dirait pas.

tendit

en

Enfin

soupçons
le méri-

ne

qu’ainsi, quand

terait

On lui

non.

il

en

au-

il

répondit la
vérité à toutes les questions, mais sans rien ajouet sans dire un mot qui pût inculter de plus,
Après avoir examiné son affaire,
per Trappe.
comme il
n’y avait aucune preuve contre lui, on
fut obligé de le mettre en liberté, mais on resta
bien persuadé que c’était lui qui avait ouvert aux
voleurs; il s’en aperçut à la manière dont on lui
annonça qu’il était libre, et aux propos qu’il entraversant la

ment ému.

brassé
le

En

femme

sa

il

revoir,

était

qui

embrassa

quillement: ”Silvestre,
que, pour
moins un

rera
ce

avoir

pas

Sa
elle

les

pour recevoir

lui rien dire:
en

d’autres

haussant

La pauvre femme !

les
ce

entendre dire partout
je n’en suis pas

ce’st moi

t’inquiète

toujours.’’
mais

vas

que

ne

Quelques-unes

sines.

pitié

tu

parut nulleaprès avoir em-

transportée de joie de
fils, et lui dit tran-

son

acquitté,

et

mais

qu’il disait,

et sortit

été

fripon,

voleurs;

aux

Il n’en

cour.

rentrant chez lui

lui

pas,
femme fut

ne

voulut

qui

ai

cela

ouvert
ne

du-

effrayée

de

pas

félicitations de
tournèrent le

le

croire,

ses

dos

voisans

la regardaient d’un air de
épaules, comme pour dire:

n’est pas

sa

faute.

D’autres

Ui

pensaient.
à trois ou quatre, elle
injures
Après
et
en jetant les hauts cris,
rentra en pleurant,
dans
demeurer
en disant qu’ils ne pouvaient plus
”Si je
la ville, qu’il fallait absolument la quitter.
m’en allais,” dit Benoit, ”il ne resterait que ma
déclarèrent

lui

enfin

qu’elles

ce

en

avoir dit des

réputation.”

mauvaise

”A

—

mande

sa

—

—

—

te

quoi

d’y rester?”

servira

lui

de-

femme.

”A

m’en refaire

”Tu perdras

”Non,

car

je

une

bonne.”

toutes tes

pratiques.”

serai le meilleur ouvrier de

la ville.”
—

”11 y

feras-tu pour

a

d’autres bons ouvriers;

être meilleur

comment

qu’eux?”

plus difficiles, le
de peine.”
tout est seulement de s’y donner plus
lui avait fait
de
qu’on
avait
Benoit
l’ouvrage
il fallut bien
avant son arrestation;
commencer
—

"Quand

les choses sont

II

le fit

avec

tant

qu’on le lui laissât achever.
tant de perfection et à si bon
de promptitude,
continueceux pour qui il l'avait fait
marché, que
bonne
n’eussent
pas
rent de l’employer, quoiqu’ils
mit à

lever

tous

les

Il
opinion de lui.
à se coucher plus
jours deux heures plus tôt,
assiduement
que de
encore
plus
tard, à travailler
de
souvent
moins
obligé
coutume, en sorte qu’étant
se
faire
il
payer
pouvait
prendre des ouvriers,
de meilleur bois et
moins cher, quoiqu’il fournît
Ainsi, non-seulement il
de l’ouvrage mieux fait.
il en acquit de noumais
conserva ses pratiques,
de lui,
ce
Il voyait bien
que l’on pensait
velles.
se

se

et avait l’air de

s'en

ne

tentait
mais

de
si

sourire

quelqu’un

de lui tenir
air

un

qui

qu’on
d’inquiétude;

avait

plus

soin

avait

l’on finissait

que

en

”je

il

mais

il

rue

avec

de

appuyer de

trompe pas.”
feu prit à

si

qu’il
”Non,” disait-il;

et

maison,

une

sorte

tenir

par lui dire

quelquefois

qu’il n’en fallait.

Le

voyait

tant de preu-

bien que vous avez mauvaise
il faut que vous voyiez clairement

moi,

Il
une

les

sais

vous

se con-

dire;
s’avisait
le regardait d’un
la

recommencer.

comptes

ses

si détaillés ; de les

clairs,
y

envie de

examinait

ves,

passant

il
rien

sans

dans

qu’on

lui,

chambre,

mauvais propos,

ôtait toute

bien

contre

tranquillement
en

S’il voyait

point inquiéter.

que l’on prenait des précautions
n osait le
laisser seul dans une

opinion
que je

de
ne

menaçait de

gagner la maison voisine. Plusieurs ouvriers avaient
essayé de couper la communication; mais ils y
avaient

renoncé, parce
Benoit arriva à la

avait

trop de danla maison menaporte
cée; il vit que les domestiques n’osaient le laisser
entrer sans la permission de leur maître qui ne se
trouvait pas là.
”Eh !” dit-il en les poussant pour

ger.

entrer
son;

malgré
vous

chose.”
tout

le

bien

Il monta
monde

chambre,
minée; il la
une

d'autres

”il

eux,

verrez

ne

la

pourrait périr

il vit

dans

s’agit
après
au

dans

son

lui trouvait la montre,

de

montre
sa

mais

le

En

laissée

traversant
à

de

poche

la ehe-

peur

que

songeant ensuite qu’il

entreprise,
on

mai-

votre

sauver

s’il y manque quelque
haut de la maison que

abandonnée.

une

prissent;

y

de

seul

avait

serra

qu’il

et

que,

prendrait

pour

10

si
un

on

vo-

146
Il
leur, il la cacha dans un trou de muraille.
le feu, s’étad’où
l’endroit
à
s’approchait
grimpa
blit sur la partie qui commençait à s’enflammer,

munication,

maître de la
la

mis

lui

et

maison,

montre

aurait pu la
que c’était moi.”

”parce qu’on
auriez

la

cru

exposée
çaient

à faire
vint

dans

bâtiments,

qu’il

probité, qu’il

ment
un

très

un

homme
La

fet.

s’étendit
pour
donna
et

pays

charpentier;

son

toute

dans

compte de

de

Benoit

de

la

province;

il

put même

moins

comme

vertes

sa

porte

pour

le

croyaient qu’il

zèle,

de

en

ouvrier

chargé de

il fut

entreprendre

considérables.

d’avoir affaire à beaucoup
avaient affaire à lui,

On
opinion de son caractère.
on se demandait
plus; cependant

ment

son

qui

ceux

Il

l’employa.

il

intelligence,

bonne
nait

impossible

il était

produisit

important,
réputation

occasion

tous

continuellement

déclara que Benoit était certaineComme c’était
honnête homme.
cela
beaucoup d’ef-

grandes entreprises;
son

vous

franchise,

de

et

indiquer Benoit;

pas lui

fut si content de
sa

que

pour y faire de grands
Il
une
manufacture.
à
destinait

le

demanda le meilleur
ne

et

prendre,

Benoit,
regards de tout le monde, commenimpression en sa faveur. Un homme

aux

riche

de

dit-il,

làlui

probité

Tant de marques de
conduite régulière de

avait

il

où

montra

”Je l’ai cachée

:

com-

Il rencontra le

redescendit ensuite.

et

toute

hache, interrompit

la coupa à coups de

ne

Cela lui
de

gens,

prenaient
l’espion-

encore

com-

fenêtre s’étaient trouvées ouBeaucoup
passage des voleurs.

et

sa

le savait.

L’homme riche qui l’avait

147

employé

bâtiments de

pour les

qui s’intéressait à

lui dit

lui,

sa
un

manufacture,

et

jour qu’il devrait

d’expliquer ce fait: ”Cela sera inutile,” dit
Benoît, ”quand j’aurai tout-à-fait établi ma réputâcher

d’honnéte homme.”
On finit par ne plus
s’occuper de cette aventure, où l’on était sûr qu’il
ne pouvait avoir eu
part. Un des voleurs fut pris
plusieurs mois après dans le pays, et raconta toute
On vint en faire compliment à Benoit.
l’histoire.
”Cela ne m’inquiétait guère,” dit-il; ”je savais bien
qu’un honnête homme ne pouvait toujours passer
tation

pour

fripon.”

un

CONTES DES FEES.
CENDRILLON.

Il

était

fois

gentilhomme, qui épousa,
femme, la plus hautaine
et la plus fière qu’on eût jamais vue.
Elle avait
deux filles de son humeur, et qui lui ressemblaient
en toutes choses.
Le mari avait, de con côté, une
mais
d’une
douceur et d’une bonté sans
jeune fille,
elle
tenait
cela
de sa mère qui était la
exemple;
en

secondes

une

noces

un

une

meilleure personne du monde.
Les noces ne furent
la
belle-mère
tôt
fit éclater
pas plus
faites, que
sa mauvaise humeur; elle ne put souffrir les bonnes

qualités

de

cette

filles

encore

plus

viles

jeune enfant,
haïssables.

plus
occupations

de

la

qui rendaient
Elle la

maison

chargea

ses

des

c’était elle

:

10

’

148
la vaisselle et les montées, et qui frottait
la chambre de madame et celles de mesdemoiselles
au haut de la
maison,
ses filles ; elle couchait tout

qui nettoyait

dans

grenier,

un

ses sœurs

sur une

méchante

paillasse, pendant
parquetées,

étaient dans des chambres

que
où elles avaient

mode, et
des miroirs où elles se voyaient depuis les pieds jusqu’à
la tète. La pauvre fille souffrait tout avec patience,
et n’osait se plaindre à son père, qui l’aurait grondée,
parce que

sa

les

son

au

coin de la

ce

qui faisait qu’on

cheminée,

et

la

l’appelait

se

Lors-

mettre

s’asseoir dans les cendres ;
communément Cendrillon.
ses

avec

d’ètre cent fois

laissait pas

à

ouvrage, elle allait

Cependant Cendrillon,
ne

plus

gouvernait entièrement.

femme le

avait fait

qu’elle

les

lits

méchants

plus belle

habits,
que

ses

vêtues très magnifiquement.
et
arriva que le fils du roi donna un bal,
nos
de qualité:
qu’il en pria toutes les personnes
aussi
furent
en
priées, car elles
deux demoiselles
Les voilà
dans le pays.

sœurs,

quoique

11

grande figure
aises, et bien occupées

faisaient
bien

les coiffures

qui

à choisir les habits et

Nouvelle

leur siéraient le mieux.

peine pour Cendrillon ;
le linge de ses sœurs

c’était elle qui

car

et

man-

manière

dont

qui godronnait
de

la

repassait

leurs

On
chettes.
parlait que
mon
on s’habillerait.
”Moi,” dit l’aînée, ”je mettrai
ma
et
garniture d’Angleterre.”
habit de velours rouge
ordi”Moi,” dit la cadette, ”je n’aurai que ma jupe
manteau
mon
mettrai
naire; mais en récompense je
n’est
à fleurs d'or, et ma barrière de diamants, qui
ne

pas

des

plus indifférentes.”

bonne coiffeuse

pour dresser

envoya quérir la
les cornettes à deux

On

rangs, et
faiseuse.
mander

appelèrent Cendrillon pour lui de
avis, car elle avait le goût bon. Cen-

Elle

son

drillon

les

même

à

acheter des mouches de la bonne

fit

on

conseilla
les

le

coiffer,

du

mieux

monde

qu’elles

ce

s’offrit

et

voulurent

bien.

qu’elle les coiffait, elles lui disaient : ”Cenbien aise d’aller au bal?”—"Hélas!
serais-tu
drillon,
mesdemoiselles, vous vous moquez de moi : ce n’est
Pendant

pas là ce qu’il
rirait bien si on
mais elle

était

”Tu

—

aller

voyait

tant elles

de

rompit plus
leur

de

on

Une

travers;

les coiffa

la

taille

à force de les

plus menue,

devant leur miroir.

toujours

raison;
bal.”

parfaitefurent près de deux jours sans
étaient transportées de joie: on

douze lacets

rendre

as
au

coiffées

elle

et

bonne,

Elles

ment bien.

pour
étaient

vous

Cendrillon les aurait

autre que

manger,

faut.”

me

et

serrer

elles

Enfin l’heureux

partit, et Cendrillon les suivit des
yeux le plus long temps qu’elle pût; lorsqu’elle ne
les vit plus, elle se mit à pleurer.
Sa marraine,
qui la vit tout en pleurs, lui demanda ce qu’elle
arriva:

jour

”Je

avait.

Elle

on

voudrais

pleurait
marraine, qui

bien...

je

voudrais

bien...”

si

Sa
fort, qu’elle ne put achever.
était fée, lui dit: ”Tu voudrais bien

"Hélas! oui,” dit
bal, n’est-ce pas?”
”Eh bien!
Cendrillon en soupirant.
seras-tu
bonne fille,” dit sa marraine, ”je t’y ferai aller?” Elle
et lui dit:
la mena dans sa chambre,
”Va dans
le jardin, et apporte-moi une citrouille.”
Cendrillon
aller

au

—

—

alla aussitôt cueillir la
et

la

porta

à

comment cette

sa

plus belle qu’elle pût trouver,

marraine,

citrouille

la

ne

pouvant deviner

pourrait faire aller

au

150

n'ayant laissé que
baguette, et la citrouille

Sa marraine la creusa, et

bal.

de

la

frappa
changée en un beau
elle alla regarder dans

l’écorce,

sa

fut aussitôt

carrosse

Ensuite

sa

souris

six

elle trouva

Cendrillon de lever
et

à

de

coup

de

attelage

cheval,

Comme elle était
cocher

un

un

cocher.”

marraine, ”va voir.”

qui
gris de souris
peine de quoi elle

prit
barbe;

d’entre

—

”Tu

les

avait

cocher, qui
ait jamais

qu’on

une

vues.

des

à

lui

sa

la

fée

en

de

changé

nous

dit

apporta
La

rats.

cause

fut

Cendrillon,

ratière;

raison,”

as

Cendrillon

trois,
l’ayant touché, il

et

dit

voir,”

ratière, où il y avait trois gros
un

un

aussitôt
fit un bel

était

rat dans la

point quelque

”s’il n’y a
ferons
en

à

souricière,
donnait

lui

ce

en

”Je vais

:

de la

d’un beau

chevaux,

six

pommelé.
ferait

beau

un

en

dit

Elle

souris

la

et

baguette;

sa

changée

peu la

trappe
qui sortait, elle

un

souris

chaque

toutes

où

souricière,

vie.

en

tout doré.

sa
en

grosse
un

gros

belles moustaches

plus

Ensuite elle lui dit: ”Va
six lézards derrière

tu y trouveras

dans le

jardin,
apporte-les-moi.” Elle ne les eut pas
en
plutôt apportés, que la marraine les changea
six laquais, qui montèrent aussitôt derrière le carrosse

l’arrosoir,

leurs

avec

attachés

—

mes

mais

vilains

habits

et

qui s’y tenaient

quoi

”Oui;

toucher

chamarrés,

s’ils n’eussent fait autre chose toute
La fée dit alors à Cendrillon: ”Eh bien!
aller au bal; n’en es-tu pas bien aise?”

leur vie.
voilà de

habits

comme

est-ce

habits?”

avec

furent

sa

que j’irai comme cela
Sa marraine ne fit que

avec

baguette,

changés

en

et

en

même

des habits

de

temps

la
ses

drap d’or

et

pierreries: elle lui
paire
pantoufles de verre, les
monde.
Quand elle fut ainsi parée,
chamarrés

tout

d’argent

ensuite

donna

du

plus jolies
elle monta

en

carrosse;

commanda

sur

toutes

minuit, l’avertissant
moment

un

de

de

une

mais

davantage,

de

si elle

que,

son

marraine lui

sa

choses

ne

passer
bal

pas
demeurait

au

redeviendrait

carrosse

chevaux des

re-

citrouille,
laquais des
souris,
et
ses
vieux
habits reprendraient leur
lézards,
que
forme.
Elle
promit à sa marraine qu’elle
première
ne
manquerait pas de sortir du bal avant minuit.
ses

Elle

part,

roi,

qu’on

ne

sentant pas de

se

alla

la

recevoir;

il
et

11

compagnie.
cessa

de

tant

on

beautés

lui

la
se

danser,
était
de

qu’il

avertir

grande princesse qu’on
du carrosse,

ses

donna
fit

et

attentif

cette

la

main

dans

alors
les

d’arriver

venait

connaissait

ne

mena

Le fils du

joie.

la

à la

une

courut

point,

descente

salle où était la

grand silence: on
ne
jouèrent plus,
contempler les grandes
un

violons

à

inconnue:

on

n’entendait

qu’un

”Ah! qu’elle est belle!” Le roi même,
qu’il était, ne laissait pas de la regar-

bruit confus:
tout vieux

der, et de dire tout bas
long-temps qu’il n’avait vu
personne.
considérer

Toutes

les

coiffure

à

la

une

reine,

dames

étaient

y avait
si aimable

qu’il

si belle et

attentives

à

habits, pour en avoir
dès le lendemain de semblables, pourvu qu’il se
trouvât des étoffes assez belles, et des ouvriers
Le fils du roi la mit à la place
habiles.
assez
la plus honorable, et ensuite la prit pour la mener
elle dansa avec tant de grâce, qu’on l’addanser:
On opporta une fort belle
mira encore davantage.
sa

et

ses

jeune prince ne mangea point,
Elle alla
tant il
occupé à la considérer.
leur
fit mille
et
de
ses
s’asseoir auprès
sœurs,
dont le

collation,

était

leur fit part des oranges et des
prince lui avait donnés; ce qui les

elle

honnêtetés:
citrons

que le

étonna

fort,

elles

car

ne

connaissaient

la

point.

Lorsqu’elles causaient ainsi, Cendrillon entendit
elle fit aussitôt
ner onze heures trois quarts :
grande

pût.

qu’elle

vite

plus

une

s’en alla le

et

révérence à la

son-

compagnie,
Dès qu’elle

fut

arrivée,

marraine ;
après l’avoir remerciée, elle lui dit qu’elle souhaiterait bien aller
du
au bal,
encore le lendemain
parce que le fils
était
elle
Comme
occupée à
roi l’en avait priée.

elle alla trouver

raconter à

sa

marraine tout

sa

deux

les

bal,

et

ce

qui s’était passé

heurtèrent

sœurs

drillon leur alla ouvrir.
à revenir,” leur dit-elle,

”Que
en

la

à

vous

bâillant,

les veux, en s’étendant comme
n’avait
que de se réveiller! Elle

porte

êtes

si

en

elle

:

au

Cen-

long-temps
se

frottant

n’eût fait

cependant

pas

eu

depuis qu’elles s'étaient quittées.
lui dit une de ses
au bal,”
:
il y est venu
sœurs, ”tu ne t’y serais pas ennuyée
la plus belle qu’on puisse
la plus belle princesse,
mille civilités; elle
a fait
nous
voir:
elle
jamais
”Si tu

a

nous

drillon
le

nom

rent

roi
tes

dormir

de

envie

étais

venue

Cenoranges et des citrons.”
sentait pas de joie: elle leur demanda
de cette princesse; mais elles lui répondine
la connaissait pas, que le fils du

donné des
ne

se

qu’on
en

était

choses

fort
au

en

peine,

monde

pour

et

qu’il

savoir

donnerait tou-

qui

elle

était.

Cendrillon sourit, et leur dit: ”Elle était donc bien

io3
Mon

belle?

Dieu, que vous êtes heureuses! Ne
pourrais-je point la voir? Hélas! mademoiselle Javotte, prêtez-moi votre habit jaune que vous mettez
les

tous

jours”
”je suis

"Vraiment,”
de cet

dit

avis!

mademoiselle Jahabit

à

vilaine personne comme cela! il faudrait
que
fusse bien folle.’’
Cendrillon s’attendait bien à

je

votte,

prêter

son

une

refus,

et

elle

prêter

furent

au

fut bien

embarrassée si

grandement
lui

en

son

habit.

aise;
sa

ce

aurait été

eût bien voulu

sœur

Le lendemain les deux

et Cendrillon

bal,

elle

car

aussi, mais

sœurs

encore

plus

parée que la première fois. Le fils du roi fut
toujours auprès d’elle, et ne cessa de lui conter
des douceurs.
La jeune demoiselle ne s’ennuyait
point, et oublia ce que sa marraine lui avait recommandé;
mier

qu'il

de sorte

coup de
fût encore

qu’elle entendit sonner le
minuit, lorsqu’elle ne croyait
heures

onze

aussi

légèrement qu’aurait

prince

la

laissa tomber

il

mais

suivit,

de

elle

:

fait
ne

leva

se

pas

et s’enfuit

biche.

Le

l’attraper:

elle

une

put

pre-

pantoufles de verre, que
le prince ramassa bien
Cendrillon
soigneusement.
arriva chez elle bien essoufflée, sans
carrosse, sans
laquais, et avec ses méchants habits; rien ne lui
une

était resté de toute

petites pantoufles,
laissé

tomber.

sa

la

On

ses

magnificence, qu’une
pareille
demanda

à celle
aux

qu’elle
gardes

de

ses

avait
de

la

porte du palais, s’ils n’avaient point vu sortir une
princesse; ils dirent qu’ils n’avaient vu sortir personne, qu’une fille fort mal vêtue, et qui avait plus
l’air d’une paysanne que d’une demoiselle.
Quand
les deux sœurs revinrent du bal, Cendrillon leur

/

154
demanda si elles s’étaient

ber

une

du

jolie
et

qu’il

du

bal,

la

si

et

de

et

tom-

de verre, la

plus

roi l’avait ramassée,
que le fils du
la
fait que
regarder tout le reste

n’avait

qu’assurément

fort

il était

amoureux

de

la

belle personne à qui appartenait
Elles dirent vrai; car peu de

toulle.
le

laissé

avait

promptement, qu’elle
ses petites pantoufles

monde;
et

diverties,

elles lui dirent que
lorsque minuit avait

oui,

sonné,

bien

encore

si la belle dame y avait été;
mais qu’elle s’était enfuie

fit

roi

du

fils

publier

à

de

son

serait

petite panjours après,
trompe qu’il
bien juste à

épouserait celle dont le pied
On commença à l’essayer aux prinla pantoufle.
et à toute la cour;
cesses, ensuite aux duchesses,
inutilement.

mais

On

la

deux

les

chez

porta

pour faire

enpossible
ne
elles
mais
trer leur pied dans la pantoufle;
les
regarpurent en venir à bout. Cendrillon, qui
dit en riant:
sa pantoufle,
reconnut
et
qui
dait,
serait pas bonne.’’
”Que je voie si elle ne me

qui firent

sœurs,

Ses

sœurs

se

tout

leur

moquer d’elle.
de la pantoufle,

mirent à rire et à

se

gentilhomme qui faisait l’essai
ayant regardé attentivement Cendrillon,

Le

vant

qu’il

était

dit que cela
ordre de l’essayer

belle,

fort
avait

toutes

à

la trou-

et

très

juste,
les

et

filles.

approchant la pantoufle
Il
Cendrillon,
sans peine,
de son petit pied, il vit qu’elle y entrait
L’étonnede cire.
et qu elle y était juste comme
mais plus grand
ment des deux sœurs fut grand,
fit asseoir

encore,

quand Cendrillon

petite pantoufle qu’elle
arriva la

et

tira de

mit à

son

marraine, qui, ayant

poche l’autre
Là-dessus
pied.
sa

donné

un

coup de

|

U *-*

IJi)

baguette

sa

devenir

Alors

deux

ses

de

à

jetèrent
tous

habits

de

Cendrillon,

sœurs

la

reconnurent pour la

avaient

qu’elles

vue

au

bal.

Elles

pieds, pour lui demander pardon

ses

les mauvais traitements

fait souffrir.

les fit

que tous les autres.

plus magnifiques

belle personne
se

les

sur

encore

qu’elles

lui avaient

Cendrillon les releva, et leur

dit, en
qu’elle leur pardonnait de bon cœur,
et qu’elle les priait de l’aimer bien toujours.
On
la mena chez le jeune prince, parée comme elle
était: il la trouva encore plus belle que jamais, et
peu de jours après il l’épousa.
Cendrillon, qui
était aussi bonne que belle, fit loger ses deux
sœurs au palais,
et les maria dès le jour même
à deux grands seigneurs de la cour.
les embrassant,

LA

Il était

une

BARBE-BLEUE.

fois

un

homme

qui

avait de bel-

les maisons à la ville et à la campagne, de la vaisselle d’or et d’argent, des meubles en broderie et
des

carrosses

tout

dorés.

Mais,
bleue; cela

homme avait la barbe
et si
ne

terrible,

qu’il

n’était

ni

par malheur, cet
le rendait si laid

femme ni fille

qui

s’enfuît de devant lui.
Une de

ses voisines,
dame de qualité, avait
parfaitement belles. Il lui en demanda
mariage, en lui laissant le choix de celle

deux filles
une

en

qu’elle

voudrait

toutes

lui

donner.
et

Elles
le

n’en voulaient

renvoyaient l’une à
se résoudre à prendre un homme
l’autre, ne
qui eût la barbe bleue. Ce qui les dégoûtait en-

point

deux,
pouvant

se

/
156

qu’il

c’est

core,

qu’on

et

mes,

avait

ne

fem-

déjà épousé plusieurs

savait

ce

ces

que

femmes étaient

devenues.

les
pour faire connaissance,
leurs
de
ou
trois
et
quatre
mena avec leur mère,
du voimeilleures amies, et quelques jeunes gens
de
maisons
de ses
campagne, où

Barbe-Bleue,

La

à

sinage,
on

une

Ce n’était que
entiers.
de chasse et de pèche,
collations: on ne dormait

jours

huit

demeura

que parties
festins, que
on
passait toute

promenades,

que danse et
et

point,

les

malices

bien,

la

que

maître du

autres;

aux

unes

la nuit à

enfin

se

faire des

tout

à trouver

cadette

si

alla

que le

commença
et
la barbe si bleue,
Dès
homme.
qu’on
honnête

logis n’avait plus

que c’était un fort
se conclut.
fut de retour à la ville, le mariage
la Barbe-Bleue dit à
Au bout d’un mois,
un
voyage
femme qu’il était obligé de faire

province,

semaines

de six

moins,

au

pour
de

une
se

sa
en

at-

bien

conséquence ; qu’il la priait
fit venir ses
pendant son absence; qu’elle
la
campagne si
bonnes amies; qu’elle les menât à
chère.
elle voulait; que partout elle fit bonne
deux grands
de
”Voilà,” lui dit-il, "les clefs

faire

de

divertir

—

garde-meubles;
d’argent, qui

voilà
ne

celle de

sert

pas

la

tous

vaisselle d’or et

les

jours ;
et

voilà
mon

coffres-forts, où est mon
de mes cassettes, où sont mes piercelle
argent,
tous les apparreries ; et voilà le passe-partout de
du
Pour cette petite clef-ci, c’est la clef
tements.
de
l’appartecabinet au bout de la grande galerie
celle de

or

mes

ment bas:

ouvrez

tout,

allez

partout;

mais pour

ce

157

petit cabinet, je

l’ouvrir,

de

dre de

il

défends

vous

de telle

le défends

vous

n’y

a

d’y entrer, et je
sorte, que, s’il vous arrive

rien que

promit d’observer

Elle

deviez atten-

ne

vous

colère.”

ma

tout

exactement

ce

lui venait d’être ordonné; et lui, après l’avoir

brassée,
voyage.
Les

dans

monte

son

voisines et les

carrosse, et

bonnes

part

qui
em-

pour

son

n’attendirent

amies

envoyât quérir pour aller chez la
avaient d’impatience de
tant elles

les

pas qu’on
jeune mariée,

voir toutes les richesses de

sa

maison, n’ayant osé

pendant que le mari y était, à cause de
y
Les voilà
barbe
sa
bleue, qui leur faisait peur.
les
les
à
aussitôt
cabinets,
chambres,
parcourir
venir

les

toutes

garde-robes

autres.

bles, où elles

ne

bre et la beauté
des

phas,

jusqu’à
glaces,

où

la

tète,

les

étaient les

ensuite

pouvaient
des

cabinets,

miroirs

des

l’on

assez

garde-meu-

admirer

bordures,

d’argent

de

so-

les

les

pieds

unes

de

vermeil

doré,
plus magnifiques qu’on

et

belles et les

nom-

des

tables et

des

voyait depuis
les

le

lits,

tapisseries,
guéridons,

des

se

que les

unes

aux

des

et dont

autres

plus

belles les

plus

montèrent

Elles

vues; elles ne cessaient d’exagérer et
de leur amie, qui, cependant,
bonheur
d’envier le
divertissait point à voir toutes ces richesses,
se
ne

eût

à
le

jamais

cause

de

l’impatience qu’elle

cabinet de

Elle fut

considérer

pagnie,

l'appartement
pressée de

si

qu’il

elle

sa

était malhonnête

descendit par

avait

d’aller ouvrir

bas.

un

curiosité, que, sans
de quitter sa cornescalier dérobé,
et

tant de

avec

le

précipitation, qu’elle

deux

cou

ou

songeant

fois.

trois
elle

porte du cabinet,

à la défense

pensa se rompre
Étant arrivée à la

s'y arrêta quelque

temps,

mari lui avait

son

que

faite,

considérant qu’il pourrait lui arriver malheur
d’avoir été désobéissante ; mais la tentation était si

et

forte, qu’elle ne put la surmonter: elle prit donc
la petite clef, et ouvrit en tremblant la porte du
cabinet.
D’abord elle

rien, parce que les fenétres étaient fermées; après quelques moments, elle
était tout coucommença à voir que le plancher
vert de sang caillé, dans lequel se miraient les
ne

vit

femmes mortes et attachées le
toutes les femmes que la
c'étaient
long
Barbe-Bleue avait épousées, et qu’il avait égorgées
de

corps

des

plusieurs
murs:

après l’autre.

l’une

Elle pensa mourir de peur, et la clef du
binet, qu’elle venait de retirer de la serrure,

ca-

lui

tomba de la main.

Après
massa

la

avoir

clef,

chambre pour

un

peu

repris ses sens, elle
porte, et monta à

referma la
se

remettre

pouvait venir à bout, tant
remarqué que la clef du
dèux
sang, elle l’essuya
allait
point;
sang ne s’en
et

même

la

frotter

avec

elle

peu;
était émue.

cabinet
trois

ou

elle
du

eut

sa

n’en

mais elle

un

ra-

Ayant

était tachée de

fois;

mais

beau

la

sable et du

le

laver,

grès,

il

la clef était fée,
sang;
y demeura toujours
la
de
et il n’y avait pas moyen
nettoyer tout-à-fait:
d’un
côté, il revenait de
quand on ôtait le sang
du

l’autre.

car

ISO
La
soir
le

Barbe-Bleue

même,

et

dit

était

parti,

Sa

femme

avantage.
lui

de

avait

lui avaient

chemin, qui

laquelle il

revint

qu’il

appris

venait

d’ètre

fit tout
était

témoigner qu’elle

son

reçu

voyage dès le
des lettres dans

que l’affaire pour
terminée à son

qu’elle put

ce

ravie

de

pour

prompt

son

retour.
il lui redemanda les clefs, et
donna; mais d’une main si tremblante,
qu’il devina sans peine tout ce qui s’était passé.
”D’où vient,” lui dit-il, ”que la clef du cabinet n’est point avec les autres?”
”11 faut,” dit-elle, ”que je l’aie laissée

Le lendemain,

elle les

lui

—

—

là-haut

”de
clef.

me

table.”

ma

sur

—

”Ne
la

dit

manquez pas,”
donner tantôt.”

la

Barbe-Bleue,

Après plusieurs reprises, il fallut apporter
La Barbe-Bleue, l’ayant considérée, dit à

femme:

-—

"Pourquoi

a-t-il

y

du

cette

sur

sang

la
sa

clef?”
—

”Je

n’en

sais

femme, plus pâle
—

”je

Bleue;
entrer

des

sais

aussi,

et

se

en

jeta
lui

et

bien,
vous

vous
aux

la

pauvre

reprit la

Barbe-

répondit

rien?”

savez

cabinet?

dames que

Elle
rant

le

dans le

entrerez

que

"Vous n’en

rien,”
la mort.

y

Vous

moi.

Eh

bien! madame,

irez
avez

pieds

demandant

voulu

avez

vous

y

prendre place auprès
vues.”

de

son

pardon

mari,
avec

en

pieu-

toutes

les

marques d’un vrai repentir de n’avoir pas été obéisElle aurait attendri un rocher, belle et
santé.

160

était; mais la Barbe-Bleue
qu’un rocher.
un cœur plus
”et tout
”11 faut mourir, madame,” lui dit-il,

affligée
avait

elle

comme

dur

à l’heure.”

en le
"Puisqu’il faut mourir,” répondit-elle
"donnez-moi
de
larmes,
regardant, les yeux baignés
—

Dieu.”
peu de temps pour prier
un
demi-quart d’heure,”
”Je vous donne
"mais pas un moment dala
Barbe-Bleue,
reprit
un

—

vantage.”
Lorsqu’elle

appela

fut seule, elle

lui dit:

”Ma

—

si

mes

(car

Anne

prie,

sur

frères

ne

te

monte, je
voir

sœur

elle

et

la

sœur

viennent

Anne monta

temps:
—

”Anne,

ma

et

s’appelait ainsi),
tour, pour
point: ils m’ont

aujourd’hui,

criait

Anne,

sœur

et,

hâter.”

se

le haut de la

sur

lui

affligée

pauvre

sœur,

le haut de la

me voir
promis qu’ils viendraient
de
si tu les vois, fais-leur signe

La

sa

de

tour;
temps en

ne

vois-tu rien

venir?”
Et la
—

et

Anne lui

sœur

”Je

répondait:

vois rien que le soleil

ne

l'herbe qui verdoie.”
la

Cependant
coutelas à
—

—

répondit

sa

Barbe-Bleue,

main,

criait de toute

sa

grand

un

force:

—

je monterai là-haut..”
vous

plaît,

lui

femme.

Et aussitôt elle
—

tenant

"Descends vite, ou
"Encore un moment, s’il
sa

qui poudroie,

”Anne,

criait

ma sœur

tout bas:

Anne,

ne

vois-tu rien

venir?”

161
Et la

sœur

”Je

—

ne

—

—

Et
—

rien

“Descends

”ou

Bleue,

répondit

vois

le

que

soleil

qui

pou-

vite,”

donc

Barbe-

la

criait

monterai là-haut.”

je

”Je m’en

puis

:

qui verdoie.”

et l’herbe

droie,

Anne

elle

vais,” répondit

femme.

sa

criait:

"Anne,

ma

sœur

Anne,

rien

vois-tu

ne

venir?”
—

”Je

vois,” répondit

grande poussière qui
—

—

la

vient de

”Sont-ce

mes

frères?”

”Hélas !

non,

ma

côté-ci.”

je

sœur;

”une

Anne,

sœur

ce

vois

trou-

un

peau de moutons.”
—

”Ne veux-tu pas descendre?” criait la Barbe-

Bleue.
—

"Encore

petit moment,”

un

répondit

sa

femme.
Et

elle criait:

puis

—

”Anne,

ma

sœur

Anne,

ne

vois-tu

rien

venir?”

—”Je
viennent

vois,” répondit-elle,

de

mais

côté;

ce

”deux cavaliers qui

ils

sont bien

loin

en-

core.”
—

"Dieu soit loué!” s’écria-t-elle
sont mes frères.”
”Je leur fais signe, tant que

un

moment

après, ”ce
—

se

hâter.”
La Barbe-Bleue

toute

la maison

descendit,
rée

et

et

se

en

alla

se

mit

à

trembla.

jeter

à

crier

si

ses

pieds
11

de

fort,

La pauvre

tout échevelée.

\

je puis,

que
femme

tout

éplo-

/
162
—

”Cela

sert de

ne

faut mourir.”

”il

par les
l’air, il

Puis,

rien,”

dit la

Barbe-Bleue,

prenant d’une

la

main

et de l’autre levant le coutelas

cheveux,

en

allait lui abattre la tète.

La pauvre femme se tournant vers lui, et le
un
regardant avec des yeux mourants, lui demanda
moment pour se recueillir.
”Non! non!” dit-il, ”recommande-toi bien

petit

—

à

et levant

Dieu;”
Dans

bras...

son

moment,

ce

on

heurta si fort à la

porte,

tout court: on ouvrit,
que la Barbe-Bleue s’arrêta
cavaliers qui, metdeux
entrer
on
vit
et aussitôt
droit à la Barbecoururent
à
la
tant
main,

l’épée

reconnut que
l’un dragon, et

Il

Bleue.

femme,
sorte
les

c’étaient les frères de

sa

l’autre

de

mousquetaire,

s’enfuit aussitôt pour

qu’il

poursuivirent

deux frères le

se

sauver.

de si

près,

Mais

qu’ils

Ils
gagner le perron.
le
et
du
travers
corps,
lui passèrent leur
était
femme
La pauvre
presque
laissèrent mort.
force
aussi morte que son mari, et n’avait pas la
frères.
ses
de se lever pour embrasser
11 se trouva que la Barbe-Bleue n’avait point
de tous

marier

jeune

sa

autre

taine à

elle-même à

en

employa

Anne

acheter

frères;

deux

femme demeura maltresse

et

mauvais

la Barbe-Bleue.

/

un

partie à
jeune gentil-

une

depuis long-temps;
charges de capi-

des

le

reste

à

se

marier

homme, qui lui fit
temps qu’elle avait passé avec

fort honnête

un

avec

était aimée
à

partie

ses

oublier le

sœur

elle

dont

sa

Elle

biens.

ses

homme,
une

qu’ainsi

et

d’héritiers,

qu’il pût
épée au

avant

l’attrapèrent

165

FABLES.
LA

La

cigale

et

cigale, ayant

fourmi.

la

chanté

Tout l’été,
Se trouva fort

Quand la hise

dépourvue
fut

venue:

Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau :
Elle alla crier famine
Chez la fourmi sa voisine,
La priant de lui
prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu’à la saison nouvelle:
Je vous pairai, lui dit-elle,
Avant l’oût, foi d’animal,
Intérêt et principal.
La fourmi n’est pas
prêteuse;
C’est là son moindre défaut:

Que faisiez-vous au temps chaud?
Dit-elle à cette emprunteuse.
Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
Vous chantiez! j’en suis fort aise.
Hé hien, dansez maintenant.
LE

LABOUREUR

ET

SES

ENFANTS.

Travaillez, prenez de la peine:
C’est le fonds
qui manque le moins.
Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine,
Fit venir

ses

enfants, leur parla

Gardez-vous, leur dit-il,
Que nous ont laissé

sans

de vendre
nos

témoins.

l’héritage

parents :

>

Un trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l’endroit: mais un peu de
courage
Vous le fera trouver; vous en viendrez à bout,
11 *

/
164
Remuez votre

dès

champ

aura fait l’oût :
laissez nulle place

qu’on

Creusez, fouillez, bêchez,

ne

Où la main ne passe et repasse.
mort, les ftls vous retournent le champ.
delà,
Deçà,
partout; si bien qu’au bout de l’an
Le

père

Il eu rapporta davantage.
Mais le père fut sage
D 'argent, point de caché.
sa mort,
avant
De leur montrer,
un
trésor.
est
le
travail
Que

ET

SINGE

LE

GUENON,

LA

LA

NOIX.

Une jeune guenon cueillit
Une noix dans sa coque verte;
Elle y porte la dent, fait la grimace... Ah! certe,
Dit-elle, ma mère mentit
étaient bonnes.
Quand elle m’assura que les noix
Puis, croyez au discours de ces vieilles personnes
Au diable soit le fruit!
la

jeunesse!

Qui trompent

la noix. Un singe la ramasse:
Vile entre deux cailloux la casse,
dit:
L’épluche, la mange, et lui
ma
eut
mie,
mère
raison,
Votre
ouvrir.
Les noix ont fort bon goût, mais il faut les
la
dans
vie,
Souvenez-vous que,
Sans un peu de travail on n’a point de plaisir.

Elle

jette

LA

GRENOUILLE
GROSSE

Une

Qui

QUI

SE

QUE

FAIRE

VEUT

LE

AUSSI

BOEUF.

vit un boeuf
lui sembla de belle taille.
n’était pas grosse en tout

grenouille

Elle, qui
Envieuse, s’étend,
Pour

égaler

Disant:

et

s’entle,

l’animal

en

Regardez bien,

et

se

comme un

travaille,

grosseur;
ma

soeur,

oeuf,

163
dites-moi; n’y suis-je point encore?

Est-ce assez?

—

voici?—Point du

tout.—M’yvoilà?—
approchez point. La che'tive pécore
S’enfla si bien qu’elle creva.
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages;
Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs ;
Tout petit prince a des ambassadeurs;
Tout marquis veut avoir des pages.
Neuni.—

M’y

Vous n’en

LE

LES

PAON,

DEUX

OISONS

ET

LE

PLONGEON.

Ln paon, faisait la roue, et les aulres oiseaux
Admiraient son brillant plumage.
Deux oisons nasillards, du fond d’un marécage,
Ne remarquaient que ses défauts.
Regarde, disait l’un, comme sa jambe est faite,
Comme ses pieds sont plats, hideux.
Et son cri, disait l’autre, est si mélodieux,
Qu’il fait fuir jusqu’à la chouette.
Chacun riait alors du mot qu’il avait dit.
Tout-à-coup un plongeon sortit:
Messieurs, leur cria-t-il, vous voyez d’une lieue
Ce qui manque à ce paon: c’est bien voir, j’en conviens ;
Mais votre chant, vos pieds, sont plus laids que les

siens;
Et

vous

n’aurez

LE

jamais

CORBEAU

sa

ET LE

queue.
RENARD.

Maître corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.

Maître renard, par l’odeur alléché,
Lui lint à peu près ce langage:
Hé ! bon jour, monsieur du corbeau!
Que vous êtes joli! que vous me semblez beau!
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,

/
166
Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois.
A. ces mots le carbeau ne se sent pas de joie;
Et, pour montrer sa belle voix,
il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le renard s’en saisit, et dit: Mon bon monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l’écoute:
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute.
Le corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.
I,E

RENARD

ET

LA CIGOGNE.

Compère le renard se mit un jour en frais,
Et retint à dîner commère la cigogne.
Le régal fut petit et sans beaucoup d’apprêts:
Le galant, pour toute besogne,
Avait un brouet clair; il vivait chichement.
Ce brouet fut par lui servi sur une assiette:
La cigogne au long bec n’en put attraper miette;
Et le drôle eut lapé le tout en un moment.
Pour

A

se

de

Volontiers, lui dit-il,
Je

ne

tromperie,
cigogne le prie.

venger de cette

quelque temps
fais

là,

la

car

point

avec

mes

amis

cérémonie.

A l’heure dite, il courut au logis
lie la cigogne son hôtesse ;
Loua très fort sa politesse;
Trouva le diner cuit à point:
lion appétit surtout; renards n’en manquent
11 se
à l’odeur de la viande

réjouissait

Mise

en

menus

On servit,

morceaux,

et

qu’il croyait

point.
friande.

pour l’embarrasser,

En un vase à long col et d’étroite embouchure.
Le bee de la cigogne y pouvait bien passer;

Mais le museau du sire était d’autre mesure.
Il lui fallut à jeun retourner au logis,
Honteux comme un renard qu’une poule aurait pris,
Serrant la queue, et portant bas l’oreille.

167

Trompeurs, c’est pour vous que
Attendez-vous à la pareille.
LES

DEUX

j’écris

:

VOYAGEURS.

Le compère Thomas et son ami Luhin,
Allaient à pied tous deux à la ville prochaine.
Thomas trouve sur son chemin
Une bourse de louis pleine;
Il l’empoche aussitôt. Luhin, d’un air content,
Pour nous la bonne aubaine!
Lui dit:

Non, répond Thomas froidement,
Pour nous, n’est pas bien dit; ■pour moi, c’est différent.
Luhin ne souffle plus; mais, en quittant la plaine,
Ils trouvent des voleurs cachés au bois voisin.
Thomas tremblant, et non sans cause,
Dit: Nous sommes perdus! Non, lui répond Luhin,
Nous n’est pas le vrai mot; mais toi, c’est autre chose.
Cela dit, il s’échappe à travers les taillis.
Immobile de peur, Thomas est bientôt pris ;
Il tire la bourse et la donne.
Qui ne songe qu’à soi quand sa fortune est bonne,
Dans le malheur n’a poiut d’amis.
LE

ET

LION

Il faut, autant qu’on peut,
Ou a souvent besoin d’un

LE

RAT.

obliger tout le
plus petit que

monde :
soi.

Entre les pattes d’un lion,
Un rat sortit de terre assez à l’étourdie.
Le roi des

Montra

ce

animaux,

en

qu’il était,

Ce bienfait

ne

cette

occasion,

et lui donna la

fut pas

vie.

perdu.

aurait-il jamais cru,
lion d’un rat eût affaire?
Cependant il avinf qu’au sortir des forêts
Ce lion fut pris dans des rets,

Quelqu’un
Qu’un

Dont

ses

rugissements

ne

le

purent défaire.

i

468
Sire rat accourut, et fit tant par ses
maille rongée emporta tout

Qu’une

dents,

l’ouvrage.

Patience et longueur de temps
Font plus que force ni que
rage.

LE

Esope

VILLAGEOIS

conte

ET

LE

SERPENT.

qu’un manant,

Charitable autant que peu sage,
Un jour d’hiver se promenant
A l’entour de son héritage,
Aperçut un serpent sur la neige étendu,
Transi, gelé, perclus, immobile rendu,
IN’ayant pas à vivre un quart d’heure.
Le villageois le prend, l’emporte en sa demeure;
Et sans considérer quel sera le lover
D’ une action de ce mérite,
11 l’étend le long du foyer,
Le réchauffe, le ressuscite.
L’animal engourdi sent à peine le chaud,
Que Taine lui revient avecque la colère.
Il lève un peu la tète, et puis siffle aussitôt,
Puis fait un long repli, puis tâche à faire un saut
Contre

son

bienfaiteur,

son

sauveur

et

son

père.

dit le manant, voilà donc mon salaire !
A ces mots, plein d’un juste courroux,
Tu mourras.
11 vous prend sa cognée, il vous tranche la bête ;
Il fait trois serpents de deux coups,
Un tronçon, la queue, et la tète.

Ingrat,

L’insecte, sautillant, cherche à se réunir
Mais il ne put y parvenir.
Il est hou d’être charitable:
Mais envers qui? c’est là le

;

point.

Quant aux ingrats, il n’en est point,
Qui ne meure enfin misérable.

169

I.’OISELEUR, L’AUTOUR

ET

l’ALOUETTE.

Les injustices des pervers
Servent souvent d’excuse aux nôtres.
Telle est la loi de l’univers:
Si tu

veux

qu’on t’épargne, épargne

aussi les autres.

Un manant au miroir prenait des oisillons.
Le fantôme brillant attire une alouette:
Aussitôt un autour, planant sur les sillons,
Descend des airs, fond et se jette
Sur celle qui chantait, quoique près du tombeau.
Elle avait évité la perfide machine,
Lorsque, se rencontrant sous la main de l’oiseau,
Elle sent

son

ongle maligne.

Pendant qu’à la plumer l’autour est occupé,
Lui-mêine sous les rets demeure enveloppé;
Oiseleur, laisse-moi, dit-il en son langage,
Je ne t’ai jamais fait de mal.
L’oiseleur repartit: Ce petit animal
T’en avait-il fait davantage?

l’enfant

et

le

miroir.

Un enfant élevé dans un pauvre village
Revint chez ses parents, et fut surpris d’y voir
Un miroir.
D’abord il aima son image;
Et puis par un travers bien digne d’un enfant,
Et même d’un être plus grand,
11 veut outrager ce qu’il aime,
Lui fait une grimace, et le miroir la rend,
Alors son dépit est extrême,
11 lui montre un poing menaçant,
11 se voit menacé de même.
Notre marmot fâché s’en vient, en frémissant,
Battre cette image insolente;
11 se fait mal aux mains.
Sa colère en augmente

;

170

El, liirioux, au désespoir,
Le voilà, devant ce miroir,

Sa

Criant, pleurant, frappant la glace;
mère, qui survient, le console, l’embrasse,
Tarit

ses

pleurs,

et

doucement lui dit:

N’as-tu pas commencé par faire la grimace
A ce méchant enfant qui cause ton dépit?
Oui.— Regarde à présent: tu souris, il sourit
même
Tu tends vers lui les bras, il te les tend de
—

Tu n’es plus en colère, il ne se fâche
De la société tu vois ici l’emblème;
Le bien, le mal, nous sont rendus.

plus :

171

ÉNIGMES,
CHARADES

ET

LOGOGRIPHES.

I er

.

Je suis blanche, lecteur, et
pourtant je noircis,
Je suis
légère, et pourtant je m’appesanlis;
I el à
qui je me rends utile,
Et dont je suis le

Chaque jour
Et

je

gagne-pain,

me

mutile,

finis par mourir par

sa

main.

Iï.
Place au centre de la terre,
Je contribue à former le tonnerre,
Et je parais toujours à la fin de l’éclair;
Mais quoique je sois dans la foudre,
Daus l’acier, le bronze et le fer,
Un enfant peut me mettre en poudre.
III.

Rien ne peut se passer de moi,
Aux dieux comme aux humains je deviens nécessaire ;
Sans moi l’on ne peut faire un roi,
Et même pour la paix il faut mon ministère.
On me voit figurer à Pékin, à Tunis,
Et je n’ai cependant jamais quitté Paris.
Tout le monde m’a vu deux fois en Italie,
Et l’on ne peut me voir qu’une fois dans la vie.
IV.
Sans être égale à Dieu, ma puissance est divine,
Car tout par moi commence, et par moi se termine.
V.
Mon Océan est sec, mes champs sont infertiles;
Je n’ai point de maisons, et j’ai de grandes villes;

/
172
•Je réduis en un point mille ouvrages divers
Je ne suis presque rien, et je suis l’univers.

:

VI.
Nous

deux frères

sommes

(Qu’une

secrète

jumeaux,

antipathie,

Force à demeurer dos à dos.
Sans nous être vus de la vie.
Même vertu, même défaut,
Même humeur en nous se décèle:

Quand je gèle, mon frère a chaud ;
Lorsque j’ai chaud, mon frère gèle.
De has en haut, de haut en bas,
Nous alternons dans notre route.
Lorsqu’il y voit, je n’y vois pas ;
vois clair, il n’y voit goutte.

Quand je

nous soyons bien connus
Sur la terre, et même sur l’onde,
Nul mortel ne peut dans le monde
Se vanter de nous avoir vus.

Quoique

VII.
Ainsi qu’un long serpent je traîne
Mon corps à replis tortueux.
Je suis si peu respectueux,
Que j’enchaînerais une reine.
Le jour je me tiens dans mes trous,
El la nuit je les quitte tous.
VIII.

poche

Heureux

qui

dans

Heureux

qui

dans l’hiver

Heureux

qui

sa

ne

a

toujours mon
premier !

craint

pas

mon

dernier!
lit souvent! il connaît

mon

entier.

173
IX.
Dans le inonde je fais du bruit :
Mon corps est porté par ma mère;

Cependant je porte mon père,
Quoiqu’il soit grand et moi petit.
X.
Je prends naissance dans les bois,
Et suis fort commun à la ville;
Mais quoiqu’on me réputé une chose assez vile,
Je suis même employé dans le palais des rois.
mon ministère,
porte, et c’est encore trop
d’être nécessaire,

Ai-je rempli
On

me

met à la

Car cessant
On me jette soudain

au

peu;

feu.

XI.
Je suis

un

La
La

monstre
mer

est

énorme, épouvantable

et rare,

séjour;
caprice bizarre,

mon

Mais, par un
femme, sur sou sein,

me

presse

chaque jour.

XII.

Lorsqu’une ligne verticale
Vient toucher en un point la ligne horizontale,
On voit se former mon premier;
L’Océan, de mon tout, sépare mon entier.
XIII.

Je suis dans mon entier, pour le coeur d’un Français,
Ce qu’il a de plus cher, ce qu’à tout il préfère.
En me coupant le chef, je donne à certains mets
Un goût désagréable et que l’on n’aime guère.
En retranchant ma queue, on ne me voit jamais
Employer le mensonge ou même le mystère.
XIV.
Sous combien de métamorphoses
J’ai coutume de me montrer!

/
174
tel nombre de choses,
saurait les démontrer.
En dérouler la kirielle,
Non, jamais je ne le pourrai:
Je vais en nommer telle et telle,

Je suis

Qu’on

un

ne

Le reste je l’ajournerai.
Par exemple je suis carrosse,
Cheval de selle, fruits, bonbons ;
Polichinelle avec sa bosse,
Almanacs de toutes façons.
J’olfre des contrastes étranges :

Eléphants, souris, chats, lions,
Cerises, châtaignes, oranges,
Rois et bergers, chiens et moutons.
XV.
Au milieu d’un brasier j’ai reçu l’existence,
Et malgré le grand feu qui me donna naissance,
Je suis la glace même, et crains fort la chaleur.

Complaisant
Poli
A la

sans

sincère,
adulateur,

et

être

simple bergère,

Comme au plus puissant roi, j’offre la vérité;
Je ne parle jamais, je réfléchis sans cesse,
Je plais à la beauté,
Et sers encore à la vieillesse.
XVI.

Des grands coeurs je suis le partage,
J’anime tout noble guerrier;
Point d’écrit avec moi, ma parole m’engage:
On m’achète au pluriel, jamais au singulier.

XVII.
Je suis femelle sans ma queue,
Et je suis mâle avec ma queue;
Je suis de fer avec ma queue.

V

i 75
Et je suis de bois sans ma
J’amuse quand je suis sans
Et je détruis quand j’ai ma
J’abats des dames sans ma
Et des hommes

avec

ma

queue.
queue,
queue ;
queue,

queue.

XVIII.

Lecteur, j’ignore

encor

quelle

est

mon

origine,

C’est un point sur lequel on a bien contesté;
Je pense néanmoins que ma source est divine.
Je suis cruelle, affreuse, ou pleine de beauté,

Commune, riebe, pauvre,

agréable, légère,

Sublime quelquefois, timide ou téméraire.
Je pénètre partout, sous l’abîme des mers,
Dans les antres obscurs, au milieu des déserts.
Plus prompte que le vent, en moins d’une seconde
Je vais d’un pôle à l’autre, et fais le tour du monde;
Si j’ajoute un seul mot, tu vas me deviner :
Je suis libre, jamais on ne peut m’enchaîner.

XIX.
Nous

sommes

beaucoup

de

frères,

De différents caractères:
Ensemble on nous voit souvent.
L’un est bon, l’autre méchant;
L’un va prêchant la morale,
L’autre causant du scandale:
Entre nous fais un bon choix.
Je parle, quoique sans voix;
Ce que je dis, quelquefois,
Ne fût ce que chansonnette,
En tous lieux on le répète;
On me voit souvent aux temples.
Aime-moi, petit ami:

Si tu n’es pas endormi,
Peut-être tu me contemples.

/
176

iOfoerfœttelfe
af üanfïelige Drb og Salemoaber.

La

©ibe 6.

conversation, ©atntafen.

—

Combien, fy»«;

bar®u?
mange. De, af. La main, .fjaanben.
Le doigt, gingeren. À, paa. Chaque,
bar 3 ? avoir, babe.
Ce
Comptons, taber ob tccfie; compter, tccïïe.
enener.
Avez-vons?

—

—

—

cette,
anben.

benne.—Voyons,
Aussi, egfaa.
—

taber

enb.

Au

S£omme(ftngercn.
ongle,
Stegt —Vos, bine,

Le pouce,
Un

fee; voir, fee. L’autre,

Que,

ftcrre, taffere.

Plus gros,

o«

Qui, fom.

—

—

en

Est,

er;

être,

ben

»ære.

Se nomme, fatbeb.

(à le) bout, paa (Snben.

eberS. Droit, boire. Gauche,

Senftre.—Au-dessus de, obenoset. Un bras, enSlrm.—Une
épaule, en ©fntber. Qui se joint, fom forenes ; joindre, for*
ene.
A, meb. Votre, bit, eberS. Le corps, êegemet.

Le

—

m.

ben

pied, ÿoben.

fiore !£aa.

—

—

Une

Le

jambe,

doigt, ïaaen.

—

L’orteil,

et SBccn,

0. 1. Un cheval, en §e|i. A-t-il? Ijar ben? avoir.—
Un chien, en fjunb.
Léchât,hatten.
boeuf, en Dre.
Le pigeon, ®nen.
La poule, §enen. Ont, base ; avoir.
Le moineau
©purben. Le serin, ©ibfîeneit, jîanarifuglen.
en gngt.— Le crapaud,
afte
Tous,
; tout, beet. Un oiseau,
La
gtbeit.
grenouille,
©frubtnbfcn.
—

Un

—■

—

—

,

en ®tnge ; des ailes, Singer,
Bien,
meget. Haut, b«it. Dans, t.
ft»be;
volent,
Pourquoi, bborfor. N’a-t-il point? bar
L’air, m. Suften.
N’ont pas, babe
ban ingen?
C’est, bet er. Oue, forbi.
des
Pour, for.
Jobber.
Une patte, en ®ob;
iffe.
pattes,
—

Mais,

men.

Une

aile,

voler.

be

Ils

—

—

—

—

Se

percher, forttc jtg fafi.

/

Sur, paa.

La

branche,

Orenen.

177
arbre, et ïr».

Un

fifo.

Fouiller, ftabfe;
Chercher, fyge.
ftnfce 9ïoget.
De quoi se nourrir, Oîoget at leue af.
La dent, ïanben.
Comment, Ifyorlebeê. Font-ils donc, hære be ftg ba ab; faire,
N’en soyez-pas en peine, »cer iîfe
gjøre. Manger, fpife,
befpmret berfor. Soyez, »ærer; être. En, berfor. En peine,
i ©efpmrtng.— Un bec, et Sîceb. —Voici, fee Ijer. La cage,
Suret.
Où, I)»ot. Mon serin, min jfanatifugi, ntitt ©ibfïen.—
Voyez, fee ; voir» Comme, ïjttorlebeé. H prend, ben tager;
prendre. Un grain, et fforn ; des grains, Jîorn. Le millet,
Un

—

ongle,

La

at

grase for

en

terre, Serben.

—

—

—

—

Le
■êirfefornet. La mangeoire, StSbefaêfen. Avec, meb.
petit gourmand, ben tille ©raabige. Bien adroit, rei befjeens
big. Croquer, fnceffe; înafe. Les, bem.
—

Le

—

poisson, giften.

—

Marcher, gaae.

Us nagent,

—

L’eau,/. Sanbet. Voler, fîpse. L'air, Suften.
S. 8. Rouge, røb. Que, font. Je tiens, jeg b«; tenir,
ffytbe. La cheminée, .Kaminen, ©forftenen. ,Un vase, et Æar.
Ils montent, be (tige op ; monter. Us descenPlein, futbt.
dent, be flige neb; descendre. U plaît, bet behager; plaire.
be

fromme;

nager.

—

de, be betjene ftg af;

servir,
ginne.
betjene ftg.
nageoire,
gioed.
En, beraf. D’aussi grands que, nogle lîgcfaa (tore fom. Cette,
Vous seriez, ®u (3) »übe Pcere ; être.
maison, bette tpintd.
Bientôt, fnart. Mort, bob; mourir. Je mettais, jeg fatte;
mettre.
Vous, ®ig ((Sber).
J’ôtais, jeg tog cp ; ôter.

Leur, bem.

Ils

se

servent

Une

en

—

se

U y a, ber

—

—

—

Le, ben.
—

Un
Le

Srif.

—

betragt.

poisson,
vase

»il

en

Âarret.

3iff.

Un

—

poison,

en

@ift.

Une

boisson,

en

La vase, ®ut>t>etet.

Venez, fom; venir.

faites pas,

jeg

-

Le

jardin, fjasen.

Regardez
Ne
Quelque chose, Dloget. Remuer, be»œge.
Je vais,
gjer iffe ; faire. Un bruit, en <£tøi.

ftrar; jeg

—

—

—

gaaer; aller.

Mon couteau, min Âni».

12

—

/
178
Un

ver

de terre,

en

Stegnorm;

tille, ben fnoer ftg.
Il se traîne, ben ftceber ftg.
ben

Il

tor-

se

ftaffelb Spr.
ben ftp b et. Il vit,

animal, bette

11 rampe,

—

Dent.

ver, en

un

Ce pauvre

—

teser; vivre,
Le

—

limaçon, Sneglen.

Il

—

allonge, ben fkccffct, for;

Touchez-en une,
/. ftne Çcleporn.
tccnger.
Il la retire, ben trceffer bet tilbage.
rer »eb et ctf bem.
La tête, .§o»ebet.
Bien vite, meget purtigen.
Doucement,
Bon, gobt. Le voilà qui rentre, fce, ber gitaer ben
fagte.
11 ne sait que, ben
Sa coquille, fit ©neglefimtS.
inb.
Il
avec lui, ben bceter
»ibe.
fuit
emporte
;
savoir,
forjiaaer
Ses

—

cornes,
—

—

—

—

Il n'a qu’à se coller,
ftg.
ftg faft; coller, ftijire. Contre, toet

meb

ben

—

muraille, Sfturcn. À,
alte. Le côté, giben.

t.

Bepooer

tü ; tmob.

abri, et

Un

fuit at

fcette

Ou, eller. La
De, pua. Tous,

Elle reste, ben for;
huître, en fisflerd.
Si».
Attaché, pccftct faft. Au
vie, pcle jtt
(_à le) rocher, tit dltippen. Où, poor. Elle est née, ben er
Elle n’a pas besoin de, ben beïjtfüet tffe, beu
fj?b$ naître.

S. 9.

Miser.

Une

Toute

—

sa

—

par tffc Strang tit.
Bouger, ftptte ftg.
Lui apporte, bringer ben.
Sa nourriture,

—

fbaoet.

La mer,

Elle
Søbe.
fermant, »eb at

bens

—

ben forfoaret ftg ; défendre. En
Quand, naar. Il lui plaît,
coquille, ©fallen.
ben ftttber for gobt, betbcpagerben; plaire.
Comme, tigefom.
On, man. La porte, Søren. La chambre, tBœretfet.

se

défend,

luffe.

La

•—

—

racine, Dlobett. Qui s’étendent, fotn jltccFfeftg;
Elles
loin, meget tangt. Sous, unber.

La

Bien

s’étendre.
lui servent

polbe
en

—

be

à,

ftg opreifi.

Oreen.

—

—

tjene

ben

Un

tronc,

tit;
en

Un rameau, en lifte

feuille, et SBtab.

/

Une

fleur,

en

servir.
©tamme.

©reen,
SMotnfl.

Se
—

en
—

tenir
Une

debout,
branche,

Une
Cloift.
Un pommier,
—

179
et ÎGbtetræ.

Sera-t-elle, »il

tien bli»e; être. Long-temps,
Elle va, ben »il; ben ganer;
min
35en.
ami,
længe.—
aller. Se flétrir, falme.
Peut-être, ntaajïee. Dès, fva,
Savez-vous? »eeb®u(®ej? saftben. Ce soir, benne Slften.
voir.
Viendra, »il femme; venir. À la place de, i ©tebet
La pomme, SGblct.
Le fruit, grugten.
for.
D’abord,
Un noyau de cerise, en Æirfebeerjîecn.
t ffiegijnbclfen.
Puis, jtben. Elle grossira, »il ben »ore, Blioe flot. Elle
deviendra, ben »il bli»e; devenir. Tous les jours, Ij»er®ag,
La laisser, labe
Il faudra, malt fiai, man maa ; falloir.
La fasse, laber
Le
©olen.
enbnn.
ben jtbbe.
soleil,
Encore,
Alors, ba. La joue, .Sîinben.
ben; faire. Mûrir, mobne.
Nous viendrons, »i ffnlle
Vos joues, bine (eberé) .fôinber.
femme. De temps en temps, fra ®tb til aitben.
Mûr,
Un grand plaisir, en |ior gomïtelfc.
moben.
—

Mon

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

-

■

Oui, ja. Vraiment, i ©anbijcb.— Tenez, voici,
Plus
fee fjer; tenir, fjolbe. Un pavot, en ®afmne.
ben
En....
les
raL’arracher,
o».
rtjffe
haut, feiere.
eines? feer ®u benê Dlobbcr? Un brin, en ®re»l, en ©pire.
À présent, nn.
Au miLe gros fil, bel gto»e @arn.
La graine,
On met, man fætter; mettre.
lieu, i SKibten.
grpfornet. Celui-ci, benne fier.
©. 10.

font cg

—

—

—

—

—

—

Du

grain, ^CCt>cfoVU-

De la

graine, Uttefrtf.

seriez, ®n (®e) »übe bli»e ; être. Fort aise de,
Ce coin
Eh bien, nu »el.
Vrai, fanbt.
de terre, bette ©tpffe 3orb ; le coin, fjernet. Seul, ene.
D’abord, fi'rft. Une bêche, en ©pabc. Remuer, gra»e, be=
Puis, beretter. Un râteau, en 9li»e. Enlever, tage
»æge.
—

Vous

meget glab

»eb.

—

—

—

—

Enfin, enbeligen.
caillou, .ftifeljîenen, glinteften en.
Une herbe, en Urt.
Un arrosoir, en SSanbfanbe.
Une
Emonder, xbeffeere.
Allez, gaae.
serpe, en 4?a»efni».
Trouver, ftnbe. Le jardinier, ©artneren. Dites-lui, jîtg fil
bort.

Le

—

—

—

—

12 ’

180
Donnez-moi, je vous prie, »ær faa gob at gtce
fjant; dire.
vous
je
prie, jeg beber ®em. Des graines de laitue, noget
mig ;
Car, tlji.
©alatfrp; de la laitue, fiaftuf, ^osebfalnt.
Il est de vos amis, ban er binffien; af bineSfennet.— Vous
ferez, ®n (®e ) ffat gjere; faire. Petit, lille. Un trou,
—

—

—

<£>ul.
Chacun, eifjoert. Vous mettrez, ffal ®u (®e)
fœtte.—-Vous la recouvrirez, ®u (Se) ffalbœffebettiligjen; reTous les jours, lj»er ®ag.
couvrir. Légèrement, Ipfeligen.

et

—

—

apprendre, leere
Différent,
forffjelltg.
De, paa.
®tg (®em).
Le chien, §itnben.
Un cri, et
©ftig. Un animal, et ®pt.
Aboie, gper; aboyer.— Jappe, bjeeffer; japper. Le renard,
©. 11. Je vais,

Vous

aller.

jeg ptlnu;

Le nom,

Dîasnet.

—

McrSen.

Glapit, goer; glapir.
Le cheval, heften.
grynter.

—

—

cochon, ©»inet. Grogne,

Le

(ubtaleé hani), Prinfïer ;

Hennit

Le taureau,
Beugle, breïer.
Un âne, et 2®fel.
Brait,
mugir.
Mugit, brølet;

hennir.

®»ren.

vache, jîoen.

La

—

—

—

fftpber; braire.

—

Le

chat, .Sattelt.

Miaule, mi a »er.

—

Un

cerf, fjorten. Brame,
Le loup,
Bugit, Dreier ; rugir.
Le
moineau,
tuber.
©pureen.
Pépie,
Hurle,
La caille, ©agtlen. Margotte, carcaille, flauer.
Bêle, breeger.

agneau, et Sam.

fïtiger.

Le

Le lion, Scocn.

—

lll»en.

—

—

—

—

pipper

—

cigogne, ©terfen.
corbeau, Oïasnen. Croasse, fïriget.
Le hibou, Uglen.
Hue,
Craquette, fnebbtet; craqueter.
Le

—

La

—

tuber.

—

Le

pigeon, ®uen.

Roucoule, furrer.

chanter, fpnge.

—

Le

coq,

Coqueline, galet.
Caquette, fagter ; ca-

Chante, galer;
La poule, §pneu.
Glousse, fluffcrPiaule, pipper, plubbrct
Le poulet, jtpdingen.
queter.
(cgfaa cm .Kalluner).- L’alouette,/. Sœrfen. Grisolle, f»ib=

£anen.

—

—

Gazouille, fpnger, feibbter.—
Le serpent, ©langen.
ftabbrer.
Babille,
La grenouille, green.
Coasse, fcœffer.

brer.—L'hirondelle, /. ©»alen.
La

pie, ©fabeu.

Siffle, b»iéler.
—

relie

—

—

tourterossignol ramage (gringotte), Sïattcvgateu f CiùîX* La
ge'mit, Xurtelôuen furrer- L’abeille bourdonne, 33ien furrer-

Le

Il fait Wen chaud, bet er meget
Barmt; faire chaud.
Aujourd'hui, ibag.
Allons, taber 00 gaae. Nous déjeûneY, ber.
rons, »i »ide fpife grofofi.
Emporte, tag meb_
Ton pain, bit 93reb.
Tu trouveras, Su jïat faae, Su Bit
La fraise, 3orbbœrrct.
ftnbe. Manger avec, fpife bertil.
maman
De belles groseilles
Ah !
c !
/. heilige diibø.
«Kober. Je puis, jeg fan; pouvoir. Cueillir, ptuffe. Tout
Et il faut., baisses, og Su maa,
seul, fe(B; ganffe ene.
Une cerise, et
buffe Sig; il faut, bet bebsseø; falloir.
A' atteindre, naae bem.
Le cerisier, .Rirfebter:
.Rirfebccr.
—

—

—

—

—

,

,

—

—

—

træet.

Qui

Ce sera,

—

y montera,

bet

maa

Manger avec, fpife tit ; bet er Fim
faatebeé, üben noget Subfiantio bagefter.
Vois donc, fee beg; voir.

t

rose,

ftuffet

min

en

Ou

dîofe.

ginger;

se

Bien fort,
meget jiccrft.
fmerter mig meget.

Je

suis

me

piquer.—■
Cela

me

Il

bin gaber.
bien, eder ogfaa.

bagfig Safe,
J'ai

—

Une

Ton papa,

Beere.

fom jïat ftige berop.

at

avec

bruget

voulu, jeg Ijar Bidet

le doigt, jeg but
saigné, ben bat blebt.
beaucoup de mal, bet

piqué
a

fait

0. 12. Veux-tu,

BitSu; vouloir. Mettre dessus, lægge
d’Angleterre, engelff ÿlajlet; du taffetas,
£aft. Non, net. Fanfan (et fjærligt ttbtrpf i ïate tit 33orn),
min ©tut. Cela se guérira, bet
læger ftg, bet Bit tcege ftg.
Tout seul, af
Une autre fois, en anben
jtg felB.
©ang.
Tu prendras
garde à, ffot Su tage Sig i 9(gt for. Une épine,
en Sont.
Mes ciseaux, m. mttt ©ar.
Tu n’as pas
pleuré, Su bar iffe grcebt. Embrasse-moi, Fpø mig ; embrasser, omarme. Quand, naat. Tu voudras, Su Bit fjase;
vouloir, Bide. Tu m'en demanderas, ffat Su bebe mig berem.
Du tatlctas

paa.

—

—

—

—

regne.

tpf.

Rentrons

—

Lu

logis, taber eø Benbe bi «nt.
pluie, diegnen. Un nuage, en ©Fp.
au

—

Pleuvoir,

—

Épais,

Comme, l)Bot. Le vent, SSinben. Les fait courir,
briser bem, labet bem tobe.
Ils vont, be Bide
fnart; aller.
Nous cacher, fïjule for oS. Le soleil, ©olen.
Il reste, ber
—

—

—

182
ev

tilbage.

le

ciel,

mere

bleu, et fiïïe Stflffe blaa fbimmcl ;
reste plus du tout, ber et Sntet

Un peu de ciel

11

Rimten.

tilbage beraf.

n’en

Il est tout

—

truffen; couvrir, bebaffe.
nerflen ba’fgmorft; noir, fort.

couvert, beu
11 fait

—

Dans,

er

ganffe

oser^

noir, bet er
nuit, Matten.—

presque
La

ont.

La

Comme, Ijsor.
Commence, begijnbct.
goutte, ©raaben.
Large, flot; breb.
Augmente, tager tit, Miser fta'rfere.—•
—

—

Il

grêle, bet Ijagtcr.

iîiorbcnen. —Il fait

beaucoup

bruit, @tøi, SBulber.

éclair, etSijn.

Il tonne, bet torbner.

Regarder, fee paa,

—

dirait, Silbe

On

Le tonnerre,

bruit, beu bttlbrer fterrft;

du

Je n’aime pas,

—

£3inene. Un œil, etØie.

tnig.

de

—

—

Si

je

me

jtge;

matt

jeg Ijelbet tffe af Un
betragte. Aux yeux, m. i
cachais, berfont jeg ffjutte
Un

dire.

enfant,

et

33arn.

Joyeux, munter. Triste, bebreset.
cessé, ïjar optjprt. Ont repris, tjase faaet
igjeu (gjenerljcfbt) ; reprendre. Une odeur, en lîugt.— Hier,
igaar. Fané, falmet ; faner. Elles attendaient, be Sentcbe;
Le

canard, ÎCnbcn.

.Sous, unber.

attendre.

—

Tout, ait.

A

—

—

Flétri, inénet,*
Déjà, allerebe.

©. 13.

ffinner.
tiger, flagre ontfritig.
Chanter,

à,

fpnge.
fjar gjort

ben

Une

—

Rentenet

Desséché,

Paraît, fomnter frem;
D’un nouvel

beu

flétrir.

S’écouler, brise bort.

éclat,

ttteb

paraître.
en

(Slattbé.

nt)

Ils recommencent, bc

brille,

11

—

Vol-

—

bcgbnbe igjen.

Elle a fait du bien
Rafraîchi, forfriffet.
©asn for. Tout le monde, dite; tjctc Serben.
—

pêche,

getffen.

en

Belle,

fmnf

;

bel.

beau,

ben

Je

—

crois, jeg troet; croire.— Elle doit... manger,
fmage gobt; ben maa seere meget gob at fpife; devoir, bnrbe,
maae.

Savoir, sibe.

—

fjatsbeten.
bet

tffe

fanbt?

fee, ber

er

bin Seet.

sucre,

©nfferet.

er

Cela

me

ferait du

—

l’heure, ftrar.
(nnbcrforflaa la vérité,

Tout à

N’cst-cc pas

—

Partager, bete.
Merci, i£af.

—

—

—

Un

en

moitié,
©anbfjcb)?

La

Tiens... ta

Sans, uben.
Parce que,

entier,
fleel.
mal, bet sitbe befomme mig itbe.

—

maa

part

—

Le

forbi.

183
joli papillon! b»ilfen beilig Sommerfugl!—De

Le

—

Le voilà
sortes, cif alle ©lagé. La couleur, gurren.
Ce
benne
ben.
ber
rosier,
Dîofenr
fïbber
Sur,
paa.
posé, fee,

toutes

buft.
ben.

—

Si je pouvais, berfom jeg funbe. L’attraper, fange
Bon, il s'envole, faa, ber jli)»er ben bort. S’y re-

—

—

En zigIjtule ffg berbaa. Encore, enbnu en ®ang.
Ne
remue pas,
»ent.
!?»icré.
Attends,
zag, paa jtrtjbé eg
Vous voilà pris,
Pauvre petit, flaffeld Stlïe.
rpt ®ig iffe.
Tiens-le, t;e(b ben;
fee, nu er ©u fangen; prendre, tage.
Ne lui
Légèrement, narfomt, temfcelbigen.
tenir, Ijolbe.
Les
ben
iffe.
bet
enlève pas, bero»
petites poussières,
fine
©ton. Sur, b«®- H ne volerait plus, ben »Übe iffe funne
fft;»e mere. Aussi bien, faa gobt.
—

poser,

—

—

—

M. vient

—

fra
Un

radis,

De

6. 14.

cueillir, 2JÎ. nijlig Ijar bluffet; femmer

l’oseille, /. ©b«-

SJtocbbife.

en

©rtefïof.

en

de

bluffe.

at

—

mauvais goût,

Du
en

Là-bas,

—

chou, jtaal.

fïem ©mag.

Le

pot, ©rbben; ijSotten.

paa

ffiiinftoffen

—

—

Du

cerfeuil, .Rjersel.—
Un artichaut,

bernebe.
Un

—

lapin,

Une

Le pampre,

en

carotte,

.Sanin.
en

Un

©uterob.

SÜiinrattfen;

©rene

meb SSIabene.

Asseyons-nous, laber cê feette oé; s’asseoir. Ici, ber.
garantira de, bet ffat bejfptte oé tmob. L’ardeur,
Auprès de moi, ben til mig. Le
/. ben breenbenbe ôebe.
Goûter,
Superbe, brccgtigt.
gazon, ©rccêfet, ©rpnfbceten.
Ensuite
Un
en
gâteau,
Jtage.
fpife geéberfeft; fmage.
Le bois, ©fosen.
nous irons, herefter ffulle »i gaae; aller.
Couché, gaaet neb ; coucher, ligge, Icegge; se coucher, gaae
Il fera clair, bet »il bli»e h)ft.
til ©engé.
Jusqu’à huit
—

11

nous

—

—

—

heures, inbtil Sloffen 8.
—

t)»ab
Une

er

Que t'est-il arrivé,
Écorché, ffrabet.
Une chaise,
front, i ÿaitben.

J’entends, jeg borer;
ber

bosse,

b(fnbet©ig?
en

S3ule.

—

Au

entendre.

Le nez,

—

Sîccfen.

—

/

184
Tu t’es laîsée tomber, ©u er falben; ©u bar labet
Cependant, imibiertib. Je t’avais recommandé,
falbe.
©tg
J’esjeg (jaobe paalagtSig.—J’avais raison, jeg bu»be 0îet.
m’en
Sois
»ter »ié paa.
sûr,
Que
je
père, jeg buaber.
s’en
bet
souvenir.
at
Mettre,
;
buffe
ffal
souviendrai,
jeg
fomme paa, ^elbe paa.
S. 15. Mettre,... fraîche sur, belbe Sig folbt ®anb
Une écorchure, et fïrabet ©aav.
paa; frais, ehe, friff, fplig.
Un verre d’eau, et ®Iad
briffe.
©u
vas
Tu
fiai
boire,
»ceret hange.
©u
as eu peur,
Demain,
Tu
f>ar
SBanb.
Il n’y paraîtra plus, vif bet iffe »tere at fec mere;
imorgen.
Faire par trop l’enfant, »(cre
fomme tit ©»ne.
ett

©toi.

—

—

—

—

—

—

paraître,

altfor jtort fflarn, altfor barnagtig.

—

Jouer,

Tran-

(ege.

quillement, roligen.
Le voilà

qui se sauve,
Vilain, fœl,
fee,
Dis- moi, ftig mig. De ferais-tu, »ilbe Su gjpte
jlem, fît>g.
Resterais-tu, PtibeSu bftoe.
bet. A sa place, t benë ©teb.
te
fom »übe plage
bent.
tourmenteraient,
Qui
Avec ceux, bod
—

Minet,

m.

ber løbet ben

SJtid, lilie jîat.

bort;

se

sauver, rebbe

ftg.

—

—

—

Tu le tiras, traf Sn ben.
Continuellement, ibeligen.
Ue f^ire sortir, faae ben til at gaae ttb.
£a(en.
queue,
dessous la commode, fra jîommoben ; dessous, nnbet.
—

©ig.
La

—

De

L’autre jour,

bar Su traabt

Tu lui

forieben ©ag.
ben paa f|joben.—11

as

marché

sur

la

s’est enfui, ben Ipb

patte,

bort;

»ar ntrr
ben
flbgtet bort; s’enfuir. Tu as manqué de, ©u
Derri»æret ncer »eb. L’écraser, fnufe ben.
©u
b«»
»eb;
Étourdi, ubetcenffom.—
ère, bag »eb. —Exprès, meb^orfeet.
Far malheur, af SSanBare; le
Tu le blesses, ©u faarerben.
er

—

Le genou, Jînccet.—
malheur, VÜpffen. Aussitôt, faa fnart.
ffappe ; »tfe Æjtrr=
Caresser,
doucement, lemfcclbigere.

Plus

tegn.
—

déjà partie, f)int er aflerebe gaaet; partir,
Porter, bringe. Lui, benbe. Un
Malade, fyg.

Elle est

gaae bort.

—

*83
bouillon,

cit Suppe.
l)Un iffe til Otoget.

Elle avait bien

—

; avoir faim.

hungrig

N’avait-elle besoin de rien,

—

faim,

butt

trængte
meget

Sat

Le dé-

Heureusement, Ityff eligsiié.

—

jeûné, grofojlen.
S, 16.

Ma

bonne,

mtit

Ipige;

la

bonne, falbeé enlige,

fem tyaéfer et IBarn. Un morceau de pain, et Sttyffe 93reb.
Si tu savais, berfom ®u sibfte; savoir.— Comme, tybsu
Tu n’en....
Je parie, jeg Sebber.
Content, ferneiet.
A les
autant, Su slibe iffe base b ft st fetamegen Øfecbc.
Certainement, ftfferligen.
garder, seb at betyolbe bem.
C'est un grand bonheur, bet er en ftor Styffe.
Cher, fjeer.
Que de pouvoir, at fitnnc. Soulager, ^jeefpe, linbre. Les

—

—

—

—

—

malheureux, be

Ultyffeligc.

Vient de m’apporter, bar ni):
Mon cousin, min geetter.
Une linotte, en Sriff.
lig bragt mig ; femmer fra at bringe ntig.
Je
Qu’en veux-tu faire? bsab sil 55u gjpve meb ben?
La
Silbe.
La
33uret.—
voudrais, jeg pnffer; jeg
cage,
bête,
Que je te plains, bsor jeg beflnger ®ig ; plaindre.
StyretJ’en aurai bien soin, jeg ffal nof beere Omforg for ben;
—

—

—

—

avoir

soin,

be

ere

fptge for.

Ravir, berøSe.
volière, et (tort guglebmtr.

Une

bebeu.
af ; opftylbt
—

meb.

—

ubftœffebe ber;

—

Différent, forffjeliig.
éclore.

—

liberté', $tU
Rempli de, fulbt
Ils y sont éclos,
La

Ils y ont été

élevés, be

ere

blesne otyfpbte

ber; élever, otybrage. Ils ne connaissent pas,
be fjenbe iffe; connaître.
Ses petits, bené Unger.
Vont,
sille fnart ; aller.
Le froid, jfulben.
Pendant
bpe.
Mourir,
—

que, ntebenë at.

Tu la retiendras

captive, ®u Sil tyolbe ben
plus, jeg sil iffe base
ben mere; vouloir.
Je te
Rendre, gjengtse, gise tilbage.
laisse la maîtresse, jeg taber ®ig base bin frie iUillie ; Iamaî-

fangen;

retenir

captif.—

Je n’en

veux

—•

tresse, Jjjerfferinben. Tu peux, ,®u fan; pouvoir. Disposer
Son sort, bené Sfcebne.
Tout de suite,
de, raabe oser
jlrar.—Peut-être s’habituera-t-elle à, maaffee sil ben Sœune
—

jtg

til.

Son

esclavage,

fît ©laSeri.

—

Au

moins,

i bet

186
fflîinbfîe.

Süangct

la laisse

Xe

paa

manquer de

lab t'en iffe fibe

rien,

Steget.

S. 17.

Déjà, aTterebe. D’air triste, m. et bebrpret Ub?
s'ennuie, ben fjeber ftg; s’ennuyer. Da lâcher,
Perché sur, ftclet op paa.— Tu as sacrifié,
flippe ben Icê.
feenbe.

Elle

®u t)ar

cpgiset ;

—

séder, eie.

gjere

ben

utpffetig.

Gai, munter.
rit Hioe

jeg

®it Dar

—

De

opeffret.

De crainte de

.

nt

pouvoir.

Que je serai content, tjpor

—

jeg forftffrer ®tg;

Je t’en assure,

forneiet.

Pus-

gînfïet.

®u »il funne ;

Tu pourras,

Joyeux, glab.

désir,

malheureux, af grpgt fer

.

en,

berom.

prête à sortir, ganffe farbig tit at gaae ub; prêt.
tirer gaaer 35tt ben? Faire une promenade,
Je te souhaite,
De batelet, Setten.
gjere en Spjitour.
jeg enfler $ig. Aller sur l’eau, feite. Il y a quelques jours,
bet er nogle Sage ftben. Traverser, f»tte euer. Da rivière,
Toute

Où vas-tu?

—

globen.
le

On

balance,

man

plus agréable, bet
bet pii

t’amusera,

jeg

Pif iffe

de

moi, 35u

bange -,

rare

btioe

jfat

tege.
3ntet Ijellere.
Jouer,

—

Da

—

bet

er

Y, beri, i

gpnger.

more

ben.

—

C’est

Combien cela
beljagetigjie.
Je n’aurai pas peur,
35ig
—

•—

avoir peur.

auprès

Tu resteras

—

t;eé mig.

Je

ne

mieux, jeg enffer
sabot, 'Jtumte.-

demande pas

De

toupie, /. Soppen.

toppen.
0. 18.
Da

Da

raquette, SBotttrceet.

vent, bet Hafer
Je suis las

De

quille, .Seglen.
—

volant, gjerbolten.

Dourd, tung.

—

fioerft. Droit, tige.
er trcet af; 1ns,

de, jeg

se.

bien du

fait

Il

Bien souvent,

—

meget ofte.
tage

De ramasser,

ben op.

—

S3fabe

ll'n'y

mecr.

—

a

plus du tout
Sèches, terre ;

de

feuilles,

sec.

—

11

ber

n’y

a

flet ingen

er
.

.

.

.

gazon,

187
bev

fpnberligt ©terd mere.
courts, meget forte ; court.

L'hiver,

intet

cr

Très

grant.

m.

Sinteren.

Le temps, Seiret. Gris,
peine voit-on clair, man fan neppe fee; clair,
fait froid, bet er felbt. ■—Lire, feefe. •—S'échauffer,
A

—

ffart.

Il

blioe

Parat

; Parate

itg.

—

On fait du

feu,

øjer 31b.

man

brûle, ben fyeber; ben brernber. Le visage, Slnjïgtet.
Être au printemps, fjaeejferaar.
L’été, m. ©omnieren.
Il

—

—

—

—

Pousser, fpire, ffpbe frem.

L’herbe, /. ©reedfet.

ganffe. Blanc, tjoib. La maison, ^mfet.
C'est... de neige, bet er forbi be ere bebceffebe meb ©nee.
Il a neigé, bet fiat fncet.
Il fit froid, bet Par fotbt.
Tout,

—

—

—

—

—

—

—

Nous ramasseLa cour, ©aarben.
bd gaae.
Tout ce qu’il y a de neige,
ait
Pilte famle op.

Allons, laber
Pt

rons,

bet

ber

©nee,

Il y

Une

er.

eut, ber

Le

Par.

pelote, eit©neebe!t; en tunb .ftuglc.—
baquet, ben tille JSatlie. Aujourd'hui,

ibag.
©. 19.

Gelé, frodfent.
La

Casser, brpbe.

cm.

baarb.

—

bâton,

Un

en

©tof.

gtiber mig ub af fjambetne.
mesure, efterljaanben.
—

Qui

Voler, ftpoe.

a

Essaie, forfpg;

Il

essayer.

—

Trop dur,

l’air, fom feer ub tif; l’air, m. ttbfeenbet.
Une miette de pain,
Farouche, Pitb.

—

Si,

altfor
Il me glisse des mains, bet
fond, bet fmetter; fondre. À

glace, 3fen.

—

—

en

Certainement, ftf=
•©rpbfnmte. Je jette, jeg fafter; jeter.
U ne sait où trouver, ben Peeb iffe, ïjoor ben ’ffat
fertigen.
Je lui metftnbe. Be quoi se nourrir, Steget at tePe af
trai, jeg pif lægge til ben. La sorte, ©lagfet. Sur le bord,
paa ftanten. La croisée, SSinbueêfarmen. 11 reviendra, ben
PÜ femme tilbage; revenir. Il ne mourra pas, ben ffat iffe
—

—

—

bue; mourir.
—

Waagen.

Il fait du
—

Le

brouillard, bet

mur,

Slluren.

er

taaget;

Humide,

le

Paab.

brouillard,
—

Couler,

/

188
Sur

ffpbe.
calier,

ffîcefbcerfet.

La rampe,

neb ab ; paa.

,

Un

On

es-

bien

verglas
Sidflaget.
matt t)ar meget cnbt fcb at jiaae
Elle
Oui vient de tomber, fern nplig et falben.
fafî.
ne
s’est pas blessée, tjun fiar if fe ftaaet ftg ; se blesser,
Le ruisseau,
On casse, man Ifngger i ©tpffer.
faare ftg.
de la

®rappe.

en

à

peine

se

—

Le

—

,

a

soutenir,

—

—

—

Stenbejîenen ; Steffen.
le dégel, fee, nu Ijace

—

st

Patiner, lebe paa ©feitet.
®et?eit. Aise, gfab.

—

Voici

voir, jeg »if fore ®tg ijen at
Qui chante, fout fagier.
fee.
poulailler, fjenfegaarben.
Le panier,
Pondre,
Icegge
SG'g.
Sûrement, (tffetfigen.
.Ruroett. Un oeuf, et 8Sg. Frais, frtjf. À la coque, btebr
Je vais te

6. 20.

mener

Le

—

—

fogte ;

la coque,

Sdggeffallen.

Autour de

—

Elles

nous,

ontfrtng

cd.

les arrachent du bec

Attraper, fnappe, gribe.
Et courent
be rire fjtnanbcn bcm (©muferne) ub af Sîabbet.
l'une apres l’autre, cg lebe efter btnanben; courir. —Hardi,
Elles avalent,
Dans ma main, af min fjaanb.
briftig.
se

—

be

ftuge.

De

—

l’orge, /. 33t>g.

Approchons doucement, taber cd
rttge.
Prends bien garde de la déranger, tag
fagte.
at fcrftprte ben.
Dans,
®ig »et t ?lgt (Sogt ®ig bel) fer
Un poulet, en
éclore.
cille
cm.
Écloront,
ubfltrgged;
sortira tout-à-fait, ben
jîniling. La coquille, ©fallen. 11
vil frpbe Ijectt ub ; sortir, gaae ub. Du jaune d’oeuf, SdggeFort, fictif.
blomme. De la mie de pain, Svcbfvumme.
Elle a soin, ben ferger fer. Elles les battraient, be btfbe
Se cacher, fïjule ftg.
ïjitgge bem ; battre, flaae.
—

nterme

Couver,

cd

—

—

—

—

—

Une

©, 21.

Qui

et

vont

fem jfagre.
Sraab.

—

ruche,

viennent,
Tout

On les

eu

font

autour,
évite,

abeille, en Si.
Qui voltigent,
Un dard, en
for
bem; éviter,
bogter ftg

Sifube.

—

Une

gaae og femme.
runbt omfring.

—

man

On conserve,
Tuer, flaae tlfjel.
unbgaae.
Utile, npttig. Qui nous fournissent, fern ffaffe
—

—

man

cd.

bebarer.
La

cire,

189
jßorct.

Çluc.

Le

bort.

—

bane;

Une mouche, en SBi ; en
miel, Jernringen.
sue.
Saften. Elles l’emportent, te btrre ben
la bougie, ©orlpé,
J’aurai, jeg faaet, jeg fiai
—

Le

—

De

Travaillent, arbeite.

avoir.

Demander,
sème, ban faaer.
blé
de
Du
faaeê t
dborn,
fom
S3aarforn;
Mars,
[purge.
fNarté. En automne, cm Sfteraaret. Plus loin, tangere ben.
Du seigle, 9îug.
Dans, cm. Cela sera poussé, tet »il

Là-bas,

—

tcrnete.

11

—

—

—

Mûriront, »iïïe motneU.

fommet frem.

Pccte

ffuiïebufle;
moisson,
b»id tet bebaget (Sut.
pi

la

Nous ferons la

S’il

moisson, §fjlen.

plaît

à Dieu,

marche', fta Sorbet. Qu’apporte-t-elle? bbab brin;
Un beau fromage à la
Du beurre, Smor.
ger bun?
crème, en teitig oplagt 2Jtelf ; un fromage, enOji; la crème,
Du

—

gluten.
Vilain, fæl.

S. 22.
en

jfrcbé.

—

travers, forfecrt.—
at te brise
ere

btesne

—

La

Tu les

meget fmuffe.

fügte;

Une

bête, Spret.

Elles vont de travers
verras

baglccntu ; de
belles, Su fiat fee,
seront cuites, naar te

bien

elles

Quand

écrevisse,

te gaae

,

cuire.

L’anniversaire de

ta

naissance, tin gutfeletag

;

un

attention, Su bar
De bien
giset Sigt. Tu t’es corrigée, Su bar rettet Sig.
des défauts, for mange geil; le défaut, geilen, SJiangten.
Une
Un présent, en gorcering.
Choisis, »crtg ; choisir.
Tu
flcete
en ftor Suffe.
Su
rhabilleras,
ffal
poupée,
grande
Un joli chapeau,
À ton goût, efter tin Smag
ben pan.
Ceci, bette ber. Un livre, en 33cg. Nouen fmuf Jçat.
J’ai
Regarde, fee ber; betragt.
velles, itpe ; nouveau.

anniversaire,

en

SlatSbag.

—

Tu

as

fait

—

—

—

—

jeg b
begpnbt pan
91ptte; tjene.

lu,

fl r

tccji ; lire.
ten
—

igjen.

Je

La

...

recommencé

fin,

Gâté, bejfatiget.

S’nbcn.
—

Il

,

jeg bar enbcg

Servir,

m’amusera,

»ære til

ten »il

1

190
Je t'approuve, jeg bifalber (Sig) bit 33alg. La
preference, gortrinet. Par-dessus le marche, o»en t Kipbet.
Que de, lj»cr mange. Je continuerai, jcg »il »ebblioe. Sage,
Je t'obéirai, jeg »il ablpbe Sig.
Pour...
artig; ferftanbig.
regettes pas
for at Su iffe fîal fortrijbe. Un cadeau, en

mig.

more

—

—

—

,

goræring.
Le houen tille §iftorieprairie, en CS'ng. Passer, gaae
forbi.
Que vous tenez là, font Su fjolber ber; tenir.
Je vous olfre, jeg bpber Stg ; offrir.
Suffire, »cere nof.
Le
omarme.
Embrasser, Fpêfe,
pâtissier, .Kagebageren Que
vous emportiez,
at Su faaer (et Suftn Kager) meb Stg;
emporter, bitre bort meb ftg. Une douzaine, etSujtn. Gar-

S. 23.

Une

historiette,

SBlomftcrfcfien.

guet,

—

—

Une

—

—

—

der, bcljolbe.

Obligeant, forefommenbe. Un vieillard, en gamme!
£)lbing. La route, ISeien. La poussière, ®tp»et
Le soleil, ©olftraalcrne; Solen.
Apercevoir, blioe »aer.
Une fontaine,
Une touffe d'arbres, en fbob (en Kli;nge) 2ræer.
et ©anbfpring, en Ktlbe. S’y diriger, jîpre fin ©ang berbett.
—

Sflattb,

eu

S. 24.
La

Une

pierre,

fraîcheur de l’ombre,

tprftig.

Ras, ta».

»nffev.

Un vase, et

en

©teen.

Boire à

Respirer,

inbaanbe.

©fpggen. Altéré,
même, briffe faa meget, man

Kpttgfjeben

Sviffefar.

La

i

lèvre, Sæben.

Brûlant,

embarras, en
Ijeeb.
et
Un
S’empresser,
î'inbæger.
d'étain,
gobelet
gorlegenljeb.
Se désaltérer,
ffpnbe ftg. La prévenance, gorefommentjeb.
lœjfe ftg. À son aise, i fût 3Jiageltgf)eb. Remettre, gi»e til-brænbenbe

bage.

Se

Remarquer,

bemœrfe.

plaire à, ftnbe gornoietfe

Un

t.

La
Sauter, fpringe.
gaieté, Sliunterljeb. La figure, Slnftgtet. Rencontrer, mcbe.
Etre assis, jîbbe. Joyeux, munter.
S. 25. Je n’ai... plus, jeg bar betler ingen tpenge.
—

Bienfaisant, gobgjorenbe.

—

191
patience, Xaaltnobigljeb. Présenter, titbpbe; cSerræffe.
Recevoir, tnobtage. Croquer, fortære; fttafe. De même,
Espérer, tjaabe. Il n’en... plaisir, Ijait glæbebe
Itgelebed.
ftg berfor iffe nünbre. Offrir, gire, iilbpbe. Satisfait, for;
La

npict.

Aimable, artig ; e.lfîsærbig. Fâché, »reb. Sourire,
fmitc. Tout le monde, atte tWenncffer; Ijele Serben. Se
lever, ftaae op. Vieux, vieil, vieille, gammel. Plus tard,
—

lit, ©engen. Étudier, to'fe paa; ftu=
Marquer, feette for; ntærfe. La veille, ben forrige
Se plaindre de, beftage ftg oser.

teengere
bete.

®ag.

;

©.

fttbtgere.

26.

Le

Souhaiter

le

bon

jour, t)üfe gob ®ag.
Disposer de, raabe ober Le champ, SJtarfen. Valoir, fors
ftaffe ; gjœlbe, »ære »ærb. Un baiser, et jh)d. Se dépêcher,
fEpnbe ftg.
Gronder, ffjenbe. Se taire, tie ftitte. Tâcher,
fotfoge. Une propreté ravissante, ett færbeleo Sîecnligficb ;
La tache, ÿletten.
ravissant, Ifennjffcnbe.
Barbouiller,

titfmere.

Un

pâté,

en

33(æfplct.

SManftænbiglfeb.

-—

Se

comporter, opfere ftg.

Servir

quelqu’un à table,
Stoget
ftg i. Engioe
Veiller à, forge for; Paage oser. La
gager à, opforbre til.
vian e, Âjobet. Ses besoins, m. pané gornpben&eber.
Peler,
ftrætte. Soutenir, fjolbe ; nnberftotte. Essuyer, aftprre. Complaisant, forefontmenbe.
©. 27, Soigneux, omlfpggelig. Généralement, alittin-betigen. Faire ses efforts, gjote ftg at limage. Un effort,
en Slttftrcengelfe.
Ressembler, ïigne. Le surnom, Stimmet.
La

décence,
(S'n

—

»eb 93orbet.

À moitié, Ijatot.

Se mêler de, blaitbe

Un

coin,

en

jfrog,

et

Björne.

Le

mouchoir, Sommetorflcebet. Annoncer, bebube. Du chagrin,
©org, SSefpntrtng. Consoler, trpfte. Qu’avez-vous donc?
ïfnab fatted ®tg ba? Les petites peines, be ftnaa ©ctget.
Un

Elle

remède, et SKtbbet. Avoir beau faire, gjpre forgjæsed.
s’obstina à... répondre, ljun Pitbe paa ingen füîaabe

f»are tnig; s'obstiner, fccttc fîg imob, gjore ftg gjenfiribig.
La vue,
Bouder, fmmnute. Oter de, ffæ»e op fra, tage fva.
Stiftet ; ©pnet. Avancer, ftiffe frem ; gaae frem. Begarder
Prêt à, feerbig tit, berebt paa.
en dessous, fee neb fer ftg.
Boudeur, ©uurmuler.
Un coup de coude, et Sttbueftob.
Survenir, femme tit. M’en occuper, gine mig af meb ffeube.

utpbig imob.
Répliquer, gjenfpare.

Désobéir à,

»evre

bien

de, »egte
m.
rire,
Paresseux,
fer.
fîg
ne me doutais guère, jeg formobebe, minbji.
Je
©foggertatter.
Accourir au-devant de quelqu’un,
Reconnaître, gjettfjenbe.
en @fi»e jÇranfb
tartine
de confitures
Une
ite ©n impbe.
,

©. 28.

Se

boPen.

»et

garder

Des éclats

de

,

Le sort
La difference, govffjetten.
©pttetøi.
nlpffettg.
Malheureux,
bebrøset;
Punir,
flraffe.
©fjæbnen.
meb

brøb

Semblable, faabant, tignenbe. Faire peur à quelqu’un, inb=
jage Otogen ©frœf. Laid, ffpg. Effectivement, »irfetigen.
Une bonLa poche, Sømmen.
Tirer de, treeffe frem af.
3©ffc

meb

©nffergobt.
de, inbfaget af. La modération,
Se souSSJtaabetjotb. Gourmand, graabig. Quitter, fortabe.
venir, erittbre fîg. Remplir ses devoirs, cpfptbe fîne fftligter.

bonnière,
©.

en

29.

Charmé

Touche-à-tout, fftitfinger. Toucher, tore. Malgré,
A ce
Nombreux, tatrig. La défense, gorbubet.
Un
tit.
Se
mettre
à, gi»e ftg
sujet, t benne Slntebning.
—

nagtet.

rossignol,

en

Oîattergat.

S’aviser

Saisir,
prison grillée, bet

de, falbe paa.
La

occasion,
Setligljeb.
gribe.
Dégittrebe jÇængfet. Lasser, trætte. Poursuivre, forfetge.
pité, opbragt; forbittret. Le retour, üitbagefomften. Lancer,
Une

fajte.

La

en

force, ,Kraften.
Adroit, beljænbtg.

©. 30.

Atteindre,

ramme;

ttaae.

Frapper, træffe ; ftaae.
but, Staalet. Viser, fîgte.
Par, fra ; af. Le plancher, Softet;
Le

Repousser, faite tilbage.
©ut»et. La cheminée, kaminen.' Une tasse, en Âop. Se
briser, ftaae t ©tpffer. En mille éclats, i tnjtnbe ©tpffer.

L’étourdi,

m. ben Äaabe.
stupéfait, orbasfet. Le beau
bctfige jt'afi. Revenu... it lui, ba Ijan bar font;
men tibt til ftg fel«
igjen. S’empresser, jfpitbe ftg; gjeve ftg
limage for. Enlever, tage op; fEaffe Bort. Les débris, m.
©faarcne.
Jeter dehors, fafte ub.
La précaution, gorftgtigljcb. Un accident, et Itljetb. Agir, tjanbte. Effarouché,
forsitbet. Seglisser, fnige fîg. Lie volet, ®inbueé--@fobben.

bet

coup,

Jouir, npbe. Favori,
pendule, ©tueuljret.

La

ner

et

retourner,

Saafen.
Excellent,

serrure,

ben.
et

meefî pnbebe. Corriger, rette.
Déranger', Bringe i Itorben. TourBreie frem og tilbage. La clef, Stegten. La
Déraciner, rpffe op meb fJîob. Rare, fjels
ppperltg. Une griffe, en ÂIo. Un coup
L’envie, /. Spjten. Garantir de, ftffre for.
te,

Stift, et Slag.
Expressément, ubtrpffeligen,
0. 31.
Le hasard, Jpœnbelfen.
Important, sigttg.
Cureter, fege omfring. De côté et d’autre, paa atte ©teber.
Le voyage,
Steifen. Le bureau, ©fatotfet.
Décharger,
ubtrceffe gabningen ; affîpbe. Ne manquer pas, iffe nnblabe.
Le danger, gaten.
Ra glace, ©peilet.
Faire l’exercice,
Être
gjennemgaue Grercitfen.
persuadé, ftaae i ben ïanfe ;
«cete

forbiêfet

om.

op ;

«{ebne.

Attention!

Charger, tabe. Armer, fpcenbe et©ester
gi« Slgt! Dpmcerffomljeb. Portez
arme! ©eoœret paa ©fuibven! Présentez arme!
prefenteet
©estcret! En joue, an. 11 se met,... la glace, [fan
lteg=
ger an paa ftg fcl» i ©peitet. Feu, fpr! Tirer, ff»be; trcrffe.
Effrayé, fcrfïrœffet. Le coup de pistolet, fßtflotftnbbet. Attirer,
tiltrceffe. Se tuer, ftpbe ftg
Faire revenir quelqu’un,
bringe
@n igjen til ftg fcl».
Empêcher, fcrebpgge. L’effroi, m.
Être saisi de, seere betaget af. Se remettre à,
©trceffen.
begpnbe paa np. À l’ordinaire, feeboantigen.
bien arriver, (igefaa
gebt ffeenbe. Un
évènement, en ©egisenljeb. Inspirer, inbgpbe. A l’avenir,
for gremtiben. Se tromper, tage feit. S’emparer de, be-mægtige ftg. Une baguette, en titte ©tof. Faire des ronds
en l’air,
gjpve dîtebfe i Snften. Prendre à, tage fat i. La
gtse

ftg

tit

0. 32.

igjen

;

Aussi

i3

104
jaquette

,

£rpien.

Une toile

de

coton,

et SSomutbê Zt t.

sentir, tabe ftg
folgten. Étourdi, ubetcenffom. Éprouver,
fornemme. Une douleur vive et piquante, en Ijceftig og fltf;
Courir le danger,
ïenbe ©mette.
nbfœtte fîg for garen.
Étouffer, foæle. S’asseoir, [cette ftg. Dessus, berpaa. IgnoSecourir, tjjcetpe. Exciter, opflamme; ob"
rer, if le îjenbe.
En être quitte pour une
pcrffe. Le vêtement, .Slæbningen
brûlure, flippe berfra meb en brcenbt ©îabe. Perdre, femme
af meb; tabe. L’habitude, /.ben 33ane. À sa portée, faa nœr
at ljan funbe naae ben; tnbenfor (fané Dicrffeeone.
Gagner,

naae.

Ge

ntcerfe. L’odorat,

dos, SÂpggen.

Se faire

m.

Gai, munter. S’arrêter, flaae fiitte. Sans cesse,
Répéter,
gjentage. En arrière, tilbage. Un poliibeltgen.
chinel, en pnffetrpgget ^arlequin. Accroché, geengt op (paa
Un joujou, et fogetpi.
en jtrog).
Survenir, femme tit.
Une foule, en Stimmet.
Occasioner, forantebige. Rattraper,
ftnbe igjen; faae igjen fat paa. Un carrefour, en jforégabe.
Remarquer,
tcegge SMcerfe tit. Avoir tort, Ijaoe tiret t.
Retourner sur ses pas, gaae ben Set tilbage, ^Bcrab man er
fommen. S’imaginer, bitbe ftg inb. Aller à la maison, gaae
©. 33.

fjjern.

Qu’en

résulta-t-il?

b»nb bien gotgen beraf?

Re-

connaître, ftnbe igjen ; fjenbe igjen,
S. 34.
S’apercevoir, bltPe paer. Égarer, fare Pitb.
Déguenillé, pjattet. Imprudent, nforftgtig; uforjîanbig. Reprit, gjenfsarebe, gjentog ; reprendre. Essuyer, terre. Mener,
fore; tebfage. Attendre, Pente. Ne se souciait pas trop,
jfpttebe iffe fpnbertigen om; se soucier, btpbe ftg om. Il
11 fallut, bet
fallut bien marcher, Ijnn maatte fjent gaae.
bien nebpcnbigt; falloir. Obscur, merf.
Voler, fîjceïe. Une
Un collier d’ambre,
boucle d’oreille d’or, en ©utberenring
et §atébaanb af 9iao; l’ambre, m. Serrer, gjemme, forPate.
Oter, tage af. La poche, gommen. Taisez-vous, tt fiitte;
se taire.
La colère, ®reben.
Je vous donne le fouet, jeg

195
gi»er big af $ibffen.
La robe, øjeten.

Garder

le

silence, iagttage £auél)eb.

Une borne, en Slfoifer.
S’éloigner, gaae bort.
voleuse, en îpoeFsinbe. Juger, ictnfe; bomme. Dépouiller, afFlcebe ; nbplpnbre. S’approcher, nccrme fîg. Un
Un crochet de
chiffonnier, en Mubefamler. Sale, fFiben.
oenbe
en
Retourner,
op
fer,
cg neb paa. Les
3evnl)agge.
ordures, /. geiefFarnet. Une hotte, en IBccreFitt». Un chiffon,
Une sotte, en !£oêfe.
en tpjatt.
Demeurer, boe. Conduire,
føre; tebfage. Un grenier, et Softfammer. La paille, §al-

S. 35.

Une

coucher, lægge fîg.
dormir, feoe inb.
Une réflexion,
0. 36.
Se

men.

La

en

fatigue, iîrœilfebeit.

^Betragtning.

Le

S'en-

voisin,

mendiant, S3etleren.

Raconter, fortælle. Une
aventure, en .îilbragelfe ; et @»entpr. Une aumône, en 91L
mtêfe. Exciter, fremfalbe; opturFFe. La charité, SHebltbenljeb;
Un passant, en gorbigaaenbeCrier,
SHenneffeFjerligbeb.
Sîaboen.

Le

Lever, b<r»e; lofte. Jurer, baitbe
Elle se tut, fjun
en Urubfel.
se taire.
Avoir
meb jtg.
bort
Emmener, fore
taug ftitlç.;
Etonné, forbaufet.
coutume, pleie; la coutume, SSanen.
Comme elle put, faa gebt Çun Fnnbe.
Raconter, fortcetle.
Arriver, licence.
Elle avait bien mal fait,
0. 37.
^nn fjaobe banblet
Ennuyer, Fjebe.

fFrige.

Une menace,

paa; fværge.

meget

ilbe

Quitter, gaae bort fra, forlabe.

Ajouter, iilfpte.
foge efter (Sn. Désespérer, mtOtOisle om.
Se réjouir, glœbe ftg oBer.
Revoir,
Ramener, bringe tilbage.
fee igjen. Obéir, ablpbe. Suivre, folge. Recommander qu.
ch. à qn., ftge eller tilbolbe 6n Steget, anbefale @n Sieget.
Chercher

t.

qn.

,

La gentillesse, 9lrttg=
Le gourmand, ben ®raabige.
Traîner, jîaae ben uben
gjemmeé ; trcrFFe; flcebe. Un
La confiture, ©pftetpiet.
Trouver le
restant, en SeBning.
—

beb.

Fureter, foge. Malheur au
moyen de, ftnbe Seiligbeb tit.
buffet, ©Fant jxF (faaer) ©fabet. Le buffet, ©laOfFabet. Une
13*

496
plate-bande, et fmattSeb, font omgipet et SBtomjlerqParteer.
Un espalier, et grugltrœ, ber ev bunbet op tit en fKuttr; og;
feta Cftceffett «f faabanne îfæer. Avoir assez d’adresse, IjaPe
Un abricot,
en Stbrifcê.
Un prunier,
tBelfænbigbeb Jtof.
et tBtommetrœ.
S’agiter, hebœge ftg. Violemment, tjæftigen.
Calme, btifflitte. Singulier, befpnbertig.
Comment se fait-il? Ifportebeê gaaer bet tit?
S. 38.
et langt Sßrtebeb.
Ramer, fiænge.
prodige, SBibunberet. Un arbrisseau,
et tilte ïrce. Secouer, rpfie. Gober, finge. Le petit nigaud,
Un carré, et
ben litleïoéfe.
Réfléchir, tseteenfe ; oPerbeie.
ïïeb, egentlig et ftirfantet 58eb. Le haut du prunier, Soppen
af ^Blommetræet. Affairé, fpéfetfat. Soupçonner, al)ne, fdrmobe; miétœnfe. Son approche, ^ané .ftomme, Siærmetfe.
Châtier, repfe; ftraffe. Vertement, atnortigen ; eftertrpîfetigen.
Prouver, »tfe; feesife. La satisfaction, Stlfrebë^eben. De
l’or, m. Oulb. J’irai demain, jeg ffal gaac berljcn tmorgen;
Manquer à, forfpmme,
y er nbetabt foran guturet af aller.
glemme at efterfomme. Le lendemain, ben fotgenbe ®ag.
S. 39. Le raisin, ®ruen. Promettre, tope. Hésiter,
S’en rapporter à, fîote paa; Ifenlfotbe ftg tit.
beteenfe ftg.
Joyeusement, muntert, meb @lœbe. Avoir fort envie de, tjabe
fîorSpfïtit. Une grappe, en .Stafe. Magnifique, prægtig. Le
grain, Særret. Transparent, gjennemftgttg. Faire venir
Détal’eau à la bouche, faae SSænberne tit at lobe i Sfanb.
cher, afpitte. Écraser, fnufe. Une douleur, en ©mette.
Subit, plubfetig. Arracher, afttpbe; afriPe.
S. 40. Mordre, bibe. Une mouche, et »inget Snfeft;
en glue.
Noir, fort. La guêpe, 4?»epfen, Le repas, SltaaL
ttbet. Se douter, a^ne.
Croquer, fptfe, fnafe. Imprudent,
nforftgitg, uftog. Presser, ttemme. Avoir recours à, tage
Siïftugt tit. Lança..... gourmand, fiat fin ffiraab netop t
Sæfîermnnbena ïunge. Lancer, ubftpbe. Jeter de beaux cris,
Tout en pleurs,
ubfipbe artige ©îrig.
Consoler, trofte.
ganjïe forgrœbt; pleurs, m. £aarer. Piteux, pnfetig. Se
Une

planche

de

Dérober, fïjute.

pois,

Le

197
de, Ijolbe jtg op ober. Le venin, ®iften. Enfler,
rendre part à, tage Seel i.
opfsnlme.
Délicieux, lœffer;
lijïtg. Appétissant, inbbpbenbe, ttïïoffenbe. Expédier, fortære
burtigen; affitrbige; affettbe. La pitié, ®îebi)ttF. Devant lui,
Une enflure, en ©Swift.
i Ijanê ©aafpn ; foran fiant.
Un
mal pour un bien
et £>nbe, ber lebte til et ®obe.
Guérir,
belbrebe. La gourmandise, ©Itfsorenbeb ; r5ractï>feri.
moquer

,

0, 41.

grille,
en

Le

©tafittet.

Stemme.

dialogue, ©amtalen.
Peint

en

vert,

Le jardin,

grpnmalet.

Sablé, bejiruet meb ©anb.
Hîelltfe.

Garni

.gaben.
Un

La

barreau,

de, omgibet

Des deux

côtés, paq begge ©iber.
filet, et 9îet. Un cerisier, etÂirfebœr=
Être à moi, tilføre mig.
Tenir parole, Ijolbe £)tb.
trce.
Fidèlement, troligcn. La précaution, gorftgtigljeb ; ©arfonu
(jeb. Le long de, langé meb. Amener, tage meb. Gâter,
beffabige. Parut, font tilfpne, Stifte jtg; paraître. Supplier,
bebe inbfîcenbigen.
Le propriétaire, (Sjetcn. Briser, brcrffe. Hon42,
Demeurer, forblise.
teux, ffamfulb.
Défendre, fotbpbe.
Ignorer, iffe Sibe, Seere nstbenbe om. Une explication, en
gotflating. Demander, fpptge. Si, om. Bien aise, sel HU
ftebé meb. Un joujou, et Segetei. Au contraire, berimob.
©. 43. Maintenant, nu. La complaisance, Slvtigfjeb.

af.

Le

Un

droit,

en

Dîettcn.

Un

La

noix, ©alnebben. Le cerf-volant, ©apiirébragen.
prairie, (Sngen. Traverser, gaae tscerê oser. Gambader,
—

La

œillet,

Ijoppe.
jioppe.

Ea

barrière, ©tenten

; ©ommen.

Boucher,

fpcetre

©eien, Csergangen. Éplucher, pille.
Un sentier, ett gobfîi.
S’élancer en bas, fptinge ncb.
La
distance, Slfftanben. S’imaginer, fotntobe, bilbe jtg inb. S’en
apercevoir, blise bet saer. Ramasser, npfamle.
0. 44. Mon compte, mit fulbe Sal; min Stegning. Se
féliciter de, glccbe ftg oser ; onffe ftg fil Spffc meb. ContiAttacher, binbe fafî. Un œillet, en Sîelltfe.
nuer, fortfeetie.
Le passage,

198
Enfoncer, fiiffe ncb.

Empêcher, finite. Proposer, fcreftaae.
à, famtpffe i. Exactement, neu
agtigen. Enlever, tage bovt. Le filet, flettet. La permission, Süllabelfen. Obtenir, erpolbe.
L’agrément, m. %oï:
nøtelfen. Terminer, enbe. Un bouquet, et .Snippe. L’obligeance, /. Qlrtigbeb ; üjenftagtigljeb.
@. 45. Chemin faisant, unberBeid. Réserver,
gjemmc;
beljolbe tilbage. Fraîchement, npïtgen. De la mignonnette,
Suffnelltfer. La bordure, Santen. Pousser, jï'pbe op; fpire.
Agiter, tumle ; beBccge frem cg tilbage. Partir, gane op; reife
bort. Comprendre, begribe; forfiaae. Plus.... arbres, oppe
ooer bræerne; haut, f)øi.
Se perdre, forfsinbe; tabe
ftg.
La surprise,
iaød
Immobile,
; ubePccgelig.
f5otunbrtng. Le
bout d’une corde, Snben af en ©nor.
L’autre... cerf-volånt, ben anben Gnbe fab faft Beb 2>vagen. Tourner, Pifte
om; breie, Benbe.
5, 46. Reparaître, fornrne igfen til ©titte.
Descendre
petit à petit, bale, fpnfe neb libt efter libt. S'abattre, falbe
A ce sujet, i benne
neb.
Une question, et ©pørgdmaal.
Aider, Ijjœlpe.

Consentir

Venir au-devant

Slnlebning.

Garder, gjemme.

de

qn.,

fomme

®n

impbe.

Je suis

fâché, bet gjpr mig onbt; feg er
Courir à toubebrøBet oser. Prêt à pleurer, grœbefatrbig.
tes jambes, løbe af alle .Rraifter.
Essouflé, forpnjtct, Mériter des éloges, fortjene Stocd.
6, 47.
SUiaabe.

—

Se

conduire, opføre füg.

Achever, ubtale;
La

De

même, paa famme

futbeube.

brûlure, bet brernbte ©aar.

Achever la

lettre, ffrioe

SreBet
La

ftrrbigt. La cire, gaffet, SSoret. Cacheter, forfegle.
promptitude, jjuttigljcben. La chaleur, Carmen. Fon-

dre, finette.

Une

goutte,

en

Sraabe.

Eteindre, fluffe.

Pres-

trpffe. Un cachet, et ©ignet, et ©egl. Une empreinte,
et fPrceg. Singulier,
befpnberligt. Raffermir, fliBne; gjøre
fafl igjen. Refroidir, afføle. De bon cœur, gjerne.
©. 48.
Vous... importun, ®n (®e) Ijat iffe CBeu
ser,

199
Su 6« iffc »æret

Bœngt mig;

En faire

»aatrængenbe.

un

Ji

seul, aftrWffe (gjere) et [et». Essayer, »tøse »aa.
Toutefois, imibtertib. Ea pétulance, ôæfttgBeb; gremfufentjeb.
Se reprocher,
Faute de soin, af füîanget »aa gorftgtigljeb.
Betreibe frg.
Supporter son mal, tune fin ©merte; un mal,
moi tout

©tanbBaftigBeb ; 2fieb. Je voudrais
gierne, at bet ffutbe tijffeê. S’y prendre,
Je vous sais bon gré de, jeg taffer ®tg fer;
savoir bon gré à q de qc, »ære (En îaf ff»tb!g for Steget.
S. 49. Malgré, uagtet. Une mésaventure, et llïjetb.
Allumer, antænbe. Étendre, Brebe ub; ubfirerffe. La préet ©nbe.

Ee coupage,

»itbe

réussir, jeg
Beere ftg ab.

11 réussit à merveille, bet l»ffebeé
caution, gerftgtigBeb.
bien gravé,
Être
flaae gobt ; »ære gobt
Bam fortræffeligt.
fiuffet. Faire attention, gt»e Sigt. Éviter, unbgaae. Une
maladresse, en llbcBænbigBeb. Ressouvenir, minbe om. Le
succès, bet Betbige Ubfalb. Récompenser, Belønne. L’avenir,
m.

gremtiben.
colle, .Stiftetet, La discrétion, SBetænffomBeb.
Le désir, £3nffet.
0* 50. La cuisine,
Précéder en courant,
—

La

Vif, leoenbe.
tøBe foran.

A moitié

chemin,

»aa

De tous ses

Jpat»»eten.

flore Ørne. Une poudre, et ©tø», et $ut»er. La
farine, tütetet. En goûter, fmage ïerpaa. Broyer, fnufe.
Un moulin, en tUtøtte.
s’opère,
Expliquer, forftare. Par

yeux, meb

...

fUtaabe bette gaaer tit.
gros bouillons, i flore fflobter. Un
»aa B»ab

—

Le

D’ailleurs,

signe,

charpentier, ÎBmmetmanben.

et

beéuben.

À

ïegn.

S’en

servir, betjene

ftg beraf.
Un quart de lieue,
en SanbéB».
Se mettre en
8anbe»eien.
grand
chemin,
Sjerbtng»et.
route, begi»e ftg »aa Stleien. Gaiement, muntert. Une charrette, en .Sarre, en (Sogn »aa 2 ôjut meb £a»eflœnger. Un

@. 51.

Un

scieur de

village,

Le

en

bois,

en

@a»ffærer.

Une

*

planche,

et 33ræt

en

/

200
tétanie. Une scie, et ©an. Précisément, netop. Scier, fane.
Examiner, fee, betragte noie, unberfege. Achever de scier,

faoefcerbig; achever, fntbenbe. J’irai doucement, jeg ntt
gaae fangfomt tit tBœrfd. Aigu, fïarp. Séparer, fîitte ab.
©. 52. A mesure que, eftcrtjaanben
fom. En avant,
fremab. En arrière, titbage. De la sciure de bois, ©an;
fpaan. La boutique, SBcrvfjtebet, Itbfalgsftebet. Un rabot,
en §øol.
Un outil (1 jiumt), et Scerltoi.
Un marteau, en
jammer. Un clou, et ©ont. Unir, jeune. Polir, glotte.
Joindre, foie farømen. Enfoncer, ïjugge ùtb.
Demander

instance,

bebe inbfîa'nbigen cm. Faire entrer, ftaat inb.
d’y parvenir, forenb bet Ipflebed Ijarn ; inben l;an loin
faanibt. Se cogner les doigts, ftaae ftg ober fingrene. Avouer,
tiljiaae. La naïveté, ben aabenttjertige ïitftaaelfe. Le me'tier, .fjaanbpcerfet.
©. 53.
Confier, betroe. Apprendre, lare. Ce qu’il
faut, Ifoab ber beljoueê. Avoir besoin de qc., beijøPe Steget.
avec

Avant

Echapper, løbe bort. Un carreau de vitre, en Stift:
Il fut distrait, Ijand Opmarlfomlfeb bfeo bertoenbt.
Seller, fable. Brider, tagge iEptnnie og SMbfel paa. Brouter, erbe. Le bord, Jtanten. Le fossé, ©reuten. Tourner,
brete om. Une ruelle, et ©tra'be, en @abe. Accoster, tiU
taie. Et (ayant) le front dégouttant de sueur, og meb tpanr
ben btpppenbe af ©Peb. La bride, ïemmen og IBibftet.
—

bneérube.

Grâce à vos renseignements, »eb §jiclp af
Oplpêninger; grâce à, tatfet rare. Rattraper, faa
fat paa tgjen. Doux, front. Il s’en va en avant, ben lober
afjteb (fort). Il me joue.... tour, ben fpitter mig bet fant=
me spubê.
Recevez.... remerciments, mobiag enbnu engang
bele min Saf. Se reposer, boite ftg. Charmant, palier;
inbtagenbe. Exact, nptagttg. Conduire, fore; febfage. Le haut
La
de la montagne, Soppen af ffialten.
proposition, gorr
(taget. Accepter, antage. La reconnaissance, ©rljenbtligbeb.
Descendre, jiige af. Tout près de chez lui, tœt Peb fît ■Çjem.

©. 54.

©créé

Jf
201
0. 55. Observer, lægge SJtcerfe til. Rapporter, fortælle.
fait, îülbragelfen. Tous le laisser
plus tard, labe Sig
fel» forftaae feet, engang tibligt eller ftlbigt. Être de retour,
»cere fommen tilbage.
Sécher, terre. E. fut dans le jardin,
(S. gtf ub i fja»en. Éclairer, beffinne; oplpfe. Par intervalle, af og til; un intervalle, et SOWlemrum. Doux, fagte.
I.e zéphir, tBeftenoinben.
Agiter, tumle ; beoæge. S’abattre,
flaae neb ; falbe iteb. Sain et sauf, Ifeel og Ijolben; sain,
funfe ; i gob ©tanb ; sauf, ujïabt, frelfî. Enfermer, gjemme
ltnber Saad og guffe.
Soigneusement, omlfpggeligen.
Le

....

Le

champ, ÜDÎatfen.

La

terme,

Sloldgaarben.

La grange,

gaben.

S. 56.
len. Abattre,

La

farine, SJîetet.

^ugge

ont.

Le

Le blé est

moissonneur, boftfars
sur

pied, jtornet fiaaer

Un crochet,
Renverser, bugge cm.
et fvumt
Pointu, fpibd. Brillant, blanf. Une faucille, en gce.

og groer.

3ern.

.

Vne

poignée, en •ôaanbfulb. Le sillon, guten. Jaunir, blifee
guult. Une javelle, et Jtnippe, en fjaanbfulb afmeiet Jtorn,
fom ligger paa SOîarfen for at Binbed t 9teg.
Une gerbe, et
Une tige, en Stilf.
Steg. Un brin de blé, et Äornftraa.
Un

épi, et 9lr.
S. 57. Regarder qn, fixement, fee noie
paa ®n. Le fermier, ganbmanben ; gorpagteren. Humble, ringe. Battre, tertffe.
Accepter, tage imob. La proposition, gorfïaget.
Blanchir,
b»ibte. Le jardin potager, .SjeffenbaBcn. Le haricot, ©nitte=
bonnen. De la volaille, gjceberfræ. Se presser
contre, trpffe
ftg op til. Une oie, en ©aad. Le mur, ®ceggen. Lambrissé, panelet. Récrépi, flinet meb £eer. Le sol, gabegul;
»et ; Sorbbunben.
Fortement battu, fïaact fait
og gebt. On
ne pouvait
s’entendre, man fitnbe iffe (jure Sretpb. Se rassurer, fatte ftg ; berolige ftg.
S. 58. Le fléau, l|}(eieien. Une lanière de
cuir, en Sæber-rent, La paille, baimen. Une opération, en
SBebanbtingdmaabe.

/

202
jforn.

Moudre, male
oer, enbe ;

Une

explication ,

en

gorFtaring.

Bor-

Begtœnbfe.

Se servir de,
lin, Herren. Le rouet, SîoFFen.
Le
ïtaaben.
af.
fil,
bruge, Betjene ftg
La plante verte à
S. 59. Provenir de, Femme af.
fleur bleue, ben grenne plante meb Btaa SBlomji. Faire voir,
»ife; Fabe fee. Prendre la peine, gjere ftg ben ItleiligBeb. Rouir
du lin, brpbe fjor (Brcegge .jäerfFalten). Battre, BanFe. Le tranchant, ben ffarpe liant. Très mince, meget ti;nb. De la
—

Le

poussière et
cher, Ijaarb
fcb.

Se

Dur

au

tou-

Doux, Bteb;

flétrir, falme; »idne.

0. 60.
14

ordures, ©te» eg ©Farn.
fete paa. Le toucher, gølelfen.

des

at

Sage

;

Tremper, ligge i ffiteb; bi)bpe. Quinze jours,
Un espace de temps, et ïlbévum.
15.

quinze,

L’enveloppe verte, ben grenne SeFtcebnlng. Pourrir, taabne.
La partie fibreuse, ben tre»febe Seel.
Détacher, Ipfe op. Ce
Une
er nogte faa Saged @ag.
qui est... jours,
Elle
Foemme,
en Sernfpibd.
de
fer,
Peigner,
ïjegte;
pointe
le peigne, tjun trcrFFer Herren abffitï
passe et repasse....
Fige ©ange frem og titBage gjennem fegten; le peigne, §eg;
len, Hammen. Démêler, fFitte ab. Etre embrouillé, »tete t
Urebe, i Uorben. La quenouille, 9îoFFeF)o»ebet. Filer, fptnbe.
0. 61. Faire du fil, fpinbe £raab. Répliquer, fsare.
Essayer, pr?»e. Raboter, lj(t»le. Casser, treeffe t ©tpFFer;
fenberbrpbe. Raccommoder, gjpre fStanb. Le voilà en bon

train, fee, nu gaaer ben gebt; en bon train, i gob ©ang.
Conduire, jipte; Fcbfage. Vous y voilà, fee, nu for)laacr Se
Å merveille, fortræffeligt ; pppertlgt.
bet.
Honteux, unb-feetig; fFamfulb. Une abeille, en 83t. Se soucier de, brpbe

ftg

ont.

Fommer

Grave, aloorlig.
bet

Silencieux,

fand.

C'est que,

bet

forbi.
importun, en 9î(cd»iid, en fßaaframgenbe.
Un bavard, en ©tabbermunb; en Strebtet.
Avoir le coeur
La toile, Sccp
gros, Bll»e Bebrpoet; gaactSn ncer titriertet.

af;

0. 62.

er

Un

203
tefcct.
Un

Blanchir, Hege.

tisserand,

»cerf.

Il

me

en

9Sce»er.

tarde

ÇorBerebelfe.
préparation,
en 33ce»etfal ; et £aanb;
plus grand, jeg lœngeê efter nt

Une
Un

d’être

ett

métier,

bli»e farte.

—

pan.

La

portuner,

Faire attention à, gi»e ?lgt
Passablement, ret gebt, tantetigen. 1m-

laiterie, SJÎetfefiiten.

Coudre, fpe.

ouerfange, befotere.

@. 63,

Un dé à coudre, et gingerbot.
Un étui, en
©pcefîe; et gutteral. Serrer, gjemnte. Une aiguille, en
©pnaat. Une paire de ciseaux, en @nr. Un sac à ouvrage, en ©ppofe.
Contenir, inbefatbe. Un conte, en gcr;
tælling. S’ennuyer, fjebe ftg. Vos points sont mieux rangés, bine ©ting faae bebre; ranger, orbne. Un ourlet, en
©øm. Egal, jenn, tige. Plier, Icegge fammen.
Préférer,
Ijetfî cnfïe ; fcretrceffe. À condition, paa bet îBitfaar. Discrct, befteben; betænffom, tauO. Pavé de grandes pierres,
belagt meb flore ©teen; paver, brolægge. Une tablette, en
-£>ylbe.

tille

Un pot de terre, et geerfar.
0. 64.
La servante...
laiterie, Ipigen, faem bet »ar o»erbraaet at forge for ©Jets
Fejiuen. Elle... propreté, bun rofîe benbe for ben færbeleê

la

Sîeenligbeb; féliciter, ønfFe til SpFfe. Entretenir, »ebligor
bolbe. Lever la crème, ftumme globen. Une cuiller de bois,
De dessus, ouenaf.
en Srceffee.
Dès que, faafnart at.
Cette opération, bette Slrbeibe, benne
gremgangémaabe. Un
seau de lait, en ©panb 9)îelf.
Traire, malfe. Verser dans,
belbe ub t. Une terrine, et Seerfar. Agiter, tpile ; beocege.
La précaution, gorfigtigbeb.
©. 65. Prendre, npbe ; tage. Épaissir, bli»e tpF. Insensiblement, libt efter libt; umcerfeligen. À force de
finira par, »eb at fjerne ben lange, »il Salten omftber o. f.
».

fraîches, Femme ©morret i fare
billes, /. rttnbe ©Fl»er. Écrémer, af--

Passer le beurre....

@«t folbt IBanb,

Des

204
ftumme.

Caillé, tpf. Pris, fat. Engraisser, febe.

Prescrire,

foreffriöe*
S. 66.
mclf
»ære

;

Une

chèvre, en ®jeb. Du lait d'ânesse, 2®feD
ânesse, en Stfeninbe. Être d'une grande ressource,
tit jior ÿlptte; la ressource, Ubjîugten; ôjætpemibbetet.
une

Excellent, ppperlig.
Une

brique,

Un ouvrier,

en

Un

remède, et gægetnibbel.

2Jîunrfteen.

Sortir de la terre

De fer du

cheval, fjefteftoen.
pelle de bois, en $rceffo»l.
d’un trou, tage fjorb op af et ôut.
Mou,

en

Strbeiber.

Une

mol, molle, bløb.
©. 67.

De

toit à porcs,

petit toit des lapins, bet tille dtaninfiuuê.
MalUne pile, en ©tabet.
en ©»ineflf).

fUn
adroitement, ubefyœnbtgen. Renverser, Bette. De fort mauvaise humeur, meget fortørnet; t meget ftetSune.
Témoigna
ses regrets, titftob, at bet
gjorbe bam onbt ; beBtbnebe ftn gor*
trpbelfe. 11 ne croyait pas mal faire, t>an troebe tffe at gjisre
Peu m’importe, bet fan tun tibt bjcrtpe mig! bet
©tabe.
btpber jeg mig fun tibt om. Déconcerté, forfagt, tnobfalben.
Se radoucir, antage ett mtlbere i?cne, formitbe ftg.
Contristé,
bebrcBet. Il survint, ber paafOm.
©. 68. Un hangar, et Sfuur. Un forgeron, en ©meb.
Mettre un fer au pied d’un cheval, Iccggc en ©îo unber fÇo:
ben af en fjeft. Boiteux, ïfatt.
Convenable, font paêfcr. Da
ferraille, bet gamle Serntøi. Engager, formaae, beBcege Sn
tit.

Être

de

retour,

»ære

tommen

tilbage.

Une

recherche,

b«» font tricmfe;
Triomphant...
Combler d’éloges, »Berufe meb
renbe tøbenbe meb ben tilbage.
Sîoeé. Fausser, frumme. Il tit... soufflet, ban fatte i®ang
De rugisseUn sifflement, en ïuben.
en ftor ffllcefebœtg.
De
charbon, Äutlet.
ment, tSwlet. Féroce, »üb, glubenbe.
anteenbt.
Embrasé, gloenbe;
©. 69. Des pincettes, /. fjlbtangen.
D’enclume, /.
StmBoIten.
Un pesant marteau,
eu fuccr (tung) «êcuuntct»
Maniable, bøielig, fCiffet tit at forarbeibeé. Qu’on venait de
en

(Sfterfpgetfe.

courant,

205
battre, font man upttg Ijabbe fmebet; battre le fer, fmcbe,
bantte Sernct. Céder à son désir, gine efter for fît Snffe.
main, ba Ifatt faae |>efleffoen faa nccr, at
Voyant le fer.
pan funbe ttaae ben (h sa portée), tagbe ban fjaanben f'aa
...

ben.

Tant

pis, bejlo

bœrre.

Un

fainéant,

en

®agbrioer.

Mettre k lu

porte, jage paa ®cren.
Murmurer, fmtrre.
F.... cette opération, $ fiasbe atbrig fect foretage bette Str^
betbe. Enfoncer dans, ftaae bpbt tnb i.
S. 70. Un sabot, en fjot» ; betpber ogfaa en ïrtrjîo,
De la corne, §otn.
en ®op.
Insensible à la douleur,
ufeU
fom for ©mette. Bogner la corne des chevaux,
ftened §o». Se plaindre de, beflage ftg ooer.

D’argent, m. ÿenge. Avoir
futb ub; ^a»e et tanfefutbt Ilbfeenbe.
—

l’air

À

ffcere fje=

rêveur, fec tanfc
propos de

quoi, i
b»ab btnlebning. S'occuper de qu, ch., tœnfe paa Dîoget. Un
transport de joie, et Ubbrub af ©læbe. Une pièce blanche,
et

©ulofipffe.
©.71,

Avare, gjerrig.
Pourvoir

k, forge for. Da balle, S3otten. Un
/. Sotbejenbomme. Du foin,
De la paille, fbalm.
§0
Changer, bptte. Valoir plus,
gjtrlbe mere. Échanger, ombytte, Serie. Aimer.... le mot,
elfte fJSenge er itte bet rette Orb. Précisément, netop. Indiquer de l’avarice, betegne ©jettigfjeb. Indispensable, Îiunb-gaaeligt nobSenbig. Dépenser l’argent honorablement, ubgise
$enge, faalebeé at man fan b'tbe 3@te beraf; honorablement,

joujou, et Segetfri.

Des terres,

.

bæberligen.
Da

bière, Sflet.

Da

ferme, Stslégaarben.

d’avoine, §a»remarfen.
6 72. Dier, binbe.
Ou’on
fom man fætter tige oser (Snbe (paa

met,...

De

champ

sur leurs
tiges,
©tilfe). De fossé,
©røsten. De froment, fjseben. Da haie, ©jerbet. Da dif—
férence, gotffjellen. Se dépêcher, fïpnbe ftg. Égrener, pille
.Kornene ub. Allongé, affangt. Distinguer, fEjelne imettem.
.

bereé

206
départ, SBortreifen. La drêche, IKaltet. Le houblon,
fjumlen. L'amertume, /. SMtterïjeben.
©. 73. Germer, (pire.
Mouiller, Bcebe. Réunir en
t
t
en
en
fammen
©tat,
§06. S’échauffer, cpBar;
tas, fœtte
Se ramollir, bltoe bfobt. BrasSe gonfler, faulme op.
meb.
Bien tenu, Bel
Une brasserie, et SBrpggeri.
ser, btpgge.
Bebligeljolbt. La récolte, 3nb!føften. Consulter, fpotge til
Dtaabê. Une amelioration, en gotbebting.
Compter faire,
t
at
meb.
i
à,
©inbe
Occupé
Couvrir,
IfaBe
gjpre.
ierffe. Recouvrir la maison, Icegge npt $ag pan fjnfet. Distinguer,.., paille, fïjelne
fva ^alm. Faire le docteur,
Le

agere 8a>rb.
©. 74,
BiiéS.

Faucher, flaae ©rceê.

Probablement, rimelig;
Indulgent, oser;

Accuser, bebreibe, befïptbe; anîlage.

bœtenbe, ffaanfom i fin ®om

c»er

Slnbre.

Le tanneur, ©at'Beren.
cordonnier, ©fomageren.
découdre,
Raccommoder, gjxsre
opfprette.
Décousu, oplebet;
Le

complaisance, Beere faa gob ; la complaiS’y prendre, beere ftg ab.
S. 75. La gravure, jîobberfîpffet. Véritable, Btrfelig.
S’empresser, gføre ftg Umage for; ffpnbe ftg meb. Devant
lui, x ^anô Htffi'Barelfe. Une alêne, en @B(. La semelle,
©aalen.
J’y fais passer, jeg fliffer bertgjenncm. Le fil
ciré, ben begebe Æraab; cirer, oBevttcrffe meb ®or; bernctji
i ©tanb.

sance,

Avoir la

goteligl^eb,

SelBtllie.

ogfaa oBertrceffe meb Dite, 93eg og beël. Une soie de cochon, en ©Binebotjle. La forme, Scejîen; formen, Remettre
à, giBe til. Une femme.... border, en Â'one, IfBem bet et
oBerbraget at tante bem. Une arrière-boutique, etS3agfammev
Beb et S3cerffîeb eilet Beb en Slout.t.
©fce.
0* 76. Faire une paire de souliers, ftye et
Un veau, en ÂalB.
Une chèvre, en ©jeb.
Parier, Bebbe.
Interrompre, afbrpbe, Poser, lægge. Chausser, fpe for; fot;
fpne meb $obtoi; gtBe ©foe og ©tromper paa. Cette couleur
tire

sur

le rouge,

benne garoe falber

t

b et Dîobe.

Embar-

207
rassé, forlegen. C’est l’affaire du tanneur, bet er ®arOerenS
(gag. Prendre mesure, tage SJÎaaf. Recoudre, fhe fammen
igjen ; fpe bet, font er lebet oft. Disposé à, tilbeielig til.
©. 77. Interroger, fporge. Importun, bprbefnlb; ooer=
btengenbe. Diriger la promenade vers, tage Seien ben til; fibre
De lointain, bet
iSouren b CIt til. Une abbaye, et Slbbebi.
fjerne. Habiter, beboe. S’établir, nebfeetfe ftg. Son aboiement, m. benê ®joen. Enchaîner, btnbe i Scenfe; être enchaîné, fiaae i Scrnfe. Lâcher, flippe løg, La propriété,
(ijenbommen.
©. 78.

Une

fosse,

Être

npSgJerrig efter

at

lebeé bet gaaer til.

en

®rube.

curieux de

faae

savoir, oilbe gjerne oibe;

at oibe.

Vos

Comment cela

»are

fait, bOor=
progrès, bine gremffribt. Un vise

Ralentir sa marche, fagtne
ingrat,
Prendre garde.... du chien, oogte ftg for, ibet
fin ®ang.
ban gtf forbi, at tomme Jpnnbcn for nær; se mettre à la
portée du chien, tomme §unben faa ncer, at ben fan naae
®n. Imposer silence, faae til at tie, paabpbe ïaitêbeb. Un
dogue, en SSulbtber. Suivre... les autres, gjcnitemgaae aile
iTtlberebelfernc, fom bc folge efter binanben.
0. 79. De l'eau de chaux, jîalfoanb. Tremper, ligge
i SBteb; bpppe.
Retirer, tage op Igjen.
Ratisser, ffrabe.
Enlever, borttage. Retremper, lægge tgjen i ®leb. Du tan,
©arOebarf. Moulu, malet; moudre. La propriété, ben feer;
egne Øgenjfab. Les pores, m, porerne. Durcir, beerbe. Des
lain

en

ft »g Utafnemmelig.

hottes, /. ©tesier. Des harnais, m. ©eleteter. Un astringent, et fnærpenbe ©tof. Resserrer, træffe fammen. Sucer,
fuge. Connaître le goût, lære at fjenbe ©magen. Quant à

présent, for IZJtebliffet.
0, 80,

Des

détails,

lorer, farne.

Des

procédés,

me

dre

omjitcnbelige ïorftaringer. Cogremgangêmaaber. Réserver,

m.

Le temps k venir, ben tilfommenbe $ib.
grand, jeg teengeê efter at blise ftor. Prencongé de, tage Slffteb meb»
La laine, Ulben,
Tondre, îltppe. Un métier, en

gjemme, forbebolbe.
Il

m.

tarde d’être

—

208
drap, dttcebe. Le cours de l’été, tøet af
Visiter, beføge. Un imprimeur, en ffiogtrijffcr.

Du

iBcmrfiot.
(Sommeren.

petits caractères, be fmaa Sfrifttegn. Les lettres, /.
tSogfiaserne. L’ouvrier, m. (Sætteren; Slrbeibeven. Une tablette, en Hîtabe, et S3ræt.
S. 81. Imprégner, befugte. De l'encre, /, SBogtrSjffetî
fscerte; 93lœf. Une verrerie, et ©taêVufteri. Le verre, ®laê=
fet. De la fougère, (Slffen «Q Sregner etter Sremmelo».
Les

Souffler, pu|îc.

gtafîer ;
en Stafte,

une

Des bouteilles et des

bouteille,

en

tuffeë meb

ber

meb

gtaffe
en

en

flacons, (tore og fmaa
tang Jpatø ; un flacon,

©tabs etter

SHetaLiprop.

Un

gobelet, et S3a-ger. Le regret, Sebroselfen ; Sorgen oset tab
af et ®obe. Continuer, fortfcette. Une course instructive,
en lærerig Sßabferetcut.
—

Le

géant, fîcempen.

Un

nid,

en

9îebe.

Tendre,

lacet, Snaren; Snørebaanbet. Aux pères et
La becquée, tKablngen, bet fulbe
aux mères, for be ©amie.
La
9teb.
couvée, Stngeten. Attraper, fange. Le fil, traa.-

fpcenbe.

Le

ben.

S. 82.

mig

Bail!

Pet berom.

Un

Snaf! Je m’en moque bien,

jeg brtjber
gjeebre;

trop joli plumage, altfor fmuffe

plumage, gjffbrene. Appartenir, tittjore. Convaincu, øser-tpbet. S’enfuir, ftpe, lobe ftn SSei. Présenter, ftembpbe. Une

le

barrière, en ®cemning. Insurmontable, uoPetfîigelig. Le
petit bon-homme, ben litte jîrabat. La cheville du pied,
gobanfeten. Le pouce, tommelfingeren. Le premier doigt,
ÿegeftngeren. À perdre haleine, fom om t)an ffntbe tabe Sei-ret; l’haleine, /. Slanbebrcettet.

Supplier, bonfatbe.
<§op af ©tœbe. À mains
jointes, meb folbebe ^œnber. Gentil, »affer. Priver qn. de
Être de nature à, »cere ffiffet tit.
qu. ch., berpse Sn tUoget.
Abuser
de, mtObrnge. L’envie m’en prend,
Réjouir, gteebe.
lui en prend, t;an faaer Stffi ber-l’envie
£i)fl
bertit;
jeg faaer
S’aviser de, faae i Siitbe, falbe ßaa. Périr, omfonnne.
tü.
©. 83.

Un saut de

joie,

et

w
209
volée à

la

Donner

l'oiseau,

labe

la

fuglen ffjjse;

volée,

Slugten.
Joute, Rulningen. Se
Humblement, l)bn»)gt.
disposer à, Ia»e ftg tit, betebe ftg
©. 84. La gueule, ®abct. Épargner, ffaane. Mettre en
œuvre, anoenbe. Attendrir, røre. Dévorer, fortære. Comme il
faut, anficenbigen; fom bet ftg ber. Se sauver, frelfe ftg.
Généreux, ccbetmobig. Grimper, ftattre. Un rat, en Sîotte.
Le

—

Le creux, bet

loup, tlt»en.

tll.

l’improviste, uoentet. Un cri de douleur, et fmerteligt
©frig. Avoir pitié de, (jase SJîebtibenfjeb meb. Le gibier,
SSitbtet. Mal a propos, t urette £ib ; ubeteitigen. Implorer,
anraabe. La compassion, fDîeblibenfjeb. Un ,buisson, eit
A

Le

S3uff.
Un

plat,

Consulter, fporge tit Dtaabd.

colloque, ©amtaten.

ett

Un coup de

9ïet.

Frappé, truffet.
sentiment, gøtetfen.

S’élancer, færinge frem.

foudre,

et

Le

üorbenjlag.

La

pitié, SJÎebtibenfjeb.
S. 85.
Sensible, fetfotn.
Apprendre, teere.
Le

—

bœuf,

£!reu.

Avoir

Menteur,

faim,

Ifungrig.

»ære

løgnagtig.

L’habitude

tpse; le mensonge, Segnen. Le
llépandre la terreur, ubbrebe ©frerf.

du mensonge, ben Qlane at

pâturage, ©rceogangen.
Hurler, tube.

Accourir, ite tit.

S’écarter, fjerne ftg.

fom.

en

de, tabe
Se dé-

Se moquer de qn,,

Ijase <Sn
forftprre ftg, nteitige ftg.
brioe
meb
(SnAffamé,
©jeef
83ebfte;
tjungrig. Mettre
pièces, fønberrtne.

ranger,

tit

Faire semblant

Lamentable, pnfettg.

hérisson, fpinbfsinet. S’ennuyer, fjebe ftg. La
solitude, ©enfombeben. Une bande, en Slof. Un lapin, en
.Sanin.
Brouter, grcréfe. La pelouse, ©rrnptetien. Ce des—

Le

tin, bette Sob, bette Si»
»cette

Spft tjob @n.

; benne ©feebne.

S’acheminer vers,

Faire envie à qn.,

begt»e ftg paa ®eien
voisinage, (fan iagt-

tjen tit. Il fit ses compliments de bon
tog lj»ab cfjøftiglfeb forbrer af gobe Dîabocr;

14

faire

ses com-

2!0
pliments, aftcegge fin .Sjtlfen ; faire son compliment, pnfte ttl
Spffe, gratulere.
S. 86.
Le voisinage,
Sîabotauget. Accueillir qn.,
tage tmob (Su. Un festin, et ©ilbe, et ©jceflebub. La réunion, Selftabet; foreningen. Dès que, faa fnart fem. Une
épine, en ®orn, en ©raab. Prendre part à, tage 2)eel i. Se
retirer, fotfpie ftg bort. Discrètement, forftgtigen. Se familiariser avec qn., inblabe ftg
noie Sefjenbtjïab meb @n.
Représenter, forefiüle. Contrarier qn., gjpre ®n irnob.
Chercher dispute à qn., pppe Strib meb (En.
Un cochon, et S»itn.
Se vautrer, battre ftg.
Avec
délice, meb ©elbebag. Un bourbier, en ©pl. Leurs gentillesses, /. bereë muntre Spring. La panetière, Slîabpofen.
—

Grogner, grpnte.
S. 87. Une allure grotesque, en plump ©ang. Salir,
tilfmitbfe. La boue, ©tarnet. Vilain, fing. Sale, ffiben.
Le fouet, ©tbfïen. Le déplaisir,
2Jîiéfornete(fen Soigneux,
orbentlig, net. La parure, ©pnten.

Pre’somptueux, inbbilbft. Être contre la muraille,
ftbbe paa fDîuren. Une cheminée, en Sforfteen.
La marmite, ©rpben. Avoir affaire ailleurs, base forretning anbeU
fiebê. Le puits, ©rpnben. Bouillir, toge. L’expérience, /.
©tfaring. M’a appris, bar leert mig ; apprendre, leere. La
vapeur, ® amp en.
L’inquiétude, /. ©efpmringen, Fumer,
—

rpge.
S. 88.

Que je n’eusse pas (que t Stebet for comme
jeg iffe basbe. Prendre garde à soi, tage ftg i
Slgt, Prendre son essor, gise ftg paa flugten. L’essor, m.
ttbjïugten. Lui font perdre, berpse ben ; tabe ben tabe. L’usage de ses sens, fin fatning;
©rugen af fine Sanbfet.
Soudain, plitbfeligen.
si), fom

om

211
Un

poissons dorés, be tre ®u(bftffe.
étang,
miette, en ©mute. A travers, tgjennent. La
grille, ©itterct. Nager, fremme. La surface, ©Betjïaben.
Dur, tfaarbtfjertct; fyaarb. La défense, gorbnbet. S’y conformer, rette ftg herefter. Le fond, 33unben. Les railleries,
—

cit

Les trois

tßarf.

Une

/. Sritterierne.

simplicité, ©obtroenijeb ; ©nfctbfgtfeb. AvaUn oiseau de proie, en
eu ©jebbe.
1er, finge.
neb
Fondre
paa.
Dévorer, fcrtare.
flaue
sur,
OtoBfugt.
Docile, tpbig ; tterBiltig.
©. 89.

La

Un

brochet,

moineau, ©purBen. Malfaisant, ffabetig, ffabefrc.
naae betop. Le bord, Jîanten.
Trembler, ffjcrtbe.
Se repentir de, fcrtrpbe ;
angre.
S’avancer, frpbe frem.
L’imprudence, /. Uforjtgtigljeb. Croquer, fortære, fnafe, fen=
berbrpbe meb Struberne. Sur-le-champ, pjebtiffetigen. La
désobéissance, Utpbigtfeb. Il importe, bet er Bigtigt.
—

Y

Le

parvenir,

0. 90.

Le coq,

fknen.

L’âne,

m.

StSétet.

Le

lion^

33ptte, et 9fos.
proie,
chardon, Sibften.
Se disposer à, tabe ftg tit. Perçant, ffingrenbe, gjennemtro'nr
Se persuader,
genbe. Intimider, forfeerbe, inbjage grpgt.
SpBen.

Le

Une

et

fig inb, Sottement, tanbeligett. Imposant, impenerenbe.
L’aspect, m. @pn, ©tue. Supporter, ublfolbe. Il en vient,
à... demence, ben briser fût 3tfftnbigifeb tit en faaban 3)berr
ligbeb. En venir à, cnbe meb. Un excès, en oserbreBen
r
©rab. La démence, Slfftnbtgljeb. Se mettre en devoir, gjøre
ftg rebe tit, giBe ftg tit. Traiter qn. de, fatbe (Sn for. Làche, feig. Cagner le large, tage Slugten, begise ftg langt
bilbe

Retentir, gfentpbe. Il revient sur ses pas, ben Benber
titbage Ijsorfta pen er femmen. Étrangler, bibe ©trüben ener
paa; fscete. Le repas, fKaattibet. Affecter, gise ftg ©fin
af, tfpfte.
bert.

—

Le

moucheron, fDtpggen.

L’embuscade d’une arai14*

212
©bberfopå ©arn$ une embuscade, et ffiagljolb. 11
s’agiter, bet nljttebe tibt, at ben tumtebe fïg. Bourdonner, futte. Se dépêtrer, »ilte fig Icê. Donner l’éveil,
»telle. De monstre, bet gramme ®i)t ; Uføret. Retiré, font
f)«»be traîlet ftg tilbage. Hideux flfyg.

gnée,

eit

eut beau

,

C’était fait

©. 91.

D'embarras,
De
la

;

»at

Un

ttbe

souffle,

mcb

ben.

et

Stuft.

Mettre en fuite, jage »aa gingt ;
calme, Sllilflitlet. Du serpolet, SU
son long,
ubfttceffer ftg faa tang ijan et.

©arnet.

fuite, glugten.

De

S’étend de

nüan.

lui, bet

Dieben, gorlegenlfeben.

m.

filet, Stmt

de

piqûre, et bteenbenbe ©tif.
D’ingratitude, /. lUafnemmeltgljeb.
Daneer sa main dans l’air, Jjcese rafl fin fbaanb i SJciret.
Assouvir, fülle ; meette. Un sifflement, en §»iêten. D’horDe serpent, ©langen. Se remettre, fatte ftg.
reur, /. ©pfen.
cm
fnc
Entourer,
; omgise. Déchirer, gjennembere ; fenbeis
ftg
ti»e. Connaître sa faute, tnbfee fin geil. Amèrement, bitterligen-

De

rêve,

®wmmen.

Une vive

D’indignation, f. fjatme.

—

De

renard, 9îœ»en. Par surprise, uoentet, »eb £)»etr
surprise, Obertafïelfen. Un poulailler, etbens

la

mmpting;
fel;utt®. Étrangler,
S. 92.

LT n

msvbe ; l»æle.

carnage,

en

SBlobéubgtybelfe,

et âllobbab.

DTne proApaiser, fülle. Ardent, fpvtig. Avare, gfettig.
Mé$ib.
ben
tilfemmenbe
m,
vision, et gorraab. D’avenir,
Se rassasier,
meb
fbuuê
Sieget.
nager qu. cli., Ijolbe gebt
mætte ftg. Pour ce qui est de revenir, lj»ab bet angaaer at
tomme tgjen. Chansons! tænt tffe berpaa! ©nat Ifen i $eU
ret! Venger, lfæ»ne. Assommer, flaae üffel. Prendre son
parti, tage fin Sefïutning; befiemme fig. Se crêver, re»ne.
Da proie,
Un terrier, en §ule. Modérer, Ijolbe Süaabe meb.

S3i>ttet.

Un

umættelig.
—

defaut,

en

geil.

Fougueux, l;tbfîg.

Insatiable,

Incorrigible, uforbeberltg.

Se soucier fort peu,

dace, /. ®ri|ligtjeb.

fïjctte meget

tibet cm.

D’au-

213
Hugir, brute. Jurer, fôccvge.
tfæsne fie;. Atteindre, ttaae. Renverser, »celte.
Un nuage, eu @fp.
S’agiter, tumle ftg. Bondir, (bringe.
Pousser, ubjiobe. Une injure, en gorncetmelfe. La venExciter, olJüccffe.
geance, §cebiten.
©. 93. Furieux, rafenbe.

Se venger,

—

L’agneau,

m

taine, SSanbfpringet.

,

Sammet.
Au bas du

Un

pendre,

©inbelag,

cnb 23iL-

prétexte, et IßaafTub. Opprimer, itnbertrpffe.
afhænge. L’autorité, /. 2Kagt, Sîpnbtglfeb.

soustraire

—■

La fon-

Un

porter des raisons, anfere @tnnbe.
©. 94. La mauvaise volonté, onbt
lie.

dlilben.

ruisseau, ncbenfor af 53 ceffen.

reproche, en 33ebteibelfe. TrouRemonter, (tige op. Vers, til ; Çentmob. Ap-

Aborder qn., tiltale ®n.

bier, plumre.

La source,

DéSic

à, nnbrage füg fra.

Affaibli, fsccffet, affrceftet. La vieillesse, Sllberbom.
gebet. Résoudre, bejïutte. Un artifice, en gift,

La course,

et jtunftgreb. Surprendre, oDerrumpfe. Faire curée de qu.
ch., (ïaffe ftg et SKaaltib af DJoget, fortære Stoget; curée, /,
Le fond,
gobe (®eel af S3ilbtef) v fom gtoeP Sagflfnnbe.
bet Snberfte. La caverne, Jpulen. Un dessein, et goteba;
ïenbe.
que,
un

Accourir,

ile til.

efterljaanben fom.
mauvais

tour

Etrangler, fonbertioe. A
de, formobe, aljne.

Se douter

à qn.,

fpifte

@n

et

ftemt ÿubg,

mesure

Jouer
en

fient

vestiges, m. gobtrinene. Les traces, /. ©poi
rene.
Prévoir, forubfee. Le péril, gaten. Se précautionner contre
qu. ch., »ogte ftg for 9toget; bruge gorjtgtiglfebO:
mibler imob. Le piège, ©naten.
©treg.

Les

©. 95.
Se

mettre à

Le satyre, ©foötrolben. Réchauffer, opüarme.
table, fætte ftg til 33orbê. Refroidir, affole.

Blâmer, lafte, bable.
pen paa

Trancher des deux

begge ©fnlbre; trancher, ffcere; fœlbe

côtés, beere Haps
en afgjptenbeSpm.

214
meûnier, IKelleren. Paraître au marché, fomnte
Éveillé, li»ltg ; o»»aft. Fringant, »œlig. Un
en
jhntbe.
Valoir, »«te »«rb. Un florin, en ©ï)l:
chaland,
Le licou, ©rimen.
Éclater
Le tricot, ©triffetuiet.
ben.
de rire, ubbt»be i Satter. Un imbécille, et bumt, enfolbigt
2Jîenneffe. La bête de somme, gaftb»ret. A vide, nben no;
gen 33»tbe; nben Sœê, tom.
©. 96. Avoir tort, I)a»e Uret. Monter sur, ftbbe o»
»aa. Un rustaud, en Sonbefnol. Se dodiner, ftbbe mageligt,
gjpre ftg bet bef»emt. Un gloseur, en (Spottefugl. Trouver
mauvais, tage tlbe o». Trotter, tra»e. S’essouffler, tabe
Monter en croupe, ftbbe o» »aa en fjefi bag »eb en
SSeirct.
Un lourdaud, en .Klobrian.
Slnben. Le bourbier, fKorabfet.
—

Le

tit SWarfebet.

Passe

encore

pour un,

prendre, b«re ftg ab.
»cr

lab bet

nu

enbba gaae tneb ©en.

Jaser, fnaffe.

A notre

guise,

S’y
»aa

ffiiié.

©. 97. Le hibou, tîgfen. La fontaine, S3anbf»ringet.
Désagréable, ubehagelig. Charme, m. 3)nbtgf)eb. Sacrifier,
offre. La ceinture, ffiœltct. Les Jeux, m. SKunterbebené
©über. Les Ris, ni. ©Itrbettê ©über. Voltiger, fagre. Hyrnénée, m. ütSgtcfïabéguben. Ornement, ni. lpr»belfe. Le
bocage, Sttnbcn. Le délice, ©læben ; pl. m. gr»b og 8»ft.

perdre, forgaae. Épouse, /, SBrub.
corneille, dîragen. Aiglonnnc, •§mt--Stneunge. Avoir peine
à, »ille unpbig. Se charger de, »aatage ftg. Proposer, fore:
ftaae. Si mal assorti, faa libet »aêfenbe; assortir, famle
Sî'ng eller Ißerfoner, ,ber »aêfe fammen. Vain, forfængelig.
Le gendre,
Se moquer de, bolbe ftg o» o»er, f»otte o»er.

Dommage,

m.

©fabe.

Se

La

©»igerfonuen.

Le lever du

soleil, ©den» D»gang.

Pré-

somptueux, se, inbbtlbfï.
S. 98. Ébloui, blænbet.

Avengler, gjore blinb. Le
La chouette, ôintitglen.
3@gteffabet, 58r»llu»»et. Célébrer, ^pttii>elig=

rocher, Âli»»en.

L’hymen,

m,

Arracher, afri»e.

bolbe.
—

De’couvert, opbaget.

Imaginer, faae

t

©inbe.

La

215
basse-cour, .ffenfegaarben. Un animal domestique, et §uudPeupler, opftttbe ; Befolfe. Le renardeau, ben unge
b\}T.
SJtce». Humble, tybmttg. Ses tours de malice, fine onbffabé;
fulbe ©treger. Emporter, lobe bort .meb. Disparaître, for=
fsinbe. Un oison, en ©jceéling. Le canard, Stnben. Bepam. ISologneferen.
raître, tomme igjen titfpne. L’épagneul,
m. glffetbanti
Pourchasser, gjpre iiot Sagt efter. L’étang,
Une
9Mie.
intob
insinuation,
A
met.
fin
regret, nøbtgen,
et goregtbenbe.
Perflde, fatfl; troteé. Venir à bout de,
obnctae.
La
bien-être, gobe ®age, ©etgaaenbe.
Maltit.
scélératesse, DnbftabSflllblfeb. Augmenter, tage
faisant, ftabefro. Hypocrite, tfpffetft. En cachette, f @fjul.
Déchirer ii belles dents, fonberrire bet bebfte, ben I)a»be lært.
Flairer, tugte tit.
Un accident, en ultyffeltg fflegisençeb.
Impudent, uforftammet. Calomnier,. bagoafte. Lâchement,
©teb.
nebrigen. Confiner, tnbefpcerre. Un réduit, et affonbvet
La
Ccenfen.
/.
L’adresse,
©nebigfjeb,
mort.
chaîne,
Obscur,
Sebœnbigbeb. Équitable, retficrbig. Dédaigner, flamme ftg

S. 99.

»eb; forfmaae.
S. 100.

taille, S3certen.

Le

La ruse,

Sijîen.

Le lionceau,
Le

Seoeungen. Nourrir, ofjfebe.
Escarpé,' fletl. Une

filet, ©arnet.

La
ga-

Une loge, et Kammer.
Peigner,
crinière, ©îanfen. Doré, gtilben. Apd’oprivoiser, tcemme. Un collier, et fjalêbaanb. Pendants
Les
prosm.
£Jren»enbetofter. Mépriser, foragte.
reilles,
pérités,/. be gobe Sage, SJiebgang. Enfler, o»b(cefe, of>;
foulme. Héros, m. éîrigê^elt; §a(»gub. La chaîne, Samten.
S’enfuir, fïttgte bort. Assembler, fammentatbe. Les états,
m. pl, ©tcenberne.
Effacer, forbunfte; ubjïette. L’audace,

zelle,

en

©teengjeb, ©ajel.

rebe meb Âam.

m.

La

Sriftiglfeb.

©. 101. Le désert, £5rfenen. Le solitaire, ©neboeren.
Aiguiser, ftcerpe. Le carnage, 33tobbabet. Déchirer, fonbetî
ti»e. Le troupeau, £jotben. Le berger, .Çtytben, Maigre,
Himager. Hérissé, befat meb (tt»e, børfteformige §aar.

216
deux, ftttg. Nerveux, fraftfulb. Grimper, ftattre. S’élancer
ftprte fîg frem. Intrépide, uforfærbet. Epieu, m. 3agtfpt)b.
Dard, m. .Âaftefppb ; 33raab. Décider, afgjere, Beftemme.
Expérimenté, erfaren. Voluptueux, selltyflig. Soutenir, tjaanb;

gjennemfere, flpre. Les grandes affaires, be »igtige
Stntiggenber. Prévaloir, »inbe Doertfaanb. S’amollir, btise
forfcetet, btise btebagtig. De faste, ipragt. User, Bruge, an;
»enbe.
Souplesse, /. SmiDigftcb, 8ift. Ruse, f, SRa-nfe.
Détester, afffpe. Gâté, fonxent, forbarnet. La mollesse,
©lebagtigtjeb.
ï»CE»e ,

Un
Un champ clos,
en inbctuffet ifitabd.
S. 102.
champion, enjîccmper. Honteusement, unbfeftgen, nteb ©tant.
Egorger?
Poursuivre, forfotgc. Insulter, fjaane, frotte.
brcebe, jïcere fbatfen oser paa. Mettre en pièces, feitberrine.
Lâche, feig. Soumis, unbcrbanig. Vigoureux, fraftig. SaL’oisiveté, /. ®tFcStobf)cb.
gesse, /. S3iiébont.
La souris, JDîufcn. Ennuyé de, Fjeb flf. L’alarme,
/. SBefptnring. La nation souriquoise, fKufejtoegten. La
commère, Siabberfefiercn. Ronger, gnaoe. Le sage, ben
Sîife. Un fakir, en gafir, en mufjamebaitff ©eifilig.
—

La métempsycose, ©jœtet'anbringen. La chaFjertige, ganmitbe ©inb. La police, Drben t ©ta;
Seftpreife,. ipotitiet. Rendre justice, tabe oebcrfareê 9îet.

©. 103.

rité,
tend

•

bet

griffe, eu jîlo. Une merveille, et tlnberoocrf. Se pasde, unbscere. S’embarquer, inbffibe jïg. Se couler le
long de, tabe ftg gtibe langé meb. Le cordage, Xougsœrfet.
Ravi de, Ijcnrt)ft ot'cr.
Maudit, for;
La veille, ©ageit fer.
Banbet. Exercer, ubpse. La navigation, ©eiiubfcn. Des-

Une
ser

bejiemt for. Prétendre,' poaftaae. Un bramin, en
SBramtn, inbif! ©eifilig. Protester, fcrftffre. Insolent, ufor;
ffammct. Donner sur, gaae led paa, angribe. Sans quartier,
uben ©faanfet. Faire la loi, foreffrine 8o».
On a beau aller loin, bet npttev iffe, at man
©. 104.
Bort.
reifer tangt
Sensé, forfianbig.

tiné à,

t

i
Voyageur, retfenbe. Se mettre en tête, fcette ftg
Le risque, ffaren. Un guide, en SBeiBtfer. Être
de taille à, ttcere x (Stanb til, fcœre SDfaitb for; la taille,
Le canton,
Særten. Au besoin, i paafommenbe £ilfælbe.
©jnett. Escorter, geteibe. S’empresser, fïpnbc. ftg. L’adresse, /. ©ntlbïfeb ; S3c^fcnbigl)cb. Une exacte probité, eu
—

fjoBebet.

firccng Sîetffaffenfjcb. Ce drôle—là, benne Sumfïe, benne ©fielm.
Un fripon, en ©ebtager. Toute son allure, Ijele band tBœfcn. La
Deviner, gjette. Tout en vantant ses
ruse, gift, ©nebtgbcb.
i
bet
vertus, netop
Ifan rofer fine gobe (ïgenffaber. La défiance,
SJîiëtillib. Le finot, ben ©nebige. Traverser, reife igjennem.
Créer, ffabe. Des chimères, /. utibige ©frupter.
6. 105. Aimable et spirituel, elftoœrbig og fovjlanbig.
Adroit, fnu. Se mettre sous la sauve-garde de qn., gine
ftg unbet (E'nd SBaretcegt. Se prévenir.. qn. at fatte forub en
SJîentng (at labe ftg forub tnbtage) for etter imobSîogen. La
légèreté, getjtnbigbeb. Impardonnable, utilgiBelig. Un sentiment, en SJîemng, en gelelfe. Allons aux renseignements,
taber od ffaffe od Dplpdntnger. S’informer de, nnberrette jtg
N’être pas fort euIl fut dire, tjan gif ben «t ftge.
om.
Je jouis d’une réputarieux de, iffe ffjptte fpnberltg om.
tion excellente, jeg er i ®eftbbelfe af (npberl et fortræffeligt
Dtpgte. Offenser, fornærme. Etre décidé à, Bære bejlemt
Tirer sa révérence, anbefale ftg.
paa. Sinon, tjsid iffe.
Se hâter, ffgnbe ftg.
Avoir tort, tjaBe Uret.
Emmener, føre
La dupe, îodfen, ben Sebragne.
bort tneb ftg.
Un pacifique mouton, en frebfommetig ®ebe.
S. 106.
Oui n’avait jamais dit... nom, fom atbrig ^aBbe fagt Stogen
noget gornærmeltgt. Un concert de louanges, en eenftemmig
Ne faire ni tort ni mal à quelqu’un, gjprc (Stt
SoBtale.
fjBerfen ©fam eller ©fabe. Voilà mon affaire, fee, bet er
Le soupçon, ©iidtanfen.
Secouer, rpfte.
IjBab jeg foger.
Bon-homme, gobmobigt, fîiffettgt SDiennefte; un bon-homme,
et Çjog. Au besoin, i paafomntcnbe ïitfaibe. Que deviendrezUn brigand, en Dieser,
vous? ^Bab Bit ber bltse af ©ig?
.

218
dogue, en Sulbiber; en ©ogge. Exhiber, fremPtfe.
certificat, et fFriftligt ©ibneêbprb. Appuyer, unberftøtte.
Un

vive

voix, munbttigen.

Une contenance

ferme,

en

Un
De

fafi Slbfcrrb.

La confiance, ïitlib.

oPerrumple.

Etrangler, ombringe; fpirle.
(gfinbet.
Surprendre, oPerfafbe,
moins de rien, i et£Üebtif. Ecorcher, føn;

La

0. 107.

En

berriPe ; fïaae.

peau,

Un

protecteur,

en

Promettre monts

ffieffptter.

flore Softer, tope ®ntb og grønne ©foPe.

merveilles, gjøre
bien, ben retffafne Slîanb. Le pouvoir, (innen;
SJZagten. L’ardeur, /. SPeren Perfide, trolød. Tiède, Iun=
et

L'homme de

L’ami qui
beftbber Sner.

Fen.

—

a

Le conte,

fFilting^Stpffet.

du

zèle,

ben

fÇortœtlingen.
Un

aveugle,

nibfjccre ©en;

La

pièce

en

©linb.

ben

©en, fom

de deux sous,
Le

!? 0 i

bord, jîanten.

Élever,

Le
La voix plaintive, ben Fleigenbe 9tofl.
Ffcc»e.
La
triste
existence,
ftfcbtrinet. Soutenir, cpbolbe.
pas,
ben fprgelige Sllpcereffe. L’aumône, /. Sllmibfen.
Sensible,
m.

meblibenbe, følfcnt.
0. 108. Assister, t;jcelpe.
Recommander, anbefale.
Attendrissement, m. 9îfreife. Bien sombre, bcelgntørf. Abandonner, forlabe. Bénir, petfigne. Bien obligé, mange £af ;

obligé, forbunben.

Que Dieu

©ig ben ©aabe. Le
Ulpffelige. Achever

voeu,

de

vous

fasse la

SJnffct; Søftet.

toucher,

røre

grâce, @ub fîjenfe
L’infortune, ben

paa

î'aare.

bet

Snbertigfie ;

Mouiller, pœbe.
larme,
fulbenbe.
Le menéS’effacer,
Snbtrpffct.
ubflettcd.
L’impression, /.
m. @fmetr<eet.
L’orme,
©pillemanben.
©ierftbleren,
trier,
Se porter sur, falbe paa;
©. 109.
Bondir, fyeppe.
tebed ben paa. Arpenter, tilbagelcegge en ffiei t lange SFribt;
Un rang,
nbmaale Sorben.
en 9îa‘Ffe.
Dépenser, nbgiPe.
Faire triste mine à quelqu’un, fee fuurt til @en.
Avoir le
gousset vide, b<0>e tomme gommer. Le gousset, ©uretommen.
Suffire, pcere titjîrœffetig, forftaae. Poursuivre, PebbtiPe.
En lui-même, for ftg fetp. Re'galer, traftere. Allons, affleb.
achever,

Une

en

219
Compter
£!nffe

et

;

til

La

paa.

Une misérable

d’enfants, en gloî
partie, flaae

Se mettre de la

2Sren.

m.

possession, (Sicnbom-fantaisie, et baarligt

Une bande

elenbigi Snbfalb.

L'honneur,

S»rn.

fîg

gjøre Sîegning

sur,

Balancer, »afle.

men.

partiet.

Établir, opfîille.

5. 110.

Les

bagatelles

de la

porte,

lanterne

magique,'
SErèlblpgten. Une foule de merveilles, en Sltcengbe Unbers
»ctrfer. Les principales villes, be fornentfie 33per.
Tenter,
fri|le. Indécis, tsislraabig. Précieux, fotîbar. Inviter, inb=
bpbe. Piquer, cegge, ftiffe. L’amour-propre, m. ggenfjœrs
liglfeb. Se priver de, negte fîg; betø»e fîg. Un. speetacle, et faabant ©fuefpil. Appuyer plus fort, Itrgge til meb
(terre (Sftertröf. Apostropher, tiltale. Se redresser, brpfîe
fîg; îjolbe fîg lige. Un mouvement, en Sefîemmelfe; en 53«*
/. Smaajtpfferne

»eb

La

Snbgangen.

.

»œgelfe.
gebfet.

La
Se

raccommoder avec,

fertige fîg

La

L’oreille

trouvaille, ginbe^
basse, jtuffret. Se

La

conscience, @am=

vanité, gorfcengetiglfeb.

rendre, begi»e fîg.

meb.

Pittigljeben.
6. 111.
Disposer en lui-même, beregne, befîemme »eb
fel».
Prévoir,
fornbfee. Des poires tapées, tørrebe feerer.
fîg
Des friandises, /, Ictffre ©ager.
Acheter, fjøbe. Un jeu,
et ©pii. Quilles, /. .Regler. Une trompette, en îrompet.
Recommander à quelqu’un de,
Benvoyer, fenbe tilbage.
La dureté,
formane @n til. Se reprocher, bebreibe fîg.
Ufølfomifeb ; fjuatblfeb. La précaution , gorfîgitgbeb. Avoir
l’oreille fine, lfa»e et fïarpt Sre. Le bienfait, 33elgjerningen.
Subsister, opljolbe 2i»et. Déchirer, fønberttse. Voler, ftjcete.
Se renouveler, fotnped.

©. 112.

Que.,

famle fammen.
©ub ffee ïaf !
—

Le

Le secours,

ou,

Liard à

b»ab

enten., eller.

liard, fp»ib for §»ib.

Une effusion de

merci,
joie, et tlbbrub af ©læbe.

vannier, Rnmmageten.

Jjjjcelpen.

Ramasser,
Dieu

Au coin d’un

S’imaginer, bilbe fîg inb.
bois, i Ubfanten af en

220
Plutôt, fnarere, fettete. Reprendre, gjentage.
en Sanbftrpger.
Fainéanter, bagbriBe.
S. 113. Une corbeille, en Âur» (af SSibier). Bon

©fo».

Un

vagabond,

cou-

Interrompre, afbrpbe. Saluer, bitte. Rérage, frifï 21îob.
air
d’un
délibéré,
f»are nteb gatning ; délibéré, bei
pondre
Slarfag tit. Avoir du
tamït, fattet. Avoir sujet de,
besogne, Sltbeibet. Une chansonnette,
©ang. L’argent qui m’en revient, be fßenge
tnb
betfor: 11 y aura... an, bet Bit fnart bli»e
font jeg faner
Des corbeilles et des paniers, aile ©logé
et Star fiben.

chagrin,

un

Ua

tilte

en

jîurne ;

befpmret.

»ccre

panier,

en

.Sun' i

Stlminbetigbeb

;

egentlig

en

SBrobi

fortune

faite, man
fjaanbBcerf.
8e»e»et.
en
man
bar ffabt ftg
bar fît
ftffret;
5. 114. Tendre, nbræffe. Gagner sa vie, fortjene fît
8i»d Dpbolb. La fierté, ©tolfijeb.
Honteux, ffamfutb. Se
suffire à soi-mème, forge for ftg fet»; suffire, »cere titfîrceffci
lig. Pourvoir, forge for. Donner de grands éloges à quelde six
qu’un, rofe (Stt meget ; un éloge, en 8o»tate. Un écu
francs, et fergrancé ©tpffe. Cher, bprt, tit bot tfritë. Lacompassion, tKebtibcnbeb. Malhonnête, ubojïig. Refuser, af=

fur».

Un

métier,

On

et

a

sa

Ubfomme

Attendre, »ente. L’honnêteté, /. 9tetffaffent)eb. Te
prospérer, »it bringe Sig frem i tBerben; prospérer,
mci
tpffeb. S’empresser de, gjpre ftg en ©læbe af, gjrre ftg

jlaae.
fera

Une
Secourable , T)jcetpfom.
gen Umage for, fappeb om.
Un
SJtobertpb.
en
gaber-- og
orphelin,
rencontre, et SJtcbe.

Que deviendriez-vous? b»ab »übe ber bli»e af ®ber?

à-coup, plubfetigen.

Des

revers

de

fortune,

m.

Tout-

©jenoorbigi

beb, fKobgang.

Mendier, bette. Prolonger, forlænge. Sortir
de, aflægge; treebe ub af. Orgueilleux, Ijomnobig. Redouter,
frpgte. L’avenir, m. gremtiben. Rougir, robnte.
6. 115.

aventurier, en ©»entprer. S’échapper, flippe bortUn rocher, en .Stippe.
Grimper, ftattre. Escalader un mur,
en
o»cr
SÜtuur.
Franchir, fpringe oser. Une fosse,
füge op
—

Un

/

22!
vagabonde, Ijané Silji fil at lobe ont;
Tremfring ; vagabond, cmfîreifenbe. Convenable, paêfenbe.
bier, ffjccfi'c. Fondé, grunbet. Se noyer, btuftte ftg. Clos,
omgivet, inbefïnttet.
©. 116. Observer, Iccgge 37îcerFc fil. Le rivage, ©tranbUne coquille, en SJtuôlingffal.
brebben. Ramasser, opfamte.
Un
Un pêcheur, en giffet.
en lîbfliigt.
Une excursion,
Il s’en donnait, Ifan oser?
Balancer,
en
gpnge.
$cct.
pieu,
Une corde, et ïettg.
Pourri,
lob ftg fil benne gotnoielfe.
taabent. Retenir, Ifolbe fafi. Emporter, ri»e bort meb ftg.
Le reflux, Sbben.
Entraîner, bortftœbe. La haute-mer, bet
Le
globen. S’évanouir, forfpinbe.
flux,
bt)be •Çm».
©.117. Remplacer, afïpfe; troebe iStebet fer. Une frayeur,
en Slngeft. Immobile, ubevægelig, fom fetftenet. Désespéré, for=
en

(Srpl'i.

toiolet.

Son humeur

La rame,

Slaven.

Un

Sans ressource, uben

aviron,

3tebning.

gartet.
bable, rimeligt. Une étendue,
Tendre, ttbfpœnbc.
falbe pan.

en

et 9toer tit

Désert, pbe.

Ubjitæfntng.

et tille
Pro-

S’aviser

de,

Pour
filet, ©arnet.
le
enbnu
til
ferre lllpffe ;
comble, Spib^
comble de malheur,
[en. I.a nacelle, ben lille Saab, Sollen. Frêle, ffrobelig.
Se désoler, miétrpfîe ftg, cPerlabe ftg
La violence, ôceftiglfeb.
til fin Sorg.
©.118. Les ténèbres,/. STiprfet. Mugir, brnfe, larme; broie.
Bouleverser,
Engloutir, opftuge.
Un bâtiment, et gartoi.
Un
I.a surface, Oöetflaben.
oprore, »enbe op og neb paa.
en
de
lumière,
Spôftraale.
nforfeerbet.
Intrépide,
rayon
Frisonner, gpfe. L’horreur, /. ©fra'îfeu. Se presser conLa planche, ÿlanfcn.
lîcmuer, tore
tre, trpffc ftg op til.
Se calmer, Iteggc ftg ; berolige ftg.
L’astre, m. Stjet
fïg.
I^a solitude, (Scnfcmljcben. S’appesantir, blioe tung.
ncn.
©. 119. Voguer, feile. La Providence, gorfpnet. L’inquiétude, /. Slngefl. À son sujet, for fiant; t Slnlebning af
b am. M’avoir garde de, labe «cl Pare. S’alarmer, foritto.lige ftg; «ngfte ftg. Demander de ses nouvelles, fpetge til
b am, om efterretninger fra l)am. Venir la joindre, femme

I

Le

222
at forene ftg meb Ijenbe.
Persuadé,
Exister, »arte til.
6. 120. Mépriser, ringeagte; foragte. Au devant de,
tmebe. La disparition, gorfptnben, SSortfommen. Soupçonner,
atme, formobe. Engourdi, flip (af Jtulbe). Frotter, gnibe.
À fleur d’eau, fige meb âknbfpeilet. Une côte, en dîpfi. Parvenir à, femme op tit.
Reconnaître, inbfee; erfjenbe. PréUn arpent, et 3Jlaal Sanb, em=
inbbilbt.
tendu, fermeent;
tient 2200 gpabrat gob. Décourager, betage SWobet; gjpre
ub

tit

Ijenbc

opertpbct

femme

;

cm.

mobleé. Durer, rare.
6. 121. S’y prendre, bære
i aile

Un

Stetninger.

fente, Ste»nen

,

arbuste,

©preeffen.

en

ftg

ab.

©uff.

Un repas,

Sur tous les sens,

Croître,

Pore.

et âfiaatfib.

La

Tran-

chant, fïrttp. Délicieux, liflig. Apaiser, fiiïïe. Le domaine,
©obfet, Sanbeienbommen. Soulever, Ijœre i ffieiret. Dégager,
ripe Ipé fra. Un abandon, en fortabt £it|îanb. La maison patemelle, geebrenebiemmef. Une résolution, et gorfeet, en 93e*

ftntning.
réfugier, tpe Ifen; tage fût Siljîugt tit.
Tout juste à, ganffe paéfenbe tit. CreuLe renard,
ser, bute.
Nettoyer, renfe. Gratter, ffrat'e.
StcePen. Un lit, et Seie; en ©eng. Valoir, peie op imob;
Le mets, -Stetten. Insipide, ftau. Un
Ptete faa geb fom.
régal, et fyerügt âlîaaltib. S’en passer, nnbPitre famme. S'écouler, bentinbe. Peureux, frpgtfcm. Un fantôme, et ©pp=
S. 122.

Se

Étourdi, ubeftnbig.

gelfe. Une chimère, et fjjerncfpinb. Déplorable, beflagelfeépcctbig. Une réflexion, en ^Betragtning.
©. 123. S’écouler, Jjentobe, benrinbe. Bondir, Ijoppe. Du
côté où, benimob ben .(tant, b»ot »■ f. ». Bien heureux, glœbeüg,
pelfcmmen; meget ^etbig. Des marins, m. ©pfolf. Un cas de
détresse, et Itlpffeëtitfœtbe. Un signal, et Signât. Agiter
fît Sommetprftœbe. Une intention,
Affliger, bebrppe. Transporter,
benriPe. Continuer, fortfeette. À plusieurs reprises, ffere
gjentagne ©ange. Raconter, fortælle. Se faire, ffee. Se dé-

mouchoir, pifte
enfjenftgt. Aborder,
son

meb

tanbe.

225
de, gaae lcd; ri»e ftg lcd fra. Ravi de, inberligen
£tøjl. ReprenIjenrpft ober. La consolation
dre le chemin de, tage Seien tilbage til.
Entrer dans des details
S. 124. Remettre, opfætte.
sur, inblabe ftg i en omficenbelig (fortælling om, i en itcie Se*
jfrtoelfe af. La réception, Sïobtagelfen. Paternel, le, faber;
lig. Joyeux, glab. Un reproche, en Sebreibelfe. Préserver,
bePare ; beffjerme. Relever, reife op. Il importe, bet er big;
tigt. Funeste, (tåbeligt, uljelbbrittgenbe; farligt. Se ressouvenir, ertttbre ftg ; tljitfomme.
tacher

glab

o#er ;

—

village, en ganbdbpbreng.
précaution, gorftgtigljeb. Se douter, offne,

Un garçon de

©. 125.

fortnobe.

,

La

Renvoyer qn., jage (Sn bort.

Honteusement, meb

désagrément, en Ubeljageligljeb. Pour votre instruction, til (Sberd Unberretning (2lb»arfcl). Rouler sur son
compte, breie ftg om Ijam. Précisément, netop. Se méfier
de, tage ftg t Sigt for. Ce petit drôle-ln, benne lille Semmel
(©fjelm, Sumffe.) Une peste, en Spejiilcntd, en Ulpffe; en
f)3eft. Un garnement, en ®øgenigt. Une potée d’eau, en
fßottefulb S3anb. Saisi par, ooerøji af. Apprendre, lære.
S’emparer de, gribe ; fætte ftg t Seftbbelfe af. Un fouet, en
ÇfUbfE. Brusquement, raff; plubfeltgen. Poursuivre, lebe ef;
©fam.

Un

forfølge.

ter,

Ufanbljeb. Déguiser, belge,
Mouillé, Saab. Redouté, frpgtet. Dérober à qn. la
connaisance de qu. ch., unbbtage ©n Jîunbffab cm Sloget.
Aiguillonner, anfpore; opljtbfe. Un piège, en Snare. Un
lièvre, en §are. S’en réjouir, glcebe ftg berooer. Ficeler,
binbe meb ©eglgarn. Satisfaire, tilfrebdftille. Soulever, løfte
op.
Remuer, røre ftg. Deviner, gjette. Désoler, gjøre utrø;
fielig. Défaire, Icfe op.
©. 127. Un nœud de ficelle, en ©eglgarndfnube. Se
baisser, buffe ftg. Le couvercle, fiaaget. Un saut, et Spring.
Reculer, tage fjopebet tilbage; træffe ftg tilbage. Se relever,
S. 126.

ffjule.

Un mensonge, en

224
fpvinge

gerne el' ;

Pipé ! La haie, (Sjerbet. Ar(tilbagelægge) i fiore Spring ; ubtnaale.
Zeste!

cp.

penter, fare tjen opev
La plaine, ©letten. Gagner,

conséquence, gplgen.
ingen fKuligljeb i at ffjute.
cacher,
n’y
Ménager,
Une équipée, et ©pilcp ; en ubetœnffcm Ojerning.
bære cper meb; ftaane. Lui administrer, bevebe Ijant, tilbeie
EloiIjam. Une correction, en Seofelfe. Higourcux, ftreng.
ont;
Soigneusement,
gner, fjerne. Remettre, fcette ben igjen.
à qn., »ife (Sn Opmœvffombeb,
Etre
agréable
bpggcligen.
Il

a

ber

pas à

SBeïjag.
teiig Cgrufom) Slngefi
Pære

tung.

;

La

et

cruelles, t
transe, /. grpgt, fier Slngejî.

Dans

@n til

naae.

des

transes

ffrœf;
Lourd,

en

Çu'est-ce à dire? b’aab bat bet at betpbe?
Vide,
tour, ogfaa, berpaa. Déloger, lebe bort; jtptte.
Une hart, en tpnb
Une explication, en gorflartng.

S. 128.

À

son

tom.

Osijt,

en

SSaanb.

Se justifier,
Troublé, angefi; forpirret.
Le ménagement,
tilfcmnte.
Bevenir,

tetfcerbiggjore ftg.
til;
©faanfelen. Une impossibilité, en llmuligbeb. Avouer,
Lui en sajiaae. Répréhensible, taftoœïbigt; babelPccrbigt.
voir gré, rofe (tatfe) f>am berfor. Le penchant, îilboielig;

et j$ab. Maîtriser, opet;
beben. Le bulfet, ©fabet. Un plat,
Se laisser,
en Silffpnbelfc.
Un
mouvement,
Piitbe; beberffe.
aller à la tentation, labe jtg cpcvpinbe af gnjîelfen. S’enfuir,
naae.
lobe bort. Se hausser, IjiïPe ftg. Atteindre,
m.
SigePffgtcn. Le bouillon,
S. 129.
L’équilibre,
fitpimne nb opet.
m.
©faaret.
Inonder,
©uppeu. L’éclat,

blo;
plancher, (Suloet. La chute, j$albet. Ensanglanté,
Une
compresse,
big. La giaisse, gebtet. Gronder, fïænbe.
Une catastrophe, en
Le châtiment, ©tvaffen.
et Dmfïag.
©egiPenbeb, en forgelig (Snbe. Guérir, Ijelbrebe.

Le

utpffelig

Élégamment, ftitligen.

Décoré, fmpffet.

Une

merveille, et

llnbetPcerf.
©. 130.

ff affe ftg inb.
np.

Aborder, tiltale, nævnte ftg til. S’introduire,
Redoutable, fvpgtetig. Renaître, opftaae paa

Résister, mobftaae.

Le

potager, jt'fîfenljapen.

Le par-

SSlomfterbaPen. Ensevelir, begrare. Le concierge,
©lotéfogeben. Où donnait la porte d’une salle, brortil en
©alébpt renbte ut- Enhardir, gjere brifîig. S’avancer, gaae
terre,

En être

frem.

quitte, flippe beefra. Pour être chassé, meb
Le seuil, ©crtrinet.
foget bort.
Dépasser, iterbe
orer.
La dorure, gotgplbningen.
blcenbe.
TremEblouir,
blant, fittrenbe, ffjcefpenbe. La respiration, Slonbebrcrttet.
6. 131. Tendre le cou, reelle Ralfen frem.
Bespirer
à son aise, aanbe
frit. Se disposer, lare ftg til. Revenir
sur ses
pas, renbe tilbage, brorfta ban rar fommen. Bien à
propos, meget beteiligt. Gémir, fnirfe; fuffe. Le parquet,
©rocbegitlret. Peser, tpngc. Finir sa besogne, enbe fît 9(rLeibe» Hasarder, brifte ftg til, pore paa.
Sot, forbarfet;
bum. De volet,
©inbueé'ffaabeit. La lueur, Spéglimtet. A
tâtons, fantienbe. Le bouton de la serrure, ^çaanbgrebet paa
gaafen. Visiter, befege. Renouveler, fornpe. L recherflt Slibe

che, llnberfpgelfen.
©. 132.

banbler.
en

Une

garni.

Un

Pousser, ftrbe til.
en
gajaneebanbier, en fflorcelainé*
Slngeft. Un fracas, et Sttabalber,

faïencier,

anxiété,

La gorge,

bceftig ©inbébercegelfe,

en

©trnben.

Un violent

saisissement,

en

bceftig Slngeft, Amèrement, bitter*
Un embarras,
en gorlegenbeb.
Expirer, bpe ; ub*
Une issue, en llbgang.
Probablement, timeligriiê.

ligen.
aaitbe.

en

Donner sur, renbe ub til.

©. 133. Le cordon, ©noten. Le rideau, ©arbinet. Un
fauteuil, en Sceneftol. 11 ne tarde pas à, ban bier if fe meb.
S’endormir, fore tnb. Un carreau de croisée, en ©tnbucê*
tube. La croisée, SSinbneêfaget.
Briser, fnceffe, flaac t ©tpf*
lui

prit, bet befom b am Sel. Une lanterne
sourde,
©Icenbipgte. S'assurer, fotftffre ftg om. La cein
ture, ©eitet. Le dessein, ^cnjtgten. Un scélérat, en gor=
fer.

Bien

en

en

brpber.

Sans rémission, uben

Sïcbniitg.

La

rémission,

öfter*

gfrelfen.

Pressé, font ffpitbte ftg.

Une

bapenbe.

Empaqueter, inbpaffe.
Trahir, forraabe.

S’élancer, jtprte ftg frem.

S. 134.

entreprise, et gore*

15

Précipitamment, itifcttbtgen, IfoBcbfuié. Supplier, bønfaibe.
Tant bien que mal, faa gebt ijan fan. Une mésaventure, en
Ajuster, Icegge an. Réveiller, Bccffe.
nlpffeltg fjænbelfe.
La
Lâcher, fïippe.
détente, gjeeberen. Un poignard, en

Ému,

Self.

rørt.

Se contenter

de,

ftg. Se charger de, belceêfe fïg
fiolbe ftg rolig.
beteenfe

nøtcé meb.

Hésiter,

Se tenir

meb.

coi,

Chagrinant, fummerfuib, bebrøBenbe. Être
S’abandonner à, CBerlaOe
»cm jluppen fta.
Une échelle, en ©tige.
til.
Suppléer à qu. ch., raabe
ftg
©ob paa Steget, afhjælpe famme. Le cordon de soie, Silfe;
fnoren. Se tenir, Ijelbe ftg fafî. Le rideau, ©arbinet. La pièce,
©ccrcifet. Nouer, btnbe fammen. L’extrémité, /. ben pberjie
©. 135.

débarrassé de,

Un

Slrbeibe, et geretagenbe. S’écouUn écureuil, et
en ©abebreng.

polisson,
Escalader, flige cp

©gern.

0. 136.
Un

Désert, øbe.

coudrier,

ffinft.
unbøtge.
gabn.

et

opération,

Une

(Snbe.

1er, forløbe.

Indiscret,
Un

scélérat,

en

oBcr.

Un

massif, et tort Jîrat,

^aéfelbufï.

ubetcrnffom.
en gorbrpbet.

S’évader,
Une

en

tcct

flippe bort;
en pais

demi-toise,

Clouer,

ttagie.

Serrer,

Suspendu, fsceBenbe; opifœngt. Coucher en
fafî.
joue, icegge an paa, ft'gte efter. Le vol, gingten. Une maiL’inquiétude, f. Utoltgfieb. S’offrir,
sonnette, et tiiie jjuué
La
précaution,
gorftgtigljeb. Secouer, rpfle.
frembpbe ftg.
0. 137. La miséricorde, ©îebitbenijeb. Le brigandage,
11 eut beau rapporter, bet npttebe iibt, at fjan
Støberiet.
flemme

fortalte.
iffe

Jurer,

fscerge

fjaBbe minbfle ®eel

i; nebbpppe. Instruire
parent, tiifpneiabcnbe.

paa.
t

N’être pour rien dans le vol,

SpBerict. Tremper dans, pape ®eei
procès, inblebe en ©roceé. Ap-

un

Une maison de

correction, et gorbebrtngéfjnuê.
pitié de, Ifase ©îebiibenlieb meb. La
Châtier,
Avouer, tilfîaae.
condamnation, gorbpmmelfen.
ftraffe. Concerner, angaae. A l’avenir, for grenttiben. L’expérience, f. (Stfaringett.
0. 138.

Subir, ubflaae.

Avoir

227
lia

conscience, ©amnittigljcben.

S'introduire, fntge
d’argenterie, et ©fab
tit ©clrtoi.
Vider, tomme.
Forcer, opBrpbe, fptcenge.
Faire son coup, paéfe fît ©ntt, ubfcre fit goreljaoenbe. Être
surpris, onerrajïeé, griBeê i ©jerningen. L’exécution, /. ttb;
førelfen. Le dessein, goreljaoenbet, planen.
S. i39. Plus avancé, mere frcmrpffet, ftlbtgere. S'introduire, trcenge ftg inb, (nige ftg iitb. Instruire, unberrettc.
Donner sur,
Faciliter, lette.
Diriger, annife, »eilebe.
La trace, ©poret.
oenbe ub tit. Le rempart, IBolben.
Un
Le
Habiter, Bce; BeBoe.
charpentier, en itmmnermanb.
—

ftg

tnb.

Escalader, Bejitge.

soupçon, âJîtéfanfen.

L’éloignement,

m.

Un buffet

Se

porter, fjenlebeé. Inspirer, inbgpbe.
Uotllie, gorbonr tmob ©n. Sombre, mort,

La cicatrice, îtrret.
Traverser, gaae tnerê ober.
taciturnité, £abéljeb. Les commères, ©labberfoftrene. Il
beaucoup couru le monde, Ijan tjat feet ftg meget om i

flummel.
La
a

Serben, nanbret tangt omfring.
S. 140. Par conséquent, fplgeït’gcn. Une aventure, et
Conclure, ftutte. Un indice, et iilfpnelabcnbe Sc=
©oentpr.
Le cabaret,
La veille, Slftenen forub.
et
éîjenbeiegn.
biië;
jfroen, ®ertéljufet. S’entretenir, unberfjotbe ftg, taie meb.
Une cuiller, en ©îee.
Correspondre, ftaae t gorbtnbelfe meb.
grenier, Softfammeret. Une échelle, en ©tige. DistinDégrader, Bejïabige; for;
guer, gjenfjenbe, Bentcerte, jfjelne.
S’établir,
nebftette
ftg.
ringe.
S. 141.
Bavard, fnaffefpg. Hâbleur, pralenbe. L’anniversaire, m. 9tarêbagen. Un renseignement, en Optpêning.
Enivrer, Berufe. Lourd, tung. Déranger, ftptte, Bringe fra
Le

fît

©teb.

La fève, Sonnen.

Réfléchir, teenfe efter. H trouva tout en rumeur dans la ville,
Ban faae (f)an fanbt), at Stfie i S3pen
ftat fboneberne fammen ; at Stile »ate i fflebctgelfe. Kapporter, fortcelle. Le cabaret, ftroen. Désigner, ubpege. Bavarder, ftabbre. Apparemment, rttneltgbité. Faire semblant,
(abe font cm. Troublé, forbirret. Dénoncer, angine. Si tu
©. 142,

15 *

228
as

fait le conp,
Tu

îltbeibe.

berfom

auras

®u fyaï

affaire à

gjovt

ben

Streg, bet ©ttjffe

moi, ®u ffat faae meb mig

at

beflitte.
La certitude, ffiiéfjeb. Inculper, beffptbe. Un
SJttving. Il n’en parut... ému, (fan lob flet iîfe
tit at brijbe fig bevom, Icegge üRcerFe bertit.
Transporté de
joie, ube af fig fet» (fjenrpft) af (Stcebe. Acquitter, friffenbe.
S’inquiéter, beFpmre ftg cm, blioe urotig. La félicitation, £»F_-

©. 143.

propos,

en

onfFningen. La voisine, OîaboerfFen. Un air de pitié, et Ubtrijf
af fKebtibenbeb. Hausser les épaules, treeffe paa ©Futbrene.
©. 144. Dire des injures à qn., ftjetbe (Sn ub, ftge (Sn
Uartigljeber. M’en refaire une bonne, ffabe mig igjen et gebt
fRpgte. Une pratique, en .Runbe. La promptitude, .Sjuvtig;
^eb. À bon marché, for gobtjbjob. Assidûment, meb (BeW
tjotbenfjeb. Fournir, teoere. Acquérir, ertjoem, forffaffe fig.
Prendre des précautions, bruge gorftgiigtjeb.
©. 145.
S’aviser, fatbe paa, faae i ©inbe. Tenir un mauvais propos à qn.,

fige

(Sn

en

Appuyer, unberflptte.

llbeïjagetigljeb.

Détaillé, omftænbetig.
Menacer, true.

Une preuve, et33e»iié.

communication, gorbinbelfen. ReIl s’agit de, bet
noncer, opgioe. Pousser, ftljbe tit ©ibe.
cm.
Serrer,
Traverser,
gaae
igjcnnem.
gjemrne.
gjeetber
Périr, omfomme. Une entreprise, cl goretagenbe.
©. 146. Grimper, flattre op. S’établir, ftrtte fig faft,
forblise.
Interrompre, afbtpbe. La probité, 9tetfFaffentjeb.
Indiquer, ansife. D’intelligence, /. Snbftgt. Le zèle, 3»eren.
Un homme important, en SJtanb af Snbfïijbetfe, en fermaaenbe
Produire beaucoup d’effet, gjere et ftocrFt SnbtrpF.
Süanb.
S’étendre, ubbrebe fig. Il fut chargé de, ban bles betroet,

Essayer,

prose paa.

La

oserbrog fjant.
Tâcher, flrtebe. Expliquer, forftare. Faire
compliment à qn., tpFpnjFe, gratulere (Sn. Inquiéter, a'itgfte,

man

©. 147.

forurolige.
—

En secondes noces, i anbet

SKSgtefFab.

Hautain,

e,

229
Fier,

tjcffcerbig.
guft.

e,

Faire

lieft.

éclater,

labe ubbrpbe,

Haïssable, IjabeScevbig, afjïpelig, fortabt.

Vil,

e,

gire
ta»,

fotnebtenbe.
en

La

Nettoyer, renfe.

S. 148.

montée,

titte îrappc.

Frotter

,

vaisselle, 33orbtüiet. Une
fture @ut»e. Un grenier,

paillasse, en ©traafœf, en ©traamabraê.
Parqueté, e, fom Ijat inbtagt @ut».
Méchant, e, uéfet.
La
cendre, Stffen. Cendrillon, SlffeVot
Cronder, ffjænbe.
(cucendron). Magnifiquement, prcegtigen. Faire grande fi*
Séoir, ftcebe, anfiaae.
Repasser,
gure, fpitte en fier Stoße.
ftrgge. Le linge, ginneb. Godronner, pibe, afpaéfe Strimlet
Le velours, gleitet.
Une barrière
i gotber o»et et gern.
et

Une

goftfammer.

ettet et Siamanttjœfte tit et
en ©iamanttaaé
Indifférent, e, ringe, ubetpbetig. Envoyer quérir,
fenbe S3ub efter. Une coiffeuse, en tppntejomfru. Dresser
une cornette, opfatte en .Rappe.
de

diamants,

gtrmbaanb.

©. 149.

mouche,

en

meb bobbett Sefarining.
Faiseuse, /. gabrifantinbe.

A deux rangs

©fjonljebëplct.

,

f)a»e ®n tit ïïebfte.
joie, benrpft af ©tabe.

De travers,

Une

Se

fotfeeri.
Rompre, ti»e i ©tpL
Transporté de
ter. Laeet, m. ©nptebaanb. Serrer, fnete.
Menu, e, fmetf.
fer. La marraine, ©ubmoberen.
Achever, futbenbe Çl'ab
fjun »itbe ftge. Soupirer, futîe. Une citrouille, et ©rceêfar.
Deviner, gjeette.
©. 150.
Creuser, ubtjute. L’écorce, /. ©taften. La
baguette, iSrptteftofFcn. La souricière, ÜJînfefcctben. La souris, SDîufen. La trappe, gatbbprcn. Un attelage, et gorfpanb.
Un gris de souris pommelé, en blommet mufegraa gatse.
Être en peine de, »cote t gorïegenbtb for. Un cocher, en
jbubfî. La ratière, Stottefcelbcn. Une moustache, en .Sne;
Un arrosoir,
Un lézard, en giivbeen.
en SBanbs
betâbaït.
Chamarré, fframareret. Drap d’or, m. ©utbmoer.
fanbe.
Les pierreries, /. pl., ggbeljîene.
La des©. 151.
cente, ttbftigningen. Contempler, beffuc. Confus, forbinet.
Considérer, betragte. La coiffure, §o»ebppnten.
moquer de

qn.,

230
collation, et let SDîacittib. Faire mille
ftge etter »tfe (En tufînbe Slrttgfjeber. Une
Faire une grande révérence, gjere en
orange, en Slppclfitt.
bifb ^itfen. Heurter, banfe paa. Bâiller, gabe. Se frotter
les yeux, gtttbe fine £5tne.
S’étendre, ftrccffe ftg. Des civilités,/. pi. §»figtiebébe»ifer, Slrtigljeber. Ne se sentir pas
de joie, »cere ube af ftg fel» af @(cebe.
0. 153. Un refus, et Slfjtag. Embarrassé, fetlegen.
Paré, ppntet. Conter des douceurs à q., jtge (En behagelige
Sing. Une biche, en .Rinb. Soigneusement, fcrffgtigen, cmïjbggetigen. Essouflé, e, aattbefød, forpnjiet. Ea pareille,
SKagen.
0. 154. Amoureux de, forefffet t.
Publier à son de
»ibt
meb
trompe, forfpnbe
ffiafnner. Être
»g brebt, forfpnbe
bien juste à, padfe rigtig tit.
Essayer, prø»e. La duchesse,
■Rertuginben. Elles ne purent.... à bout, bet fnnbe tffe ft)f;
fed bent.
Que je voie, (ab mig fee. L’essai, m. gørføgef.
0. 152.

Une

honnêtetés à q.,

La

cire, SBoret.
0. 155.

—

Le

traitement, Sefumblingen. Relever, reife op.

La Barbe-Bleue,

loir pas, tffe »i((e

93faaff(cg. Laid, jîtig. N’en voubase bom, tffe ffjøtte otn f;ant. Elles se le
be »ijte Ijam fra ben (Sne tit ben Slnben.

renvoyaient etc.,
Se résoudre à,
beftutte ftg tit. Dégoûter
for Steget, gjøre (En 9îoget mobBpbefigt.

q.,

gi»e (En £ebe

©. 156. Des parties de chasse et de pèche, Sagt* cg
giffepartier. Le festin, Ojtrfîebnbct. Se faire des malices
etc., gjøre Ijtnanben ©fjefmdftpffcr. Etre de retour à, femme
tifbage tit. Se conclure, jtutted. Une affaire de conséFaire bonne chère, Ie»e
quence, et Slnfiggenbe af Sigttglfeb.
Reit, fpife cg briffe gebt. Un garde-meubles, et ®îeube(op(ag.
Le coffre-fort, fßengefifien. La cassette, ©frinet. Le passe-

partout,

RoSebnøgfen.

©. 157.
à q.,

gjøre

jeune mariée, ben Sîpgifte. Faire peur
bange, inbjage (En ©fnef. Un cabinet, et

La

(En

/

231
©fnffer cg 9îum. La bordure,
vermeil, forgtylbt ©cl».
Stammen.
Être si pressé de.
ntibunbe.
o»erbri»e.
Envier,
Exagérer,
c. f. ».,
tiljïi)nbeê faalebed
formcbelft
f?ajl»arf,
base faabant
Un escalier dérobé, en
af o. f. ». Malhonnête, uartigt.
ïjemmclig &tabbe, en Sontrabbe.
La défense,
©. 158. La précipitation, Silfterbigljeb.
La tentation, griftelfen.
e,
Désobéissant,
utijbig.
gorbubet.
Le planSurmonter, o»er»inbe. En tremblant, ffjerlSenbe.
Se
mirer, fpeile ftg. Égorcher, ®itl»et. Caillé, ftbrfnet.
@fab titeb mange

gammelbaga

Vermeil doré eller blet

ger,

mprbe.

Penser mourir de peur, »cere

Bep rendre

ncet

ses

»eb at bee af

sens, femme til

Saafen.
tibt. Emu, be^
ftg fel» tgjen. Se remettre un peu, fatte ftg
Elle eut beau la
afôtfïe.
plettet.
Essuyer,
Taché,
»ceget.
La serrure,

Slngeft.

ben.
laver, bet npttebe Ijenbe fun libt at »affe
©anbfteen, SJtuutfîecn.

Du

grès,

Témoigner, be»tbne. Ravi, c, Ijenrbft. Une
©jentagelfe, en gjentagen Drbre. Pâle, bleg. Le
reprise,
Un rocher, en
repentir, Singeren. Attendrir, rcre, be»(ege.
Slibbe.
©. 160. Baigné, babet. Faire signe à q., gjeve 3fegn
til (Sn. Poudroyer, ftese (forcetbet UbtrSf). Verdoyer, gron=
©. 159.
en

coutelas, et brebt og frnmt @»cerb.
Un troupeau, en fjjctb.
Eplorc, e, forgrœbt.
Échevelé, e, font b a* ubflagne §aar.
©. 162. Abattre, affjugge. Se recueillir, fatte ftg, be^

neé.

Un

©. 161.

ftnbe ftg. S’arrêter court, fianbfe plnbfetigt. Mousquetaire,
3nfanterift. Poursuivre, fcrfclge. Le perron ©teentrabben
Uben for .pufet.
Héritier, Slrsing. Une charge de capitaine,
en Âabitainé flîofl.
La four©. 163. La cigale, ®r(eélfobbsn (©ifaben).
La bise,
bet
blottet
9lcb»enbige.
fer
Dépourvu,
mi, fWpten.
Sinteren.
t
©tebet
for
9îorboji»tnben ; bette Hbtrpf ftaaer l)er
Subsister, oplfotbe 8i»et. L’oût
La famine, fjungeréneben.
(t ©tebet for l’août), m. tpcfieit ; août (nbt. a-ou), Slngnftî
,

232
Foi d’animal, faa fanbt jcg er et ærligt ®pr; la
Le principal,
foi, £to, 9tebelig§eb. L’intérêt, m. Stenten.
kapitalen. Ne vous déplaise, fortrpb itfe berpaa; déplaire,
miébage.

maaneb.

Prêter, uMaûtte.

—

—

Le

laboureur,

(Sieitbommett.

Slrceparten.

Emprunter, montage

tit £aa»ô.

Le fonds, ©fatten,
Slgerbprferen.
flaae feil. L’héritage, m.,
bout de qu. ch., femme fit (Snbe meb

Manquer, feigte,
Tenir à

9tcget.
©. 164. Faire l’oût, tnbbejle. Creuser, grâce. Fouil1er, fege efter. Bêcher, bruge ©paben. Passer et repasser,
gaae frem cg tilbage. Ha porter, inbbrtnge.
—

Le

fond, Set Pieberfte etter 5'iiberfte af

liggenfce ©runfc, (Sienbommeri.
—

La guenon,

coque, ©fallen.

Le

ôunaben.

Faire la

font,
Le

m.

et ©teS.

Le

fonds,

Sen

&0O.fonôm.

singe,

grimace, gjøre
diable etc., fpofferen ffal lja»e ben grugt.
Ma inie (fer mon amie), min SBebfte.

en

fflbefatten.

La

fttur SStine.

Au

Éplucher,

pille.

La

grenouille, grpen, De belle taille, af fntuf 93œrt,
Envieux, miéunbclig.
S’étendre, firoeffe ftg.
S’enfler, cppufie ftg. Égaler, ligne.
La pécore,
©. 165. Nenni (ubt. nani), tngenlunbc.
bet bumme Spr. Crever, brifîe.
—

©fabning.

Le paon, fpaafuglen.
L’oison, (Sjccéltngen. Le
plongeon, $pfferen. Faire fa roue, ubfolbe fjalen ; flaae
§jul; la roue, r^jufet. Nasillard, fitabrenbe; fneelenbe. Un
marécage, et IDJorabd. Plat, fi ab. Hideux, ïftrélig. Jusqu’à, enbogfaa. La chouette, Sîatuglen. Vous voyez d’une
lieue, $u feer en fKiil borte ; une lieue, omtr. | banff SJittl.
J’en conviens, bet inbrpmmer jeg.
La queue, §alen.
—

Le corbeau, Staunen. Perché, ftbbenbe paa en £l»tjî.
Alléché, tiflcffet. Le langage, Salen ; entrer SJîaabe at ut>-—

233
trifffe fine ®anfer faa.

(Le Iaugage

Le

des yeux.

geste

langage muet). Le ramage, ©ungen, tÇuglefangen.
rapporter à, foare til, (laue t gorljolb til. Le plumage,

est

un

Se

gjeebrene.
S. 166.

Le

Les hôte*

ffjonnefte gugl.

ben

phénix,

Sert,
©jcejî. 11
hôte,
bois, ©fooenb Seboete;
sent pas de joie, ban er ube af jtg fei» af ©Tocbe.
Confus, for»irret. On ne l’y prendrait plus, mon jïulbe tîft
oftere fange (narre) ben faalebeé.

des
ne

en

en

un

se

tyÿfüniv

—

ben

enefte i

opbreenbte
tcenbte

en

ftt <SIag«,
ben

»eb

»ar

fig fei»

fabelagtig ^itgl, forant
og at naar ben
paa et

33aaï

»ifte fine SSinger

at

af

$a»be

ber

îeôet

for t<eUei,
t

flere Sïar^unbreber,

ôeïïugtenbe Xvct,

i Sotens <StraaIer,

ai ben »ar

fom ben

an=

Ijyorpaa ben igfen

fvemgif forçnget af fin 3tfle.

feette jtg
bebolbe b»d jtg til ülîibbag.
Le régal, ©jæftebubet. Des apprêts, m. ïillaoninger; î'i(=
bétebelfet. Le galant, (ftjren. Four toute besogne, til al
»eb
Anretning; la besogne, Slrbeibet; bet, fom er frembragt
en
Sftelferet.
lîn
brouet
Chichement,
clair,
ttynb
Slrbeibet.
—

i

La

cigogne, ©torfen.

Sefojining.

Se mettre

en

frais,

Retenir à dîner,

farrigen. Laper, opjliffe, oplappe. La politesse, fjpfiigbe-'
beben. Cuire, loge. À point, til rette $tb. Menu, liUe,
tpnb. Friand, (teffer. Le col, fjalfen. L’cmbouchurc, f.
Slabniitgen, IWunbtngen. Le museau, ©nuben. À jeûn,
fajienbe. Serrant la queue, ffamfnlb, meb Jpalen Imellem
Seltene; serrer, flcnune. Portant bas l’oreille, ftnforct, bœa=
genbe meb Srene.
S. 167. Le compère, ben ©nebige, ben @gennt;ttige;
et Sam o»er ®aaben, og
eg. etSîasn, fom ben, ber bar Ijolbt
Sarneté gaber gt»e Çinanben. Empocher, ftiffe i gommen. La
bonne aubaine! lj»t(fen fertig ubentet gangjî! 11 ne souffle
plus, l)an ftger tffe et £)rb mere. Le taillis, drattet. Immobile, ubeoccgelig.

I

^

234
À l’étourdie, ubeftnbigen. Avoir affaire de qn.,
tvænge tit C?tu II avint, bet Çcenbteê. Le rets (ubt. ré),
®arnet. Défaire, Befrie, rebe ub af.
©. 168. La maille, SJiafïen. Bonger, gnase. Emporter, tilintetgjcre ; tire (tage) bort meb jtg.
—

—

0

Le

villageois, Sanbébpmanben.

Le

serpent, ©langen.

Charitable, fjcertigftnbct; menneffe=
fjcerlig. Transi, fti» af .Stufte. Gelé, forfroêfen. Perclus,
fotfommen ; lam, fcntraft. Considérer, betccnfe. Le loyer,
Sønnen; ^muêleien. Le foyer, SIbftebet. Ressusciter, falbe
Le sautil Sine. Engourdi, ftisfroéfen. Un repli, en 33ugt.
Le salaire, Sennen.
Le courroux, SBreben.
grelferen.
veur,
La cognée, Øren.
Trancher, fønberbugge; ftjcere oser. Un
tronçon, et SJletlemfftffe. Sautiller, hoppe.
Un

manant,

en

Sonbe.

L’oiseleur, m. guglefa'ngeten. L’autour, m.
Snehcgeit. L’alouette, /. Strafen. L’injustice, /. ttretfcrabig-'
m,
beben. Le pervers, ben Dnbe, ben llgubetige. L’univers,
Le fantôme,
Un oisillon, en tille ffugt.
ben hele Serben.
Slcenbscrafet, Suftfpnet. Planer, fsæse. Le sillon, guren.
Fondre, ftaae ncb. Le tombeau, ©rasen. Perfide, forrcebetfî,
fatfï: troloé. Malin, onbffabêfulb. Plumer, ptuffe, afpille
S. 169.

gjæbre.

Enveloppé, fanget, hübet; inbsiflet.

miroir, ©peilet. Un travers, en (Sgcnjtnbtgheb,
Bien digne d’un enfant, ~fom man træffer
hoé et Sara; digne de, seevbig til, paêfenbe meb. Outrager,
haanc. Le dépit, ÿSrgtelfen. Un poing, en fnpttet SJÎceoe.
—

en

Le

Sorteertheb.

©fclepog. S’en venir à, begpnbe paa, gise
fîttre. Insolent, uforftammet.
Frémir,
ftg
©. 170. Furieux, rafenbe. Le désespoir, gortsiblelfen.
Tarir, fülle ; terre. Faire la grimace à, fee fuurt til, orange
SJtunb ab. Le dépit, Süvcbe, Sfêrgretfe. Tendre, ubftrteffe.
De même, tigclebeé. L’emblème, m. ©inbbitlebet.
Un marmot, en

til.

/

235
en (Eljarabe,
@ta»elfer, bev
fel» ubgjore en fflîcnxng, bejfttPeS, fer beraf at gjeette £>rbet
(VIII &XI1). Un logogriphe, en ©aabe, fem befta-aer i, at
et Orb, »eb at 33ogfia»er bortjfitrcé etter titfpieb, oplpfeé t anbre
fet»ilcenbtge Drb, fer at gjoetted »eb Jpjcrtp af bidfe (XIII &
1. S’appesantir, lægge Srpf i; nebtpnged. Tel,
XVII).
Le gagne-pain, gesebrebet.
Mutiler, beffære;
@n.
mangen
2. Le centre, (Nibpunftef.
Contribuer, bibrage.
lemteefîe.
L’éclair, m. gpnitben. L’acier, m. ©taatet. Le bronze,
Un enfant... poudre, et Sarn fan ffri»e mfg t
üWatmct.
3. Se
en
mettre
poudre, tifintetgjpre; opfpfe.
poudre;
Le miFaire un roi, ffrtse en jîonge.
passer de, unboære.
nistère, îjeneften. Figurer, femme frem; fpitte en Otette.

0.171.

en

Une

énigme,

en

©aabe, fem beftaaer i

©aabe. Une charade,

at

et £rb4 enfelte

—

—

—

—

terminer, enbeê. 5. Infertile, nfrugtbar.
172. Réduire en, foranbre tit; fotnttnbfFe tit.
6. Un frère jumeau, en Sbiltingbrober; une soeur jumelle,
Une antipathie,
et inbgroet gtenbffab.
eu
îsittingfejîer.
4. Se

©.

—

Déceler, aabenbare, rebe. Alterner, omserte. Ne voir goutte,
Un repli, en 33ugt.
7. Traîner, jïcebe.
iffe fee bet Sfîtnbfie.
fncet.
Enchaîner,
fccngjle ;
Respectueux, ccrbebig.
Tortueux,
—

teenfebinbe.

—

8. La

poche, gommen.

naissance, fpbed. Réputer, an;
Vil, uêfet. Être employé, bruged. Cesser,
11. Un monstre, et
oppore. Soudain, ftrar, plubfetigen.
jîor.
Epouvantable,
forfoerbelig,
Enorme,
umaabetig
Ubpte.
Le
Bizarre,
befpnbertig.—
séjour,
Dppolbdftebet.
frpgtetig.
©. 173.

10.

Prendre

fee for, agte.

—

Vertical, fobret. Séparer, abffilTe.— 13. Préférer, fore;
Le chef, §o»ebet (bet forfte SSogfia»).
Retrancher,
14. La
bortjfcrre. La queue, ^>a(en (bet ftbjle Sogfia»).
12.

træffe.

—

métamorphose, gorpanbltngen.
Démontrer, ubpege, o»»ife. Dérouler, op;
La kirielle, Oîamfen. Ajourner, ubfcette. Un
La bosse, (putten.
Le conde selle, en SRibetjeft.

@. 174.
regne;
cheval

traste,

opruffe.

2Jîobfcetningen.

Étrange, befpnbertig, ferunbetfig.

—

256
brasier, 3lbftebet. La glace, ©peilet, 3fen. La chaleur, Sartnen. Complaisant, selsittig. Adulatenr, fmigrenbe.
La bergère, .fjptbinben. Réfléchir, ooeroeie ; tilbagefajle £ps
17. Je suis femelle,
fet. —16. Engager, binbe, forpligte.
er
Mâle,
Ijen^orenbe til fjanfjonnet.
af fbnnfjonnet.
feg
©. 175. Détruire, cbelcegge. Abattre, fcelbe, ftaae omfulb.
Contester,
18. Une origine, en fberFomfl, en Dprinbelfe.
trifte; beftribe. La source, Ubfpringet, Hüben. Divin, gubbont;
melig. Cruel, gtnfcnt. Affreux, fîrteffelig, Seberjipggelig.
Timide, bip. Téméraire, brijiig, forooocn. Pénétrer, gjen*
nemtrccnge, trænge inb. L’abîme, m. Slfgrunben. Un antre,
Un désert,
en £)rf.
en fjule.
Prompt, Ifurtig. Un pôle,
du
le
tour
Faire
monde, reife Serben runbt.
en Serbenêpol.
19. Prélænfebinbe.
binbe,
Enchaîner,
Deviner, gjette.
cher la morale, inbfîærpe gobe ©ceb.er, prcebifetKotat. Causer,
15. Le

—

—

Une
afflebfomme, foraarfage. Le scandale, gorargelfen.
litte
chansonnette, en
Sang. Répéter, gjentage. Endormi,
tnbforet. Contempler, fee paa ; bejïue.

énigmes, Dploéninger af <$aaberne

Mots des

:

1. La

5.
plume. 2. La lettre R.
La mappemonde, Serre nSfortct. 6. Les deux pôles, be to
Soler. 7. Le lacet, (gnptebaanbet. 8. Souvent. 9. Le saLe balai, fÇeiefofien.
11. La baleine,
bot, Ærœfïeen. 10
Salftfîen ; giftebenet. 12. L’Angleterre. 13. France (boort

3. La lettre I.

4. La lettre T.

Ijarff, og franc, aabenlfjcrtig). 14. L’é16.
15. Le miroir, ©peilet.
trenne, /. ttîptaarégaoeit.
L’honneur (l’honneur, 86ren; les honneurs, Sfèreépcftetne).

foreïommer

:

rance,

17. Le boulet,

pensée,

Hanonfuglcit (la boule, Hegleboéfelen).
19. Le livre, Sogen.

iranien.

(

18. La

&rôfamUttg.
£>et

mennefïdige Segemê

La tête, JpcBebet.
Le visage, la figure, Slnfïgtet.
Le teint, Slnjtgtdfarben.
Le front, pnnben.

L’œil,

m.

Siet.

Les yeux, Øjnene.
Les paupières,/.øjenfangene.
Les cils (ubtaleê cil), m.

Øjenfyaarene.
Les sourcils (ls ubtaled

tffe),

Øjenbrynene.
tempe, Xinbingen.
crâne, fjjerneff atten.

m.

La
Le
La

L’index,
Le doigt

£>eïe.

m.

pegefingeren.

du

milieu, 2M(em--

fingeren.

doigt annulaire, Sting*
fingeren.
Le petit doigt, ben litte Singer.
Les doigts du pied, Strerne.
L’orteil, m. ben flore Saa,
L’ongle, m. Oteqlcn.
Une envie, en Stegferob.
Le dos, 9t«ggen.
Le

La côte, Otibbenet.
La poitrine, Pryfiet.
Le cœur, hjertet.
Le pouls fis ubtated

cervelle, hjernen.
L’oreille, /. Øret,
joue, dtinben.
Le nez, ttîcefen.
Les narines, /. pl. DZœfebC;
La

tffe),

Pulfen.
Les poumons, m.
Le flanc, (Stben.

Snngerne.

bouche, Pînnben.
La lcvre, Strbett.
La langue, 'Xungen.
Les dents, /. Struberne.

(c ubtateê tffe),
SDtaoen.
Le foie, Setteren.
La bile, le fiel, ®alben.
Les reins, m. Styrerne, Strn*

La gencive, Sanbfjcbet.
Le cheveu, m. §aaret.

berne.
Les entrailles,

L’estomac

revne.

La

La

m.

tins,

barbe, ©fceget.

l
La nuque,
WaH
Le chignon, )
Le cou, Ralfen.
La gorge, ©trüben, ben

for;

gosier, ©otclget.
L’e'paule, /. ©fulberen.

Le

coude, Sltbuen.

Le bras, Slrmen.
La main, fjaanben.
Le poing, 9icehen.
Le pouce,

f.

les

intes-

3nb»o(bene.

La hanche, fjoften.
La taille, ©fabningen.
Une belle taille, en fmufStert.

refte ®eel af Ralfen.
Le

m.

iEontttielftngeten.

Le genou,
La cuisse,

La

jambe,

jînæet.
Saaret.
33enet.

mollet fie gras de la
jambe), Strggen.
Le jarret, ôafen.
La cheville du pied, Slnfefen.

Le

Le
Le

cou-de-pied, Priften.
talon, fjttlen.

238
Laplante-du-pied, gobfaalen.
§itben.
.Rjpbet.

La peau,
La cliair,

Le
Le
Le

(s ubtaleg), m. Senet.
moëlle, SKarhen.
veine, Siaren.
nerf, Sternen.

La
Un

03

borgne,

en
eu

(S'enctef.

Âortfpnet.

Âortfpttetljeb.

sourd-muet,

cil

muette,
Un

boiteux,

sourde-

une

Søsftum.

en

§alt.

en

i
Le boitement,
e1
Le clochcmcnt,
La bosse, Ißiiffelen.

1

Un

bossu,

Une
Une

.Krøbling.
bois, et ^rceïeeit.
en

loupe,
excroissance,

Une

tumeur,
Une enflure,
Un

clou,

Un

bouton,

Un

panaris,

en

Une verrue,
Un poireau,

)
)

en

©etteert.

m

ffipfb.
^ittne.

en

en
>

)

maigreur, SJîagerfeb.
pâleur, 93lcgf)eb.
Une bedaine, en tt)f 3Jta»e.
La ride, 9l»nfen.
La
La

La

carie, Scenceber.

Une dent cariée, en

.

J

moignon, en ©tump af
afffaaret Sein.
Un chauve, en ©Falbepanbe.
Un bègue, en ©tammenbe.
Le bégaiement, ©tammen.
Une cicatrice, et Sir.
Une balafre, en ©frantme,
et langt Sir t Slnfïgtet.
Le balafré, ben, fern bar et
Sir t Slnftgtet.

’

l}>uffett»gget.

en

Un estropié,
Une jambe de

lèpre, ©pebalffljeb.
goitre, dhop.

Un camus, en ©tumpnerfet.
Un gaucher, en Jteitfiaanbêt.
Un manchot, en (Senfaanbet.

et

©tnm.

muet,

Un

Èolbeit ^inejet.
cn

$aé«

Un

Louche, fteeløiet.
Un sourd, en Sø».
La surdité, Sø»I)eb.
Un

bef

legemlige Sangler.
La
Le

aveugle,
cécité, SlinbÇeb.

Un myope,
La myopie,

(et ubtaleé), ftin og

rigtig gclelfe for
fettbe, itaft.

SBliitb.

en

L’ouïe, /. bereifen.
L’odorat, m. Sugten.
Le goût, ©magen.
Le toucher, gslelfen.
Du tact

tendon, ©enen.
cartilage, Sniffen.

©tygbomme
Un

©anbfer.
•

L’os
La
La

Les cinq sens, m.be 5
La vue, @pnet.

gj orte

_

Des rougeurs, /. .fjcbebleqne.
Des lentilles, /.
j Sregr
Des rousseurs, des 1 ner.

taches de rousseur, )
La dartre, Ubjïcet*
La dartre vive, Sîingcrm.
La gale, gnat.

ormjiuL

fen el. î)mil $anb.
Le cancer, Kræft.
La gangrène, KolbBtanb.
La crampe,
Le spasme,

.

>

^

Le choléra-morbus

(s

ubta;

leê), ßljolcra.
La peste, Ipefîcn,
Sterôetræfs
La
crispation
ning, Kotiffnierte.
Des tranchées, /. pi. fæftige
SWasefmevter.
La colique, Kclif, fKabeUtib.
,

La
La

La
Le

constipation, gorfîcppelfe.
diarrhée, ®ntflpb.
dissenterie, 33tobgang.
vomissement, Dpfajlen,

fflrcefmng.

Des nausées, /. O-batme.
La flatuosité,
Dpbtcefen

af

L’épilepsie, /. Sîerl'efïaget.
ben
Le mal caduc, |Sitgfalb
,

Le haut mal, IfatbenbeSpge.
Une attaque d’apoplexie, et

Slnfalb af ©lagfïob.

L’érysipèle,

m.

9iofen.

rougeole, 2Jteélinger.

Le pourpre, grtblinger.
Les oreillons, m./j/.gaarefbge,

La
La

petite-vérole,S3evncfepper.
petite

volante,

vérole

-

quotidienne, &»et
bagë geher.
La fièvre tierce , anbenbagê
gehet.
La fièvre intermittente, SGeteL
fehet.
La fièvre continue, SebSa;
tenbe gebet.
La fièvre ortiée, ÿîelbefehet.
La fièvre miliaire, ’filltfut=
fehet.
Une fièvre chaude, en fjibftg
gehet.
La fièvre

2

,

Sfatî

lagenéfehet.

La fièvre

bilieuse, Oalbefe*

beten.
Un accès

de

fièvre, et ge*

betanfalb.

L’hydropisie, /♦ 53atterfot.

hydropique, en Natterfettig.
L’hypocondrie, /. 3Htltfbge,
Ôbpccbenbti.
La pulmonie, gungefpge.

Un

Le
La

Sitngefbg.

vertige, gtinfceU

consomption,

.

J

j rf

La

phthisie, ©»inbfct.

Le
La

rhume, gmte.
toux, §ofiê.

Un

catarrhe,

en

îelelfe.
La coqueluche

,

fïcetf gor^

.ftigßofk.

Le croup, @ttuhef)ojle.
Une fluxion, en ©Uinmbtptn«

ntelfe, et glob.
L’ophtalmie, /. £Sienf»agT)eb.
La chassie, @nureietf)eb, tins
benbe Sine.
Le
Un

fièvre, gehet.

La fièvre scarlatine

en

chassieux, ben ©uuteiebe,
£)ine tinbe.

©fotbefoppet.
La

pulmonique,

La jaunisse, ©uulfot.
Les pâles-couleurs, SSlcgfot.

Ue marasme,

Sinbe.

La

Un

d’oreilles,

tintement

en

©ufen fot Stene.
Le scorbut, (Efjcrbug.
Les glandes, /. pi. .Rittlerne.
Les écrouelles, /. | ©bitlft i
Les scrofules, /. jjîtttletne.
Un scrofuleux, en .Slrtelfbg.
Un cor aux pieds en Sigtorn.
Une engelure, en Sioulft, fors
aarfaget af .ftutbe, groji.
La médecine, 8ccge»iben(ïaBen.
,

La

chirurgie

ften.
Le remède,

,

©aartccgefuns

Sccgemibbelet.

potion, âJtirturen.
La pilule, Rillen.
La saignée, Slatelabningen.
L’hémorrhagie, /. 331obtabet.
La

Le

pansement, gorbinbingen.

L’appareil,
Un
Un

Le
Le
Le

m.

Dmjlaget.

en fpanffglne.
sinapisme,en ©ennopéfage.
médecin, Stegen.
chirurgien, ©jiturgen.

vésicatoire,

dentiste,

L’oculiste,

Sianblcegen.
Sienlcegen.

m.

240
La eure,

pliarmacie, Slsotftefetfunä

La

fünften, Ülpotfyefet.
La sage-femme, ©jorbento*
beten.

Un

étalon,

peppen.
§ingft.

en

poulain eilet bebte poulin,
geltet.
Pouliner, foie.
La poulinière, lajument poulinière, gelftoppcn.

Le

cheval

Un

de carrosse,

jfjetefteft.

en

selle,en fttibeïjeft.
louage, en 8ete=

Un cheval de

Un cheval de

fteft.

Un cheval de

trait,

en

Slbeibdî

lieft.

Une haridelle, en Sfinbmtct.
Un bidet, en lille mager f?eft.
Un cheval moreau, en Fulfort

§eft.
Un alezan, en

fuqjérpb «Ôeft

cheval

bai,

en

røbbntn

•fjeft.
Un

licou, ©timen.
sangle, ©jorben.
L’étrier, m. gtigbciten.
L’éperon, m. $poten.
Le fouet, Ißibffen.
Le fer à cheval, füeftcffocn.
Le fourreau, Ißiftolljftlfteret.
L’arçon, m. ©abelbuen.)
Un âne, et 2@fel.
Une ânesse, et 9lfeninbe.
Un ânon, et Slïfelfot.
(La

mulet, SHunltcflet.
mule.)
Le zèbre, Seltnen.

Le

Le taureau, Styren.
Le bœuf, øren.
La vache, jîoen.
La génisse, ,ft$ien.
Le veau, jîalsen.
La vache vient de

vêler,

npltg falset.
renne, Olenêbptet.
brebis, gaaret.

Heen ftat

(en gucfid).
Un

,

Le
La

cheval, heften.
jument,

en

‘pattebtjrcne.

Dm
Le
La

SBeljanbtingen af

Sftgbotn.
La guérison, tSjelbrebelfen.
L’incurabilité, /. lUfegeligljeb.
Un mal incurable
et ulcege^
ligt Onbe.

cheval rouan,

en

9îpb*

ffimmel

est rétif, ben et fteebig.
11 est ombrageux, ben et ffft.
Il prend le mors aux dents
ben lober lobjf.
11 rue, ben flauer ub.
11 se cabre, ben Iteiler.

(11

Le harnais, ©eletpiet.
La bride, Sømmen.
La selle, (Sabelen.
Lé mors, SMbfelet.
Les rênes, /. pL, ïoilen.
La housse, ©abelbcrffenet.

Le
La
Le bélier, Slæberen.
Le mouton, ®ebcn.

L’agneau, m. Sammet.
La chèvre, ©jeben.
Le troupeau, tpjotben.
Le cochon, le porc, ©binet.
et ftert @sitn.
Un

pourceau,

lait, en ^attegtitd.
La truie, ©oen.
Un sanglier, et fflilbfsiin.
Une laie, en 33übfo.
Un marcassin, et ungt SSitb--

Un cochon de

fsliit.

241
La

soies de cochon
/.
©»inebprfterne.
Une hure de sanglier, et
®iftif»metjo»et>.
Le groin, Seiten.
Les défenses, /, pl, Igugges
Les

,

Le

geren.
L’ours (s
Le

Un

Le

braque,

©teser, en ©porlfunb.
Un chien couchant, un chien
de plumes, un chien d’ar-

.

La venaison, 1
Le lapin, Kaninen.

^enfe^nnb.
Un épagneul, en ©logé tang;
Ijaaret 3agtl)unb.
Une meute, et Kobbel 3flgt»
Ifnnbe.
Un carlin, un doguîn, enrobé.
Une babiche, en ©fjpbeljunb.
en

Le
La
lia

Le

martre, URaarfatten.
loutre, Dbberen.
Le castor, IBcePeren.
Un écureuil, et ©gern.
Le singe, Sl&efatten.

©rtrsüngeffnnâ

Une

Un

poule,
poulet,

en

en

chien

Le

chat, Katten.

Le
La
Le

rat, (Rotten.
souris, Slîufen.
mulot, 3)îarfmufen.

chauve-souris,
mnfen.

La

©nnben.

phoque eller le
rin, ©ctlfjnnben.

marmotte, âiturmelfct)tet.
taupe, SRnlbsarpen.

i

La

zibeline, ßcbelen.

j

Un coq, en
Le poussin,

ma-

4?pne.

glager=

La

La

ung Jjpnev

renard, DtœSen.
belette, Sltefelen.
fouine, Stteren.
furet, fritten.

La

ben; ©rceslingen.
Un chien-loup, en ©pibé.
Le

’

La

barbet, une barbette, en
tßubbel. (Le og la caniche.)
Un mâtin, en Kjpterbunb.
Un chien de garde, un chien
de basse-cour, en ©aarb-l)unb.
Un basset, en ïarljunb.
Un

Le museau,

fjorten.

biche, §inben.
chevreuil, 9îaabuffen (La
chevrette.)
Le faon (nbt. fan), 1 9îaafa(=
Le chevrillard,
fpen.
Le daim (la daine), Oaubpret.
Le chamois, ©teengjeben.
Le lièvre (la hase), .fjaren.
Le gibier,
" uow

en

,

S3icr=

Le

tSinbfpiller.
limier, en SÜZijnbe.

Le blaireau

cerf,

La

Un

rêt,

m.

L’éléphant, m. (Slepfianten.
Le chameau, .Kamelen
Le dromadaire, Sromabaren.
La girafe, ©truffen.

hérisson, et $inbf»iin.
porc-épic, et *l>tgbS)t.
Le marsouin, SRarfoinet.
Un chien (une chienne) , elt
<£unb.
Un chien de chasse, en 3agL
l)unb.
Un levrier (une levrette), en
Un

un

ubtaleé),

(Une ourse.)
loup (la louve), lllsen.

nen.

tccnberne.

Un chien courant,

baleine, Æjpalftffen.
(la lionne), Sppen.
tigre (la tigresse), £igj

Le lion

I

Æjane.

Killingen.

16

242
Le

milan, ©lenten.
faucon, gatfen.
eorbeau, Dîabncn.
La corneille, fragen.
La chouette, le chat-huant,
Dlatuglen.
Le hibou, ©teenugten.
La pie, ©faben.
Le

le coq-d’Inde (q
ftumt), taifunen.
dinde, ben falfunffe ôenc.
dindonneau, en EalfunfE

dindon,

er

La
Un

Le
Le

Ât^Uing.
(ubt. pan),

Un paon

en

*ßaa=

fugt.
Une paonne, en fintnpaafugl.
Un faisan, en gafan.

Un

pigeon, 3>uc!l.
Un pigeonneau, en ®uetmge.
La tourterelle, ïürtelbuen.
La ramier, ©fobbuen.
Une oie, en @aad.
Le jars, ©adfen.
Le

Un

oison,

Le canard
Le
Le

en

Un

Le
La
Le

©ccbling.

La
Le

©Hingen.

eigne, ©banen.

Ißapegeie.
9tpbfelf.

hochequeue,
bergeronnette,

gjæibiîjeïten.

chardonneret, ©tittitfen.
linotte, griffen.
serin, le canari, panaris

La

caille, Sagtlen.
L’alouette, /. Scerfen

La cigogne, ©torfen.
Le vanneau, ©îbeit
La mouette, ©tranbmaagen.

La

L’hirondelle, /. ©ttaten.
passage,

en

le bouvreuil,
®ompappen.
Le merle, ®roften.
Une grive, en jframdfugl.
La bécasse, ©neppen.

La grue, ïrancn.

de

perroquet,

fuglen.
pivoine,

perdrix, Slger^bnen.
La pintade, ißerleßpnen.
L’autruche, /. ©trnbfcn.
Le héron, feiten.

oiseau

sansonnet,

Le

La

Un

un

©teer.

Un rouge-gorge, en
Le pinson, ginfen.

(la cane), Stnbett.

caneton,

étourneau,

en

Le

mésange,*Fîeifen,31îuêbiten.
rossignol, Dîattergalen.

l.e

pufferen, ©jegen.
moineau, ©putbett.

Le coucou,

en

Srceffitgl.

Le

roitelet, ©jerbefmntten.

Le vautour, ®tt6ben.
Un autour, en Sueljøg.
Un épervier, en ©purnÇpg.

Le

pivert, ©renfpetten.
colibri, l'oiseau-mouche,

poisson d’eau douce,
getfEsanbêfiff.
Du poisson de mer, @att=

Xi’écaiüe, /. ©tællet paa giff.

L’aigle,

m.

Jørnen.

Le

m.

l)u

banbêfif!.
nageoire,

Une

en

been (fjbalftfïebeen).

jLttpen.
tanche, ©nberett.

La carpe,
La
La

perche, 9lbon*en*

goujon, ©fallen.
Le carassln, jîarubfen.
Le brochet,
©jeben.
Le

ginne.

Les ouïes, /. pt. ©jceflente.
Une arête, et 93cen t giff.
Un os de baleine, et
ffiffe*

dîeltBrtten.

,
1

La truite,
La brème,

goreïlett.

SBrafenen.

Un
Le
Un
La
La
Le
Le
Un

esturgeon, en ©ter.
turbot, ©letoaren.
anchois, en 2lnct)oSig.

lamproie’, Stegenaugen.
raie, Sloffen.
requin, §aijtffen.
hareng, (Silben.
hareng saur, en røget

Le blenne vivipare, Jlalcmo;
beren.
La lotte, Slaleqpabben.
Le carrelet, Sïpbfptetten.
La plie, glpnbercn.
Le merlan, fraî. §»ibtingen.
La morue, .ftabliooen.
Le cabillaud, la morue fraî-

ehe, Xorffen.

<Stlb.
Des harengs frais, ferffe ©tlb.
Un hareng salé,
)en@pe=
Un hareng en caque,
Le saumon, Saren.
La sardine, ©arbeiten, Stid=

(geftlb.

La merluche, ©tofftlfen.
On pèche à la ligne, man
fiffet meb fWebefnor.
Le poisson mord à l'hameçon,

giffen bibet paa dtro=

gen.

lingen.

Le maquereau, SJîafrelen.
Le thon, Santeien.
Une anguille, en Slat.

Un
On

fretin,
a

en

aleviné

giffeitnge.
l’étang,

Ijat fat unge gifï

i

mon

ijjarîe«.

2Cm^t)ibier.
Le

serpent devin, le boa,

éîcempejïangen.

Le serpent à sonnettes,

jflab-

perjïangen.
La vipère, Obberffangen.
Le

serpent

à

lunettes, 93riITe=

flangen.

La
Le

couleuvre, ©nogen.
crocodile, le caïman, .Rro-

fobilen.
Le
Le
La
La

lézard, giitbenen.
crapaud, ©frubtubfen.
grenouille, green.
tortue, ©ftïbpabben.

infecter.
escarbot, en ©farnbaêfe.
Le cerf-volant, (Segbjorten.
Le hanneton, Dlbenborren.
La teigne, Stellet.
La blatte, jtaferlaffen.
La demoiselle, ©nlbfmeben.
L'abeille, /. Sien.
Le frêlon, ©ebebamfen.
La guêpe, Jooepfen.
Le taon (nbt. ton), Stceinfen.
La fourmi, SDÎtjrert.
La mouche, ginen.
La cantharide, ben fpanjfe
glue.

Un

moucheron

Le

,

le

cousin,

3JÎ»ggen.
Le
Le

papillon, (Sommerfuglen,
phalène, le papillon noe-

turne,

'Sftatfotermeten.

Le ver à soie, ©ilfeormen.
La chenille, Satsen.
La chrysalide, Suppen.
Le perce- oreille, ørentoifien.
La sauterelle, ©rceêljoppen.
Le grillon, gaarefpllingen.
La puce, Soppen.
Le pou, Sufen.

Le

morpion, glablufen.
16

*

244
La punaise,
©ceggetcegcn.
La mite, Slîibben.
Une araignée, en Sßbberfcp.
Une
toile
d’araignée , en

©pinbetoce».

ciron, gubormen, SRibben.

Le
Une

écrevisse,

en

.Strebs.

Le crabe, grabben.
Le homard, .gummeren.
La chevrette, øteien.

Dr me.
Le

ver

de

terre, Siegnormen.

cloporte, Âjelberotmen.
ver-luisant, ©et. gcmë=

Le

La sangsue, Sglen.
Le limaçon, l’escargot,

Le

len (nteb
La limace

La

,

@ncg=
gnns).
©neglen (uben

coquille, ©negleljufet.

£rccer 09
Une pomme, et
Un pommier, et
Une

poire,

Un

poirier,

en

Sßble.
Sdbletttt.

©ccre.

et ©œrett«.

©tontine.

Une prune, en

Un pruneau, en ©Pcbffe.
Un prunellier, en ©laaentorn.

prunelles, /. pl. ©laaen.

Des

solitaire, ©tenbelcrmen.

Le

frugter.
Une

figue,

Un marron,

Une

©rombeet.
nèfle, en SJîifpel.

Une

et

©îifpeltnr.

un

châtaigneraie,

Un

,

i

marron-

nier, et .Staftanietrce.

pêche, en getffen.
Un pêcher, et gerffentrce.
Une cerise, et dtirfebcrr.
Une cerisier, et dtirfebcertrœ.
Des griottes,/, for ieJîtrfebcer.
Des bigarreaux, m. fpanjïe
(fjotbe) Âttfebffr.
Des merises
f. fmaa forte
Âtrfcbœt, r5«glefirfebcer.
Une amande, eit Bembel.
Un amandier, et 2)Liiîbeürcc.
Une mûre, et SJïorbœr.
Un mûrier, et üJtorbccrtrcc.
Des mûres sauvages, /. pl.

en

Une

néflier,

§igen.

châtaignier,

Un

nietunb.
Un coin ,

Un

en

figuier, et gigentrœ.
Une orange, en ©omerantê.
Un oranger, et ©omeiantstrce.
Une châtaigne,)
Â lanje
Un

Slbrifod.
Un abricotier, et Slbrifeétrct.

abricot,

Un

©tpbefonncn).

.

prunier, et ffilommetr®.

Un

moule, ©îuuêlingen.

(Le moule,

L'huître, /. ©flerfen.

gnub).
La

ormen.

en

en

jtajtcu

JÎWccbc

cognassier, et ÂPœbetrœ.
Une framboise, et ginbbafr.
Un framboisier, en ginbbœvs
buff.

groseille, Stibê.
groseillier, øitbébuffen.
La
groseille à maquereau
eller groseille verte, ©tiL
La

Le

felêbcerret.
Le groseillier à maquereaux,
le gadelier, ©ttffelbbccr=

buffen.

L’églantier, m. gpbenbitffen.
Le gratte-cul, des grattecul, gljbett.
La

vigne, ©iinftcffcn.

Le

raisin, 2)rucn.

245
Une
Un

.ôaéfetnob.

en

tenfRpbbes
casse
noisette, unccffer.
noisetier, et Stebbetræ.

Un
Un
Un

noisette,

casse-noix,

coudrier,

Une noix,

ett

oilb.§aêfetbnjï.

Salbneb.
Un noyer,
et Salbnøbbetrce.
Une noix de galle, et ©alæble.
en

La

coquille, Sîpbbeffatten.
L’écale, /. ben grønne ©fat.
La pelure,
©froeltiitgen.
Le pépin, jîjerncn.

Le bouleau, Sirfen.
L’aune, m. ©tien.
(Une aune, eu Stien.)
Le

frêne, Slfîen.

L’orme,

(Stmcn.

m.

Le sureau,
Le cormier,

.gblbetrceet.
Stønnetræet.

Le buis, Surbommen.
Une épine, en ïorn.
Une aubépine, en .Spotbiorn.

L’épine-vinette, /. Serberids
fen.

genièvre, (Snebær.
genévrier, (Snebætbujfen.

Le noyau, ©tenen.
La queue, 'grugtftilfen.

Le

La

La mirtille, Staabirr.
Le verger, grugtbasen.

tige, Stomfterftcengten.

Le tronc, ïrœjiammen.
Peler , ffrcelte.
Le

hêtre, Søgen.
Le charme, $»nbøgen.
La charmille,
title Søg til
•§egn.
La faîne, Dtben.
Le tremble, ©fpctrccet.
Le tilleul, Sinbetræet.
Le chêne, @gen.
Un gland , et Stgern.
Le saule, tpitcn.
Le peuplier, tßopten.
Le pin, ©ratten.
Le sapin, gijrrenUne pomme de pin, et@rans
eebte.

mélèze, êcerfetrceet.
L’if, m. ïartrœet.

Le

Jtjoffenurter
Des

légumes

,

m,

^aôeurter.

Du chou, .gaat.
Du chou-fleur, Stomfaal.
De la choucroute, ©uurfaal.
Des choux-raves, m. .Saals

rgber.
cerfeuil, .gøroet.
La marjolaine, üDîevîcin*
Le thym, Siimiatt.
Du

Le

La serre, ®rii)f)Ufet.
La pépinière, tjtlanteffoten.

Enter, greffer, pobe.
Une ente,

une

greffe,

en

*{?obe;

qstli.
(Un greffe, et Strfio.)
Un rejeton, en Slftægger.
Elaguer des arbres , borts
bugge ©rene af Stater.
Emonder des arbres, bejfœre

îræcr.
Une serpe,

en

.fjasefnt».

Écheniller, renfe fra

Orme.

Les arbres fruitiers commencent à boutonner, grngts

træerne begtutbe at fttopped.
Ils sont en fleurs, be ftaae t

Stomjter.

og

S3(ontflfcer.

Du cumin

,

.Sommen.

Du céleri, ©ettert.
Du cresson, jîarfe.
Du persil (1 børed iffe),

tpers

filte.
La

moutarde,©ennepdptanfen.
épinards (bruged fun i
gteert)., m. ©pinat.
De l’oseille, /. ©pver.

Des

246
Un concombre, en Slgutf.
Un cornichon, en lille Slgutf.
Un melon, en Sfeton.

La

pois, m. SGrten.
Des petits-pois, grønne 2(Sr-

La

Ue

ter.
Des
La
La
Le

pois chiches, ©uffercetter.
lentille, Sinbfen.
fève, Sønnen.
haricot, Snittebønnen.

La vesce, 3Siffen.
Ecosser des pois,

rave, Sont.

radis, m. Sterbbifen.
carotte, /. ©uleroben.
betterave, /. Utøbbeben.
pomme de terre, /. dtar*

primevère, jtobrioen.
myosotis, le ne m’oubliez pas, gorglemmtgeten.

La

La marguerite, ©aafeurten.
Le souci, Sngblommcn.
Le muguet, le lis des vallées,

Siliteconnallen.
L’iris (s nbtaledj,
liiiten.

âSrtefloÈ.

raifort, Ulcbctrob.

salade, ©aiat.

oignon, en £øg.
Une botte d’oignons, et knippe

£øg-

ginen.

giroflée jaune, le bâton
d’or, ©plbenlaffcn.
Le pied d’alouette, Stibber=
La

fpoten.
lavahdc, SîiMcnbUn.

De

l’ail, m.
L’échalotte, f. Skalotteløg.
La cive,
iSnitteteg, $ur«
La
La

civette,(

løg.
joubarbe, §uuøløg.

La

L’amarante, /. Slmavanten.

L’églantine, /. ben »ilbe Stofe.
tubéreuse, Snberofen.
rose-trémière, j
La passe rose,
/©tefrofen,
)
L’alcée-rose,
La

L'endive, /. Snbit'ien.
Une citrouille, )
t @t(cgfflr>

La

champignon, en ©lampion.
Des morilles, /. pl. Sïovflcr.
Une fraise, et Sorbbccr.
Un fraisier, enSorbbœrpfante.
Un potager, en jt'iøffenljaøe.

Le

Une courge,

\

Un

Un

parterre,

en

33lomfler=

kane.
La rose, Utofen.
Le rosier, Sofenbnfïen.

@»cerbî

La bellie, Juftnbfrpbcn.
La mignonnette,gjieberneliifen.
La giroflée, Seofpien.
Le dahlia, la georgine, ©eør;

laitue, £aftuf*

Un

ni.

réséda, Utefebaen.

Le

to{îen.
Une asperge,/, en9tfpargeê.
Un artichaut, en
De la
De la

(s ubtaleé), Sitten.

violette, giolen.
La pensée, ©tebmoberéblonu
ften.
La jacinthe, hpaetnten.
Le narcisse, IJMntfelilüen.
L’oreille-d’ours,/. îlntiflcn.
Le perce-neige, la galantine,
Le

L’écosse, /. Stellen.
navet, m. hoibetoen.

Du

Le lis

©neefloffen.

pille S@r;

ter.
Le
La
Le
La
La
La

tulipe, tulipanen.
L’oeillet, m. Dlelüfen.

tournesol, ©olfïffen.

L’héliotrope,

m.

heliotropen.

pavot, SJalmuen.
L’immortelle, /. (Sbigkebd;
blomften
Le lilas, ©irenen.
Le jasmin, 3aéminen.
Le

Le
Le

chèvrefeuille,éîaptifoitnnt.
myrthe, 3Jtprten.

La menthe frisée, firufctni)ns
ten.
Le bluet, fiernblomfîen.

camomille, fiameelblont;
fien.

La

renoncule, Stanunfclcn.

La

9}{tneralicr.
®UÜ>.

De

l’or,

Du
De
Du
Du

platine, IjSlatina.

m.

.

l’argent, m. @ø(p.
vermeil, forgplbt ©øl».
vif-argent, du mercure,
fietffcl».
Du cuivre, Jobber.

goftet

laiton, SJîeëfïng.

Du
Du
Du
De
De

De l’étain, m San.
De la chaux, fialf.
Du ciment, jÇit.
De l'argile, /. $otteleer.
De la terre glaise, geerforb.
Du plâtre, @tpé.
Le plafond est en plâtre,
er

gipfet.

plomb, 531t).

Le

caillou, glintefîenen.

fer, 3ern.
l’acier, m. S ta al.
la céruse,

La

tuile, îieqlflenen.
brique, SJîiturftenen,
craie, firibtet.

La

La

Êetmetêtmbler.
Du

pain

de

seigle,

du

pain

Du

noir, Dtugbrøb.
Du pain bis, ©uurbrøb.
Du pain de froment, du pain
blanc, fjeebebrøb.

Du
Des

pain bis-blanc, ©igtebrøb.
pain rassis, gammelt 93røb.
pain azyme, ufpret S3røb.
L’entamure, /. Snbefîisen.

La

Du
Du
Du

©fetpen.
mie, firummen.
levain, ©untbeig.

La croûte,
La

Du

paa ffianb eg 58reb.
Une beurrée, et ©mørrebrøb.
Une tartine de beurre, et lille
cg
Le

ipnbt ©mørrebrøb.

craquelin, .firinglen.
biscuit, ©ufferbrøbet,

£»e=

flûte, et ©lagd tpnbt cg

aflangt fiajfebrøb.
Le macaron,

3)îaftt>nen.

dragées, /. ©nfferfuglcr.
gaufre, SBaflen.

La crêpe, ißanbefagen»
(Le crêpe, gieret.)
Le beignet (de pomme), 8®bte:
ffieen.
Un échaudé, en 93anbbaffelfe.

pet de nonne, ©nebollen.
Une omelette, en SSggefaqe.
Des œufs à la coque, bfpb-

fegte 2@g.
Des œufs
Des œufs

brouillés, Dtørteg,
au

miroir,

des

œufs au plat, ©peilœg.
Des œufs à la neige, ©fumeeg.
La coque de l’œuf, 26gge=

Italien.
La

baffen.
La

©îanbler.
Des

Le

(Un sinapisme, et @uurbeigê=
plafler til ©pge.)
Être au pain et à l’eau, jtbbe

Le

bonbon, ©uffergobt.
caramel, breenbt ©uffer.
pralines, /. brœnbte

coquille, Sßggeffalfen, font

ber cr fiaaet £ul paa.
Le blanc de l’œuf, Reiben.
La glaire, ben raae §»ibe.

248
Le

jaane de l’œuf, ©tommen.
fromage écrémé, en fjoL
lænberofî.
Un fromage de Hollande, en
Un

botlanbff Dft.
fromage à

Du

tagt

la

Slîetf.

©atten.
Du lait

Du

coupé, Ketfes'anb.

babeurre, jtjetnemelf.

Le lait prend, Kelf en fætter ftg.
Le lait tourne, SJtetîen lober

fammen.
La crème
er

tourné, fÇfpben

a

toben fammen,

er

blesen

fuut.
Le laitage, -Ketfen og 91tt
tjsab beraf taseê.
Du riz au lait, ©etting.
Voulez-vous
prendre une
tasse de thé? »il35e briffe
en

,Kop ïtje?

J’aimerais mieux du café, jeg
sit Ijelter tjase .Saffe.
J'aime mieux le café que le

jeg (jofber
Jbaffe enb af %f)e.
thé,

mere

af

Le prenez-vous au lait ou
b l’eau ? briffer ®e ben

meb etter uben Ketf?
De la bière
De la petite

Siret.

Kettcmretten,

m.

fom femmer efter ©tegen

Srugten.
dessert, Seferten.
service, belt

Le

Le second

caillé, tpf Ketf.
petit-lait, le lait clair,

Le

L’entremets,

en

og forenb

crème, op;

lait

Du

Un hors-d oeuvre,
Le rôti, ©tegen.

forte, ftœrft Si.
bière, tnnbt Si.

La bière mousse, jøllet

anben

Stnretning.
Un

potage

au

riz,

en

©uppe

meb Stiié.
Un potage à la julienne, en
©uppe meb ftint fyaffebe Ut=
ter og Slobber.
Un potage au vermicelle (c
ubt fom ch.j, en ©uppe
meb Stubler.
Un

potage

aux

choux,

en

jlaatfuppe.
Un consommé, en .Rraftfuppe.
La viande, Jt’jobet.
Du bouilli, fügt .Kjeb.
Du boeuf, Drefjob.
Du boeuf à la
marinade,

©uurjtcg.
Du mouton, ©ebefjpb.
Du veau, .Staloefjob.
De l’étuvée, /,
.Kjob.
De l’agneau à l’oseille, Sautmeb
mefjob
©prer.
Des côtelettes, /. ølibUeenS-

jluset

fteg.
Un gigot, en ©ebefjotte.
De la tète de veau en tor-

tue,

forloren ©filbpabbe.

ffum;

mer.

Du
Du

cidre, 9@t)temojt.
moût, ©iinmofi.

Boucher la

Un
Du

bouteille, proppe

^taffen.

Débouchez-la,
Le

træf ben op.

potage, (Snippen.

Le plat, Sletten.
Les entrées, /.

etter

(©ofieier
ber fomme

(

be

Sletter

Srifafeet),
efter ©uppen.

jambon, en ©finie.
lard, f^téfï.

La couenne, ©Bæven.
Du porc frais, ferff Steff.
Du porc salé, gronfaltet ffteff.
Une échinée, en ©sinerpg.
Un filet de porc, en @»me=

movbrab.
Un boudin, en ©otfe.
Une saucisse, en Kebifierpolfe.

249
Un

saucisson

,

reife.
Un cervelas,

en

fier Âjpb;

en

lille faltet

II faut prendre un verre de
vin après la soupe, ©e
maa
briffe et ®lad ©iin

.ßjpbpelfe.
Des
Un
Du
Du
De

Du

efter Suppen.

grives, /. jîramsSfugle.
pâté, en ©oflei.
sel, Sait.
vinaigre, ffiiinebbife.
l’huile, /. Dite.
poivre, ©eher

Le bouilli

poivre pilé, ftebt ©eher.
moutarde, Sennep.
Des cornichons, ira. Stgurfer.
Le dîner est servi, SKaben

De la

anrettet.
Voulez-vous vous mettre à
table? ©il Se feette Sent
til Scrbé ?
Voilà votre place, mettezer

®ereê ©tabé,

fcet ®ent

ber.
Le bouillon a bonne

dbjebfuppen Ijar

en

couleur,

gob

dbeu;

leur.
Il n’est pas assez salé, ben
er tffe fait nef.
Vous avez la salière auprès
de vous, Se Ijar Saltfarret
teet reb Sent.
Voici le poivrier, Ijet er ©e=

taille,

Stiventatium
porte, ®øten.

Saufen

ne

joue

gaaer iffe

pas bien,
gebt.

Crocheter la serrure,

Saafen.

la salade, je
l’assaisonner, rceî mig
(Salaten, jeg »il gjpre ben
i ©tanb (ftpbre ben).
Voilà un vin qui a une superbe robe, benne ©iin Çar

Passez-moi
vais

ett

Iferlig gar»e.

en

Il

a

un

ben

bouquet charmant,

prægtig ®nft.
capiteux,il donne aisément à la tète, ben fliget
par

en

11 est

let

§o»ebet.

t

ne

faut

vin

sur

tffe

fpltbe

11

og

pas répandre du
la nappe, ®e maa

©iin paa

®ugen.

33ol)atte.

le
verrou,
Sfebben for.

jïpbe

Le cadenas, fbængelaafen.
Les battants, m. glciberene.
La clef (ffriBeé
clé, ef;
ter Ubtalen), Sîeglen.

egfaa

La

Le

tige, Stcglepiben.
panneton, jîammen paa

Sîeglen.
La

5)itF.
crochet,
Le verrou, ©Fobbeit.
Le loquet, dtlütfen.
Un

birfe

vous

jeq »il ffa-re benne

Pousser

La serrure, Saafen.
la serrure,
Le bouton de
•Spaanbgrebet paa Saafen.
Mêler la serrure, breie Saa.
fen 1 Saglaaê.
La serrure

s’il

gugl for.

Berbaafeu.

La

,

et

plaît, iffe faa meget af bet
gebe, em jeg maa bebe.
Mettez ce plat devant moi,
fcet bette gab feran mig.
Je vais découper cette vo-

er

là, ber

mine char-

une

Drefjobet par
perligt Ubfeenbc.

Pas tant de gras

Du

vous

a

mante,

sonnette, Stoffen til at
meb.
cordon de

tinge
Le

•Äloffefttengen.

la

sonnette,

250
répond dans la
cuisine, .Sloffen ganer «b i
Sjpffenet.

La sonnette

L’escalier,

m.

La rampe de

»terfet
La

Le

î£taftfcett.

l’escalier,

gicef;

marche, le degré, îrinet.

Slffatfen

palier, le repos,
paa Etappen.

poêle, jtaffefobnen.
(La poêle, ©tegepanben.)
Une corde de hois, en gasn

Le

ffircenbe.
Le chauffage,

forbvuged
Un
écran,
ffjerm.

©rcenbet, fom
en

Âaffelotmé;

briquet, flaae 3lb.
L’amadou, m. gprfbampen.
Une allumette, en ©»oblfiiffe.
bûcher, et ©rœnbefammer;
©rcenbebuud.
fenêtre, ©inbnét.
vitre, ©inburêtubett.

et

La
La croisée, ©inbueêfaget.
les
Les
contre fenêtres ,
doubles fenêtres, be bob=
-

Leite ©inbuer.
Les contre-vents

j

m.

©in;

bueffobberne.
Les jalousies, /. 3aleltjterne.
Le rideau, ©arbinet.
Le miroir, la glace, ©peilet.
Le tableau, SUnieriet.
Le cadre, la bordure,Slammen.
Le plafond, goftet.
Le lustre, gpfefronen.

Le
Le
La

§ob og meb

uben

Laanbtag.
Les
Le

veilleuse, en Slatfampe.
mouchettes, /. Spfefaren.
porte-mouchettes, gpfe;

baffen.
chandelle

Une

moulée,

et

plongée,

et

3otme(t)ê.
chandelle

Une

chandelier, gpfepfaben.
flambeau, gpfcfîagcit.

bobèche, gpfeptbett.

et

bougie,

Une

ffiorfpd.

bougie filée,

Une

i et Star.

Battre le

La

en

©orfpd

fipbt 8pd.

Le tuyau, gieret.
La clef, ©pjelbet.
La pelle à feu, Sfbffnffen.
Les pincettes, f. 3(btangett.
Le soufflet, pufferen.
Le briquet, sprftrtillct.

Un

Un

Une

îrappen.

om

L’épaïgne./.W^'«^«bougeoir,
©tage (tit

bougie, un
en ©orfiabef.
Le lit, ©engen.
de

9Ut b^ab ber
gen.
Le bois de lit,
tour

Un

pain

©engffeeberne,

literie, /.

La

un

rat de cave,

fyrrer tif ©en;

©engeftebet.

lit, et ©enge;

de

ombeeng.
paillasse, ©traamatraêfen.
Le matelas, .Brpffyaordmatrad;
fen.
Le lit de plumes, îDtynen.
La

coussin, ©uben.

Le

L’oreiller,

ni., le

traversin,

^orebpuben.

chevet, ^osebgjerbct.
couverture, ©engetæppet.
La taie, ©ubesaaret.
Les draps, ro. Sagnerne.
La courte-pointe, iteeppet til

Le

La

at brebe ober
Un
en

carreau

©engen.
pieds,

pour les

gobpube.

tapis de pied, ©ulbetoeppet.
tapis (le dessus) de table,
©orbteppet.
Le sofa, ©ofaen.
Une causeuse, en Itïïe €?ofa
tif te ©erfenet.
La montre, gommeufyret.
Le
Le

281
Une table dejen, et ©piïïeBctb.
Le lavabo, ©erranten.
Le pot à l’eau, jfanben meb

L’horloge, m. ©tuenljtet.
pendule, ïaffetulfret.
Le pendule, le
balancier,
Sßerpenbiflen.
Le cadran, ©fisen; le cadran
solaire, ©olfîiocit.
L’aiguille, /. Siferen.
Le ressort, f$'jceberen.

L’aiguière, /. SSanbfanben.
La cuvette, Üanbfabet.
La carafe, Æaraflen.
L’essuie-mains, m <§aanb^

Le mouvement, tSoerfct.
La boîte, ttlfrfaêfcn.

flcebet.
La savonnette,

La cage, lHjrfobcralet.
Remonter la montre , trccffe

La brossette pour les

La

llf)tct cp.
Régler la montre

sur

le

ca-

ffianb

♦

Le

fîtsen.

Mettnyer

La

at fooe
La
Le

Le

t.

chaise-percée, üîatfiolen.
bureau, ©cfatollet.
tiroir, ©Fufjen.

©ccbefuglen.
dents,

Sanbboriien.
Le cure-dents, Sianbfiiffcten.
La poudre pour les dents,

dran, flilleUtjtet efter ©olmontre avance de cinq
minutes, U^ret gaaer 5 Tlu
nuter for jiœrft.
La montre retarde,
Uljret
gaaer for faßte.
La chaise, ©tolcn.
Le dossier, Stoleryggen.
La housse, SBetrccffet.
Le fauteuil, gœneftolen.
Une bergère, en Sccnejiot til

t.

dentifrice, i£anbput»eret.
les dents,
pnbfe

ïcenbetne.
Rincer

la

bonche

,

fîyllc

IDîunben.
Le
Un
Un

La

peigne, jîammen.
démêloir, en Sîebefant.
peigne fin, en lïœtfant.

psyché,

bet

Bescegelige

@pe!F.
La

fontaine, ïljetnafFinen.

Le coquemar, Süjefjeblen.
La théière, ÏFjepotten.
La

tasse, Snetoppen.

L’armoire, /. Sfabet.
Le buffet, ©fœnfen.
L’encoignure, /, fjiurneffabet.

La soucoupe, ttnberfoppen.
La cuiller à café, iîdjeffeen.

Une bibliothèque, en Oteol,
et 33ogfïab, en Sogfamling.
Un rayon, en fjylbe.
La commode, Âommoben.
Le dessus est plaqué en acajon, flaben er fineret titeb

La chocolatière,
fanben.

IWaljogni.
Le placage se déjette,
nertngen fyringer af.
Une table d’acajou, et S3otb

af 3Ral)oqni.
Une table pliante, et $orb til
at fïaae fammcn.

cabaret, îdjebaffen.

Le

Le sucrier,
La boîte à

@c[joFoIab»=

©ufferbaafen.
thé, iïyebaafen.

Sucrer, fomme ©uffet t.
Des ustensiles de cuisine,
jfjøffenføt.
Mettre

le

couvert,

m,

bœffe

SBorbet.
Le

porte-bouteille, glajtebflF*

fen.
Le

porte

nagen«

-

huilier,

fpiatmc-

Le

tire-bouchon, sjkoptrceFFer

ren.

Le
La

poivrier, tpebetboéfen.
salière, ©aftfoppen.
Le moutardier,©ennepéfanben.
Une assiette, elt SaFterFen.
Une assiette creuse , etl b»6
SEatterfen.

Découper, fïitre for.
La
Le

broche, ©pebet.

tourne-broche, (Etcgeben?

beven.
Le mortier, ©îorteren.
Le pilon, ©toberen.
Le gril, Stiften.
La râpe, 9tt»ejernet.
Une cruche , en Âruffe.
Un

Un

cuvier,

•

Un
Une

en

ShtfFebalïte.

Sknbfpanb.
©trippen.
panier.
en Äur».

Un seau,
La tine,

»affe

La

hache, £5ren*
plumeau,
Le plumail, Sjœberfofien.
Le balai, geiefoften.
Les époussettes, f.pl. ©tøse;
foften.
Une voiture, en
ffiogtt.
Une charrette, en
SlrbeibêBogn

Le

et ttceé

Une jatte, en ©peiFnm.
Une cuve, et fiort jt'ar.
Un cuveau, en fflotte.
Un

vaiselîe,

»ogn.
(Une charretée

tDurftag.
crible, et Soft.

la

■Rar og ïatterfener af.
Le marteau, jammeren.

»«a 2 6j«t.
Un chariot de poste, en

tamis, en Sigte.
couloir, une passoire, et

Un

Écurer

en

corbeille,

Une manne, en Scrffefur».
Un mannequin,
en
grttgL

fut», en ôanfefuv».
Une hotte, en tBcereFur»,
Le chaudron, .Rjebten.
La marmite, ©rpben.
La lèchefrite, ©tabpitnben.
Une écumoire, en ©ftmt(Fee.
lardoire, en ©pceffenaat.
Un tailloir, )
{ §affc6 „ t
Un hachoir ,S
Le couperet, §affefni»en.
Le torchon, jîaïftnben.
Une

de

ifîojL

tourbes,

Sot».)

Un carrosse, en .Sîarreef.
Un fiacre, en SeieFarrcet.
Un

cabriolet,

en

Cabriolet.

Un drosky, en ®rofci)e.
Une brouette, en hjulbør.
Mettre les

chevaux, atteler
chevaux, fpœnbe 6e-'
ftene for.
Le timon, SBognfiangen.
Les limons, m. ©tængerne
les

»aa en .Starre
Les ridelles, /

6 al'tft'cngernc

i en Ülrbctbéoogn.
La cave, SCognmagaftnet.
Aller en voiture, fføre t

en

ffiogn.
Mener

la

voiture, Fjpre33og;

iteit.

du
Yoiturer
fflrœnbe.
Charrier des

bois

fjere

,

pierres

,

fføre

©teen.
Une

remise, en SBognport.
porte-cochère, elt dtjorer
port.

Une

jtlcebebragt 09 ^aanbarbeiber.
Un

habit,

Un

rac,

I
jtjole.
tang fneoer dtfote. |

en

en

Une veste,

jtjele,

en

en

fort

affïaaren

3agt.-'£rpie.

Un liabit de

cérémonie,

ert

©tabsfjote.

Un habit habillé, en
Un surtout, une
en

Un

Dserfjole.

carriek,
'.slag.
palletot,

gtofjole.

redingote,

en

met)

Doerfjote

Un
et Stag« gtaffe.
Un manteau, en .Raabe.
Une pelisse,
(
Une fourrure, f clt
Un mantelet, en tille
en

Une

Äaabe,

SKantilte.
robe, en lang dîjole for

9îetSperfoner;
Une

robe de

©laabrof.

en
tDamefjole.
chambre, en

Un gilet, en
33eft.
Des culottes ,

/. jfnæbeen-'

flæbet.
Le

pantalon,

flæbet.
Le

be

lange

S3een;

caleçon, UnberBeenflæbetne.

Des
Les

Les

bretelles, /. Scier.
bas, rn. ©trpmperne.
jarretières, /. ©trempes

baanbene.
Le

,

chausson, Soffen.

Un
Un

for

châle, et Âajletorflæbe.

cachemire,
ojiinbiff
@cfjal.
mouchoir, gommctprflæbet.
et

foulard, et oftinbiff ©ilfer
Sommetprflæbe.

Uniform.

en

Le

parement, Opflaget.

Le

passe-poil,

Le

bouton, .Knappen.
boutonnière, dînapBnflet.

La

jîanten.

Les

guêtres, /. ©tpbletterne.

Les

sous-pieds,

pente,
ben.

nu

(Sirop-

font gaae nnbet go=

manche, 8@rmet.
doublure, goret.
poche, gommen.

La
La

La
Le

gousset, Ufjrlommett.
jupe, Sïeberbelen af

La

en

gruentimmerfjole.
Le cotillon,
Unberffjprtet.
Le

tablier, gorflæbet.

Un

collier, et §alébaanb.

Une chaîne d’or, en
Ottlbfjebe.
Un bracelet, et Slrmbaanb.
Un

manchon,

Des

Une
Une

gants,
bague,

Faire

Le

Un

uniforme,

en

9ting.

en

chaîne de
sa

ÜJtujfe.

.ôantjfer.

m.

montre,

Uftrfjebe.

La
chaussette, ©trempeifaftet.
La cravate, .ôalstptflœbet.
Le col, §a(sbinbet.
Le faux-col, gftppen.
Une chemise, en
©fjorte.
Une chemisette, en dlraoe.
Le jabot, jîrpbfet.
Un bonnet, en .gme.
Une coëlfe, en jîappe.
La coiffure,
.§o»ebp»nten.
Un fichu, et ■Ôalëterflœbe

S am et.

Un

Les revers, m. Stabatterue.
Le collet, Âra'oen.

toilette, flæbe ftgpaa.

Mettre les bas à

l’envers, tage

©trpmperne forfeert
Les

en

cheveux

sont

paa.

mêlés,

■Öaarette ere 1 tlrebe.
Taper les cheveux, feemme

■ijaarette.

Donnez-moi

un

coup

de

peigne, gi« mig et ©trog
meb .Sammen, frifeer
mig

libt.
Un

peignoir, en .Sappe
tage oser ©fulberen,
man

til at
mens

frifeteê.

Mettez-lui
des
papillotes,
fret Benbeê §aar op.
il est une heure à se
friser,
à se boucler, f;an cr en

Saine

om

at

Frplte ftg.

Des cheveux

postiches, fot=

se faire la
barbe,
ffg.
De rasoir, îlîagefnioen.
Nouer la cravate, binbe^ald--

Se raser,
barbere

terflœbet.
D’habit

bien, jljofcn pads

va

fer gebt.
il

ne

fait

La

de faux

point

plis,

ben fïaaer ingen Ôîpnfet.
Décatir le drap, frfympe ,R(sbet.
Détourner l’habit, Penbe jîjOî
len.
Coudre des robes, fpe gruens

patrons à
ffœre fKonjlre til

des

d’oeil,

vue

efter

nof.
Cette jupe a trop de hauteur,
bette ©fjert er for langt.
Elle a trop de détour (d’ampleur), bet b« for megen
®ibbe.
Monter le col, fpe Staben
paa ©fjorten.
jiiffe
Figner des poignets
Sinningcr.
Les goussets, m. ©pjetbene.
,

Les

La

robe, jîjoj

de la

robe, Hieben

Une robe à

plis,

Plisser, Itrgge
Horder

fftpgfîpffet.

en

en

.Rjofe

meb

t

Itog.

courte

ou

La laie de

devant,

ben.
La laie de
ben.

derrière, 33agbte=

gorbre^

/. $lre(fh)f=

épaulettes,

L’entournure, /. ©fulbetfibL
fet.

L’échancrure, /. llbringninj
gênent,

©fntberfhjfferne ttpffe mig.
échancrée,

La robe est trop
er

for meget nbrin^

get.
Echancrer

repli, en SBufning.
Remplier, Icegge inb.
Appointer, beefte fammen

Un

une

robe du

jîjole

t

dos,

Olnggen. |

nteb

©ting.

Baguer, rie Scegene fammen,
for man begpnber at fpe.
Bâtir, faufiler, rie.
les

manchettes

à

la

chemise, rie SUtanfcljetterne
tit

©fjorten.

Ourler, femme.
Un
en

en

en

décousue,
goret er lobet op.
L’apprêt se passe dans l’eau,
Rappen gaaer af i Stoff.
Replier, buffe inb.

Bâtir
me

fante

La doublure s’est

et

ferne.

gen.
Les entournures

robe,

une

jîjole.

longue, en Jîjole meb fort
eller langt Si».

nbringe

ItbfEccringcn af

Froncer, tpitfe.

ceinture, SBeltet.

jîjoten

©plittcn.
,

Dtnnfer.

üne robe à taille

Les

@pib=

petits goussets,
ferne.

La fente,
La gorge

tetioet.

jupe

d’am-

©cerf.

Le corsage de la

bclen.
Le dos,

assez

pleur, kjolen bar iffe 3Mbbe

Øiemaal.

La

2@rmet

gode,
gotb.

en

La robe n’a pas

timmerflcebcr.
Tailler

manche

fïaaer

terne jpaar.

ourlet

à

point,

à jour,

puffern.

Un ourlet

Le surjet,

en ïrtlfom.
jîafteftinget.

coulé,

255
Le

eue

©tpFfe

Les

ibaftningen

Wesen

P evne.
La porte de

surjet toit, bet

Set er
fottere.

t

L’arrière-point, m.Slgterfltnget.
Les points sont trop alongés,
©tingene ere for lange,
La ganse, gibfen.
La coulisse, Sebegangen.
Passer la ganse dans la cou-

lisse, trceffe Sibfett gjennem

Sebegangen.

Coudre dru et menu, fi)e tcet
og nteb frnaa ©ting.
Mordre bien avant dans la
toile, ftiffe bpbt i Sferrebet.
Un cannevas, en

9îa»iteflnb.

tire-bottes,

m.

@ttcp=

l’agrafTe, SKalIen.
Laver, »affe.
Faire la lessive, »affe t Sub.
La lessive, gilben.
Le savon, ©œben.
De l’empois,
De l’amidon.
De l’émail, m. blaa ©tinelfe.
Calandrer, mile.

Passer

une

nappe à la

landre, rufle

en

ta-

®ug.

Repasser, ftrfige.
Le fer à repasser,

@trpg»r

jernet

Lacer, fnøre.

Le rouet, Cfoffen.
La quenouille, 9îoffe!jo»ebet.
La bobine, Senen.

Un

aiguillette, et ©nerebaanb.
poinçon, en fjkœn.
Rentraire, fajie fammen.

Dévider, badpe.
Le dévidoir, fjadpen.
Retordre, tstnbe.

Ravauder, racommoder,ftoppe.
Tricoter, brocher, jiriffe.

Du fil retors, tnnnbet ©arn.
Une paire de bottes, et $ar

Marquer, fne Dîa»n.
Le

métier, ÏSrobererammen.

Une

Une

maille,

ert

ST^affe*

sentène, et §eï>.
Un
écheveau, en
(®arn), en ®nffe.
La carcasse, ®treit.

©tenter.

Une

Une

aiguille,

en

Streng

(StynaaL

Le chas, le trou de l’aiguille,
£)iet paa ©pnaaien.

Enfiler

une

aiguille, trccbe

aiguillée

de

pelote,

en

pube.

aiguille

à

tricoter,

en

à passer,

en

©triffenaal.
Une

aiguille

îrcrfîenaal.
Une

agrafï'e,

en

Âtampe.

en

Dtanbffo.

souliers, fourrés, forebe

@fo.
Des galoches,

Staalepube.

Un carreau, en ©ppube.
Un carreau à plomb, en ©Sccr;
Une

»anbto'tte ©tenter.
Un escarpin en maroquin, en
omnenbt ©afftand @fo.
Un soulier il double couDes

fil, et

traab.
Une

,

ture,

©pnaai.
Une

en

bottines, /. .§alôfïe»ler.
brodequins m. ©noter
(tenter, ®ame=§af»fle»ler.
Des
bottes
imperméables
Des
Des

/. des claques,
/. ©alcfdier.
Des pantoufles, /. ïcffer.
Les tiges, /. ©fafterne.
Le quartier, fpcetejîpFFet.
Le talon, §ceicn.
L’empeigne, f. Dnertœberet.
Le ligneul, Dttfpen.
Les tirants, m. SRetnmene,
fem tjclbe ©Feene fajie

/
256
Les ehrochets,

gagerne.

m.

l’agraffe, føtSQz

Le crochet de

ten.
Un embouchoir, en ©tpnleblof.
Les hottes me chaussent bien,

©testerne paéfe

mig gebt.

Elles ne sont ni trop justes
ni trop larges, beere pner;

for Bibe.
étroite,
for fneoer.

îen for fnenre etter
L’entrée est trop

îtabningen

er

Les souliers sont

trop

con-

Ils sont
ere

Ils

trop découverts,

be

ffaarne for meget ub.

me

gênent,

ils

me

bles-

sent, be truffe mig.
Mettre les bottes, tage ©tøB«
lerne paa.
Otez-les, tag bem af.
Commander une paire de
bottes, bejîille et Spar ©tps-1er.
Prenez ma mesure, tag SMaat

af mig.

verts,©foene gaaeforppitop.

øfrioe? og
écritoire,

Une

©FriPertøi.

m.

pupitre,
,

en

Un bureau,
TT
Un secrétaire,
r,

.

et

^

j

mig en Spen.
I<a plume va bien
fennen
ftriBer gobt.
La plume crie, Rennen ftröber.
La plume crache,
fennen
fprpiter.
La fente, ©plitten.
Le bec, ©piofen af kennen.
est
La plume
trop fine,
Spennen er altfor bleb.
,

grosse, ben

er

ne

faut pas appuyer, ber

maa

iffe

trijffeê for ficerît.

Cette lettre est restée

au

bout

jeg par
glemt at fî'rire bette 83ogjiap.
de

ma'

f

©treg

Boucher le
paa 1.
Une main de

1,

s

et friere

ïltffe

papier,

et
eit

Une feuille de

Q3ocj

tres

Une

,

et Slrf

rame

de

à let-

papier
Spoflpapir.
papier, et 9îiié

Spapir.

papier brouillard, du
papier gris, SirtfFpaptr,
graat Spapir.
Du papier collé, planeret SPa;

Du

piv.

papier boit, SPapiret flaaer
igjenn em.
en
Un buvoir,
Sjappe til
Le

fîrepne StBeiber.
carton de dessins,

Un

Æegncmappe.

for haarb.
Il

gtBe

panir.

plumes hollandées, prets
Barerte peinte.
Taillez-moi une plume, ffter

trop

en

s

Des

Elle est

©runb;

t.

©sing.

Spult.

m,

fïaae

t,

Ouvrir le s,

©friBers
>borb.' en^ecre*

1

jambages,

tgjennem

(Le sablier, ïimegtaêfet.)
TT

Les

Barrer le

De l’encre, /. SMœf.
De la poudre, ©trpfanb.
Un

tegnefaget.
ftregerne.

SBIcefljnfet.
poudrier, ©anbftufet.

L’encrier,
Le

et

plume,

en

Un carton, en SPapitcrfFe.
Un étui à plumes, et SpcnaL

punê.
règle, giitiafen.

La
Le

grattoir, SKabeerfniPen.

257
Un carton

de

dessins,

Des

oublies, /. des pains
cacheter, Oblater.

en

Segnemappe.

Un carton, en
tßaptrceffe.
Un étui à plumes, et

Le

ïjjenal;

(jitué.
règle, giniafen.
grattoir, 9tabeerfni»en.
Le compas, Ißadferen.
Le canif, 9>emtefiti»en.
Faire la minute, ffri»e ttb;
La
Le

fallet.

Le brouillon, flaben.
Mettre au net, ffribe teent.
Écrire menu, (ïrioe fnmat.
Écrire serré, ftrise tort.
Vous écrivez tout de
travers,

Se

Vous

ffriber ganfïe fEjcn't.
la

montez

haut, Se

Vous allez du
vous

cave,

bas, Se

Signer

la

93re»et.

ligne trop

fEriôet opab.

grenier à

la

descendez trop

fïriser f;eelt neb ab.
lettre, unberffet»e

La signature, Unberffriften.
Plier une lettre,
lægge et
33re» fammen.
Mettre sous
enveloppe,

(gonaotut

Une
et

ftaae

cm.

enveloppe,
Dmftag.

L’adresse, f.

le

ffriften.

un

dessus,

©tang êaf.

üDtoftf
Un livre de

bebog.

cachet, Signetet.

Affranchir la lettre,
franfere
33re«et.
le
Payer port, betale fßmtcett.

Le porteur,
Overbringeren.
Remettre une lettre,
bringe
et Sire» tjen.

L’ardoise,

/ ©Fifetfîenen,
@fri»erta»len.

Un crayon

d’ardoise,

f«I.
Un

crayon

en

©tifr

(de mine),

en

Stpantêpcn.

Le crayon noir, ©ortfribtet.
Le pinceau,
'jjenften.
Le bu lin, ©ravftiffcn.
Le ciseau, Sltciflen.
Les ciseaux, m. (saren.
De l'encre de la Chine,
/.

£uff.

Dessiner à

la

mine, tegne

meb ffitpant.
Peindre à l’huile, male meb

Dliefatse.
Peindre en détrempe, male
meb 33anbfat»e.
Peindre à gomme, mate meb

©ummifarse.
Peindre à

Un bâton de cire
en

couvert,

à

fresque, maté meb
©anbfarve paa »aab dîalF.

ttbr

Peindre

d’après nature, d’après l’antique, maie efter
Staturen, efter ïïntifen.

d’Espagne,

felfïabelige ^otnoidfer.

09

musique,

en

SJo;

Les notes, /. pl. Sloberne.
Le ton, Sonen.

11 joue de toutes sortes d’ins-

Il

La mesure,

Saften ; battre la
mesure, fiaae Saften.

Un air, en ©ang ;
Une chanson, en

en

STOelobte.

Sang.

truments, bon fp ilter paa
alte ©lag« Snftrumenter.

joue à livre ouvert,

f;an

fpilter fta SStabet.
11

joue

du

violon, de la basse,

ban [piller
58aê.

17

paa

gictin,

paa

258
Le violon est d’accord, gk';
linen ftemmer.
L’archet, 83nen ; le coup d’ar-

balle, à la paume, laber ob fpilte ®olt.
Jouons au volant, laber ob

Jouons à la

fpille gierbolt.

chet, Sueftrøget.
Les cordes, f.pl. Strengene.
11 joue de la flûte, Ijan t>tcc=

Ils

fer paa gtøite.
Il joue du basson , l;an blcefer paa gagct.
11 pince la harpe, la guitare,

Un

ban fpiller paa fjarpe, paa
(guitare.

jouent

Il

quillier,
jîeglefpil.

11

piano, ïjan fpit;
tßianoforte.
de la

sonne

trompette,

du

Ïjan blcefer paa £ronu
pna ffialbborn.
Il bat du tambour, il bat
la caisse, Ïjan ftaaer paa
ïrcmme.
Il bat le tambour, (jan rører
cor,

pet,

brommen tit
11 joue

un

Signal.

nouvel air

sur

le

en

np

violon, ban fpiller
SWelobi paa Sliolinen,
On fait de la

musique,

man

mujïcerer.

harpe quelques

nouveaux

qui n’ont pas
publiés, §røfeit
01, b« fpiKet paa tjarpc
nøgle ©tuffer, font enbnu
tffe ere befjenbte.
morceaux

encore

été

Les enfants jouent aux petits jeux, au colin-mai!lard, à la main chaude,

quatre coins, à la cachette, ffiørnene lege 3ule=
feg, SBltnbebuf, Snmpeleg,
•Ribpnd, ©fjul.
aux

2

abattu

a

I!

be

.Regtebanc ;

et

fait

a

quilles, fycttt

Regler.
les

toutes

neuf

quilles, ban bar ftaaet aile

.Segler.

nt

les

Redresser

quilles, reife

.Reglerne.
Lancer la

boule, fafte .Rug^

len.

toupie, Ïjan fpil-

11 joue à la
1er $bp.
Jouons

aux

échecs

(ubt.

efcbœ.'), taber og fpille ©faf.
Un échiquier, et ©fafbrœt.
Le cavalier, Springeren.
Le

fou, gøberen.

La tour, îSaarnet.
Le pion, Soitben,
Jouons

Plusieurs dames se sont süccédé au piano, flere ®a*
labet ft g fyexe
mer base
efter Ijtnanbeu paa $iano.
Mlle. N. a exécuté sur la

en

bar ftaaet to

11 touche le

1er

quilles,

aux

fpillc .Regler.

aux

SBrtffen.

cartes, laber

eS

fpille Jfort.
L’enjeu, m. 3nbfatfcn.
Un as fs ubta(eb), et
Une figure, et fberreblab.

Le’valet, jîtteijten.
Carreau, m. Sîubcr; coeur,
m.
hjerter; pique, /. ©pai
ber; trèfle, m. .ftlpPer.
Nous jouerons au wisk (ubt.
onisk), pi pitte fpille ffiifî.
Il joue gros jeu
petit jeu,
ban fpiller f»uit ©pii, last
©pil.
,

Je

vais

jeg »il

mêler les cartes,
btanbe .Rerteiie.
qui fera, laber o$

Voyons
fee, b»o ber fiat gt»e.
J’ai la plus haute, jeg par
bbiefte .Sort.

259
Je vais

céder la main,
afflaae Sent Çotr

vous

ait

jeg

jjaanben.
11 y
Je

sept

a

ber
ne
mon

cartes

veux

jeg

t'il

iffe

fee

cm

C’est à moi à
at

igjen.

donner, bet

er

gise.

.ftrtgêücefcit
L’armée, peeren, Strmeen.
La

se

range

en

chirurgien-major
tægen.

bataille,

erben.

de

bataille, 93aL

une

,

affaire

,

en

ïrœfning, gegtning.
marche, 2Jîarfcfyen.
L’attaque /. Slngrebet.

L’aide-de-camp, Slbjutanten.
capitaine, Äapitainen; le
capitaine de cavalerie, SRitr

Le

mefteren.
d’escadron, enSêcar

Le combat, dampen.
Monter à l’assaut, (øbeStorm.

Prendre d’assaut, tage meb
Storm.
La victoire, Seiten.
Le camp, Seiten.
retranchements

,

m.

pl.

gorfîanbêningerne.
Le régiment, 9tegimentet.
Serrer les rangs, fiutte
leberne.

général,

©enetalen.

lieutenant-général
@enera(=8ieutenant.

Un

Un maréchal

de

camp

,

major, Sîajoren.

sergent-major, (Somntanr
beerfergeanten.
Le sergent, Sergeanten.
Le caporal, jlorporaten.
Le bas-officier, Unberofjtct=
ten.

Le fourrier, teureren.
Un appointé, en ©efteibet.
Un enrôleur, en £i»er»er.
Les recrues, f. pl. Utefruterne.
Le tambour, Srommejlagercn;
le tambour-major, 9tegb

mentéÆambonren.
fiberen.
retraite, fïaae .Tap-

en

Le fifre,
Battre la

en

Battre la

en

Le trompette , ’lrempeteren.
Le timbalier, lauteten.
La timbale, Raufen.
Le soldat, (Solbaten*
Le grenadier, ©renaberen.

penfiregen.
,

©eneraLSJîajor.
Le colonel, ©berjten.
Le lieutenant-colonel,

©berfLSientenant.

bronédjef.
Le

,

Le

©»er--

Le lieutenant, Sieutenanten.

La

Le

,

Un chef

Une action

Les

og SSaabcn.
Le

■Sperren flitter ftg i Stag=
champ
plabfen.

(tiffer.
fpait fliFfer o»er.
ban fiat 3 Stif.

faut faire bonne mine à
mauvais jeu, man maa
bolbe gob SJîine »eb flet
S bil.

bataille, Slaget.

L’armée

Le

£tumf ?

Je coupe, jeg
Il surcoupe,
Il a 3 levées,

Il

Befaites, gt»

mig

regarder

pas

jeu,

mine .Sort.

til

talon,

an

7 .Sort i ©tammen.

er

C’est à vous de prendre, bet
er til ®em at ftiffe.
Quel est l’atout ? Ijpab et

diane,jtaae 9le»eil(en.

17

’

260
Le bonnet de

nubeerbuen.
lin éclaireur,

grenadier, ®te-en

Stinfer.

canonnier, .Kanoneren.

Le

Un sapeur, en

tlnberminem.

vivandier, SJîarfetenteren.
La vivandière, ïllarfctenbet;

Le

fEen.

fusil, ©esceret.
baguette, Sabefîoffen.

Le
La

La bourre, gorlabitingen.
Le tire-bourre, Ubfrabferen.

chien, ôanen.

Le

mâchoires, /, §anel»î

Les

Le coup part,<Sfubbet gaaer af
et
Un fusil à deux coups,
®e»cer nteb 2 80b.
La crosse, .Selben.
Le fût, ©fjæftet.

balle, ®e»terfnglen.
boulet, .Kanonfuglen.
La mèche, Sunten.
L’affût, m. 8a»etten.
La cartouche, patronen.
Le fusil est chargé à balle,
®e»<rret et ffarpt labt.
11 est chargé à poudre, à
vide, bet er labt meb løft

La
Le

Jtrubt.

berne.
La
La

détente, Slftrœfferen.

sous-garde, 9lftrceffet=

beilcit.
Bander le chien, fpctnbe^janen.
La platine, Saafen.
La batterie, Ißanbctflen.
La lumière, (Vtrngbnllet.
Le bassinet, jîrubtpanben.

L’amorce, /. gcengfrubtet.
l’amorce

Mettre de

au

bas-

sinet, amorcer, lægge Ärubt
ÿanbcn.

pan

ftgte.
mire, ©igtefornet

Decret.
Le havresac, Dtanbfeten.

giberne, IÇatrontafïen.
guérite,
La sentinelle, le factionnaire,
©filbuagten.
Être en sentinelle, ftaae paa
ÿofl.
Être de garde, stete paa

La
La

.

Sagt.

Monter la

paa et

Descendre la

af 83agt.

®e»ttr.
La visière

,

©igtefornet

paa

Sîiffet.
couvre-batterie, USanb^œL

en

Le

ten.
La

bretelle, @e»cerremmen.
a raté, ©erceret bat

Le fusil

jlaact Âlif.
Le fusil

a

garde, træffe paa

Sagt.

Mirer,
La

fusil, pubfe @e-

le

Nettoyer

brûlé

l’amorce, ©es

Le

corps

de

garde, treeffe
garde, ®agt=

bufet.
Le mot d’ordre, geltraabet.
Donner l’ordre, giBeÿarolen.
Faire la ronde , gjøte Dtunben.
La patrouille, Ißatrolen.
Le sabre, ©ablen.

L’épée, /. Âaarbeit.

bceret bar brcenbt for (ttbett
at (Slubbet er gaaet af).
Le fusil fait long feu , ©fub;

Le

fourreau, ©feben.

La

bet gaaer af for
Tirer au blanc,

poignée, §aanbgtebet.
garde, ©tifplaben.
lame, .Klingen.
taillant, (Sggen.

La
Le
Donner

ftlbigt.
ftpbe efter

©fisen.
Le canon,
nonen.

@e»»rlpbet;

Jtas

La

des

coups

d’épée, fugtle.
Sabrer, bugge neb

de

plat

nteb ©ablen.

261
Se battre à l'e'pée,
paa Âaarbe.
Se battre

bueftete

sabre, tjugge.

au

Faire des armes, øse

ftg

fegte.
Se battre

C’est

buet

pistolet,
tpiftoler.

au

lere paa
une

bonne

i at

lame,

I)an

fegtet gebt.

C’est

un

un

d’armes,
escrimeur, bet et

bon maître

bon

gob gegtemefier.
drapeau, ganen.
à
Garde
attention,
vous,
en

Ce

©iser

2(gt

Portez (vos) armes , fïutber !
Présentez (vos) armes, pre=

fenteer ©ester!
(Les) armes à terre, ©ester
seb geben !
(Les) armes au bras, ©estes
ret i Sirmen !
joue, an !
Feu, fpr !
Le fusil est bien
En

joue,

en

©esteret falber

Charger

à

gobt.
volonté, tabe

Uben

Gommanbo.

!

@M>œfen.
flotte, gfaaben.
Une flotille, en litte gfaabe.
La

naval,

combat

Un

en

treefning.

le navire, ©fibet.
et
vaisseau de guerre,

Le

vaisseau,

Un

jürigêfïtb.
Un vaisseau

ligne, et SL

de

ntefftb.
Une frégate, en gregat.
Un brick, en S3rig.
Un brigantin, en titte 53rig.
Une goëlette
en ©fonnert.
,

Un vaisseau de conserve, et

Gonsoiffib.
Un vaisseau

marchand,

et

chaloupe,
ftor Saab.

Une

bateau,

en

Un batelet.

yole,
Le
La

en

en

©luppe,

voile, ©eilet.

©plit.
La girouette, gipiett.
La sainte-barbe, Àrubtfam;
merct.
La proue,

gorfftbet; l’étrave,

La poupe,

Stgterfpeitet;

l’é-

tambot, Stgterftesnen.
Saab.
un

canot,

pont. ®ceffet.

une

cajute,jM)i)ttcn.

fougon, jîabpfen.
L’écoutille, /. Sugen.

Le

Le
La

en

(sotte.

cabane, la

La

Le voilier, ©eiteren.
Le cordage, Srugscerfet.
Le pavillon, ginget.
La flamme, Simplen.
La banderole, ©tanberen meb

/. gorftesnen.

jfofarbiftib.
Un

La rame, l’aviron, Staren.
Le mât, tDîafien.
La vergue, Dtaajîangen.
Les haubans, m. 33anterne.
Le hamac , §cengefeten.

gouvernail, Storct.
quille, jtplen.

Le compas,
La boussole.

|(Sompadfet.

Mouiller,

)

,

f

n

l’ancrej fflfh

Jeter
Etre à

f

*nfe *

l’ancre, ligge tit Stn=

ferd.
Lever l’ancre,
Un pirate , un

@prps,er.

fette Slnferet
corsaire, en

/
262
L'équipage,

m.

S3cfCftrtiRgen.

Le matelot, SJiatrofen.
Le mousse,
©fibdbrengen.
Le pilote, Sobfett, ©tprmanben.
L’officier de marine, ©øoffU

capitaine, ©fibêcapitainen,
©fibdforevcn.

Le

second, £>oerfh)tntanben,

ben Dlffftfommanberenbe.
Le maître du navire, le pa-

tron,
Le
La

la barre, (et Dîoret!
barre au vent, op nteb

Sîoret!

til.
Mettre à la
ber ©eil.

voiles, Ijabe

court, SBinben

fïrat (fnap).
Le vent change
Stnben

ou

vant),

er

saute,

fptingev.

Le vent est debout

(elter

Qsinben

de-

forinb
(-droit debout, jltf imob).
er

Le vent donne dans les voi-

les,
lene.
Le vent

SBittben

blccfev

1 ©ei-

mollit, tombe, SBinben

leier af
Serrez le

Barre dessous , Sîovet i 8ff !
Faire de la voile, faite ©eil

Aller

toutes

Louvoyer, frpbfe.

©fippeten.

batelier, ©aabføteren.
navigateur, ben ©ofarenbe.
cargaison, Sabningen.

Soulage
La

sous

til 9Ut b»ab treeffe îan.
Faire petite voile, gaae for
fmaae ©eil.
Le vent est

ceren.

Le

Le

Être

(fagtned).
tat til

vent,

âlinben!
Avoir le vent par le

travers,

base IBinben toccré.

voile, gerne

nn=

à voiles

et à rames,
og roe beta eengang.
Amener et carguer les voi-

feite

les, bjerge ©eltene.

Déferler la voile, gjote ©eù
let tod.
Courir à pleines voiles, feile
for futbe ©eil.

Avoir le cap

au
large, flpre
lige ub fra Sanbet.
Être au large, otere i rum

©0
Avoir le cap sur terre, fteone
nb 8anb.
Toucher un port, anlobe en
6a»n.,
Relâcher, rentrer dans un
port, lobe inb i en fôaon.
.

Sitêbcfîcnimelfcr.
Un
Un

Le
Le
Le
Le
Le
Le
Le
La

Le

jour de fête, en geftbag.
jour ouvrier, en fjoerbag.
dimanche, ©onbngcn,
lundi, SWanbagen.
mardi, ijirdbagen.

mercredi, Dndbagen.
jeudi, lîotdbagcn.

vendredi, grebagen.
samedi, Sooerbagen.
semaine, Ugen.
jour de l’an, Ölptaaröbag.

Le

lundi

gras,

gaflelaond*

Sïanbag.
Le carême, gaflen.
Le dimanche des rameaux,
les pâques fleuries, Ipalnte*

©rnbaq.
La semaine

sainte, ben fîiïïe
Uge.
Le jeudi-saint, (Sfccrtcrébag.
Le

vendredi-saint,8angfvebag.
prières, le jour

Le jour de
de jeûne,

îBebebagcn.

L’aseension, /. ©fjrifti jjimi

11

melfartøbag.
huit jours,
ljan femmer om 8 ©age.
Dans quinze jours, om 14
©age.
À noöl, til Smil.
A pâques, /. til fîaaffe.
À la pentecôle, til ^Jintfe.
À la Saint-Jean, til gancle
11 arrivera dans

•ganébag.
La

toussaint,

Sllleljelgenébag.

canicule, les jours caniculaires, jjunbebagene.

La
.

Le nouvel an, bet mje Siar.
L’année bissextile, /. <£fub=
aaret.
Le bissexte, ©fubbagen.

éclipse de soleil, en Sois
formorfelfe.
Une éclipse de lune, en 2Jlaa;
nefotmprfelfe.
Une

clair de lune, URaane^
ff innet.
La nouvelle lune, Dîttntaanen.
Le

pleine lune, fÇulbinaanen.
Quel quantième de la lune
avons-nous? où en som-

La

mes-nous

de la lune ?

fjooti

»ibt er SKaanen?
C'est le premier quartier, bet
er

ferfie Doarteer.

La lune est dans
sance

(dans

SUaanen

cr

son

t

sa

crois-

croissant),

©iltagenbe.

La lune est dans son plein,
c’est la pleine lune, bet er
lune

cours,
nen

er

Je vous

année,

est dans son déelle décline, 2flaa=
i Slftagenbe.
souhaite la bonne
jeg enfler ©cm et

glœbeligt Sîptaar.

a huit jours,
©âge jîbett.

Il y

II

bet

et

8

pas deux

a

jours, bet

©âge fïben.
s’en faut d’un jour,
fatteø een ©ag beti.
iffe 2

ber

jours, tjocr Sag.
À quel jour de la semaine
Tous les

sommes-nous? (jyilfeit ®ag
af llgen fane oi ?
Quel est le quantième du
mois?
Quel
quantième
avons-nous ?
(ft'ab fît ire
»i?
Je puis vous le dire, ma
montre marque les quan-

tièmes, jeg fan fige ©eut
bet, mit llijr »ifet ©ato.
J’ai

montre à

une

jeg ftat

et

quantième,

liljr, fem »ifet

©ato.
C’est aujourd’hui le vingtquatre, bet er ibag ben 24be.
Xüus sommes

au

vingt-qua-

tre, ni l)a»e ben 24be.
J’attends

mon

jour,

en

frère de jour
»enter min

jeg

Srober mcb lj»er

©ag.

À quelle heure sortez-vous ?
til Ijoab ®ib gaaer ©e ub?
Vers les cinq heures, fycnimob
ÄI. 5.
Sur les six
SI. 6.

heures, omtrent

Quelle heure est-il? lj»ab
.Sloffen?
11 est quatre heures, ben
4.
11 est

ben

gulbmaane,
La

n’y
er

une

heure et

er

et

demie,

Ijal# 2.
près de deux heures,

er

Il est
ben et lienseb 2.
Il est onze heures trois quarts,
il est midi moins un quart,
ben er 3 Dsarteer j>aa 12.
Il est midi un quart, ben et
1

Doarteer paa 1.

264
]1 est I’heure

du

dîner, t>et
SJittofeag.

Dib at fpife til
Midi est sonné, ben
er

12

(om

Minuit

er

flaaet

(Kibbagen).

va

sonner,

fnart ftaae
nat).

12

.Sloffen »il
(em 3Jîib=

Il est deux

heures sonnées,
ben er finnet 2.
L’heure vient de sonner, ^IoF=

fen

er

du

matin, ban

fil. 5

Allez-vous bien? Votre montre va-t-elle bien ?
gaaer
Sereé Ubr rigtigt ?
Elle est à la minute, bet
gaaer
paa SKinuten.
Elle est juste, bet

tigt.

er

flaaet

ÜJîorgenen.

ont

op

mie, filoffen

maa serre

feert.

Elle avance d’une demi-heure,
bet gaaer en fjal» ïimefor

ftcrrft.

Elle

il est

savant,

en

Un homme de

dran

8(tro.

lettres,

en

33ts

poète, (Digteren.

Le pasteur,
1 iprœfien
Le
ministre du >boé 'proies
' (lanterne.
saint
Le prêtre, ffraften fjoê das

Évangile,

tboliferne

ftille

maa

joueur

d’orgue,

Le sonneur, filofferen
Le juge, Sommeren.

L’avocat, 9!b»ofaten.
Le maire, !8pfogeben.
Le bourgmestre,
Sorgemefles
rcn.

Le

préfet de police, (politis
mefteren.

Le

curé, SanbêbWprœflcn.

cure. Iprtrflefalbet.
prévôt, ($ro»ften.
L’évêque, tBiffoppen.
Le chapelain, fiapeflanen.
Le chantre, Santoren.
L’organiste, |

Le

solaire, (De

fünfter og •DaattbOœrFer.

benffabémanb.
auteur, en gorfatter.

Le

1

ibag efter SHertbianen,
efter Solffisen.

de meilleure

Un

Le

oser

11 faut la régler aujourd’hui
sur le méridien, sur le ca-

l)al»

CSttibebêfîtllingcr,

Le
La
Le

d’une

plus

bet

Pardon,

Le

retarde de

heure, bet gaaer
ïime for jtlbigt.

7.

Un

rigs

mienne va tout de travers, mit gaaer reent fors

-

Il est encore de bonne heure,
bet er enbnu tibligt.
Il doit être six heures et de-

gaaer

Ea

nvilig flaaet.

arrivé à trois heures
après midi, pan er f ommen
om
Sftermibbagen fil. 3.
Il s’est levé à cinq heures
11 est

heure, jeg beber om gors
labelfe, b et er tibligere.

.

I

Crganificn.

marguillier, fiirfebetjenten.
fossoyeur, ®raoeren.

Le

b’ailît’

l Stmtmanben

-

grand-bailli, (stiftamts

manben.
Le

chancelier,

dantéleren ;

(Sonfulatfecretairen.
L’étudiant, (gtubCHten.
Le professeur,
j
Le maître,
/Støveren#
Le précepteur, )
L’instituteur, 3nfiitutbefli)re=
ren.

L’institutrice, 3nflitntbejli)reri |
>
tnben, Særerinben.

Le maître de

L’artiste, m .gunfineren.
Le sculpteur, i
SBtllebs
Le statuaire, 1
ftugqeren.
La statue, 33iflebftetten.
L’architecte, m. 93t)gme]leren.
Le peintre, ©taleren.
Le peintre de portrait, tßor=

Le maître

.

traitmaleren.
Le

peintre

en

bâtiments, SStyg^

ningémaleren.
Un rapin, en ©îalerele».
Le graveur en taille-douce,

.Sîobbetjiifferen.
Une estampe, et ÆebbetfiSiffe.
Le maître de dessin, le maître à

dessiner, ®eqnelœre*

dessinateur,
®egner.
lithographe, Sitljograplien.
xylographe, Sirœfïæreren.
Le compositeur, ©ompontfien.
Un musicien, en ©înjtcuê.
Un

en

Le
Le

artisan,

métier,

de musique, 2Jtu;
ftflæteren.
Un violon, en SBiolontft.
Un chanteur, en ©anger.
Une

chanteuse,
©angerinbe.
Une cantatrice,
©angerinbe.
Un acteur,
Un comédien,

en

un

homme

de

£aanb»ætfet.

L’horloger, Uferinageren.
L’imprimeur, le typographe,

Sogtrpfferen

-.«y

L’actrice, ©fuefpitlerinben.
Un danseur, en ®anbfer.
Une danseuse, en ®aitbferinbe.
Un comparse, en figurant.
Une comparse,engigitranttnbe.

Le danseur de

1

Siniei

banbferen.

funambule.

Le

Le maître de

danse, ®anbfe=

læreren.
Le maître

d’armes, le maître
d’escrime, gegtemefteren.

Un facteur de

pianos,

Un
Le

tourneur, en ®reter.
tour, ®reielabet.

Un

menuisier,

L’apprentisage,

lettres, ©frifL
fieberen.
L’orfèvre, ©ulbfmeben.
Le joaillier, le bijoutier, 3u*
»eleteren.
graveur

de

cachet,

ett

©ignettliffer.
Un faiseur

d’instruments,

en

en

©tiebfer.

-

en

©nebferbreng.

L’ébéniste,

m.

gœretiben.

Äunftfitebferen.
faiseur de chaises, ©to=
m.

lemageren.
charpentier, ®ømmerman=

Le

ben.
Le maçon,
La truelle,
Le mortier,
Le

Snftrumentmager.
Un mécanicien, en ©lefanifué.

% 0 T:

apprenti menuisier,

Le

Le fondeur de

en

tepianomager.

Le

dîobbettrtif feren.

ubmærfet

| ^fnefp.Ilet.

Un

Un

'

en

>

L’imprimerie,/. S3oglrt)ïferiet.
Le compositeur, Sætteren.
prote, factoren.
L’imprimeur en taille-douce,

almtnbelig

en

corde,

ren.

Un

langue, ©frcg;

(æteren.

©îureren.

©lunrffeen.
©îuurfalfen.
le stucateur,

plâtrier,

GStpferen.
Le

Le

plâtre, ©tps.
forgeron, ©meben.

/

266
La

Le

tanneur, ©arseten.

Le

Le

mégissier, gelbberebercn.
pelletier, le fourreur,

forge, ©nubien.
maréchal-ferrant, @ro»-fmcben.
Le serrurier, kletnfmeben.

Sîagelfmeben.

Le

cloutier,

Le

chaudronnier, kobberfmc*

ben.

l’arquebusier,

33pëfemageren, SSaabenfme*
ben.
Le fourbisseur,

©»œtbfeieren.
ciseleur, ©jertlerett.
Le ferblantier, tBliffenfïageren.
Le

'vernisseur, gafereren.

Le tailleur de

pierres,

carreleur, 83ro*

faweren.
tisserand, ginnebotmren.
Le faiseur de bas, ©trompe*
ôce»ereiu

métier, SBcesen, S3ce»erjto=

Le

len.
Le

læggeren.
pavé, ©teenbroen.
fontainier, Slonbfigeten.

Le
Le

Un

Le

©laépnjier.

Le

Le
Le

verrier,

en

tapissier, karetmageren.
ramoneur, ©foriîecnéfeie*

Le

tonnelier, SScbfereit.

Le charron, hjulmanben.
Le sellier, ©abelmageren.

,
Le

Le

couturière, Spplgen.
cordonnier, le bottier, ©fo*
crtt
savetier,’ )1
©fofcfferen.
carreleur, i
,

perruquier, IparpFmagerert.
coiffeur, haarffierreren.

barbier, 33atbeten.
savonnier, ©cebefpberen.
Le blanchisseur, tBlegmanben.
Le
Le

Le doreur, gorgblberen.
Le tireur d’or, ©nlbtrœfferen.

La

L’aiguillier, l’épinglier, 9taû;
lemageren.
Le faiseur de peignes, le peignier, kammageren.
le brossier,
Le vergettier,
ffiorftenbinberen.
Le faiseur d’étuis, gutletal:

Le

mageren.

tailleur, ©frtrbbeten.
en ©frerb*

garçon-tailleur,

mageren.

Le

ren.

chapelier, hattemageren.
gantier, hanbffemageten.

berfoenb.
La

Le couvreur, kagtæfferen.
Le vitrier, ©larmefteren.
Un

passementier, *|>céfement*

mageren.

Le

Paver, brolægge.
Le

fourrure, goerPcerfet.
teinturier, gaweren.
en soie, @ilfe-

Le

©teen*

Raggeren.
Le paveur, le

Le

Sunbtmageren.

La
Le

Le teinturier

L’armurier,

Le

Le

blanchisseuse, âîabffetfo*

nen.

chandelier, Spfejtpbrren.

Le fileur

de

tabac, kebaf*

fpinberen.

La

cordier, Slcebftageren.
corde, tRcbet, kouget.
ficelle, Seglgarnet.

Le

voilier,, ©eilmageren.

Le

charretier, SBoanmanbcn.

Le
La

Le

relieur, tSogbinberen.

Le.voiturier, le roulier, gragt*

Le
Le

boutonnier, knapmageren.
potier d’étain, kanbejtp*

Le

beren.
Le
Le

manben.

Le

meûnier, STîpllercn.
boucher, ©lagteren.
brasseur, SBrpggeren.

La

brasserie, Srpggerfet.

Le

potier, ÿottemageren.
vannier, kntPemageren.

/

207
Le

distillateur, 33tcntbePtnté=

Le

btœnberett.
Le
Le
Le

boulanger, 93ageren»
four, 33agero»nen.
raflineur, ©utfimfjtltfls

Le
Un
Le

louage,
T

Un restaurateur,
Un
Un

un

Le

restaurant.en9îe lanration.

©pifesœrt

Le

uben for 93pett.
Le cuisinier, Hoffen.
La cuisinière, Hoffepigen»

Le
Le

Dm

,

reten.

courtier, SJîcegferen.

Le mercier, Hrcnnmmn.
Le marchand forain , le fo-

rain, fDiarfebêfrœmmeren.

le corps des pom-

gasne-petit, l’émouleur,
fjœrfliberett.
Î^Brccnbebûcheron,
fendeur de bois,'fjuggerett
la sciure,
©augfpaarter.
crocheteur,)
n

Le manoeuvre,

Le
1

...

„„„„

porte-faix, f

ôaanbfangeren.

débardeur, Ubloéferen.
charbonnier, Hulfpieren.

Le

Le marchand de

drap, HfœbCi

fyanbfertn.
Le

le
marchand de toile,
linger, Scntcbêfjanblcrcn.
Le marchand de laine, Ulb^
fjattbUven.
Le marchand de cuir, Sœbet-

banbleven.
Le marchand de

colporteur,

Sôiefefrtrmmeren,
Le marchand de vin

;

^anbeleiL

marchand, Hjobmanben.
Le négociant, ©roëfereren.
Le banquier, SBattquieten.
Sb'ewfe*
L’agent de change

le

nuit,)ffîatrerg^

@
Le
De

Le

porte-balle,

.

piers, SBranbcorpfet.
La pompe-.i-feu, ©pretfen.
Le

laitière, IKalfeplgeit.
cocher, ^ubffeit.
siège de cocher, $ubfïefeebet, S3uffen.

e( e 1 e

nerett.

facteur, fßoftbnbbet.

foffene

ration.

La
Le
Le

place,

)(

Le garde de nuit,! ierett.
Les pompiers, m. pl. îôrattb^

i

eit

,

ncn.

L’aubergiste, @j«ftgi»eren.
L’auberge, /. ©jerft.jtoerfiebet.
Une guinguette, et îiertefmnê

Le

>

j

Le crieur de

traileur,

fer fimple Soif.
Une gargotte, en jtet Dïejînu;

Le

*

L'infirmier , gtyqePogtetcn.
La garde-malade, Siaagefo*

©pifepœrt.

gargottier,

t

l^-e valet de

pâtissier, fßofieiKtgmn.
confiseur, (Eonbitoren.
cafetier, en Haffeffjcenfer.
café, Haffeljufet.

en

valet, Sqes

La servante, S?jenejiepigcn.
Le domestique de , p
«

beuren
Le

le

domestique,

itereiw

papier, *)3cu
pitrljatiblercn.
papetier, IJlapitfabrifattten.
Le marchand de quincaille,
le quincaillier, ©alantetù
Çaitbleteit.
Le

,

5Biin=

Ifanblcren.

Le marchand de modes,

modiste, âlîobeljanbferen.

le

Le marchand de

ferronnerie,le

ferronnier, Sfettfïffjmnereit.

268
Le marchand de

ferraille,

le

ferrailleur, 3ernfrcnnmmn.
L’épicier, Urtefrcemmeren.

©teelbanblereu.
libraire, tBogljanbleren.

Le
Le

farinier,

L’antiquaire, IBogbanbleren,
fom fælger gamle Søger.
Le bouquiniste, SBogliaubleten,
font fælger brugte Søger.
Le revendeur, 2Jiarfdjanbife=
ren.

charcutier,

Le

Le

©pçfljpfeten.
Ubfcclgeren af

fripier,

gamle

klæber.

Une drachme

fîen.
Le teneur de livres, Sogfjotr
bereu.
Le commis, fjanbelêbetjenten.
beu
Le eommis voyageur,
-

retfenbe .fKinbelébetient.

Une
Un

chopine, en ©cegel.
cornet, et krcentmet'buuê.

Une aune, en Silen.
Un pouce, en Somme.
Une
De
Du

Du
Du

pièce, et ©tøffe.
échantillon, eu ffîreôe.
la soie, ©tlfe.
satin, Sltlaff.
tafletas, Saft.
velours, glpiel.

De la gaze, (Sage.
Du crêpe, glor.

De la toile, tørreb.
la toile blanche,

De

knnben.
il est bien

De

ban

bar qob ©øgning.
Le comptoir, Üomptolret.

magasin, ÿaffyufet; 53outu

Le

feu.

foire, SJîarfeïet.
Le marché, SorPet.

La

La balance, Scegtfîaalen.
La romaine, le peson , ©lé;
nteren.

coton,

Du

De

cirée, ffiorbng.
voile, ©eilbug.
taffetas gommé, Sortaft.
l’indienne, (Eirtê.
la batiste, de la toile de

Cambrai, kammerbug.
De la
De la
De la

mousseline, DZetteïbxig.
flanelle, glonet.

percaline, @d)crtlng.

revêche, ©ai.
La lisière, kanten.
Le cordon, (Snoren*
Le ruban, ©aanbet.
De la

La

dentelle,

kniplingen.

Le poids, 23cegten.
Un quintal, et (Zentner*
Une livre, et $unb.

kjpbet.
La vente, ©algct.
L’encan, Sluctionen.

et b<*fr't
demi-livre,
Suttb.
Un quarteron,
et gjerbingâ;
funb.

Mettre à

Une

Sont;

ulbêtpt.
De la toile
De la toile à

,

bfeget

tørret.

itffoenben.
douanier, îolbBetjenten.
la
chaland
Le
pratique,

Le

et ôsnntin.

tonneau, eu Sønbe.
boisseau, ert @îje!ppc.
Un pot, en Sot.
Une pinte, en bul® ©et.

De la toile de

boutique, Sour

achalandé,

,

Un
Un

Un

Le fruitier, grugtljanbferen.
La fruitière, grugtfjanblerffen.
La bouquetière, la marchande
de fleurs, Slomjterljanblerr

Le garçon de

Une once, to 8ob.
Une demi-once, et £ob.
Un quart d’once, et fealrtSob.

L’achat,

m.

l’enchère, feette tii

Sanction.
Faire

des

Snbfjpb.

emplettes,

gjøre

JDm
Quel temps fait-il?

SSeirliget.

SBetr et bet ?
Le temps est fort doux,
fait ni chaud ni
mais il menace pluie.
ne

tel

mtlbt ;

meget

et

il

bigt

froid,

Voilà

tüeu
bet et

vra

lj»erfen folbt eilet »armt,
men

Je

bet ttuet meb

plus en plus. Set t»i»lev
jeg paa; bet bliocr beftan=

§»ab

Dtegn.

pluie. 3eg et bange fur,
»i faae Dtegn.

at
Fait-il du vent ? Silccfer bet ?
Äon , il fait un calme parfait. 9lei, bet et ganffe SJliL

ment à

Il

presque

£üebitffet
bet

Non,

pas

bla’fet

SDÎinbfte.
pas

il
d’air.

une

n’y

bet

9îei, iffe

steget

ftg.

©ee!

SHaajîee forjaget
,

tø

nuages.
Les
nuages

*

mettre

au

fBeiret
fmuft.
Nous

dissipent
temps

peu-

va

se

beau, ©fpetne
libt efter libt,
»il fnart bli»e

aurons encore une

belle

journée. S3i faae enbnn en
fmuf ®ag.
Ce n’était qu’une pluie d’orage. ®et

bentegn.
Avons

-

nous

»ar

fuit

pleine

en

Sot--

lune?

»i fnlb SKaaneb.
Pardon, la lune est sur

.£>a»e

déclin,

son

gorlab mig, SKaas

nen et ! Slftagenbe.
Peut-être le piemier quaitier nous amènera-t-il un
temps plus constant. fKaas

'

s’amoncèlent.
©faerne ttteffe fammen.
ciel s’éclairPeut-être le
cira-t-il.
Sllaaffee flatet
SBeitct o».
J’en doute, il se brouille de

se

et le

og

ben ©fpetne.
Le ciel est bien )
i § mien et
,
f -f
couvert.
.
, \ ftcerft o»etî
r
-i
Le ciel est tout
meb
uff
de,
couvert

reparaît,

ftent.
Les nuages

fotbele ftg

ben bringe oâ megen Stegn.
Peut-être dissipera-t-il les

SSeir

nufommer<s5clenigjen

iffe

il nous
se lève,
beaucoup de pluie*
tSjsié ®inben reifer ftg, »il

matin.

ce

fmuft

Voilà le soleil qui

§ot

Si le vent
amènera

nuages.

faa

»at

tmorgeê.

a

feuille ne se
et 58lab be=

meut,

(à chaque

faisait si beau

®et

à-peu,

présent

l’autre

instant). Sleiret feranbtet
ftg Ijoert Øieblif.

jlille.

Jusqu’à

et il pieujournée. @ee!

tegnet bet, og bet »il
tegne Ijele ®agen.
Le temps change d'un mo-

,

de

toute la

nu

qu’il fît un
préférerais
froid sec. 3>eg funbe bebte

tibe, at bet »at tort »g
folbt.
Je crains que nous n’ayons

metfete.

qu’il pleut,

ffee fetfte Osarteer ('llp;
maanen) bringer os fïabigere SBetr.

Il

vaudrait mieux qu’il
froid. ®et »at bebte,
bet »at folbt.

fit
om

270
Les arbres bourgeonnent déjà, ils fleuriront trop tôt.

Stcmne ffpbe aflerebeÄnops
per ; fee ôitte altfor tiblig
tomme t ffllomfter.
Ce serait un malheur, car
les nuits sont encore trop
frpides, et les gelées sont
fort à craindre. Set Si (te
P ære

ftor ©tabe, tbi Otat;

terne

ere

enbnu attfor folbe,
er meget at bc^

og geoften

fragte.
L’été

approche;

nous aurons

bientôt le solstice,
meren

na’rmer

ftg

;

©oiltr.
©olcit

»il fnart seere paa betfpoies
fie (ni Bille fnart ftane ©ol=
Le soleil darde déjà bien
fort aujourd’hui.
Solen

breenber alterebe

meget jiccrft

tbag.
de
at Bt

nous aurons

l’orage. 3‘eg tvoer,
faae Sorbenocir.
Tout semble l’annoncer.

Sltt

at bebube bet.

fpneé
Voyez comme le temps s’y
dispose; l'air est pesant,
©ce l)Bor SSeiret tbceffer op:
er trijffenbe.
pleut à grosses gouttes.
Ser falber fiore Svaaber.
Quelle averse! fjpilfett @fi)U

Saften

Il

regn !
11
11

grêle en même temps. 2)et
Ij agier tillige.
tonne

furieusement.

Set

torbner ffraffeligt.
11 fuit des éclairs. Set Ipnet.
Les éclairs brillent.
Spneite

biinfe.

cependant le printemps
qui approche, goraaret rpf*
fer bog imiblettib nccrmere

og nærmere.
Pleut-il encore?

cnbnn?
à

Très peu,

çoit-on.

peine

Diegner

bet

s’en aper-

SJieget tibt,

man

fan neppe merrfe bet.
Je sors et je ne rentrerai
que sur les dix heures.
3eg gaacr ub og femmer
iffe bfem for fjenoeb ÄI. 10.

Leê éclairs éblouissent. Sps
nenc blctnoe.
Voilà un bien violent orage.
Set er et meget Ijceftigt

tlBeip.

Il

bsernstib).

Je crois que

Voilà

ne

durera pas. Set »il iffe

Bare

lange.

Le temps s’éclaircit, ffieiret
flarer cp.
Les
se
nuages
dissipent,
©fperne fprebe ftg ab.
le
bel
arc-en
ciel. (See
Voyez

engang Ijoilfen beiligtKegn^
bue.
Grâce à Dieu, le temps se
remet. (Sjub ffee Saf ! SSed
ret Miser igjen gebt.
Le soleil reparaît.
©olen

femmer
Comme

tgjen frem.

11 donne d’à plomb.
fpBor ben ftiffer.
Lu chaleur est encore étouffante. fjeben er enbnu trpL

feitbe.

Nous

de l’ol’air est
saturé d’électricité.
3>i
faae Sorben enbnu t Slften,
aurons

rage

ce

tffi Suften
citet.

encore

soir,

er

car

fnlb af <31ectd=

La pluie n’a pas du tout rafraîchi l'air. Stegnen lutr
flet iffe forfriffet Stuften.

Voilà

meb

mig

paa Sanbet ?

bien. 3a nef!
Volontiers, je suis libre ; je
puis accepter votre invivcue

tation.

jeg

fan

temps ne paraît pas
Sßeiret laber iffe til at
at Sole paa.

désagréable. £)et er ett
meget ubehagelig Storboft;

; jeg er fri;
mobtage®ereë 3nb;

tardons pas à partir, car le jour décroît
sensiblement. 2J£en taber od
iffe opfatte at tage affteb,

ilji Sagen taget fjcnbeiigt
af.

Oui, les jours diminuent
beaucoup, et pour peu que
nous

tardions,

nous

arri-

à la nuit. 3a, ®a;
gene tage ftcerft af, og ffoiê
oi bie enbnu noget, anfont;
me »i fprjl naar bet blioer

rinb*

(avançons, pressons) le pas, car le temps
se couvre.
Saber oê for=
bobte ocre ©fribt, tlft bet
blitier morft i tßeiret.
Le vent est bien froid. ®et
blafer meget folbt.
Je suis bien fâché de n’nvoir pas pris de redingote.
Doublons

®et fortrpbet mig meget, at
jeg iffe hat taget min Doer;

verons

merit.
Nous n’arriverons qu’à nuit
SSi anfomme ferft
close.
naar bet Miser bafgmprft.
C’est ce que je n’aime pas,
soirées conimencar les
cent à être fraîches. ®et

tiare

Saisissons ce moment. Selber
ce! bcnPttc bette Sieblif.
Voilà un vent de bise bien

©jerrte

ne

sur.

Le

bpbeffe.
Mais

meget frugtbart

et

jtabigt.

aarêbag!

V o u 1 ez-v o « s m’accompagne r
à la campagne?
®il ®e

frige

temps bien fertile.

9}et;
moins que constant.
ret forefommer mig flet iffe

Voilà une belle journée d’automne! fjoilfen heilig Öfter;

Je le

im

®et et
Sieit.

fjofe
Je

paa.
crains que demain
n’ayons de la neige.

at »i

bange for,
imorgen.
Ce

serait

un

®et »übe

temps

ne

fjer.fpn tit oê
iffe efter oé).

Prenez un cliâle, Madame,
voici l’hiver. ®ag et (Stfiaml

paa,
ter.

nous,

grue,

tôt.

libt settib;

compte

pas

®eiret tager iffe

ïjolber jeg iffe af, ifft Slf=
teuerne begpnbe at blitie
foltge.
Le temps ne me paraît rien

avec

er

@nee

trop

peu

tiare

ligt.
Le

faae

nous

nu

(rettet jtg

er

bet 33in-

272
Vous

froid

aurez

•§>jem»eien.
risquez

peut
un

gagner

®e

rhume.
®ent fut at
en

Miser mifbere t ®ciret, faae
Bi ©nee i Sffcengbe.
Je n’en serais
pas fâche',
surtout s’il gèle de nuit.
®et ffulbe jeg iffe fortrpbe
ipaa, tfeer IjBib bet »il fvtjfe
cm Slatten.
J’aime passionnément le plaisir du traîneau. 3)er er Siu

ren-

fttyfe

de

Vous

bon

en

Bit

®e

traut.

ubfœtter
paabrage ®em
ftoerf gorfofelfe.

Les brouillards
du

soir

du matin et

ne

guère

à

cate.

SJîorgen^

votre

conviennent
santé tléli—

og

taagett fan

bereë
breb iffe taate.

Vous

êtes

bien

Monsieur,
lards

ne

Ut, jeg Ijolbet faa meget af,
font af at fjore t .Rane.

SJftcni

Les

fBage§eU
aimable,

niais les brouilconviennent à

®e et meget ar^
fjetre, men îaa=
gen befommet Sngen »et.

personne.
min
avez

raison

,

Madame,

sont les

fraîcheurs que
je voulais dire. ®e fat
Stet, Stue, bet »at jîuiben
jeg meente.
Je l’ai bien compris ainsi.
3eg fiat cgfaa fctftaaet bet
ce

Äom og labet oê gaae

jeg ft» fet.

rené Jr> eb e.

Chacun

ftn ©mag

déjà. 3eg fti)fet, fem

cm

doucisse,
neige. ®et Sfîtnfcfîe bet

force

aurons

jouirez
il gèle

eu

aise,
fendre

car

er

iffe

sitôt.

®e
'

à
à

votre

pierre

et les baromètres

,

n’indiquent

Stftcn?

bet attetebe Bat ®toji»ett.
Pour peu que le temps s’a

bet

patiner. 3^3 gibet
gjerne lobe paa ©feitet.

Vous

'

men

;

ce

fjBet bar

min.
J’aime à

le disais-je pas
qu’il ferait un froid piquant ce soir? (ssagbe jeçj
®em bet iffe nof, at bet
»ifbe blise bibenbe folbt i

(J*".*

mais

goût;

son

n’est pas le mien.

ijjem,

Il va geler cette nuit. >
^
11 gèlera cette nuit*
1
Nous aurons de la
gelée cette nuit.
J’ai froid comme s’il gelait

megen

,

3ié og ©nee for @cmme=

vous

nous

traîneau sont

fois Slinter

rigtig

faafebeé.
Allons, rentrons, j’ai froid.
Ne

en

passion, jïanefaiter et
bet, jeg IjMbet meeft af.
11 neige à gros flocons. ®er
falber ffore ©neeftoffc.
Je préfère l’hiver l ien froid,
beaucoup de glace et de
aux
chaleurs de
neige,
l’étc.
Seg foretræffer en

tig,
Vous

courses

ma

pas

de

dégel

®en gornoielfe fan

faae nof af,

ftbfet, faa

tf>i bet
at bet fnaget
©tenene ffulbe
og ^Barometrene

(font cm
fpringe),
lose iffe faafnart Æeoeir.

Voilà le temps que j’aime*
®et er betSBeir, jeg ijolber

af.
Pour

moi,

je

ne

partage

Je prépas votre goût.
fére bien les chaleurs de
l’été au froid de l’hiver*

l)»ab mig angaaer, ba beter
iffe ®ere« ©mag.
3eg
foretra’ffer meget ©emme;

fer Sinteren«

Jjebe

rené

j

jeg

.fhtlbe.

’SDm Siben.
avez-vous?
heure
.Sloffen paa ®ere«

Quelle
f;»ab
Uf>r ?

nøbsenbigsii«
tigt.

i

er

Votre montre est d’une forme

gothique. ®ere« llfjt et
af en gammelbag« gorm.
A la bonne heure (qu’im-

deux heures et demie.
mit VUjr er Stoffen
fiat» Sire.
11 n’est pas encore deux heu.Stetten
res à ma montre.
er enbnu itfe te efter mit

J’ai

Gifter

ttljt.
C’est
er

®et
retarde.
ben gaaer for

qu’elle
forbi

ben gaaer

I

»aa

j

Vous oubliez donc que cette
horloge-là va toujours de
travers.

at bette

t;ar Stet, ©cerfet, fom re=
peterer, er ogfaa i itorben,

®e glemmer ba,
Itfjr gaaer altib

cg ®la«fet

Comment !

forîeert.
Je ne croyais pas qu’il fût
si tard.
3eg troebe ifte,
at bet »ar faa

i ©tpffer.
une

mon-

répétition? §»ab !
et 9tepeteerul)t.

bet
Comme

jtlbigt.

vous

voyez.

®e feer.

va

Il

va

être trois heures

heures vont
faut
que je

er

©ont

(trois
il
retire.

sonner);
me

.Stoffenftaaer ftrar tre; jeg
maa

Est

»ebeagten.

S’il en est ainsi, il faut que
votre montre soit exacte.
Oîaar faa er, maa®ere« ttljr

er

est-ce

tre à

toujours à la
minute, car je la fais rcgier tous les deux jours
sur l’horloge du
corps de
garde. 2Jîit tltjr gaaer at;
tib paa fTOnutcn, tf)i jeg
taber bet jîitte (;»eranben
®ag efter tltjret jura f?o;

Ma montre

tun

®et foretontbet engang.
mer mig, at bet tramger tit
®e maa
at gjpre« reent.
fenbe bet til tttjrmageren.
Vous avez raison. La répétition est aussi dérangée,
et le verre est cassé. ®e

rigtig ; fee,
to

lige=

et

om, at bet gaaer gebt.
Voyons un peu. Il me semble qu’elle a besoin d’être
nettoyée. Il faut l’envoyer
8ab mig fec
à l’horloger.

j

ftaaer ttfjret
gruefitfe.

®et

meget; jeg 6rl)bet mig

elle va bien ;
voilà deux heures qui sonnent à l’horloge de l’église
de Notre Dame.
§»ït®b
nu

qu’elle

suffit

me

soit bonne.

Pardonnez-moi,

mig,

il

porte);

-

fagte.

npiag;

»ccte

I

-

il

gaae.

possible qu’il

soit

si

tard? (Se bet muligt, at
.Stoffen er faa mange?
Voici ma
Oui, monsieur.
montre.
3a, min pierre.
©ee Ijer mit itfjr.

/

274
On

ne

long

trouve
,

jamais

quand

le

SUfln fînbev

vous.

temps

est

on

avec

albrig

Siben tang, naar man et
i ©elffab meb Sent.
C’est vous, monsieur, qui me
le
faites paraître court.
Set et bem, min §ette,
fcm erSlarfagt, at ben fore*
femmer mig fort.
île

pourriez-vous

rester

en-

peu ! ,ftan Se iffe
Élise Itbt enbnu !
Je ne puis;
nous dînons à
trois heures précises. Set
core

ber.

Saluez messieurs
de

mig umuligt;
fpife
Sütibbag, Ât. 3 brctcib.
si

bien, j’espère

til

que vous
tarderez pas à revenir.
®e£an ba ! jeg fiaaber, at
ne

Se femmer fnart

igjen.

vos

frères

.§ilè SeteS
part.
Srebre fra mig.
Je n’y manquerai pas, Set

un

et

Eh

J’espère avoir bientôt ce
plaisir.
3eg fjaaber at
Ifabe fnart ben gornutelfe.
Bien des compliments à monsieur votre père.
©tange
•IMlfenet til Sereô fjr. ga^
ma

ffal jeg tffe glemme.
appétit! Sel befontme

Bon

Je

©îaaltibet !
vous remercie. J’ai Phonneur

de

adieux.

vous

faire

mes

3eg taffer Sent.

3eg Ijar ben 3@re at anbe=
taie mig.
Adieu,
portez-vous bien!
?lbieu ! leb bel.

MATIÈRES.

TABLE DES

1—5.
6—22.
23—40.
23.
23.
24.
25.
27,

IjECTURE graduée
Conversations
Historiettes (Blanchard.)
Le bouquet
L’enfant obligeant
L’enfant bienfaisant
La bonne fille
Le plaisir d’avoir été bien sage

29.
33.
37.

Touche-à-Tout

perdu
Le gourmand
Dialogues (Mme Bon.)
Le jardin à la grille verte
L’enfant

Les

noix,

41—81.
41.
43
47.
49.

les cerises et le cerf-volant

Brûlure au doigt
La colle
Le charpentier.
Le cheval échappé
Le champ, la ferme et la grange
Le lin
La laiterie
Les briques et le fer du cheval

L’argent
Le
Le

blé, la bière
cordonnier et

et la ferme
le tanneur

Fables (Fénélon, Blanchard,
L’oiseau et le géant
Le loup et le chat
Le boeuf menteur

50.
53.
55.
58.
62.
66.
70.
71.
74.

.

Gérard.)

....

81—107.

Le hérisson
Le

petit

cochon

La mouche

présomptueuse

Les trois poissons dorés
Le moineau et ses petits
Le coq, l’âne et le lion
Le moucheron
Les deux renards
Le lion et les abeilles

Le loup et l’agneau
Le lion et le renard
Le satyre et le paysan

.....

...

81.
83.
85.
85.
86.
87.
88.
89.
90.
90.

91.
92.
93.
94.
95.

Le meunier et l’âne
Le hibou
Le renard découvert
Les deux lionceaux
Les deux souris

....

Les trois coqs voyageurs
Contes (Blanchard, Mme Guizot.)

107—147.

(Blanchard, 1826.).
Le petit vannier (le même.)
Albert l’aventurier (le même.)
Les tristes aventures de Furet (le même.).
La bonne conscience (Mme Guizot, 1837.)
Contes des fées (Perrault, Mme Tastu.).
La

pièce

de deux

95.
97.
98.
100.
102.
104.

sous

.

.

.

107.

112,
.

.

.

....

.

115.
124.
138.

147—162.

.

147.
155.

Cendrillon
La Barbe-bleue

163—170.
Fables (La Fontaine, Florian.)
163.
La cigale et la fourmi
163.
Le laboureur et ses enfants
164.
La guenon, le singe et la noix
le
La grenouille qui se veut faire aussi grosse que
164.
bœuf
165.
Le paon, les deux oisons et le plongeon
165.
Le corbeau et le renard
166.
Le renard et la cigogne
....

167.
167.
168.
169.
169.
171—175.

Les deux voyageurs
Le lion et le rat
Le villageois et le serpent
l’autour et l’alouette

L’oiseleur,

L’enfant et le miroir

Énigmes,

charades et logogriphes

fflttevføttelfe <tf vttnfFcIige (Drô

o.

©rbfsmling
Set mentteflelige Segemeô Sele
©»gbomrne og legemlige üDîangler

f.

».

.

.

.

1 76—236.
237—274.

237.
238.
240.
241.
242.
243.
243.
244.

USatteiht

gugle
gifle

Slmtljibiev
Snfecter
Srme
Ærcrer og

grugter
dîjcffenurter og 23lctnfîer
füîineralier

2e»neiémibler

....

244.
245.
247.
247.

.ficebebragt

og ©ofjase
og JpacutbarMbet

SThtjtf og
.SrigéScefett

og SBaaben

Snsentatium

Segnefager
felffabelige gornøieffer

©frises og
©sscrfen

Stbébeftemmelfer

Smbebêjfilünger, Äunjier
Om §anbelett
Dm ®ettfiget
Dm ïibeit

og

§aanbs«tfer

249.
252.

256.
257.
259.
261.
262.
264.
267.
2l > 9

-

273.

FAITES D'IMPRESSION.
Page 135, ligne 32, lisez: d’escalader;
rester?”
144,
8,
deElles
149,
2,
156,
28,
argent;
242, 1ère col. ligne i3, lisez: le ramier,
249,
îiebertedfen.
31,
®intmeêruben.
250,
30,
2e
40,
©ulnteïtiet.
©ottfarret.
252,—
4,
—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—■

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

—

s

AU

Library Campus Emdrup (DP

450011810913

